«Bousculées par l’intelligence artificielle, qui ringardise certains apprentissages, et face à l’inflation des diplômes, les grandes écoles de commerce font leur révolution. L’initiative de l’ESCP, qui lancera en 2027 une School of Technology parrainée par Yann Le Cun, révèle une mutation profonde, la volonté d’acquérir une dimension tech devenu indispensable.»
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Sujet: profil – universités
Le lundi 29 juin, 8 253 recrues, dont 205 femmes, ont entamé leur service militaire. Pour les étudiant·es, concilier ces deux univers peut s’avérer difficile. L’armée précise toutefois que les examens académiques constituent un « motif impératif de congé », permettant d’obtenir une dispense pour y participer.
Eléonore Coignet, responsable des affaires militaires de médecine de l’Université de Lausanne, est en première ligne pour accompagner les étudiant·es face à ces défis.
«Porté par l’Université de Lausanne et l’ETH Zurich, le nouveau pôle de recherche national “Genesis” associe chimistes, géologues et astronomes, biologistes. L’objectif est ambitieux: comprendre comment la matière inanimée devient vivante, sur Terre comme ailleurs.»
Claudio Bassetti prendra ses fonctions le 1er septembre. Ce neurologue compte plus de 30 ans d’expérience clinique, universitaire et de gestion. Il est actuellement doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Berne et, depuis 2024, également directeur de la recherche et de l’enseignement (DLF) à l’Inselspital de Berne, en tant que membre votant de la direction générale.
Le Corriere del Ticino évoque le prédécesseur Boas Eres (01.09.2016-09.05.2022) et Luisa Lambertini (01.07.2023 – 31.12.2025), qui auraient vécu des tensions avec le Conseil de l’université.
«Rappelons une interview datant de mai 2024, dans laquelle la rectrice elle-même définissait la notion de normalité dans le milieu universitaire et soulignait : «La normalité ? Une université dont la gestion relève entièrement du rectorat et dont le Conseil n’assure que la haute surveillance. C’est un processus, et je pense qu’il reste encore du travail à accomplir dans ce sens. Nous essayons de revenir à cette normalité.»
Par ailleurs, l’USI souligne dans son communiqué que «dans le cadre de sa double fonction de doyen et de directeur du DLF de l’Inselspital, Claudio Bassetti s’est engagé sans relâche à renforcer la collaboration entre l’université et l’hôpital, en promouvant l’excellence dans les soins, l’enseignement et la recherche».
«Cette remarque semble aujourd’hui déterminante dans le choix de l’Université de la Suisse italienne, notamment dans la perspective du développement de la recherche dans le domaine biomédical et de la mise en place d’un hôpital universitaire», estime l’auteur de l’article du Corriere del Ticino.
Dans une interview accordé à La Regione, Claudio Bassetti affirme que l’université doit en effet être indépendante [de la politique], avec une relation clairement définie par les mandats.
Selon le futur recteur, «Une université aussi petite doit optimiser les synergies : la force de cette université, comme celle des autres, devra être supérieure à la somme des capacités et des compétences individuelles.»
Par ailleurs, il souligne l’importance de l’efficacité du financement et de l’excellence, «qui ne sera pas seulement évaluée en fonction des publications et des fonds ; l’excellence, c’est aussi la capacité à collaborer, à promouvoir les jeunes et à avoir un impact. C’est une culture de l’excellence que je souhaite définir comme plus large que ce que peut être la vision originelle du «toxic performer», du charognard qui ne vit que pour lui-même. […]
Mesurer l’excellence est une tâche difficile : il ne s’agit pas simplement de formules. J’ai choisi le terme « humanisme », mais on pourrait aussi parler de «Renaissance de l’Usi», précisément parce que je m’inspire de ces principes, de ces valeurs : la place centrale de l’homme et de la personne comme fin ultime de l’effort ; le dialogue entre les sciences exactes et les sciences humaines ; une responsabilité civique vis-à-vis de ce que l’on fait.»
À propos de son rapport à la politique, pour lui «il est clair qu’il faut comprendre les besoins, les sensibilités, voire les critiques ; c’est pourquoi je serai à l’écoute. Mais la politique ne peut dicter les politiques universitaires : elle régit les mandats, les contrats de prestations, mais il faut préserver une indépendance fondamentale. [..] Je ne ferai pas de politique au sens classique du terme ; je serai présent, comme je l’ai déjà dit, j’écouterai beaucoup. Et je prendrai également la parole.»
«À deux mois de la fin de son mandat à la tête de l’Unil, Frédéric Herman porte un regard nuancé sur ces années, marquées par des avancées scientifiques, des évolutions internes et plusieurs défis. Il souligne avant tout le travail collectif et la continuité de l’institution, sans éluder les contraintes liées à la fonction.»
