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Sujet: collaboration entre hautes écoles

Formation MINT coordonnée en Suisse

«Avec le projet Formation MINT coordonnée en Suisse, les Académies suisses des sciences élaborent, dans le cadre du mandat fédéral « MINT Suisse », les bases d’une stratégie de formation MINT bénéficiant d’un large soutien. L’objectif est de mieux coordonner les initiatives existantes et les approches cantonales de promotion, de renforcer le dialogue entre les écoles, les hautes écoles, les cantons, l’économie, les lieux d’apprentissage extrascolaires et d’autres partenaires, ainsi que de définir des objectifs d’impact communs et des normes de qualité.»

Interview avec Joël Mesot, président de l’EPFZ

Joël Mesot est revenu sur le classement de l’école dans le top 10 mondial au micro de la RTS.  La tradition, la culture d’excellence ainsi que la concurrence entre hautes écoles font, selon lui, rayonner le système suisse.

Il est revenu également sur les défis rencontrés en lien notamment avec la souveraineté numérique, les collaborations avec l’Europe ainsi que l’intérêt de la recherche pour la société.

Formation doctorale : les coopérations entre hautes écoles ont fait leurs preuves

«Les hautes écoles spécialisées et les hautes écoles pédagogiques forment des professionnels présentant un profil axé sur la pratique. Elles ne proposent dès lors pas de formation doctorale, mais elles ont mis en place des coopérations avec les hautes écoles universitaires à cette fin. Un rapport adopté par le Conseil fédéral le 19 juin 2026 montre que ces coopérations fonctionnent bien dans l’ensemble et offrent aux participants d’excellentes opportunités, malgré quelques difficultés rencontrées.»

UNIGE: «Données de recherche et collaboration scientifique avec la Chine»

L’Université de Genève prend note du cadre réglementaire chinois concernant la protection des données personnelles (PIPL) et la sécurité des données considérées comme importantes ou essentielles pour la nation (Loi sur la sécurité nationale de la République populaire de Chine).

«Dans le cas d’importation de données depuis la Chine ou l’élaboration de projets de recherche bilatéraux, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation des autorités chinoises. Les chercheurs-euses peuvent anticiper les difficultés éventuelles en évaluant les risques liés aux données dès la phase de conception du projet, notamment en identifiant soigneusement les types de données, les flux de données prévus et leur classification éventuelle en vertu de la législation chinoise. […]

Afin d’orienter ses chercheurs-euses, l’Université de Genève a établi des recommandations dédiées à la collaboration scientifique avec la Chine, ainsi qu’un questionnaire d’auto-évaluation sur une base volontaire» et une séance d’information concernant également les contrôles d’exportation, les embargos et les sanctions («Check before you collaborate»).

Etats-Unis : nouvelles restrictions concernant la publication d’articles en collaboration avec des scientifiques étrangers

Les responsables des subventions de deux des plus grands organismes de financement de la recherche scientifique du gouvernement américain ont récemment imposé des restrictions sans précédent à la capacité des scientifiques américains à publier des articles en collaboration avec des coauteurs d’autres pays.

Ni le National Institutes of Health (NIH) ni la NASA ont publié de nouvelles directives officielles décrivant ces exigences. Au lieu de cela, les responsables informent les bénéficiaires individuellement, ce qui sème la confusion et suscite l’inquiétude chez les chercheurs.

Les alliances européennes saluent le soutien de l’Europe

À Bruxelles, la Commission européenne et les député·es européen·nes s’affrontent sur la question de savoir dans quelle mesure les domaines de recherche seront intégrés à un instrument beaucoup plus vaste, le Fonds européen pour la compétitivité (FEC), dont le montant est estimé à 409 milliards d’euros.

De plus, le Conseil de l’UE semble soutenir tous les aspects des alliances universitaires, ce qui « revêt une grande importance politique », a déclaré Nicole Birkle, secrétaire générale de l’Alliance Forthem.

Il existe actuellement 73 alliances d’universités européennes, qui regroupent près de 650 établissements d’enseignement supérieur. Elles sont financées par Erasmus+, mais des liens avec d’autres programmes pourraient leur permettre de développer davantage leurs activités de recherche, d’innovation et de valorisation des connaissances.

«Les étudiant·es de l’EPFL approuvent à 86% un boycott d’Israël»

«Avec 375 votes pour le soutien du boycott académique et 44 votes contre, les étudiant·es [de l’association étudiante Unipoly] ont manifestement été convaincu·es par la nécessité de mettre fin au lien entre leur école et ses partenaires académiques en Israël. […] Reste à voir si la direction de l’EPFL entendra les revendications maintenant portées par son principal interlocuteur étudiant, celle-ci affichant toujours un refus systématique de revoir ses collaborations avec Israël.»

Valais : nouveau partenariat dans l’enseignement supérieur

Quatorze institutions académiques et de recherche du Valais (incluant la HES-SO, l’EPFL, la HEP, les universités de Lausanne et de Genève et plusieurs instituts spécialisés) s’unissent au sein d’un nouveau partenariat stratégique.

