Emmanuel Bourquin a été nommé nouveau directeur administratif et financier du Centre hospitalier universitaire vaudois par le Conseil d’Etat. Actuellement membre de la direction de l’hôpital et chef des finances de la Ville de Lausanne, «il entrera en fonction au premier trimestre 2024.»
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1Sep2023
Politique des hautes écoles
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2023
31Août2023
Politique des hautes écoles
Une opportunité pour la coopération entre la Suisse et le Royaume-Uni dans la recherche
«[D]ans le cadre d’Horizon 2020, la Suisse a affiché le deuxième taux de coopération le plus élevé avec la Grande-Bretagne». À l’heure actuelle, aucun des deux pays est entièrement associé à Horizon Europe. Ainsi, «la modernisation imminente de l’accord de libre-échange [entre la Suisse et le Royaume-Uni] ouvre des opportunités pour exploiter des potentiels jusqu’ici inexploités […]. Fin 2022, les deux pays ont signé un protocole d’accord sur la coopération en matière de recherche et d’innovation», mais cette coopération, surtout dans les industries chimique, pharmaceutique et des sciences de la vie, doit ètre renforcée à travers la modernisation de l’accord de libre-échange, selon Stephan Mumenthaler, Directeur de scienceindustries, l’association économique suisse de la chimie, de la pharmacie et de la biotechnologie.
«Un doctorat sur le marché du travail, un frein ou une réelle opportunité ?»
«Un nombre croissant de doctorants travaillent en dehors du secteur universitaire» démontre une étude réalisée par l’Observatoire de la recherche et des carrières scientifiques. Cependant, seulement 34,5% des postdoctorant∙es «occupent des emplois nécessitant ce diplôme.» Sur le marché, les formations continues et les brevets fédéraux viennent également concurrencer les diplômes universitaires.
Directeur de RH à l’Union Bacaire Privée, Christian Scherrer estime que seuls certains secteurs sont intéressés par des postdoctorant∙es, tel que le monde scientifique, la pharma, la chimie ou l’aéronautique. Le monde bancaire est assez peu concerné. Pour Sébastien Nusslé, Directeur de Genowme et docteur en biologie de l’évolution, un diplôme «c’est une preuve de compétences et une question d’image».
Au niveau du salaire, «rien n’est dicté par la loi» explique Verity Elston, codirectrice du Graduate Campus à l’Unil. «[S]elon les données de l’OFS, dans les premières années après la thèse, les doctorants sont globalement mieux payés en dehors du milieu académique». Les employeur∙euses qui calculent les salaires ont tendance à prendre en compte si la ou le candidat∙e possède un doctorat.
L’UE exclut la Suisse du programme européen de master en traduction
Les universités suisses sont exclues du prochain cycle du programme européen de master en traduction (EMT) de 2024-2029. C’est la décision de la Commission européenne (CE), basée «sur l’état des négociations concernant l’association de la Suisse à Erasmus+».
La Ligue des universités européennes de recherche (LERU) «est consternée par cette décision», qui selon elle, relève «de nature purement politique» puisque la Suisse n’est pas membre d’Erasmus+ depuis 2014 et cela «[ne l’]a pas empêchée d’être l’un des membres fondateurs de l’EMT ou de renouveler son adhésion après 2014». L’exclusion des universités suisses de l’EMT pendant 5 ans nuirait à la Suisse et surtout à l’Université de Genève qui «accueille une myriade de services de traduction internationaux». Ainsi, la LERU «[demande] à la CE de reconsidérer sa position et d’autoriser la participation de la Suisse au prochain cycle de candidatures à l’EMT».
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 août 2023
30Août2023
Politique des hautes écoles
«Pénurie de médecins : le PS veut une haute école fédérale de médecine»
La pénurie dans les professions de soins, mais aussi parmi les médecins, inquiète la Suisse. La conseillère nationale Sarah Wyss (PS/BS) «demande que la Confédération participe davantage au financement des études de médecine […], [et que] le Conseil fédéral étudie la création d’une haute école fédérale de médecine – sur le modèle de l’EPFZ». Madame Wyss a déposé un postulat au Conseil national, laissant «délibérément au Conseil fédéral le soin d’en définir les modalités exactes».
Monika Brodmann, Présidente de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM), et Yvonne Gilli, Présidente de la Fédération des médecins suisses (FMH) relèvent le défi existant sur le plan financier et «préféreraient une solution sous forme d’augmentation des capacités de formation dans les universités existantes».
Néanmoins, Madame Wyss pense qu’«[a]vec un financement (partiel) commun et à l’échelle nationale, ces coûts pourraient être répartis plus équitablement entre les cantons. Ainsi, les cantons non universitaires devraient également participer davantage au financement».
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Vaud: pas de débats électoraux à l’école
Le chef du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle, Frédéric Borloz, a pris la décision d’interdire les débats politiques dix semaines avant les élections dans les lieux de formations sur le sol vaudois. Cette interdiction ne s’applique qu’aux élections, pas aux votations. M. Borloz explique que «[l]es débats dans les écoles sont importants pour former les jeunes à la citoyenneté, mais ils ne peuvent pas être organisés «n’importe quand».» Ainsi, les débats politiques restent possibles «avant la période de dix semaines précédant une élection, ou après cette élection». M. Borloz ajoute «qu’une directive allait être envoyée dans les lieux de formation vaudois». (Le Courrier)
Le socialiste Romain Pilloud explique qu’au début de l’été une lettre a été remise à M. Borloz demandant «si le département pouvait encourager les établissements à organiser les débats pour inviter les candidats de tous les partis». M. Pilloud explique qu’un «non» était attendu, mais il affirme que cette «interdiction formelle» est «hallucinante». Néanmoins, Frédéric Borloz justifie sa décision en s’appuyant sur la loi sur l’enseignement obligatoire «qui impose la neutralité de l’enseignement et donc de tel débat. L’interdiction vaut aussi pour le secteur post-obligatoire».
Florence Bettschart-Narbel (PLR) salue la décision de M. Borloz et explique que les candidat·es qui participent aux débats politiques organisés en période électorale ont le but de convaincre le public à voter pour eux, ce qui se traduit par l’école comme lieu de «propagande» et non comme lieu neutre. La neutralité est, selon elle, mise en danger du moment où «il n’y a pas tous les candidats» qui participent aux débats à l’école.
Et en dehors du canton de Vaud ? «Dans la plupart des cantons romands les lieux de formation accueillent des débats politiques, mais à différentes conditions : à Neuchâtel, le canton ne s’en mêle pas. Les écoles se chargent des organisations à condition que l’équilibre politique soit garanti. En Valais, un lycée-collège a accueilli récemment un tel débat. À Fribourg aussi, c’est possible, et même encouragé pour intéresser les jeunes à la vie politique. Et cela aussi en période électorale. Ces rencontres sont organisées par les directions des écoles ou les enseignants, mais pas par les partis politiques. À Genève, c’est plus strict. C’est «oui» aux débats organisés par des partis ou des enseignants avant les votations, mais «non» avant une échéance électorale». (Forum)
Une professeure poursuit Harvard et exige 25 millions
Francesca Gino, professeure à la Harvard Business School qui avait été dénoncée en juin par le collectif Data Colada pour falsification des données de recherche, poursuit ses accusateurs en justice. Elle attaque à la fois son université, le doyen Srikant Datar et les trois scientifiques du collectif pour «[…] diffamation à l’encontre de toutes les parties, rupture de contrat, mauvaise foi et discrimination fondée sur son sexe». De plus, elle exige 25 millions de dédommagements pour «perte de revenus, atteinte à la réputation et détresse émotionnelle.» (The Washington Post)
En juin, la chercheuse avait été mise en congé sans solde par la direction pour une durée de deux ans et n’avait plus le droit d’entrer sur le campus. Son avocat et elle-même remettent en cause l’enquête menée par l’université, qui avait conclu à une mauvaise conduite dans la recherche.
La loi SLAPP (strategic lawsuit against public participation) «permettant de se désengager rapidement d’un procès si celui-ci porte atteinte à votre liberté d’expression» n’est pas assez forte dans l’Etat du Massachussetts. Le procès ne pourra donc pas être évité ou écourté, comme il le fut en Californie, lorsque le chercheur Mark Jacobson avait tenté de poursuivre un journal qui avait critiqué son travail ─et qu’il avait perdu.
Ce genre de procès décourage les scientifiques qui pointent les erreurs et les mauvaises pratiques. En général, ils préfèrent se tourner vers PubPeer, un site web où il est possible de publier anonymement des commentaires sur des articles. Les trois scientifiques du collectif ont quant à eux ouverts un crowdfunding sur internet pour obtenir suffisamment d’argent pour payer une partie des frais de justice. Ils ont déjà récolté la somme nécessaire. (Vox.com)
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La Ligue vaudoise est contre le gymnase en 4 ans et saisit le Tribunal fédéral
Le Conseil fédéral a fixé, dans une ordonnance, la durée de la formation gymnasiale à 4 ans minimum. La Ligue vaudoise écrit dans un communiqué que «[s]ur la forme, la décision de la Confédération outrepasse ses compétences. Si le Conseil fédéral envisage d’intervenir dans la sphère de compétence des cantons, il doit s’appuyer sur une base légale formelle, soumise au référendum facultatif». (24 heures)
En outre, la Ligue vaudoise estime que rallonger la durée de la formation au gymnase d’une année pour les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Jura est «inutile, inopportun et coûteux». Pour ces raisons, la Ligue vaudoise «a déposé hier un recours au Tribunal fédéral (TF) contre le gymnase en quatre ans». (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2023
29Août2023
Politique des hautes écoles
Financement : il faut une plus grande responsabilité individuelle chez les universitaires
Après qu’une experte en éducation ait proposé l’idée de payer les gens pour qu’ils aillent au gymnase, la journaliste de la NZZ Katharina Fontana compare le financement de la formation universitaire et celui de la formation professionnelle. Madame Fontana explique que les personnes qui se décident pour la formation professionnelle paient en grande partie eux-mêmes les frais de leur formation, alors que la formation des universitaires est «en grande partie payée par la collectivité […], [et que] [t]oute proposition timide d’augmenter un peu les frais semestriels [des universités] afin de répercuter une partie un peu plus importante des coûts effectifs sur les étudiants est immédiatement rejetée comme une attaque inouïe contre la liberté de formation». La journaliste de la NZZ affirme qu’«[o]n peut tout à fait se demander si la responsabilité individuelle, qui est en vigueur dans le monde professionnel et qui a des effets positifs, ne devrait pas être davantage appliquée aux universités». Comment, alors, faire en sorte que les universitaires soient aussi soumis·es au principe de responsabilité individuelle? Madame Fontana dit qu’ «[i]l suffirait que les universitaires travaillent suffisamment après l’obtention de leur diplôme pour rembourser leurs frais de formation à la collectivité par le biais de prestations fiscales et de cotisations sociales supplémentaires» et que celles et ceux qui ne «remplissent pas leur part du contrat» payent des frais de scolarité en aval.
