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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: profil – universités

Université de Saint-Gall (HSG) : deux nouvelles certifications pour les étudiant·es de Master

L’alma mater saint-galloise ajoute deux certificats à son offre de formation en collaboration avec ENGAGE.EU. L’Université lancera au semestre d’automne 2027 un programme d’un an intitulé « Global Sustainability Management » ainsi que le « Programme conjoint en transformation numérique ».

Le premier visant à préparer les étudiant·es aux processus de transformation environnementale et sociétal. Tandis que le second abordera des thèmes tels que l’IA, la réglementation, l’éthique et les stratégies des plateformes. L’objectif étant de mettre en commun les connaissances d’institutions européennes pour former spécifiquement les étudiant·es à devenir des acteur·ices du changement pour une transformation durable et numérique.

Le nom de la Faculté des SSP évolue

«Suite à son adoption par le Conseil de Faculté et son approbation par le Conseil de l’Unil le 1er octobre 2026, la Faculté change officiellement de nom. Elle porte désormais le nom de Faculté des sciences sociales, politiques, du sport et de psychologie (Faculty of Social, Political, Sports and Psychological Sciences). […] Afin de préserver un élément fortement ancré dans les usages institutionnels et largement reconnu au sein de l’Université comme à l’extérieur, l’acronyme SSP est maintenu.»

Trois questions au recteur d’Unidistance Suisse

UniDistance Suisse s’apprête à devenir la première université du Valais tout en conservant son modèle de formation à distance et à temps partiel. Le Professeur Dr Nicolas Rothen, recteur d’Unidistance Suisse, répond à trois questions concernant l’évolution du statut de l’institution et les attentes des étudiant·es. Il rappelle que ces cours 100% en ligne répond aux besoins d’une société en mouvement, tout en maintenant une offre complémentaire aux universités classiques. La moyenne d’âge de ses étudiant·es s’élève à 38 ans, ces derniers s’engageant souvent dans un deuxième cursus ou une reconversion professionnelle.

«La théologie permet de s’orienter»

Doyenne de la faculté de théologie de Fribourg depuis l’été 2025, Veronika Hoffmann dresse un premier bilan, rappelant l’importance de la théologie dans la société actuelle: une discipline qui conserve selon elle toute sa pertinence et son actualité.

Elle affirme: «ce qui me préoccupe davantage pour l’avenir [que la crise des institutions religieuses], c’est moins l’évolution structurelle de l’Église que le scepticisme grandissant envers la science et les universités en général. Si l’État et le public cessaient de soutenir la formation, qui est véritablement la «matière première» de la Suisse, nous risquons des dégâts à long terme.»

Lancement du «Climate Solutions Hub» dans le domaine des EPF

«La crise climatique exige des solutions rapides et efficaces. Pourtant, de nombreuses technologies climatiques prometteuses restent souvent cantonnées à des projets pilotes et de démonstration. Ce qui manque, c’est le passage à une mise en œuvre à grande échelle. C’est précisément là qu’intervient le nouveau «Climate Solutions Hub» (CSH) lancé par l’Empa et l’Eawag : il étudie les raisons pour lesquelles des solutions climatiques révolutionnaires ne parviennent pas à changer d’échelle et développe, avec des partenaires issus de la recherche, de l’économie et des pouvoirs publics, des moyens de surmonter les obstacles. Le CSH compte ainsi parmi les premiers hubs de recherche au monde à se consacrer explicitement au passage à l’échelle de solutions climatiques innovantes.»

Un nouveau master en oncologie et immunologie à l’USI

L’USI présente son nouveau master en oncologie, immunologie translationnelle et vieillissement (MOTIA) qui viendra enrichir, dès l’année universitaire 2027-2028, l’offre de formation de la Faculté des sciences biomédicales.

Le master est né de la volonté de valoriser les compétences scientifiques développées au sein de l’écosystème de recherche biomédicale de Bellinzone, en les mettant directement au service de la formation universitaire.

Les Ecoles supérieures vont dorénavant délivrer des « Professional Bachelor » et « Professional Master »

Dès ce 1er octobre, l’appellation « Ecole supérieure » (ES) est strictement protégée en Suisse aux structures reconnues, et les diplômes s’enrichissent du titre « Professionel Bachelor/Master » pour afficher clairement leur niveau tertiaire.

Ces établissements qui observent une augmentation du nombre d’étudiantes et étudiants ES  de 31% entre 2013 et 2022, passant d’environ 25 400 à 33 300 personnes, offrent une formation de degré tertiaire directement après l’apprentissage.

Selon Claudia Zürcher, présidente de la Conférence suisse des écoles supérieures (C-ES), cette réglementation permet d’identifier clairement la valeur de ce cursus.