« La conférence vise à renforcer la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche valaisans et à souligner leur contribution au développement du canton », a déclaré François Seppey, directeur de la HES-SO Valais-Wallis et président du comité de cette alliance stratégique.

Ce rapprochement soutient notamment un projet de financement de 151,5 millions de francs pour la période 2026-2028, qui sera examiné par le Grand Conseil en mai.

La conférence a déjà publié une première déclaration s’opposant à la suppression envisagée du Conseil suisse de la recherche scientifique. Elle est convaincue qu’une telle mesure affaiblirait l’expertise scientifique indépendante au niveau national.

Déclaration de solidarité avec la communauté de l’éducation supérieure en Serbie

«À la suite de l’intervention des forces de police à l’Université de Belgrade le 31 mars 2026, le comité de l’Association européenne des universités (EUA) souhaite exprimer sa profonde inquiétude face à ces développements et à leurs effets néfastes sur les universités en Serbie. swissuniversities est membre de l’EUA et soutient cette déclaration.»

« Nombre d’universitaires israéliens perçoivent le boycott comme une double peine »

Alors que l’UE maintient son accord d’association avec Israël ce mardi 21 avril, le milieu universitaire israélien dénonce un boycott croissant qu’il juge être une «double peine». Entre annulation de conférences et exclusions de programmes européens, les scientifiques, peuvent se retrouver isolé·es. De plus, la recherche israélienne a également été touchée par le départ d’étudiant·es internationaux après le début de la guerre à Gaza.

Lee chercheur Sarel Fleishman, membre du mouvement israélien pour la paix, dont la collaboration avec l’université de Delft a été rompue, ce boycott affaiblit la société civile : «Je comprends le sentiment qui anime les auteurs de boycott» affirme-t-il. «Mais la société civile elle-même est attaquée par le gouvernement. Elle est la seule à pouvoir mettre fin à cette horrible guerre en le renversant; le boycott international ne l’aide pas.» (Le Temps)

« Calibrer les risques des échanges académiques avec la Chine »

La Suisse a accueilli en mars dernier le ministre chinois de l’Éducation, Huai Jinpeng, qui est notamment passé par Lausanne pour visiter le « hub innovation » UniverCité à Renens ainsi que l’EPFL et La Fédération internationale du sport universitaire. Cette « visite de courtoisie » visait à relancer la coopération académique entre les deux pays. Cet élan s’inscrit dans l’objectif de Pékin d’atteindre le leadership technologique d’ici 2035, tout en structurant les échanges au sein d’un « partenariat stratégique innovant ».

De fait, la Chine s’impose comme un pôle majeur d’innovation. « Dans le seul domaine de l’ingénierie, environ 1,5 millions de diplômés sortent chaque année de ses universités, soit près de 100 fois plus qu’en Suisse », souligne Benoît Dubuis, président de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui a accompagné le ministre lors de son déplacement à Renens.

Selon lui, cette montée en puissance transforme radicalement le paysage mondial, en affirmant que « Cette dynamique modifie profondément les équilibres en matière de recherche, de développement et de capacité d’exécution. Il est donc essentiel d’encadrer les échanges internationaux pour préserver notre propre capacité d’innovation et maintenir notre compétitivité. »

Si la Suisse reste favorable à un partenariat de pointe, elle renforce cependant sa vigilance face aux risques d’espionnage et de fuites de données sensibles. Cette prudence se traduit notamment par un contrôle accru des étudiant·es et scientifiques dont les travaux pourraient faire l’objet d’un double usage, civil et militaire.

« Saint-Gall s’affirme comme un pôle de start-up »

L’Université de Saint-Gall, l’ETH Zurich et la Fondation START s’unissent au sein de la « Student Projet House » pour stimuler l’innovation et la réalisation de projets pratiques.

Ce partenariat, soutenu par un financement de 1,2 million de francs, permet le développement de projets multidisciplinaires visant à renforcer l’attractivité et la capacité d’innovation du canton. Saint-Gall veut ainsi s’affirmer comme un véritable pôle pour les start-up.

«Les études ne sont pas un club de sport où l’on paie sa cotisation»

Dans une interview accordée au Matin Dimanche, Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de swissuniversities, analyse les défis de l’éducation suite au récent rapport sur l’éducation du Centre suisse de coordination pour la recherche et l’éducation (CSRE).

Elle y défend une vision de l’enseignement supérieur comme bien public et s’oppose fermement à la hausse des taxes d’études, rappelant que l’accès au savoir ne doit pas être traité comme un service marchand. Pour renforcer le système suisse, elle préconise une adhésion au programme Erasmus+ et appelle à une meilleure synergie entre les hautes écoles et l’orientation professionnelle, via notamment l’organisation de forums d’échange.

L’UNIGE adhère à la Charte Afrique

«La recherche sur les sociétés africaines demeure marquée par de forts déséquilibres de pouvoir malgré des cadres théoriques censés garantir des partenariats équitables. La Charte Afrique, portée par des acteurs majeurs de l’enseignement supérieur africain, vise à rééquilibrer en profondeur les relations entre le continent africain et les pays du Nord.»