«La haute école pédagogique reste un sujet de préoccupation»
À la suite des problèmes survenus à la Haute école pédagogique de Schaffhouse (PHSH), des membres du parlement cantonal estiment qu’il faut la garder à l’œil. Les réformes lancées par la nouvelle direction en 2021 avaient en effet déplu aux enseignant∙es et aux étudiant∙es, qui s’en étaient plaint∙es dans une lettre adressée à la direction au début de cette année. Au mois de juin, «une enquête externe a confirmé le mécontentement massif à la PHSH.»
Les parlementaires sont préoccupé∙es par le sort de la haute école. «Jusqu’à présent, on a réagi trop lentement et trop timidement» déclare Jannik Schraff (PVL), qui avait déjà signalé les dysfonctionnements de la PHSH. «À notre connaissance, la situation ne s’est pas encore améliorée de manière significative pour les étudiants». Irene Gruhler Heinzer (PS) pense elle aussi que «des mesures auraient dû être prises plus tôt», car «les insatisfactions sont connues depuis longtemps».
Daniel Preisig (UDC) quant à lui est réticent face à une des suggestions de la gauche, à savoir qu’un∙e étudiant∙e puisse obtenir une voix dans le conseil de l’université, afin qu’elles et ils puissent se faire entendre. La PHSH va donc rester encore un moment sous la loupe des politicien∙nes.
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L’écriture inclusive boudée par la droite ?
Une étude récente montre que «[m]oins on connait l’écriture inclusive et ses origines, moins on l’aime». Ayant interrogé 252 personnes, «un groupe de recherche de l’Unité de psycholinguistique de l’Université de Fribourg a pu analyser que «plus une personne se situe à droite de l’échiquier politique, moins elle possède de connaissances historiques et linguistiques sur l’écriture inclusive». Et donc moins elle l’utilise et moins elle l’apprécie.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 août 2023
28Août2023
Politique des hautes écoles
«OpenAI laisse personnaliser ChatGPT»
«OpenAI a annoncé une nouvelle fonctionnalité pour son modèle GPT-3.5 Turbo. Elle permet aux utilisateurs de sa version payante de l’affiner avec leurs propres données […]. Pour le moment, l’accès est réservé aux développeurs avertis qui doivent passer par l’API (interface de programmation applicative) et le système de modération d’OpenAI pour affiner leurs modèles. Mais l’entreprise prévoit de lancer bientôt une interface utilisateur pour cette fonction».
Des nouvelles à propos de la Chine
Les Etats-Unis ont prolongé de six mois un accord de coopération dans le domaine de la science et la technologie avec la Chine, afin de trouver un terrain d’entente sur le long-terme. En vigueur depuis 44 ans, il permet aux deux pays de collaborer dans des domaines aussi divers que l’agriculture, l’énergie et la santé. Il est normalement renouvelé tous les 5 ans.
Les scientifiques espèrent que la Chine et les Etats-Unis «resteront connectés», malgré les tensions croissantes. Une lettre ouverte signée par plus de mille scientifiques a été envoyée au président Joe Biden afin de souligner que l’absence de la Chine dans les programmes de recherche américains aurait un impact négatif sur ces derniers. (Nature.com)
Cependant, sur le Vieux Continent la Commission Européenne tire la sonnette d’alarme. À Hong Kong, «la liberté académique est encore plus sous pression cette année», le Parti Chinois Communiste resserrant l’étau sur l’ancienne colonie britannique. «Dans son rapport annuel sur la région administrative spéciale de Chine, la Commission a mis en garde contre le fait que les médias locaux ont «pointé du doigt des universitaires et critiqué leurs travaux de recherche sur la base de leurs positions politiques présumées, obligeant certains d’entre eux à quitter leur poste».»
Dans certaines universités, des départements entiers de science politique doivent fermer leurs portes et les chercheur∙euses se mettent à éviter de mener certains travaux, jugés «trop sensibles.» (ScienceBusiness.com)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 août 2023
25Août2023
Politique des hautes écoles
Guy Parmelin : un mot sur Horizon Europe
Ce jeudi, le conseiller fédéral s’est exprimé sur le dossier européen à l’occasion d’une rencontre entre économie et politique à Lausanne. Le chef du Département de l’économie, de la formation et de la recherche reconnait que «les programmes cadre de recherche et d’innovation de l’Union européenne (UE) constituent la principale source de soutien public à la R & D». Il souhaite un «déblocage rapide des programmes Horizon Europe et Erasmus + [car y] [ê]tre associé constitue sans conteste un plus.»
Mr Parmelin ajoute cependant que : «Si les difficultés sont réelles, il ne faut pas pour autant les exagérer. Il est faux d’affirmer que nos chercheurs et innovateurs perdent des subventions du fait de cette non-association.» Il a rappelé également que le Conseil fédéral avait pris des mesures transitoires à hauteur de 1,85 milliard de francs «pour atténuer les effets de la non-association.»
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Liberté académique, auto-censure et Benito Mussolini
«Parmi les sujets de préoccupation, l’un prédomine depuis quelque temps: la tension entre la liberté individuelle des membres de la communauté universitaire et l’encadrement de ces libertés par l’institution.» Selon Anne Bielman Sanchez, présidente du conseil de l’Université de Lausanne et Professeure d’histoire ancienne, les enseignant∙es s’autocensurent par crainte d’être accusé∙es «de partager les opinions dominantes rencontrées dans les thématiques ou les textes étudiés», lorsque ces derniers sont non-inclusifs ou non-conformes aux valeurs de notre société actuelle.
Evoquant le doctorat honoris causa de l’Unil remis à Benito Mussolini, Mme Sanchez en appelle aux autorités universitaires. «Le développement d’idées novatrices et l’apprentissage d’un regard critique ne sont pas compatibles avec diverses formes de contrôle sur la réflexion intellectuelle.» Elle ajoute également que «[…] les universités financées par les pouvoirs publics ne devraient pas être prescriptrices de ce qui est bien ou mal en matière de pensée, de langage ou de questions sociétales. Elles devraient rester le lieu par excellence de la diversité des idées, reflet de la diversité humaine.»
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La HSG fait courir les étudiant∙es
Les Championnats d’Europe de course d’orientation ont lieu du jeudi 24 au dimanche 27 août à l’Université de Saint-Gall (HSG). Venant de 17 pays d’Europe, 66 universités sont inscrites et 200 athlètes sont attendu∙es durant ces quatre jours. Les itinéraires ont été créés par Rolf Wüstenhagen, professeur et passionné de course d’orientation.
Le but de cette journée est de «rapprocher les thèmes du sport et de la course d’orientation non seulement des membres de l’université, mais aussi de la population» précise l’auteur de l’article. Diverses activités ont été prévues, dont une exposition et un programme de découverte à destination des collaborateur∙trices. «Saint-Gall est une ville sportive au rayonnement national et international. De plus, avec la HSG, la ville dispose d’une université de pointe. Ces deux éléments forment le cadre de ces Championnats d’Europe de course d’orientation, auxquels participent des étudiantes et des étudiants de toutes les régions du continent» déclare Mathias Gabathuler, conseiller municipal à Saint-Gall.
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 août 2023
24Août2023
Politique des hautes écoles
La chercheuse accusée de plagiat n’est plus professeure à l’Université de Zurich
En janvier 2023 un article de la NZZ relatait qu’une professeure titulaire de l’Université de Zurich était accusée de plagiat, notamment dans une publication qui a été financée par le FNS et dans le site web de son institut à la faculté des sciences humaines et sociales. En février 2023 on apprenait que l’Université de Zurich et le FNS, qui ont financé ses multiples publications et projets de recherche, ont ouvert des enquêtes.
Depuis août, la chercheuse ne détient plus le titre de professeure de l’Université de Zurich. L’institution «écrit que le poste de professeur titulaire de la chercheuse a expiré fin juillet et n’a pas été prolongé […] [et] ne donne aucune information sur les raisons de ce non-renouvellement «pour des raisons de droit de la personnalité».» Néanmoins, comme on l’apprenait en février, «deux enquêtes sont actuellement en cours contre la professeure – une de l’université et une du FNS […]. [L]e FNS a fait savoir que la procédure était «confidentielle et très complexe», raison pour laquelle on ne sait pas combien de temps elle durera encore. Le FNS n’exclut pas de demander le remboursement des fonds perçus par la professeure. Dans le cadre d’un audit régulier, il sera en outre examiné si, à l’avenir, «l’auto-édition doit être un critère d’exclusion pour l’encouragement [à la publication] de livres».»
La chercheuse continue de rejeter les accusations de plagiat et affirme que «la fin de son poste de professeur titulaire n’a rien à voir avec les accusations de plagiat, mais avec le fait qu’elle n’a plus donné de cours à Zurich au cours des six dernières années […]. En revanche, elle ne semble pas avoir entendu parler de l’enquête menée par le FNS sur ces accusations, connue depuis le début de l’année. Son site web personnel sur les serveurs de l’université de Zurich a été désactivé. Cette mesure a été prise à sa propre demande, comme elle l’indique elle-même ainsi que l’université».
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Valais : «La première pierre du campus posée»
Le chantier du nouveau Pôle santé de Sion, situé non loin de l’hôpital, vient de débuter. «Le projet a pris du retard, mais est plus abouti qu’à ses prémices, selon le canton», retard qui a fait augmenter les coûts de 10 millions, faisant grimper la facture à plus de 96 millions de francs. L’ouverture du campus, initialement prévue pour 2023, «est désormais projetée pour 2026».