«Le changement climatique accélère la fonte des glaciers et augmente les menaces de désastres en montagne, comme des laves torrentielles. L’Université de Genève ouvre une chaire de recherche sur cette question dans les Alpes.»
«Dès la rentrée prochaine, le Centre pour la formation continue et à distance proposera un nouveau Certificat de formation continue (CAS) centré sur le développement de l’enfant. Il répond à une demande des professionnels et professionnelles de l’éducation et de la santé face à une augmentation des troubles du développement dans la population. L’objectif du cours consiste à renforcer le diagnostic, l’accompagnement et la prise en charge globale des enfants souffrant d’un trouble du développement et de leurs familles» (Université de Genève)
Portée par une quête d’excellence, l’Université de Saint-Gall gagne en prestige international en attirant des professeur·es de renom grâce à des salaires élevés et des conditions de recherche privilégiées. Cette attractivité soulève cependant de nouveaux défis pour la région.
Notamment, la tendance du corps professoral à résider à Zurich plutôt qu’à Saint-Gall et à privilégier le recrutement de chercheurs issus de leurs propres réseaux étrangers, ce qui affaiblirait l’ancrage local de l’institution.
Par ailleurs, une éventuelle limitation du nombre d’étudiant·es, sous la pression budgétaire du canton, pourrait fragiliser les profils suisses moins compétitifs, particulièrement celles et ceux qui doivent concilier leurs études avec une activité professionnelle ou des charges familiales.
L’auteur s’interroge donc sur les conséquences pour la région, ainsi que sur la pertinence d’investir des sommes conséquentes pour des cadres étrangers susceptibles de quitter la Suisse orientale après leurs études.
Dans un entretien croisé paru dans le rapport annuel de l’Université de Zurich, la présidente du Conseil de l’université, Silvia Steiner, et le président de l’université, Michael Schaepman, ont présenté leurs futurs projets et orientations.
Au cœur de la stratégie de l’institution académique figure le développement du pôle dédié à l’intelligence artificielle. Ce centre n’a pas seulement pour but de connecter les expertises techniques des différentes facultés, mais vise surtout à promouvoir une innovation responsable. L’objectif est d’explorer l’IA comme un enjeu sociétal et humain, afin que cette technologie serve directement la science et la collectivité à travers un partage ouvert des connaissances.
Silvia Steiner le rappelle : « L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres et ne remplace pas la réflexion personnelle, d’autant plus importante face à un accès élargi aux connaissances et à l’information ».
Parallèlement, les deux dirigeant·es reviennent sur la politique professoral en privilégiant les compétences en leadership ainsi que l’encouragement des candidatures féminines. La compétitivité de l’établissement, l’interconnexion avec les autres universités ainsi que les conditions de travail des doctorant·es et postdoctorant·es sont également abordées.
«Le CHUV est la seule institution publique du monde autorisée à fabriquer des fioles de ces virus «tueurs» de bactéries selon les règles appliquées aux médicaments. Actuellement délivrés en dernier recours à des patients souffrant d’infections chroniques, ils pourraient faire l’objet d’un essai clinique»
Cet article traite du rôle des hautes écoles spécialisées dans le système suisse de recherche et d’innovation, de l’analyse de leurs atouts structurels et des risques réels auxquels elles sont confrontées, ainsi que des questions systémiques en suspens dans un contexte plus large de politique universitaire.
Il vient à la conclusion qu’il faut protéger les HES activement : contre la tentation de l’académisation, contre les instruments de financement qui récompensent les mauvais profils et contre les structures qui, bien qu’elles portent le nom «HES», n’en incarnent plus l’essence.
La lauréate du Prix du frère et sœur Scholl 2025 Carolin Amlinger, professeure en Sociologie à l’Université de Bâle. Ses ouvrages, rédigés dans une perspective résolument de gauche, traitent des courants sociaux actuels, notamment à l’extrême droite de l’échiquier politique.
«Une «perspective à long terme» lui permettant de rester à l’université de Bâle ne s’est pas concrétisée, malgré des assurances verbales initiales allant dans ce sens.» (bzb du 16.03.2026)
La députée Barbara Heer (PS, Bâle-Ville) soulève dans une interpellation des questions fondamentales concernant l’orientation de l’Alma mater bâloise. Elle y voit «un mépris potentiel des sciences humaines et sociales», «tel qu’il s’est également manifesté dans la récente attribution des pôles de recherche nationaux. […] Cela donnerait l’impression que les sciences sociales et humaines, tout comme leur visibilité au sein de l’université, sont considérées comme un simple alibi et sont de plus en plus marginalisées.» (bzb du 10.04.2026)
L’Université de Saint-Gall (HSG) est en pleine mutation : fermeture d’un programme de master [en management, organisation et culture], augmentations salariales prévues pour les professeurs, réduction du nombre de cours publics. À cela s’ajoute désormais une réforme des programmes de master en gestion d’entreprise.