Les États-Unis se retirent de plusieurs organisations mondiales de recherche et de technologie

Le président américain Donald Trump a publié un décret retirant le pays de dizaines d’organismes internationaux, dont plusieurs axés sur la recherche et la technologie.

Bien que l’on puisse se demander si Trump a le pouvoir de quitter ces organismes sans l’aval du Congrès, cette décision marque un nouveau recul du pays dans le domaine scientifique mondial, en particulier sur les questions environnementales.

Cela concerne notamment:

  • le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC),
  • l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN),
  • l’Alliance solaire internationale (ISA),
  • l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IREA),
  • le Centre des sciences et technologies en Ukraine,
  • le Centre européen d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides,
  • l’Institut panaméricain de géographie et d’histoire,
  • le Forum des laboratoires nationaux européens de recherche routière,
  • l’Institut interaméricain pour la recherche sur le changement global
  • l’Université des Nations Unies.

Certains de ces retraits laissent également entrevoir un affaiblissement de l’alliance sécuritaire entre les États-Unis et l’Europe. Par exemple, Trump retire les États-Unis du Centre européen d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides, qui combat la guerre hybride menée par la Chine et la Russie.

La logique qui sous-tend d’autres retraits, par exemple celui d’une alliance de recherche sur les routes avec l’Europe ou d’une union historique et géographique pour les Amériques, n’est pas claire, estime l’auteur de l’article. (Science Business)

«Des étudiants de l’ECAL exigent la rupture de partenariats israéliens»

Mercredi soir, lors du Xmas Market, le marché de Noël de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), un groupe de militant·es a accroché une banderole propalestinienne. «L’initiative organisée par une soixantaine d’élèves visait à faire pression sur la direction, qu’ils accusent de ne pas avoir rompu ses partenariats avec trois universités israéliennes.» Un des partenariat a été gelé cet automne, tandis que les deux autres restent actuellement inactifs. «Pourtant, sous l’onglet «collaborations» du site internet de l’ECAL, ces trois partenariats n’apparaissent plus», écrit le 24 heures. «Son directeur contacté, l’ECAL indique qu’elle ne souhaite pas commenter cette action ni prendre position à ce sujet.»

Partenariat officialisé entre l’Université de Genève et l’Université palestinienne Al-Quds de Jérusalem

«L’Université de Genève annonce, ce mardi, avoir signé le 17 novembre un Memorandum of Understanding avec l’Université palestinienne al-Quds de Jérusalem.» (Watson)

«Ce MoU lie spécifiquement le Centre d’études humanitaires de Genève de la Faculté de médecine de l’Unige et la Faculté de santé publique d’AQU (Université al-Quds), l’une des plus importantes universités palestiniennes (12 000 étudiantes et étudiants). En s’appuyant sur leurs expertises respectives, l’accord favorisera les échanges scientifiques – recherches conjointes, partage de données, analyses thématiques – et contribuera à la formation de futurs responsables de programmes et d’organisations humanitaires.» (Université de Genève)

Le partenariat a une durée de 5 ans.

«Le prix du génocide»

A l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (Geneva Graduate Institute), deux professeur·es ont ouvertement critiqué leur collègue chercheur Tripurdaman Singh, pour avoir accepté le prix Dan-David (doté de 300’000 dollars), «la plus haute distinction mondiale pour les jeunes historien·nes», dont il était lauréat pour ses contributions à l’histoire récente de l’Inde et de l’Asie du Sud. En effet, les deux professeur·es d’anthropologie à l’Institut universitaire de Genève, Julie Billaud et Till Mostowlansky, accusent le lauréat d’«accept[er] des fonds provenant d’institutions complices de violences atroces», parce que la fondation décernant le prix, siegée a Lichtenstein, a un bureau à l’Université Tel-Aviv. Les deux professeurs ont illustré un article avec un montage photographique montrant Tripurdaman Singh recevant son prix au milieu de maisons détruites dans la bande de Gaza bombardée. En réalité, la cérémonie de remise des prix s’est déroulée à Rome.

Lors d’un échange avec les professeur·es dans le contexte d’un enregistrement de podcast à propos de ses recherches primées, le lauréat explique que «la discussion a presque exclusivement porté sur la question de savoir si, en acceptant le prix, je m’étais rendu complice du génocide ou si j’avais même enfreint les résolutions de l’ONU».

Le journaliste de la NZZ Rico Bandle écrit ensuite: «Depuis le 7 octobre, il est presque quotidien de voir des chercheurs des universités suisses subir des pressions, voire du harcèlement, parce qu’ils ne prennent pas suffisamment leurs distances avec Israël. Cela vaut en particulier pour la Suisse romande.» Puis il cite l’Université de Lausanne, où des militants ont dressé une liste noire des chercheur·euses coopérant avec des universités israéliennes. Le journaliste mentionne également une lettre (qu’il s’est procurée) du recteur de l’Université de Lausanne, Frédéric Herman, adressée au président de l’Université israélienne Ben-Guiron.