«[…] [C]e bâtiment accueillera sur un même lieu des formations en santé et en travail social et la recherche et l’innovation dans les domaines de la santé et du sport.» Seront regroupés sous le même toit la HES-SO du Valais (qui occupera la majeure partie des locaux, environ les deux tiers), l’EPFL, la Fondation The Ark, l’Observatoire valaisan de la santé et le centre d’excellence dans les sciences et technologies du mouvement Spark.
Christophe Darbellay, président du gouvernement en Valais, explique qu’«[i]l faut aujourd’hui donner les moyens à la formation dans le domaine de la santé». Le Pôle santé est là pour «amener sa pierre à l’édifice ».
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Un milliard pour les soins infirmiers
Pendant les huit prochaines années, «la Confédération et les cantons soutiendront à raison de 470 millions de francs chacun la formation des infirmières et infirmiers, soit près de 1 milliard en tout.» Faisant suite à l’initiative sur les soins infirmiers acceptée en novembre 2021 et «pour répondre au besoin croissant [du] domaine», le Conseil fédéral a ouvert une consultation ce mercredi.
Cette première étape de l’initiative vise à «créer davantage de places en formation pratique», «augmenter le nombre de diplômes» et assurer «un soutien financier durant [la] formation.» La deuxième étape, présentée au printemps 2024, consiste à améliorer les conditions de travail.
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Le Centre suisse islam et société de l’UNIFR continuera de recevoir les fonds fédéraux
Le Centre suisse islam et société (CSIS) de l’Université de Fribourg (UNIFR) «mène des activités d’enseignement scientifique, de recherche et de formation continue dans le domaine de l’islam et de la société. L’Unifr a reçu des fonds fédéraux à hauteur de 1,6 million de francs pour la période 2017-2020 pour le développement de l’institut et de deux millions de francs pour la période 2021-2024 pour la consolidation».
Le Conseiller national Piero Marchesi (UDC/TI) avait déposé un postulat en demandant l’examen d’un arrêt du financement. Il remettait en question les subventions fédérales allouées au CSIS à cause de certaines «positions choquantes» qu’il aurait adoptées. Dans sa réponse, le Conseil fédéral conclut dans un rapport que «[l]es fonds fédéraux alloués au Centre islamique de l’Université de Fribourg sont justifiés», que le CSIS «aurait […] rempli ses objectifs de prestations en lien avec les fonds fédéraux selon la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles […], [et qu’il] apporte une contribution dans les domaines de la science, de l’islam et de la société». (nau.ch)
La Rectrice de l’UNIFR, Astrid Epiney, déclare qu’«[i]l s’agit d’une belle récompense de neuf ans de travail exemplaire mené par le CSIS à la croisée de la science et de la société, ainsi que d’une reconnaissance de l’investissement professionnel important et élevé de la direction et du personnel du centre». (La Liberté)
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Les hackeurs ciblent les hautes écoles suisses
Après la Fondation Verdeil dans le canton de Vaud attaquée il y a deux semaines et l’Université de Zurich visée en février, c’est au tour de la Haute école de Lucerne (HSLU) d’avoir des sueurs froides. Des machines virtuelles de leur département Informatique ont été victimes d’un ransomeware. L’école en elle-même et les données des étudiant∙es ne seraient pas en danger, mais «[l]es spécialistes travailleraient d’arrache-pied pour vérifier l’ampleur de l’attaque.»
La HSLU a porté plainte, mais jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 août 2023
23Août2023
Politique des hautes écoles
«Réflexion sur le gymnase vaudois en quatre ans»
Dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Jura, le gymnase passera de trois à quatre ans et Alain Moix, Enseignant au secondaire I, donne son avis sur ce changement. Il explique que «[l]a nouvelle première année consisterait en une mise à niveau permettant de poursuivre sans redoublement les trois années suivantes […], [et que] [c]ela devrait même entraîner une amélioration du niveau final des étudiants en voie maturité avec une conséquence positive sur le taux de réussite de la première année du bachelor».
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«Nous devrions payer les gens pour qu’ils aillent au gymnase»
L’experte en éducation Gita Steiner-Khamsi analyse le système scolaire suisse et explique que «[n]ous manquons vraiment de Suisses hautement qualifiés. Nous ne formons tout simplement pas assez. Nous avons également besoin de beaucoup plus de scientifiques, de juristes et de médecins. Nous avons un énorme déficit, qui se manifeste dans les professions hautement qualifiées». Selon Madame Steiner-Khamsi une solution pourrait être envisagée: prendre exemple sur les pays scandinaves. La Suisse pourrait «[créer] des incitations au niveau universitaire en accordant des bourses [aux élèves du gymnase] dans des disciplines sous-occupées et dont le marché du travail a besoin.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2023
Après une dénonciation auprès des médias, L’AEA de l’UNIL va déposer une plainte contre le magasin lausannois
L’Association des Etudiant·e·s Afro-descendant·e·s (AEA) de l’Université de Lausanne dénonçait auprès des médias l’aménagement de la vitrine d’un magasin lausannois qui «[rappelle] l’esclavage». Alors que l’AEA se réservait le droit de saisir la justice, le 18 août elle publie sur Instagram un communiqué en annonçant que l’association va déposer une plainte contre le magasin. L’AEA explique qu’avant de se décider, «une tentative de médiation [avec le magasin] a été tentée samedi passé. Avec l’association À qui le tour?, [l’AEA] a proposé à Maniak de donner à ses employés une formation sur le racisme ou encore de diversifier ses équipes en engageant du personnel afro-descendant. Autant de propositions qui auraient été catégoriquement refusées par la direction de la boutique».
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22Août2023
Politique des hautes écoles
«Les BRICS veulent créer leur propre palmarès international»
«Les pays formant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont annoncé leur volonté de créer leur propre palmarès, le 17 juillet, à l’issue d’un sommet des ministres de l’éducation, en Afrique du Sud […]. Ce classement des hautes écoles revendique le fait de mettre en avant des «indicateurs qualitatifs» qui tiendront compte «des particularités des systèmes de l’enseignement des BRICS».
Expérimentation animale et abus en Suisse
Depuis 25 ans, «près de 16 millions d’animaux ont fait l’objet de recherches» en Suisse, dont plus de 570’000 en 2021. Les souris, les rats, les oiseaux et les poissons sont les grands favoris des chercheur∙euses. «Le canton de Bâle-Ville figure en tête des statistiques comme lieu d’implantation. Et l’origine des animaux a évolué depuis le début du recensement : le nombre d’animaux issus d’élevages nationaux a diminué, tandis que ceux provenant de l’étranger ont augmenté.» Autre évolution dans la pratique, le nombre d’animaux subissant des expérimentations de niveau 3, le plus éprouvant, est passé en dix ans de «13’807 à 25’752, soit le chiffre le plus élevé depuis le début du millénaire.»
Le Professeur Hanno Würbel, Directeur du département de protection des animaux à l’université de Berne et président de la Commission nationale d’éthique de l’expérimentation animale s’exprime sur les traitements faits aux animaux. Cages trop petites enfreignant la loi sur la protection animale, euthanasie au CO2 et élimination de groupes contrôles non-infectés, ce sont les institutions publiques et les scientifiques qui utilisent le plus d’animaux en laboratoire. «Les instituts publics utilisent donc de plus en plus d’animaux de laboratoire. Alors que les pouvoirs publics dépensent beaucoup d’argent pour obtenir le résultat inverse.» Martina Weiss, Secrétaire générale de l’association faîtière swissuniversities s’explique : «L’industrie délègue parfois ses projets aux hautes écoles sous forme de recherche sur mandat».
Bien que « [l]a grande majorité des expériences sur les animaux se déroulent correctement [et que] les chercheurs travaillent consciencieusement», certain∙es scientifiques enfreignent la loi, pratiquant sans autorisation, affamant les animaux ou négligeant de les anesthésier lors d’opérations chirurgicales. Néanmoins les peines pour ce genre de cas ne va pas au-delà d’une simple amende, ce que déplore la fondation Tier im Recht.
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Berne : «Le campus de l’île est sous pression»
Est-ce que le site médical de Berne, voulu en 2012 par le gouvernement cantonal et accueillant l’hôpital, l’université et l’industrie, a atteint son objectif de devenir un site médical de premier plan au niveau international ? Dix ans plus tard, des progrès ont été faits dans la formation: «[l]’université a augmenté le nombre de places d’études en médecine et a lancé une filière d’études en pharmacie». Néanmoins, le Conseil suisse de la science affirme qu’ «il n’est pas clair en quoi [le site médical de Berne] renforce la compétitivité de la Suisse». En plus, il reste difficile d’évaluer «où se situe Berne aujourd’hui en comparaison nationale et internationale», puisqu’aucun critère d’évaluation n’a été formulé par le gouvernement. Concernant l’Université de Berne (UNIBE), la question budgétaire commence à inquiéter: Christian Leumann, Recteur de l’UNIBE, explique qu’en raison du «renchérissement et les mesures salariales», de l’exclusion des programmes européens de promotion de la recherche et de l’innovation, et de la contribution cantonale qui «est restée à peu près la même» […], [ils glissent] vers un déficit structurel […]. Celui-ci peut encore être compensé par des réserves. Mais cela ne sera plus possible longtemps».
- financement public
- politique – Suisse
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- construction et gestion de campus
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 août 2023
21Août2023
Politique des hautes écoles
«L’hélium manque, la science s’inquiète»
Commencée au début de 2022, la pénurie actuelle d’hélium («Helium Shortage 4.0») touche le domaine de la recherche suisse. Alors que la demande d’hélium est en hausse, son offre est «rare […] en partie à cause de la guerre en Ukraine […] [et parce que] les clients ont rarement la capacité d’en stocker de grosses quantités». Le plus gros utilisateur d’hélium en Suisse est le CERN, pour lequel «[l]’hélium est essentiel au fonctionnement des réfrigérateurs de ses aimants et cavités». Néanmoins, Frédéric Ferrand, responsable de l’approvisionnement au CERN, fait savoir que l’impact de la pénurie d’hélium est limitée car «[ils avaient] renouvelé [leurs] contrats de livraison pour cinq ans fin 2021, juste avant la pénurie». Alexandre Chopard, Chef de section de la maintenance biomédicale et laboratoire du CHUV, affirme également qu’ «[ils n’ont] pas eu de souci d’approvisionnement». Comme le CHUV, les HUG «n’ont pas de souci d’approvisionnement», mais le porte-parole des HUG «confirme la pénurie et que les temps de livraison sont beaucoup plus longs qu’avant». L’EPFL, l’EPFZ et l’institut Paul Scherrer essaient de contrer la pénurie d’hélium en «[mettant] en place des systèmes de recyclage de l’hélium qu’ils utilisent. Mais ils continuent d’en acheter, car il y a des fuites».
