«Dès le 1er janvier 2027, UniDistance Suisse deviendra membre associé de la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO). Cette association offrira à ses doctorant·e·s et chercheur·euse·s un accès élargi à des formations doctorales, à des réseaux scientifiques et à de nouvelles opportunités de collaboration à l’échelle de la Suisse occidentale. Elle permettra également à l’institution de contribuer plus activement au développement de la relève académique et des échanges scientifiques interdisciplinaires.»
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Sujet: collaboration entre hautes écoles
«L’Université de Lausanne bénéficiera d’un soutien financer de l’agence nationale Movetia durant les deux prochaines années afin de poursuivre son implication au sein de l’Alliance universitaire européenne CIVIS. […] Grâce au soutien conjoint de l’Union européenne et de Movetia, l’Unil poursuit ainsi son engagement au sein de CIVIS et contribue activement à la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche plus intégré, plus innovant et plus ouvert sur la société.»
Le nombre de projets de recherche et développement collaboratifs soutenus par l’UE a fortement diminué entre «Horizon 2020» et «Horizon Europe», selon les chiffres du tableau de bord des résultats de la Commission européenne. Bien que ces statistiques ne couvrent que les deux premiers tiers du programme « Horizon Europe », une tendance claire se dessine déjà.
Au titre du pilier 2 d’Horizon Europe, qui couvre les collaborations de recherche entre les secteurs public et privé, l’UE a jusqu’à présent octroyé 32,9 milliards d’euros à 5 271 projets, dont ont bénéficié 25 833 organisations.
Dans le cadre de l’équivalent du pilier 2 au sein d’Horizon 2020, qui combinait les volets « leadership industriel » et « défis sociétaux » du programme, 39,2 milliards d’euros ont été alloués à 13 580 projets, au bénéfice de 35 118 organisations.
De nouveaux instruments viennent consolider la collaboration scientifique entre la Suisse et l’Inde. Ceux-ci visent à soutenir de manière plus ciblée des partenariats prometteurs et leur offrir une perspective à long terme.
EXPLORE inaugurera le nouveau programme-cadre et sera lancé en novembre 2026. Cet instrument permettra à des consortiums indo-suisses d’explorer des idées de projets communs et de préparer des demandes de financement sur une période pouvant aller jusqu’à douze mois. Renforçant l’exploration d’idées de recherche, la mobilité et la coopération scientifique à long terme.
«Les quatre établissements de recherche du Domaine des EPF collaboreront encore plus étroitement sous un toit commun. Ils renforceront leur coordination et leur collaboration dans le cadre de programmes de recherche stratégiques transversaux et regrouperont progressivement leurs services de support. Ils conserveront dans ce contexte leurs noms et leurs axes prioritaires déjà bien établis. A l’occasion de sa séance des 23 et 24 septembre, le Conseil des EPF a validé cette structure, qui permettra de consolider le Domaine des EPF et de poursuivre son développement. Il a également nommé un nouveau membre à la direction de l’EPFL et un à la direction de l’Eawag.»
Au début juillet 2025, un étudiant en philosophie de l’Université de Fribourg a monté de toute pièce un «accord de recherche ultra-secret» de l’Université de Fribourg avec l’Université israélienne Ariel.
L’étudiant a élaboré un faux document à partir d’un modèle de l’université et a falsifié les signatures de la rectrice Katharina Fromm et du président de l’université israélienne. Il voulait, selon ses dires, alerter ses condisciples sur les fakenews. L’acte a mené à la condamnation de l’étudiant.
Le «Joint Medical Master», le master de médecine de Saint-Gall, a vu le jour en 2020. Mais cette structure complexe, fruit d’une collaboration entre l’Université de Zurich (UZH), l’hôpital cantonal de Saint-Gall et l’université de Saint-Gall (HSG), n’a fait ses preuves que partiellement. Dans le cadre du projet «Med500+», les études de médecine doivent faire l’objet d’une réforme en profondeur et le nombre de places doit passer de 430 à 700 pour 2030. Et cette structure s’appellerait alors «Campus médical de l’UZH en Suisse orientale», alliant enseignement, formation clinique et recherche sur le site de Saint-Gall. L’Université de Saint-Gall n’en fait plus partie.