Pour limiter sa croissance tout comme étendre sa «position dominante» de l’espace germanophone à l’Europe, l’Université de Saint-Gall (HSG) souhaite limiter l’accès à trois masters en gestion d’entreprise. Un comité va élaborer les critères de sélection, comme par exemple le niveau de notes exigé.
Cette réforme est une conséquence directe du plan d’économies cantonal. Le canton de Saint-Gall limite la subvention publique versée à la HSG par étudiant à un effectif de 9 500 étudiants, soit environ 500 de moins qu’actuellement. À partir de 2028, le canton réalisera ainsi une économie annuelle de 7,2 millions de francs.
L’Université de Saint-Gall, l’ETH Zurich et la Fondation START s’unissent au sein de la « Student Projet House » pour stimuler l’innovation et la réalisation de projets pratiques.
Ce partenariat, soutenu par un financement de 1,2 million de francs, permet le développement de projets multidisciplinaires visant à renforcer l’attractivité et la capacité d’innovation du canton. Saint-Gall veut ainsi s’affirmer comme un véritable pôle pour les start-up.
Le projet de parc à loups sur les flancs de Pouillerel, sommet dominant la Chaux-de-Fonds, est abandonné. La demande d’autorisation a été rejetée par le Service cantonal des affaires vétérinaires (Scav) ainsi que la commission consultative vaudoise, sollicitée en l’absence d’organe équivalent à Neuchâtel.
Destiné à une recherche sur les origines du langage, ce site devait permettre d’étudier les interactions vocales et visuelles de ces animaux hautement sociaux. Outre le refus des autorités, le projet suscitait l’inquiétude des agriculteurs et des associations environnementales.
Dans une interview accordée au St-Galler Tagblatt, Zeno Staub, président du conseil de l’Université de Saint-Gall (HSG), réaffirme l’ambition d’excellence et de compétitivité internationale de l’institution. Face aux critiques sur les rémunérations élevées de certains professeur·es, il justifie ces salaires par la nécessité d’attirer les meilleurs talents pour garantir une recherche de pointe.
Alors que les négociations budgétaires avec le canton pour la période 2027-2030 approchent, Zeno Staub souligne l’importance stratégique des fonds tiers. Enfin, il défend le rôle de l’HSG dans la promotion de l’égalité des chances et répond aux inquiétudes concernant la place des sciences humaines et sociales au sein de l’université.
« Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique Unisanté vient de lancer une étude auprès de 25’000 jeunes de 16 à 26 ans, la première de cette ampleur en Suisse. Elle vise à mieux comprendre les sexualités, les relations et l’intimité des jeunes. »
La rectrice de l’Université de Bâle achèvera son ultime mandat à la fin juillet 2027, après avoir vu sa demande de prolongation jusqu’en 2029 déclinée.
En onze ans de gouvernance, la première femme à la tête de l’institution à révéler ses forces et faiblesses. Economiste de formation, elle s’est imposée par une gestion académique rigoureuse et une grande efficacité dans les négociations budgétaires. Son bilan est marqué par la stabilisation de projets d’envergure dans les infrastructures et la recherche, tout en sécurisant d’importants fonds de tiers.
Ses critiques récurrentes reposent particulièrement sur sa communication, jugée impersonnelle, et son manque de prise de position publique. Son attitude lors de crises récentes, notamment sur le conflit à Gaza, a particulièrement cristallisé les reproches sur son positionnement.
Enfin, ses choix stratégiques font également débat. Il lui a été notamment reproché de privilégier des pans de la recherche, comme les sciences de la vie, au détriment des sciences sociales ou de la recherche sur l’intelligence artificielle.
Les récentes décisions du rectorat en place depuis deux ans à l’Université de Saint-Gall soulèvent des questionnements quant à la potentielle « marginalisation » des sciences humaines et sociales.
Des critiques concernent notamment la mise en avant des ses cursus en droit, économie, relations internationales et informatique pour préserver son rayonnement international et la suppression d’un cursus sur le développement durable. Le rectorat affirme cependant défendre les intérêts généraux de l’ensemble de l’université.
Mercredi dernier, la direction et des membres du corps scientifique de l’Université de Zürich (UZH) ont évalué la transition écologique de l’institution au regard de sa «Stratégie de durabilité 2030». Cette rencontre animée a permis de confronter les pratiques actuelles aux ambitions climatiques de l’université.
Sur le plan académique, l’UZH étoffe son offre avec la création d’un Bachelor en durabilité, d’un cursus en finance durable et de pôles interdisciplinaires. La généralisation des repas végétariens ainsi que la réduction des déplacements aériens ont également été abordées.