Les scientifiques quittent X (ex-Twitter)
Un sondage effectué auprès de 9’200 chercheur∙ses par le magazine Nature révèle que 46% des personnes interrogées ont rejoint une autre plateforme. Plus de la moitié des sondé∙es ont réduit leur temps d’utilisation et 7% des gens interrogés ont cessé complètement de l’utiliser.
Une augmentation de la diffusion de fake news a été observée depuis la reprise du média social par l’entrepreneur Elon Musk. Les scientifiques remarquent de plus en plus de commentaires haineux, postés par des trolls, ainsi qu’un déni flagrant de la science (science denialism) par des personnes d’extrême droite. La cause est liée au fait que le fameux vu bleu (blue-check), permettant de vérifier l’authenticité d’un compte, est maintenant payant et n’est plus fiable. Certain∙es fuient la plateforme de peur de voir leur nom y être associé et que leur crédibilité ne soit mise en cause.
Les chercheur∙euses déçu∙es migrent vers d’autres plateformes, telles que Mastodon, LinkedIn et Instagram. Cette fragmentation de la communauté scientifique limite beaucoup la portée de diffusion des travaux.
«SwissGPT, future alternative helvétique?»
Basée à Davos, la start-up AlpineAI veut proposer une alternative à ChatGPT et créér SwissGPT, qui, contrairement à ChatGPT, «doit permettre de retracer la source du résultat produit». AlpineAI est une société créée «par des représentants de plusieurs laboratoires de recherche sur l’IA, dont ceux de l’Université de Zurich, de l’EPFZ et de la Haute Ecole zurichoise des sciences appliquées (ZHAW)».
- recherche – qualité
- open access
- transformation numérique
- open science
- entreprenariat et spin-offs
- ChatGPT
- intelligence artificielle
Prolongement de la ligne 1
Les campus de l’Unil et de l’EPFL sont directement accessibles depuis la gare de Lausanne à partir d’aujourd’hui, grâce à un prolongement de la ligne 1. Le terminus n’est plus l’arrêt de la Maladière, mais de l’EPFL/Colladon, pendant les heures de pointe. Bonne nouvelle pour la communauté estudiantine, «[l]es TL envisagent de l’étendre toute la journée, ainsi que les week-ends, à l’horizon 2025.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 août 2023
18Août2023
Politique des hautes écoles
Le chef de la morgue d’Harvard officiellement inculpé pour transport de marchandises volées
En juin dernier Cedric Lodge, aujourd’hui ex-chef de la morgue de l’université d’Harvard, avait été inculpé pour «association de malfaiteurs» et «transport interétatique de marchandises volées». Lui et sa femme avaient en effet commencé un trafic de corps humains, qui étaient à l’origine des dons anatomiques pour l’éducation des étudiant∙es en médecine à Harvard.
«Il est particulièrement grave que tant de personnes qui ont accepté que leur dépouille soit utilisée pour former des professionnels de la médecine et faire avancer la science et la guérison soient des victimes» s’est prononcé le procureur Gerard Karam, qui veut obtenir justice pour les victimes et leurs familles. Contactées, nombreuses parmi ces dernières ont porté plainte. Néanmoins, la loi américaine comporte des zones grises : «[…] dans la plupart des Etats, si des lois condamnent explicitement le pillage de tombes, la vente de restes humains qui n’ont pas encore été enterrés n’est pas illégale, rappelle Tanya D. Marsh, professeure de droit à l’Université Wake Forest (Caroline du Nord) et auteure de plusieurs ouvrages sur la question. Nous sommes en plein marché gris.
Ce scandale dans une morgue n’est pas sans rappeler l’affaire qui a secoué l’Université Paris-Descartes en 2019, où un trafic d’ossements et d’organes s’opérait en douce. Les auteures de l’article évoquent également les musées, notamment en Belgique où pèse un lourd passé colonial, qui s’efforcent d’endiguer le trafic de restes humains.
Prise de position de swissuniversities sur la recherche sur l’être humain
Concernant la consultation sur la révision partielle du droit d’exécution de la Loi relative à la recherche sur l’être humain (LRH), «swissuniversities salue la volonté d’adapter le droit d’exécution de la LRH aux enjeux actuels. Ces modifications doivent permettre de simplifier les procédures administratives tout en garantissant pleinement le droit à la personnalité dans le cadre de la recherche.»
L’association salue également «[l]’introduction du consentement électronique», «[l]es exigences élevées en matière de garantie de la protection des données», «la volonté d’une réutilisation facilitée des données et d’une réglementation pragmatique». Elle regrette toutefois le manque de directives sur la conservation des données personnelles, ainsi que l’absence de détails sur la transmission des données des projets de recherches aux personnes les plus concernées, c’est-à-dire les participant∙es.
Université de Fribourg et certificat covid : le Tribunal Fédéral rejette le recours
«Selon le Tribunal fédéral, le certificat Covid pour suivre les cours en présentiel des hautes écoles fribourgeoises était disproportionné et donc anticonstitutionnel. Les juges lausannois ont rejeté une demande de révision du Conseil d’Etat. Ce dernier regrette cette décision.» Pour rappel, lors de la pandémie, 22 étudiant∙es avaient déposé un recours contre une Ordonnance adoptée par le Conseil d’Etat, qui limitait l’accès aux seules personnes détentrices d’un certificat Covid-19.
«Bien que le Conseil d’Etat regrette le rejet formel de la demande de révision, il accepte la décision du Tribunal fédéral. Selon lui, cette décision met un terme définitif à l’affaire.» (Freiburger Nachrichten)
- direction des hautes écoles
- politique – Suisse
- profil – universités
- accès aux études
- égalité – santé
- COVID-19
Classement de Shangaï : l’UNIGE dans le top 50
L’Université de Genève (UNIGE) obtient la 49e place du classement de Shanghai, remontant de 13 places par rapport à l’année dernière. Selon son recteur Yves Flückiger, cela est dû à «la qualité du travail de recherche et de formation que [leurs] collaborateurs et collaboratrices accomplissent jour après jour», mais est aussi la «conséquence directe de la médaille Fields reçue l’an dernier par le professeur Hugo Duminil-Copin.»
Aurélien Roux, Professeur en biochimie à l’UNIGE, se réjouit, mais émet quelques réserves. Selon lui, «ce classement privilégie notamment la recherche et les sciences dures» et néglige les étudiant∙es qui feront partie du marché du travail ainsi que leur potentielle ascension professionnelle. Surreprésentation d’anciens Prix Nobels, absence de la notion de valeurs des institutions académiques ou du bien-être des chercheur∙euses… Les critiques se multiplient, selon l’auteur de l’article ce type de classement «incarne et favorise l’hypercompétitivité du monde académique», ce qui mènerait à une hausse de la précarité, du mobbing et du harcèlement dans le monde scientifique.
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 18 août 2023
17Août2023
Politique des hautes écoles
«Première attribution du titre de Dr. med.»
«L’Université de Lucerne propose depuis le printemps 2022 un doctorat en médecine humaine (Dr. med.). Chantal Hager – médecin-chef en anesthésie à l’Hôpital cantonal de Lucerne (LUKS) – a reçu son diplôme à la mi-juillet 2023 […] [et] est le premier médecin à avoir obtenu un doctorat en médecine humaine à la Faculté des sciences de la santé et de médecine de l’Université de Lucerne […]. Pour obtenir le titre de docteur en médecine, les doctorants doivent s’inscrire dans une université habilitée à délivrer des doctorats, consacrer leurs travaux à des questions relevant des sciences humaines ou de la médecine humaine et les publier dans une revue spécialisée».
- carrière académique
- formation – médecins
- médecine – recherche
- formation – doctorant·e·s
- profil – universités
«Les chercheurs veulent un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm»
Cinq chercheur·es ont sollicité plusieurs fois les autorités allemandes et les fabricants de vaccins et médicaments à ARNm pour qu’ils leur montrent les études toxicologiques sur les nanoparticules des vaccins contre le COVID-19. Andreas Schnepf, Professeur de chimie inorganique à l’université de Tübingen (Allemagne), et Martin Winkler, Professeur dans le domaine de recherche des revêtements polymères à la Haute école des sciences appliquées de Zurich, ont été interviewé et ont expliqué quels sont les motifs qui les ont amenés à proposer un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm.
Ces deux chercheurs déplorent qu’il n’y ait pas d’accès sur les résultats des tests pour l’utilisation des nanoparticules sur l’homme et se doutent de l’explication fournie par l’autorité allemande d’autorisation, l’Institut Paul-Ehrlich, à savoir: «si les nanoparticules font partie d’un produit autorisé, alors elles sont automatiquement autorisées». Il s’agit, pour les chercheurs, d’une «interprétation […] totalement nouvelle». En plus, «Pfizer aurait dû fournir de telles études de toxicité, mais ces exigences […] ont tout simplement été abandonnées lors de l’autorisation régulière des vaccins». Les chercheurs expliquent qu’«auparavant, les médicaments étaient retirés du marché parce qu’il y avait peu de décès. Maintenant, il y a des milliers de personnes gravement atteintes et beaucoup plus de décès liés à la vaccination et on continue comme si de rien n’était».
Monsieur Schnepf et Monsieur Winkler craignent que «cela devienne la norme et que cela se répète», raison pour laquelle ils demandent un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm, et qu’ils pensent qu’un débat scientifique soit urgent.
- rôle des scientifiques
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- médecine – recherche
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- COVID-19
Réussir en médecine grâce à l’IA, rien de plus simple
Quels sont les nombreux avantages à utiliser ChatGPT pendant des études de médecine ? Préparer un cas patient pour un stage, répondre aux questions d’examen (de manière correcte), trier des milliers de données, générer des graphiques… Les possibilités offertes sont multiples. «Théoriquement, les étudiants en médecine peuvent utiliser ChatGPT pour résoudre toutes les tâches imaginables qu’ils sont amenés à effectuer durant leurs études» déclare Simon Maurer, l’auteur de l’article publié dans le Bulletin des médecins suisses.