Les deux principaux instituts de recherche du Groenland, l’Institut groenlandais des ressources naturelles et l’Université du Groenland, ont suspendu le lancement de nouveaux projets avec les scientifiques américains.« La raison en est l’évolution de la situation politique entre les États-Unis et le Kalaallit Nunaat [Groenland], ainsi que l’incertitude engendrée par l’intérêt américain pour le Kalaallit Nunaat », a déclaré la rectrice de l’Université du Groenland, Mari Kleist.
Plusieurs risques majeurs ont également été pointés du doigt par la directrice de l’Institut de ressources naturelles, Josephine Nymand, comme la souveraineté des données numériques ou l’espionnage des réseaux sociaux des scientifiques voyageant outre-Atlantique.
Les scientifiques et directeur·ices de recherche en Europe, Tore Furevik et Camillia Kiss déclarent : « Pour l’Europe, cela signifie que la connaissance de l’Arctique n’est plus seulement une préoccupation scientifique. C’est également une question de préparation, de sécurité et de résilience économique et sociétale. » Ils insistent également sur la nécessité de disposer d’infrastructures, comme le High Arctic Ocean Observing System, pour surveiller l’océan sous la glace tout au long de l’année.
A l’Université de Genève, «Le Service de soutien à la recherche organise des séances d’information sur le contrôle à l’exportation qui touche le transfert de biens, de technologies et de connaissances ainsi que les collaborations avec des partenaires sous sanctions internationales. […] Ces mesures visent, en Suisse du moins, à prévenir les activités criminelles (prolifération d’armes, terrorisme, violations des droits humains…).»
La Suisse souhaite renforcer la coopération scientifique avec l’Afrique. Une réunion d’ambassadeurs de haut niveau à Berne a permis de mettre en lumière les moyens nécessaires à cette fin.
Hugues Abriel, vice-recteur pour la recherche et l’innovation de l’Université de Berne avance une proposition très concrète : «Aidez-nous à obtenir des visas, des visas pour les chercheuses et chercheurs !» Dans le cadre de l’«Initiative Afrique», l’Université de Berne entretient des relations de coopération avec plusieurs pays africains.
«Désormais principal fer de lance de l’innovation technologique, l’empire du Milieu s’est rendu incontournable, avec des laboratoires de recherche bien mieux dotés financièrement que les laboratoires français. Selon le ministère des affaires étrangères, la coopération universitaire entre la France et la Chine se matérialise par plus de 350 accords actifs (échanges, doubles diplômes…) et des flux soutenus de mobilité étudiante.» Le directeur de la stratégie et de la transformation de la Centrale Supélec, [Grande école d’ingénieurs française publique de l’université Paris-Saclay], Vincent Jolys, estime: «Il est important qu’on ne soit pas naïfs, il y a des enjeux de souveraineté, et chacun protège au mieux ses intérêts, mais le monde scientifique et de la formation reste ouvert.» (Le Monde)
La première « super-université » du Royaume-Uni, issue de la fusion des universités de Greenwich et du Kent, devrait voir le jour en septembre. Le nouveau groupe universitaire de Londres et du Sud-Est, qui portera le nom de LASEUG (London and South East University Group), comptera plus de 50 000 étudiants répartis sur quatre campus à Londres, à Medway et dans le Kent, ce qui en fera le troisième plus grand établissement d’enseignement supérieur du Royaume-Uni.
Les universités continueront de fonctionner comme des entités académiques distinctes et conserveront leurs noms et identités propres. Les étudiant·es fréquenteront l’établissement de leur choix, y suivront leurs études et y obtiendront leur diplôme, mais le personnel des deux universités sera employé par le groupe universitaire.
Et au début de cette année, le King’s College de Londres et l’université de Cranfield ont annoncé leur intention de fusionner en août 2027.
Les universités britanniques sont confrontées à des pressions financières croissantes. L’Office for Students (OfS) – l’organisme de régulation de l’enseignement supérieur en Angleterre – a ainsi averti que 24 établissements risquaient de devenir insolvables et de fermer leurs portes au cours des 12 mois à compter de novembre dernier. Il a également indiqué que 45 % des établissements d’enseignement supérieur pourraient être confrontés à un déficit pour l’exercice 2025-2026.
«Porté par l’Université de Lausanne et l’ETH Zurich, le nouveau pôle de recherche national “Genesis” associe chimistes, géologues et astronomes, biologistes. L’objectif est ambitieux: comprendre comment la matière inanimée devient vivante, sur Terre comme ailleurs.»