Les facultés de Bâle et de Berne ont introduit l’intelligence artificielle dans leur cursus de médecine, mais ces derniers ne prennent pas en compte l’IA pour résoudre des tâches. La co-directrice de la Digital Society Initiative de l’Université de Zurich, la Professeure Dre méd. Claudia M. Witt, déclare que «[l]e temps est venu de prendre des décisions courageuses et de revoir radicalement les programmes de formation» pour y intégrer l’IA.
Un deuxième article du Bulletin des médecins suisses recueille les témoignages de plusieurs professionnels de la santé, ceux qui utilisent déjà ChatGPT dans leur vie quotidienne et ceux qui ne l’utilisent pas. Malgré tout, la problématique de la protection des données reste tout de même au cœur des discussions, ainsi que la transparence des sources et l’exactitude de l’outil concernant les analyses de cas cliniques.
- transformation numérique
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- formation – médecins
- rôle des universités
- enseignement – méthodes et outils
- ChatGPT
- intelligence artificielle
«Les scientifiques risquent de perdre leur crédibilité»
«[L]a voie traditionnelle de diffusion des nouvelles connaissances scientifiques est très longue». En effet les chercheur·es doivent passer par le processus de peer review, pour que «l’étude reçoive un label de qualité», où des «experts externes vérifient et découvrent des erreurs. L’équipe retravaille alors son article. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il est publié dans la revue spécialisée, désormais consultable par tous».
Néanmoins, lors de la pandémie du COVID-19 la «tendance à publier des données le plus rapidement possible et sans vérification externe» était justifiée par la «pression temporelle d’une pandémie». Aujourd’hui cette «pression» est dépassée, mais «la pratique de la présentation de données sans peer review a pris de l’ampleur, notamment dans le domaine biomédical», mais aussi dans le domaine de l’intelligence artificielle, puisque «ni les chercheurs ni la société ne veulent attendre des mois que les nouvelles connaissances soient soumises au contrôle technique». Cette pratique devient dangereuse du moment où «des études doivent être corrigées et des conclusions modifiées en public avec une belle régularité», en amenant «le public [à perdre] confiance dans la science dans son ensemble.Et aussi dans ceux qui diffusent ces messages avec empressement».
Un Salon MINT à l’EPFL
En partenariat avec l’Etat et la Chambre vaudoise du commerce, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne accueillera un Salon MINT, dédié aux mathématiques, à l’informatique, aux sciences naturelles et à la technique afin de «valoriser ces branches». Le conseiller d’Etat vaudois du Département de l’enseignement et de la formation Frédéric Borloz s’explique : «[n]ous comptons intensifier nos efforts dans ce domaine et susciter un enthousiasme très fort auprès des élèves situés entre la 5e et la 8e année de l’école obligatoire». En effet, «[l]’État cherche de longue date à valoriser les branches MINT via différents projets – notamment un programme d’ambassadrices. »
Lieu et date de la première édition de ce salon : SwissTech Convention Center de l’EPFL, du 26 février au 3 mars 2024
- enseignement – informatique
- profil – EPF
- collaboration hautes écoles – politique
- image de la science
- sciences techniques
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 17 août 2023
16Août2023
Politique des hautes écoles
«Les cantons doivent aider la Confédération en difficulté»
La Confédération prévoit de dépenser 29,7 milliards de francs entre 2025 et 2028 pour les grandes institutions de formation de Suisse. Selon les Libéraux-Radicaux bâlois (LDP) il s’agit d’«une somme élevée» mais qui «ne suffit pas à maintenir le niveau des […] institutions de recherche et de formation [suisses]». Le LDP propose alors une «solution transitoire» et «demande donc au Conseil fédéral d’entamer des négociations avec les cantons et de chercher des solutions pour que, dans les années à venir […] les cantons puissent verser des contributions plus élevées aux institutions de formation et soulager ainsi la Confédération». Patricia von Falkenstein, Présidente du LDP, déclare qu’«[i]l serait souhaitable que tous les cantons y participent (…). Et c’est sans doute là que se situe le plus grand obstacle politique à la proposition du PLD – dans les cantons qui ne disposent pas de «centres de formation» importants». Madame Falkenstein va déposer «une intervention dans ce sens lors de la prochaine session d’automne».
Seul un·e catholique peut accéder à la chaire d’études juives à l’UNILU
«Orpheline» depuis un an et demi, la chaire d’études juives mise au concours à l’université de Lucerne (UNILU) fait débat car «seuls les catholiques sont admis». Est-on devant un cas de «antijudaïsme scientifique»? Margit Wasmeier-Sailer, Doyenne de la faculté de théologie de l’UNILU, explique que «comme la chaire est classée comme théologique, seul un enseignant catholique romain reconnu par l’Eglise peut la remplir […]. Une autorisation d’enseigner délivrée par l’Église est donc nécessaire […]». En effet, Madame Wasmeier-Sailer explique que «[l]’université exige, en plus de l’habilitation, le doctorat «canonique», reconnu par l’Eglise». Par défaut,«tous les érudits non catholiques romains [sont exclus], y compris les réformés et les laïcs».
«La Commission fédérale contre le racisme (CFR) critique l’offre d’emploi et s’étonne «de cette exigence particulièrement stricte de la confession catholique romaine pour le poste mis au concours». La présidente de la CFR, Martine Brunschwig Graf, recommande donc à l’université de Lucerne d’examiner s’il est nécessaire de mentionner une restriction confessionnelle dans une phase de recrutement».
Les facultés de théologie de Berne et de Bâle ont des professeur.es juives et juifs et Madame Wasmeier-Sailer «souligne qu’à Lucerne aussi, il serait souhaitable d’élargir la discipline des études juives en dehors de la théologie». (srf.ch)
Nicole Vögeli Galli (54 ans), Avocate spécialisée dans le droit du travail et enseignante à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW), affirme qu’ «il existe une base légale pour cette restriction : un accord entre le Conseil d’Etat et l’évêché de Bâle, basé sur la loi universitaire du canton. Mais on peut effectivement se demander s’il est admissible qu’un canton conclue un tel accord».
Jonathan Kreutner, Secrétaire général de la Fédération suisse des communautés israélites, ne veut pas encore s’exprimer sur la question mais fait savoir qu’ils «[vont] prendre contact avec la faculté pour obtenir des éclaircissements». (blick.ch)
- rôle des universités
- religion à l’université
- profil – universités
- impact des universités
- égalité – religion
«Adèle Thorens devient professeure à la HEIG-VD»
Adèle Thorens quitte le milieu politique pour celui de la formation. Elle a été Sénatrice vaudoise en s’engageant douze ans au Conseil national et quatre ans au Conseil des Etats, et elle a été Coprésidente du parti des Verts. Elle a maintenant été nommée Professeure associée en politiques territoriales et éthique à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), dans le cadre d’une nouvelle filière : bachelor en génie territorial.
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 16 août 2023
15Août2023
Politique des hautes écoles
«L’intelligence artificielle détruit l’industrie des ghostwriters au Kenya»
Au Kenya, des personnes vivaient de la rédaction de travaux universitaires. Des étudiant∙es américain∙es ou chinois∙es trop paresseux∙euses payaient pour que quelqu’un rédige leurs travaux à leur place.
Il n’existe pas de chiffres ou de statistiques claires. Certains groupes de ghostwriters sur Facebook comptent plus de 20’000 membres. Universitaires ou récemment diplômé∙es, les ghostwriters au Kenya pouvaient toucher jusqu’à 2’000 dollars par mois. Depuis l’arrivée de ChatGPT sur le marché en 2022, la demande décroit et l’industrie s’effondre, les universitaires préférant se tourner vers l’intelligence artificielle.
Elles enseignent à l’école, mais sont encore en formation
«Afin de lutter contre la pénurie d’enseignants, la Haute école pédagogique de Thurgovie (PHTG) à Kreuzlingen propose, pour la nouvelle année scolaire, la variante d’études intégrée à la profession. Cela signifie que les étudiantes et étudiants répartissent le contenu de la dernière année d’études sur deux ans. Ils peuvent ainsi se faire embaucher à 50-70% avant même la fin de leur formation». Ce nouveau modèle d’études «n’est possible qu’en équipe de deux», raison pour laquelle Stefanie Angst et Patricia Schneider, étudiantes de la PHTG, ont postulé ensemble à l’école Oberwiesen de Frauenfeld et obtenu le poste d’enseignante. Elles se repartissent le travail en fonction des jours de la semaine.
Du côté de Zurich, 120 classes de plus que l’année précédente vont ouvrir : 620 enseignant∙es n’ayant pas encore leur diplôme ont été engagés afin de pallier au manque.
- formation – enseignant·e·s
- employabilité des diplômé·e·s
- conditions de travail
- études à temps partiel
- profil – HEP
Postulat en Argovie: le montant des bourses d’études en fonction du domaine d’étude
Le canton d’Argovie va revoir le système de bourses d’études «afin de contribuer le plus possible à la lutte contre la pénurie de personnel qualifié». Parallèlement, un postulat d’Adrian Schoop, Député libéral-radical, demande que «le montant des différentes bourses [dépende] du domaine d’études ou de l’importance de la demande sur le marché du travail». Ainsi, Monsieur Schoop pense que «[c]omme les bourses sont de l’argent des contribuables, elles doivent être investies de manière à produire un effet. Ce n’est pas le cas pour de nombreuses disciplines des sciences humaines et sociales». Selon le Député «un échelonnement des contributions pourrait inciter les étudiants à suivre des études très demandées sur le marché du travail», comme le domaine de la santé et les branches MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques).
- sciences humaines et sociales
- financement public
- politique – Suisse
- taxes d’études
- bourses d’études
- accès aux études
«Classement de Shanghaï: une université suisse dans le Top 20»
Les universités anglophones dominent le top 10 du classement, Harvard est en tête pour la 22e année de suite. L’EPFZ se situe en 20e place.
Pour rappel, le «classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields – considéré comme le Nobel des mathématiques – parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans les revues Science et Nature.» Ces critères sont critiqués car ils ne prennent pas en compte la formation.
L’Unil dans les médias
15.08.2023 – Revue de presse UNIL
14Août2023
Politique des hautes écoles
Congé parental en Amérique du Nord: les différences dans les hautes écoles
Amanda Gorton et Tess Grainger sont deux «mères-scientifiques» qui ont créé une base de données sur les politiques en matière de congé parental dans les établissements d’enseignement supérieur aux États-Unis et au Canada. Les deux scientifiques veulent «mettre en évidence les différences entre les congés payés disponibles à tous les stades de la carrière, qu’il s’agisse d’étudiants diplômés, de boursiers postdoctoraux, d’employés ou d’enseignants».
Si les deux scientifiques ont pu facilement accéder à une base de données sur les politiques en matière de congé parental «pour les membres du corps enseignant ayant obtenu leur titularisation dans des établissements universitaires aux États-Unis et au Canada […], [elles ont] été surprises de constater qu’il n’existait pas de moyen facile de consulter et de comparer les politiques en matière de congé entre les établissements d’enseignement. [Elles étaient] toutes les deux convaincues que les informations sur le congé parental devaient être facilement accessibles aux personnes qui décident de poursuivre leurs études ou de postuler à des postes universitaires». L’analyse de Madame Gorton et de Madame Grainger montre que les différences majeures entre les congés parentales résident dans le pays et dans la durée.
- conditions de travail
- conciliation carrière académique – famille
- rôle des universités
- profil – universités
Erasmus+ : Bruxelles demande un remboursement de 30’000 euros
La Commission européenne exige le remboursement d’un fonds de 30’000 euros environ, qui avait été accordé à l’organisation de la jeunesse d’Ismailaga Yavuz Sultan Selim par le biais du programme Erasmus+. Ismailaga est un «groupement poursuivant des objectifs anticonstitutionnels» qui a fait l’objet de plusieurs rapports de la part du gouvernement allemand par le passé.
Leurs valeurs n’étant pas en accord avec celles de l’UE, la «Commission a déjà suspendu les paiements pour le projet (de Yavuz Sutlan Selim, ndlr) et a entamé des procédures pour récupérer les fonds versés».
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 14 août 2023
11Août2023
Politique des hautes écoles
Harcèlement sexuel en milieu académique : trois portraits
Trois femmes témoignent auprès de swissinfo.ch, revenant sur le harcèlement sexuel qu’elles ont subi au sein d’universités suisses et de leur implication dans la lutte contre le sexisme. Entre arts martiaux, prévention, associations, empowerment et sensibilisation auprès des institutions, elles couvrent de nombreux fronts afin de faire évoluer les mentalités.
Une vitrine qui ne passe pas à Lausanne
L’Association des Etudiant.e.s Afro-descendant.e.s de l’Université de Lausanne a dénoncé auprès du Blick la vitrine d’un magasin lausannois jugée raciste : deux mannequins peints en noir étaient tenus en laisse par une mannequin peinte en blanc. La propriétaire s’excuse, exposant le contexte, mais le président de l’association estime que cela ne suffit pas. N’affirmant pas qu’il poursuivra la boutique en justice, il évoque par contre qu’il «se réserve le droit de le faire.»
Intelligence artificielle : le secondaire se positionne
Les syndicats se sont entendus sur le fait que l’intelligence artificielle ne sera pas interdite dans les écoles. Des formations vont être mises en place avant la rentrée pour les enseignant∙es afin de les former à ChatGPT. Le but est de leur présenter les aspects positifs du chat bot et leur permettre de repérer plus facilement les cas de tricherie.
- transformation numérique
- enseignement – informatique
- enseignement – méthodes et outils
- ChatGPT
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 août 2023
10Août2023
Politique des hautes écoles
Pénurie de médecins : favoriser le modèle des EPF ?
Un article publié sur Agefi.com tire le bilan sur la pénurie de médecins qui a lieu dans le pays. Mentionnant les multiples avertissements du corps médical et l’échec du numerus clausus dans les universités, l’auteur argue que ce sont les coûts liés à la formation qui épuisent les cantons qui possèdent des universités avec une faculté de médecine. Sa solution pour les soulager serait, comme pour les études en ingénierie, que la Confédération prenne intégralement le financement de ces facultés en charge. «Sinon on en restera toujours à des solutions boiteuses, contradictoires et inefficaces» écrit-il.
La «crise de reproductibilité» est étendue à tous les domaines scientifiques?
Dans un article publié par la NZZ le 26.07.2023, Mathias Binswanger, Professeur d’économie politique à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse, conclut qu’il y a des «failles» dans les sciences comportementales en raison d’une «crise de reproductibilité». Néanmoins, selon Servan Grüninger, biostatisticien de l‘Université de Zurich (UZH), cette explication pourrait se retourner contre le professeur puisque «les débats sur la reproductibilité des résultats de la recherche ne concernent pas seulement la psychologie, mais un certain nombre de disciplines scientifiques, dont les sciences économiques». Une étude menée pour tester la reproductibilité des publications scientifiques du domaine économique montre que seulement le 38% de ces dernières pouvait être reproduites.
Les jeunes UDC contre la participation de la HSG et de la PHSG à la St. Gallen Pride
L’Université de Saint-Gall (HSG) et la Haute école pédagogique de Saint-Gall (PHSG) participent à la St. Gallen Pride, «qui aura lieu pour la première fois samedi prochain». Le parti des jeunes UDC se dit contre et y voit une menace contre «la neutralité des institutions». La jeune vice-Présidente des sections des Grisons, Saint-Gall, Säntis et Thurgovie affirme que c’est «inacceptable […] que deux universités d’État de Suisse orientale participent à cette occasion» et «les invitent […] à [y] renoncer». Pour le parti des jeunes UDC il est surtout inacceptable que la PHSG, qui forme les enseignant·es, prenne part à la Pride, car«l’éducation doit être politiquement neutre et ne doit pas influencer les enfants».
Gieri-Flurin Darms, Président du parti des jeunes UDC, pense qu’il y a un «endoctrinement» dans les écoles, et cite l’exemple de l’école cantonale de Bündner (BKS) «où les élèves seraient moins bien notés s’ils n’utilisent pas l’écriture inclusive.»
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À la chasse aux mauvais∙es scientifiques
Dorothy Bishop, Professeure en psychologie à Oxford aujourd’hui à la retraite, est devenue une «détective de la mauvaise science». Un chercheur américain responsable d’une revue scientifique avait cité son nom en 2014 dans un article, comme si elle avait fait partie du comité éditorial, alors qu’il n’en était rien. Depuis, en association avec d’autres chercheur∙euses européen∙nes, elle cherche à limiter ces comportements.
Les mauvaises pratiques sont multiples : autocitation, accélération du processus de publication au détriment de la qualité, articles avec des prête-noms et des données falsifiées fabriquées à la chaîne (paper mills)… Déplorant le manque de réactivité des éditeurs scientifiques, Dorothy Bishop milite également pour la création d’un «instance indépendante pour étudier les signalements d’inconduite avec des experts en analyse d’images et de données.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 août 2023
9Août2023
Politique des hautes écoles
La gestion de la restauration à l’Université de Bâle reste dans les mains du SV Group
Depuis quelques années, la gestion des restaurants universitaires et des cafétérias de l’Université de Bâle a bougé plusieurs fois entre le SV Group et le petit groupe de restauration ZFV. Finalement, malgré la pandémie qui a «contraint» le SV Group à «abandonner peu à peu» les sites de l’Université de Bâle, c’est lui qui va reprendre la gestion de la restauration et des cafétérias. Matthias Geering, porte-parole de l’Université de Bâle, explique que «[l]’offre de SV Group mise sur la durabilité et l’individualisation des concepts de restauration».
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Triple collaboration entre ville, hôpital et EPF
L’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) participe au projet pilote ‘Do Tank Aargau’, se joignant à la ville de Baden (Argovie) et l’hôpital cantonal afin de favoriser le développement des «entreprises du secteur médical et des technologies de la santé [qui] marquent l’économie de la région.» Il s’agit d’une «coopération unique en Suisse sous cette forme» affirme le Badener Tagblatt.
Il est prévu que trois chaires s’installent sur le campus santé de l’hôpital, afin que l’économie locale «profite ainsi de la force d’innovation et du savoir-faire de l’EPFZ. Parallèlement, cette collaboration renforce l’attractivité du site de Baden pour les entreprises et les start-ups du secteur de la santé» a fait savoir la ville de Baden dans un communiqué de presse.
«L’accès aux universités zurichoises est très compliqué pour les réfugiés»
Dans un postulat, Monika Wicki, Conseillère cantonale PS, et les cosignataires issus du Parti vert’libéral, de l’Alternative Liste et des Verts demandent au Conseil d’État zurichois d’élaborer un projet de loi pour résoudre l’hétérogéneité au sein des universités concernant l’accès aux études des personnes réfugiées et des mesures mises en place pour promouvoir l’inclusion des requérant·es d’asile. «En effet, dans le canton de Zurich, l’organisation de la politique universitaire en matière d’intégration des demandeurs d’asile et des personnes en fuite est laissée aux universités et aux hautes écoles spécialisées. Il n’existe pas de législation cantonale. Il en résulte des différences marquées en ce qui concerne l’accès aux études pour les personnes en fuite». Le Conseil d’Etat a néanmoins rejeté l’intervention, «au motif que les personnes en fuite avaient des formations préalables différentes, des connaissances linguistiques et techniques préalables ainsi que des souhaits d’études différents. […] Swissuniversities, […] justifie les différences de traitement, à l’instar du Conseil d’Etat zurichois, en se référant à la «situation initiale individuelle» de chaque haute école. Néanmoins, swissuniversities encourage l’échange entre les hautes écoles sur ce thème».
Concernant les programmes d’intégration des demandeurs d’asile, des grandes différences entre les hautes écoles présentes sur le sol zurichois sont visibles: la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaft (ZHAW) «se limite […] au conseil avant et pendant les études ainsi qu’à l’aide à l’inscription et à l’organisation de la révision des modules», alors que l’université de Zurich «propose un programme étendu par rapport aux autres hautes écoles».
- réfugié·e·s
- rôle des universités
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- collaboration hautes écoles – politique
- accès aux études
Nombre d’inscriptions record pour la HEP des Grisons
Au cours du mois de juin, la Haute école pédagogique des Grisons a enregistré 245 inscriptions, 35% de plus qu’en 2022, et un boom d’inscriptions a également été observé à Lucerne. Aucun des deux cantons ne semblent souffrir de la pénurie d’enseignant∙es qui touche le reste du pays.