«Avec le projet Formation MINT coordonnée en Suisse, les Académies suisses des sciences élaborent, dans le cadre du mandat fédéral « MINT Suisse », les bases d’une stratégie de formation MINT bénéficiant d’un large soutien. L’objectif est de mieux coordonner les initiatives existantes et les approches cantonales de promotion, de renforcer le dialogue entre les écoles, les hautes écoles, les cantons, l’économie, les lieux d’apprentissage extrascolaires et d’autres partenaires, ainsi que de définir des objectifs d’impact communs et des normes de qualité.»
Joël Mesot est revenu sur le classement de l’école dans le top 10 mondial au micro de la RTS. La tradition, la culture d’excellence ainsi que la concurrence entre hautes écoles font, selon lui, rayonner le système suisse.
Il est revenu également sur les défis rencontrés en lien notamment avec la souveraineté numérique, les collaborations avec l’Europe ainsi que l’intérêt de la recherche pour la société.
«Les hautes écoles spécialisées et les hautes écoles pédagogiques forment des professionnels présentant un profil axé sur la pratique. Elles ne proposent dès lors pas de formation doctorale, mais elles ont mis en place des coopérations avec les hautes écoles universitaires à cette fin. Un rapport adopté par le Conseil fédéral le 19 juin 2026 montre que ces coopérations fonctionnent bien dans l’ensemble et offrent aux participants d’excellentes opportunités, malgré quelques difficultés rencontrées.»
L’Université de Genève prend note du cadre réglementaire chinois concernant la protection des données personnelles (PIPL) et la sécurité des données considérées comme importantes ou essentielles pour la nation (Loi sur la sécurité nationale de la République populaire de Chine).
«Dans le cas d’importation de données depuis la Chine ou l’élaboration de projets de recherche bilatéraux, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation des autorités chinoises. Les chercheurs-euses peuvent anticiper les difficultés éventuelles en évaluant les risques liés aux données dès la phase de conception du projet, notamment en identifiant soigneusement les types de données, les flux de données prévus et leur classification éventuelle en vertu de la législation chinoise. […]
Afin d’orienter ses chercheurs-euses, l’Université de Genève a établi des recommandations dédiées à la collaboration scientifique avec la Chine, ainsi qu’un questionnaire d’auto-évaluation sur une base volontaire» et une séance d’information concernant également les contrôles d’exportation, les embargos et les sanctions («Check before you collaborate»).
Les responsables des subventions de deux des plus grands organismes de financement de la recherche scientifique du gouvernement américain ont récemment imposé des restrictions sans précédent à la capacité des scientifiques américains à publier des articles en collaboration avec des coauteurs d’autres pays.
Ni le National Institutes of Health (NIH) ni la NASA ont publié de nouvelles directives officielles décrivant ces exigences. Au lieu de cela, les responsables informent les bénéficiaires individuellement, ce qui sème la confusion et suscite l’inquiétude chez les chercheurs.
À Bruxelles, la Commission européenne et les député·es européen·nes s’affrontent sur la question de savoir dans quelle mesure les domaines de recherche seront intégrés à un instrument beaucoup plus vaste, le Fonds européen pour la compétitivité (FEC), dont le montant est estimé à 409 milliards d’euros.
De plus, le Conseil de l’UE semble soutenir tous les aspects des alliances universitaires, ce qui « revêt une grande importance politique », a déclaré Nicole Birkle, secrétaire générale de l’Alliance Forthem.
Il existe actuellement 73 alliances d’universités européennes, qui regroupent près de 650 établissements d’enseignement supérieur. Elles sont financées par Erasmus+, mais des liens avec d’autres programmes pourraient leur permettre de développer davantage leurs activités de recherche, d’innovation et de valorisation des connaissances.
«Avec 375 votes pour le soutien du boycott académique et 44 votes contre, les étudiant·es [de l’association étudiante Unipoly] ont manifestement été convaincu·es par la nécessité de mettre fin au lien entre leur école et ses partenaires académiques en Israël. […] Reste à voir si la direction de l’EPFL entendra les revendications maintenant portées par son principal interlocuteur étudiant, celle-ci affichant toujours un refus systématique de revoir ses collaborations avec Israël.»