Surpris par le phénomène, le recteur de la HEP grisonne Gian-Paolo Crucio s’en réjouit, mais pense également aux coûts que cela va engendrer. «Plus d’étudiants signifie plus de groupes, plus de personnel et d’infrastructures.» Un∙e étudiant∙e coûtant en moyenne 30’000 CHF, la HEP va devoir trouver une solution avec le canton et annuler certains projets et formations continues durant l’année à venir. Gian-Paolo Crucio «souligne toutefois que «le nombre d’inscriptions est généralement plus élevé que le nombre effectif d’étudiants au début de la première année d’études». Cela s’explique par le non-respect des conditions d’admission ou par des inscriptions multiples dans différentes hautes écoles.»
- formation – enseignant·e·s
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- accès aux études
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 août 2023
8Août2023
Politique des hautes écoles
L’idée d’un professeur de l’Université de Lucerne «trouve un écho à l’ONU»
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, «s’est prononcé en faveur de la création d’une autorité de régulation [de l’intelligence artificielle]. Il a cité l’Agence internationale de l’énergie atomique comme modèle». C’était le Professeur d’éthique et Directeur de l’Institut d’éthique sociale ISE à l’Université de Lucerne, Peter G. Kirchschläger, qui avait appelé «à réglementer l’intelligence artificielle comme les armes nucléaires» il y a deux ans. «Depuis novembre 2022, il mène des discussions à ce sujet avec la direction de l’ONU, et depuis décembre également avec le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. L’objectif serait de créer une agence internationale pour les systèmes basés sur les données (IDA), qui ferait office d’autorité mondiale de surveillance et d’autorisation […]. Selon ses propres dires, Kirchschläger restera encore impliqué dans l’élaboration de l’IDA. Il y a quelques semaines, il a présenté les résultats de ses recherches sur l’éthique de l’IA lors d’une table ronde organisée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève et a reçu un accueil très favorable».
L’EPFZ ne révèle aucune information concernant les étudiant·es iranien·nes
Après les nombreuses discussions à propos du transfert de connaissances de la part des étudiant·es chinois·es vers la Chine, maintenant l’attention se porte sur «ce que les étudiant·es iranien·nes apprennent [dans les hautes écoles suisses]». L’Institut Paul Scherrer (PSI) explique qu’il accueille 8 étudiant·es et chercheur·es et que «[l]eurs recherches se concentrent sur la chimie, la physique et l’imagerie […], dans le domaine de la simulation et de la modélisation (de systèmes d’accélérateurs) ainsi que sur la biologie et la médecine […]». En Suisse il n’y aurait pas «autant d’Iraniens immatriculés qu’à l’ETH de Zurich : 100 personnes», mais l’auteur de l’article ajoute que l’EPFZ «ne veut pas donner d’informations sur ce que les étudiants iraniens apprennent. La protection de la personnalité l’emporte sur l’intérêt de la sécurité publique».
«L’éloge de la simulation dans les formations en santé»
Dans le domaine de la santé, les mannequins sont indispensables pour la formation. Pouvant respirer, transpirer, ou même saigner, ils permettent de pallier le manque de places de stages. Toutefois, «une première fois avec un «vrai» patient reste toujours une première fois» expliquent Séverine Rey, maître d’enseignement et Céline Schnegg, adjointe scientifique.
Pourtant, de manière assez paradoxale il semblerait que plus le mannequin a l’air réel, plus il a tendance à créer un sentiment de malaise chez les étudiant∙es.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 août 2023
7Août2023
Politique des hautes écoles
Accéder aux bancs des universités en passant par la case football
Les frais d’étude aux Etats-Unis étant très élevés, certains parents utilisent le football (soccer) comme parade. Investissant parfois plus de mille dollars pour une inscriptions dans un club, les parents espèrent que leurs enfants pourront décrocher une bourse et faire des études gratuitement.
Malheureusement, ce système de pay-to-play (payer pour jouer) semble favoriser les disparités. «Ce modèle donne aux classes moyenne et moyenne supérieure des opportunités que beaucoup d’autres familles ne peuvent pas avoir» explique Lindsay Bloom, entraineuse sportive. «L’accès au coaching et aux compétitions est corrélé à l’endroit où vivent les enfants.» Enfants qui, plus tard, auront moins de chance d’obtenir une bourse pour l’université.
Ce phénomène touche majoritairement les filles. La loi Title IX, votée en 1972, a interdit «toute discrimination sur la base du sexe dans les universités, celles-ci devaient désormais offrir le même nombre de bourses aux garçons et aux filles.» Par la suite, «[le] soccer en profita, parce que le nombre élevé de joueurs nécessaires par équipe permet de remplir les quotas, qu’il réclame peu d’infrastructures et représente un équivalent féminin au trop viril football américain.»
L’Ecole 42 : quelques chiffres
Dans une interview donnée au 24 Heures, le directeur de l’Ecole 42 Christophe Wagnière revient sur la création de son école, qui ne compte aucun∙e professeur∙e ou diplôme décerné. 321 élèves font partie du cursus et 100 stages sont en cours. La moyenne d’âge est de 28 ans, 80% des participant∙es étant en reconversion.
La reconnaissance du Canton «n’est pas une priorité.» Se reposant sur ses partenaires, des entreprises telles que Swisscom, Infomaniak, Qoqa, ou même la BCV, l’Ecole 42 est à la fois privée et gratuite et, deux ans après sa création, son directeur n’a pas l’intention de changer de modèle. «Nous sommes différents et complémentaires. Nous voulons offrir une chance à un maximum de personnes de faire cette formation» déclare-t-il.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 août 2023
4Août2023
Politique des hautes écoles
L’UniGe est-elle vraiment responsable des agissements d’une ancienne étudiante ?
Dans une interview, Céline Amaudruz (UDC) critique ouvertement Mathilde Mottet (PS) pour son comportement, à savoir la photo d’un doigt d’honneur devant un drapeau suisse datant du 1er août. La vice-présidente de l’UDC s’en prend au passage à l’Université de Genève, où la jeune militante avait fait ses études, estimant que l’institution a failli dans son «rôle d’éducation».
Mme Amaudruz argue que le climat de l’institution favorise ce genre de comportement et que «le wokisme prédomine». «Je suis pour la liberté de penser de chacun. Mais l’université doit rendre des comptes puisqu’elle reçoit de l’argent public» mentionne-t-elle, évoquant l’attitude du rectorat à la suite à l’agression qu’elle a elle-même subie lors d’un débat tenu au sein de l’UniGe en décembre 2022.
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Deux projets pour le partage des données dans la recherche
Whyqd est un service développé par Gavin Chait, consultant et data scientist de Whythawk. Son outil permet de «[faciliter] la conversion de données non interopérables en format lisible par les machines en s’appuyant sur un protocole bien défini qui garantit la cohérence et la fiabilité des données», sans avoir besoin de s’y connaître en programmation. Whyqd a été créé pour «simplifier et formaliser le processus de transformation et de validation des données sources, en le rendant plus efficace et en garantissant des résultats impartiaux» explique le scientifique.
Gavin Chait voudrait encourager le partage et la collaboration dans le monde de la recherche, ainsi que sensibiliser le corps estudiantin à la conservation des données. Il travaille notamment avec la Research Data Alliance, «une plateforme mondiale de données ouvertes».
À la Gdańsk University of Technology Library de Pologne, Magdalena Szuflita-Żurawska, mène quant à elle un projet interdisciplinaire sur le partage de données. À travers une enquête et des entretiens, elle explore «la manière dont les chercheur∙euses des différentes disciplines partagent les données, les défis rencontrés et les exigences en matière de normes, de vocabulaire et d’outils techniques.» Recensant les principales difficultés et les best practices, Szuflita-Żurawska «[insiste] sur le fait que les règles et réglementations en matière de droits d’auteur, par exemple, varient d’un pays à l’autre» et que cela doit bien être pris en compte lors de collaborations internationales.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 août 2023
3Août2023
Politique des hautes écoles
Lucerne : plus d’argent pour la formation en milieu hospitalier
Les coûts pour la formation continue des médecins dans le milieu hospitalier augmentant chaque année, le gouvernement lucernois demande au Grand Conseil d’approuver un crédit spécial de 5 millions pour améliorer les conditions de travail. «L’année prochaine, les coûts effectifs de ces prestations de formation postgrade des hôpitaux répertoriés seront nettement plus élevés que les contributions versées par le canton dans le passé, écrit le gouvernement dans un communiqué de presse de mardi.» Cette décision est jugée insuffisante par le PS, qui estime qu’il reste encore un déficit à hauteur de 7 millions de francs.
«L’évaluation de la recherche au Royaume-Uni fait l’objet d’une réforme, mais les changements manquent leur cible»
Au Royaume-Uni, une réforme a été entamée dans le système d’évaluation utilisé pour déterminer le financement de la recherche universitaire (Research Excellence Framework – REF), «[prévoyant] de passer de la performance individuelle à la performance institutionnelle». Cette réforme «[s’appuie] sur les conclusions du Future Research Assessment Programme (FRAP), un programme de recherche et d’évaluation des organismes de financement britanniques», et particulièrement sur «un rapport rédigé par un groupe de conseillers internationaux». Dans ce rapport on reconnait que le REF «peut fausser la culture de la recherche par des incitations perverses telles qu’une dépendance excessive à l’égard des mesures de publication pour évaluer la valeur d’un chercheur». Adoptées par le FRAP, les recommandations des conseillères et conseillers internationaux sont «[…] d’augmenter la contribution au score REF global des mesures qui reconnaissent la qualité du soutien apporté par une institution à la recherche, et de diminuer la pondération des résultats de la recherche conventionnelle».
Les trois auteur·es de cet article (Richard Watermeyer, Gemma Derrick et Kate Sang) sont chercheur·es en éducation et s’expriment sur la réforme du REF. Ces dernier·ères pensent que ces recommandations «pourraient entraîner une nouvelle dégradation de la culture de la recherche dans les établissements d’enseignement supérieur britanniques, [et que] les décideurs politiques font preuve de naïveté à la fois vis-à-vis des réalités de la culture de la recherche au Royaume-Uni et du risque de causer plus de problèmes qu’ils n’en résolvent». Selon ces trois chercheur·es, bien que «les conseillers [appellent] à «déplacer le fardeau de l’individu vers l’institution» […], [d]ans la pratique, […] il est impossible d’éviter la contribution d’un individu à la recherche au cours des préparatifs d’une université pour le REF».
De plus, bien que la volonté soit de le rendre «plus inclusif», le fait que dans REF 2028, «il n’y aura pas de nombre maximum ou minimum de résultats de recherche liés à un chercheur individuel, à condition qu’une moyenne soit atteinte dans un domaine» amènera les universités «à être hyper-sélectives, se concentrant sur les membres du personnel qui produisent la recherche la plus «REF-able»». Finalement, «la recommandation des conseillers selon laquelle il ne faut pas accorder une «importance excessive» au REF dans l’évaluation du personnel ou l’étalonnage des performances par rapport à d’autres institutions» ne tient pas compte du fait que le REF soit utilisé comme critère dans le classement de l’enseignement supérieur. Les auteur·es pensent donc que «les règles du REF sont élaborées par des personnes qui sont de plus en plus éloignées des conditions de travail vécues par le chercheur moyen».
L’EPFZ privilégie la langue anglaise
À l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) «[l]es cours […] ne sont presque plus dispensés qu’en anglais […]. Dès le prochain semestre d’automne, 342 cours de master seront dispensés en anglais et 7 en allemand». En 2010 l’EPFZ écrivait dans une directive que «[l]es études de master doivent être ouvertes à l’international. Pour cette raison, la langue d’enseignement doit être autant que possible l’anglais». En effet, les cours en anglais «attirent les étudiants et les professeurs étrangers». L’EPFZ utilise l’«instrument» de la langue pour «figurer en tête [des classements universitaires]».
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- profil – EPF
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 août 2023
2Août2023
Politique des hautes écoles
Selon un professeur de l’UZH la Suisse ne doit plus accepter les boursières et boursiers du China Scholarship Council
Professeur à l’Université de Zurich (UZH), Beat Hotz-Hart s’exprime sur la thématique des étudiant·es chinois·es qui obtiennent une bourse de la part de la China Scholarship Council (CSC) pour étudier à l’étranger. Le CSC étant «[dépendant] du ministère chinois de l’éducation et donc du Parti communiste chinois (PCC) […], [la] politique du CSC montre la manière dont le PCC gère ses étudiants et sa relève universitaire, via une surveillance stricte et un grand contrôle social associés à la délation et au clanisme. Ainsi, la liberté d’expression est pratiquement impossible pour les étudiants chinois».
Cela préoccupe de nombreuses universités dans le monde, et a amené les universités d’Uppsala et de Lund à «[interrompre] leur collaboration avec le CSC et [à suspendre] l’Institut Karolinska». Au vu de cette situation Monsieur Hotz-Hart est de l’avis qu’ «[il] serait cohérent de ne plus accepter de boursiers du CSC dans ces conditions et d’en communiquer expressément les raisons au CSC». Il ajoute que «[les] universités suisses ne sont pas dépendantes des revenus des étudiants étrangers comme beaucoup d’autres, par exemple en Suède, en Grande-Bretagne ou en Australie. Elles peuvent renoncer sans nécessité à des boursiers du CSC». En effet, les étudiant·es chinois·es qui étudient dans les universités étrangères étaient 700’000 en 2019, dont seulement 3’519 en Suisse.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 août 2023
31Juil2023
Politique des hautes écoles
«Universités : Ces étudiants chinois «espions» qui inquiètent Berlin»
Le 14 juillet l’Allemagne a publié le sa nouvelle stratégie à l’égard de la Chine avec le but de freiner la recherche à des fins militaires. La ministre allemande de l’Éducation, Bettina Stark-Watzinger, «a appelé à la vigilance face aux risques d’espionnage scientifique par des étudiant·es chinois·es détenteurs·trices de bourses d’État dans les universités allemandes […], [et] elle a salué la décision de l’université Friedrich-Alexander (FAU) d’Erlangen, en Bavière, qui, depuis le 1er juin, n’accepte plus de boursiers financés uniquement par le Conseil des bourses d’études de Chine («China Scholarship Council», CSC), un organisme public». En effet, des recherches diffusées par le service international de diffusion Deutsche Welle et la plateforme d’investigation Correctiv, avaient mis en lumière le fait que «les détenteurs de telles bourses doivent s’engager par contrat à être loyaux envers l’État chinois. Ceux qui ne respectent pas ces conditions doivent craindre des conséquences juridiques […]». La FAU a donc pris sa décision en estimant que «la liberté d’opinion et la liberté scientifique ancrées dans la loi fondamentale allemande ne peuvent pas être pleinement exercées par les boursiers du CSC en raison des conditions d’octroi des bourses et qu’il existe en outre un risque accru d’espionnage scientifique», explique Madame Stark-Watzinger.
«Une offre d’emploi jugée raciste sème l’émoi à l’Université de Genève»
Le 26 juillet une offre d’emploi jugée raciste a été publiée sur la plateforme officielle de l’Université de Genève (UNIGE). Il s’agit d’une annonce de travail publiée sur la plateforme «Emplois étudiants» où on pouvait lire qu’un «homme âgé cherche une personne «africaine» pour lui faire son déjeuner une fois par semaine». Jean-David Pantet Tshibamba, Président de l’Association des Etudiant·es Afro-descendant·es, explique que ce qui est problématique c’est la mention explicite «des critères ethniques comme base de sélection» et il «évoque la piste d’une offre à caractère sexuel déguisée […], [puisque] même si l’annonce était formulée au langage épicène, ce monsieur disait au téléphone chercher spécifiquement «une femme africaine»». Quant au rôle que l’UNIGE aurait dans cette affaire, Jean-David Pantet Tshibamba affirme que «bien que cette offre d’emploi émane d’un particulier, l’Université de Genève l’a validée, rédigée, et publiée avant de la retirer à la suite de plaintes».
Antoine Guenot, attaché de presse de l’UNIGE, explique que «[la] publication [de l’offre d’emploi] est le résultat d’une erreur d’appréciation et de formulation qu'[ils regrettent] vivement», et que l’annonce a été retirée puisqu’elle est «totalement contraire aux valeurs de l’université». Monsieur Guenot précise que «l’employeur en question «a rencontré des difficultés lors de la création de son annonce». Il aurait donc souhaité la dicter oralement. «C’est lors de cette étape que son souhait a été mal formulé: selon nos informations, cette personne âgée souhaitait échanger avec une personne originaire d’un pays d’Afrique sur cette thématique, car elle aurait beaucoup voyagé sur ce continent […]. Ce souhait n’a pas semblé problématique, mais il aurait fallu en préciser la raison, car c’est l’absence de cet élément qui confère à l’annonce son caractère très problématique»». Des mesures ont déjà été prises à l’UNIGE: «[d]es doubles validations seront effectuées pour les annonces présentant un caractère potentiellement sensible […]. Les processus de validation seront également révisés dans leur ensemble, avec notamment la collaboration du Service égalité & diversité de l’université.»
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- égalité – origine sociale
«Au Royaume-Uni, les universités misent sur les extra-Européens»
Dans les universités britanniques, «[l]e nombre d’étudiant·es étranger·es […] a crû de 54% depuis 2016-2017». Sa composition a également subi un changement: en effet, 82% des étudiant·es universitaires au Royaume-Uni provient des pays extra-européens, alors que le nombre des étudiant·es provenant de l’Europe «a été divisé par deux». Nick Hillman, qui dirige le think tank Higher Education Policy Institute, explique que ce changement s’est produit puisque «[d]epuis le Brexit, les jeunes Européens n’ont plus accès aux frais universitaires à tarif réduit octroyés à leurs pairs britanniques». Mark Corver, fondateur de DataHE, une firme spécialisée dans la collecte de données sur l’éducation, explique que l’apport des étudiant·es provenant des pays extra-européens est «devenu crucial» du moment où leurs frais d’études résultent être le double par rapport à ceux des étudiant·es britanniques. Monsieur Hillmann raconte que «[c]ertaines universités ont annoncé qu’elles allaient geler le nombre d’étudiants britanniques qu’elles acceptent pour privilégier leurs pairs étrangers», ce qui a provoqué de la colère. D’autre part, les étudiant·es extra-européens se plaignent aussi de leur situation: Amit Tiwari, Président de l’Association des étudiant·es indien·nes au Royaume-Uni, explique que le coût élevé de la vie, la difficulté à trouver un emploi après les études, le maintien des cours en ligne et les grèves du personnel universitaire provoque un mécontentement au sein des étudiant·es.
- employabilité des diplômé·e·s
- rôle des universités
- profil – universités
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- enseignement – en ligne
- politique – Grande-Bretagne
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 juillet 2023
28Juil2023
Politique des hautes écoles
«Le Royaume-Uni doit accueillir les chercheurs internationaux pour prospérer»
Les universités d’Angleterre tirent la sonnette d’alarme : les chercheurs∙euses invités∙es ont des difficultés à obtenir des visas pour tenir des conférences ou recevoir des prix sur le sol britannique.
Selon un rapport de la Royal Society, «sur les dix pays classés comme nations scientifiques de premier plan par Nature Index 2022 pour lesquels des données sont disponibles, le Royaume-Uni arrive en troisième position, après la Suède et la France, pour le rejet des demandes de visas d’affaires. En 2022, les dix pays dont la plus grande proportion de personnes s’est vu refuser un visa de visiteur standard – qui permet aux individus de venir au Royaume-Uni pour une durée maximale de six mois pour affaires ou études – étaient tous situés en Afrique. Plus de 50 % des demandeurs originaires de ces pays ont vu leur demande rejetée.»
La Royal Society en appelle au gouvernement britannique pour plus d’équité, par exemple avec la création d’un visa à court-terme, une bonne coopération internationale entre scientifiques étant essentielle au pays.
- mobilité scientifique
- collaboration hautes écoles – politique
- égalité – origine nationale
- politique – Grande-Bretagne
Intelligence artificielle et «créativité» pour entrer à l’université
Björn Kernspeckt, un professeur à l’université Wismar (Allemagne), a réalisé un test pour éprouver les capacités créatives de ChatGPT et Midjourney afin de savoir si l’IA pourrait réussir le test d’aptitude de deux filières : design de communication et médias et architecture d’intérieur. Il a créé un étudiant fictif et le dossier de candidature de son avatar a passé la première étape. Néanmoins, une fois la supercherie révélée, le doyen et le personnel sont immédiatement parvenus à identifier l’intrus. Il a été jugé «beaucoup plus parfait que les autres» et il semblait aussi «plus lisse et plus impersonnel».