 

Près de 40 % de nouveaux étudiant·s étrangers·ères en moins à l’Université de Berne

«Le nombre d’étudiants étrangers nouvellement inscrits à l’université de Berne pour le semestre d’automne en cours a chuté de près de 40 % par rapport à l’année dernière. Suite à une décision du Grand Conseil prise en 2024, ceux-ci doivent désormais s’acquitter de taxes semestrielles trois fois plus élevées», donc de CHF 2550.

Selon le gouvernement, l’Université de Berne et la HES bernoise BFH demandent aux étudiant·es étrangers·ères les frais d’inscription les plus élevés de toute la Suisse parmi les établissements d’enseignement supérieur comparables. Avec des frais de scolarité semestriels de 850 francs pour les étudiant·es suisses, l’Université de Berne et la BFH se situent «dans le tiers supérieur» par rapport à la concurrence, comme le précise le gouvernement. Si les étudiants optaient pour un cursus similaire dans une autre haute école suisse, ils pourraient économiser jusqu’à 130 francs par semestre. Il ne s’agit pas là d’un désavantage concurrentiel déterminant, mais peut-être d’un désavantage perceptible.

Un «nouveau cœur» pour l’Université de Zurich, conçu par Pierre de Meuron

L’Université de Zurich (UZH) a fêté la cérémonie de la pose de la première pierre pour le Forum UZH, cœur du futur quartier universitaire en plein centre-ville. Ce nouveau centre d’enseignement et de recherche comprendra des amphithéâtres, des salles de séminaire, quatre gymnases, un centre d’enseignement et d’apprentissage pour toutes les disciplines du campus universitaire. De plus, une bibliothèque dotée de plus de 300 places de travail verra le jour ainsi que des cafés, un restaurant universitaire et plusieurs commerces ouverts également aux habitants du quartier, avec une capacité d’accueil de 6’000 personnes.

La directrice de l’Éducation sortante, Silvia Steiner, espère que, dans ce bâtiment, «les idées communes issues d’une vision ambitieuse pourront à l’avenir être concrétisées de manière pragmatique», c’est à dire «poser les bonnes questions », y compris sur les grands enjeux tels que le changement climatique, l’intelligence artificielle, le vieillissement de la population et l’avenir de la démocratie.»

L’«antithèse de la tour d’ivoire» a été conçu par l’architecte renommé Pierre de Meuron.

Dans le cadre de la construction, environs 70 arbres vont être plantés jusqu’à l’ouverture du bâtiment en 2031. (Neue Zürcher Zeitung)

La physique quantique plutôt que le tourisme : le nouveau projet pour la Porta Alpina

Le projet touristique de la Porta Alpina, imaginé il y a plus de 20 ans comme une gare souterraine dans le tunnel de base du Gothard, reliée à Sedrun (Grisons) par un ascenseur de 800 mètres, n’a jamais vu le jour en raison de problèmes de financement et de calendrier.

Aujourd’hui, une nouvelle utilisation est envisagée : transformer cette infrastructure en centre de recherche en physique quantique. Des scientifiques souhaitent y installer un interféromètre atomique, un instrument de mesure extrêmement précis qui pourrait notamment contribuer à démontrer l’existence de la matière noire. Le projet est porté par un consortium international réunissant notamment le CERN, l’Université de Zurich et la Haute école spécialisée des Grisons. Des études réalisées l’an dernier ont conclu que Sedrun constitue «le meilleur site d’Europe» pour ce type d’expériences, selon le responsable du projet, Lucas Lombriser.

Le projet, dont le coût est évalué à environ 500 millions de francs suisses, doit encore obtenir le soutien financier de plusieurs pays et institutions. Si tout se déroule comme prévu, les travaux pourraient débuter en 2030 et l’installation entrer en service en 2035.

«Comment les petites universités et hautes écoles se distinguent»

Pour accroître leur attractivité, les établissements supérieurs moins plébiscités par les étudiant·es doivent proposer « une offre pointue, alignée avec le tissu économique de la région et avec des infrastructures adéquates. » selon Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities. Afin de se démarquer, ces institutions misent sur des stratégies variées comme la semaine de quatre jours à la Haute École Arc, le bilinguisme à l’Université de Fribourg, ou encore la proximité forte entre le corps enseignant et le corps estudiantin valorisée à l’Université de Neuchâtel.

Cependant, ces établissements font face à d’importants défis réglementaires et budgétaires. Une inquiétude majeure réside dans le projet de réforme de la Confédération « Désenchevêtrement 27 », qui prévoit le transfert complet du financement et de la planification des hautes écoles vers les cantons. «Ce changement pourrait aller jusqu’à provoquer la fermeture de hautes écoles dans les cantons périphériques et réduire ainsi l’égalité des chances de se former si on ne naît pas dans l’Arc Lémanique par exemple, estime Luciana Vaccaro. De quoi menacer aussi les grands établissements: ils ne pourront pas absorber des milliers d’étudiants supplémentaires si les plus petits ferment», alerte la présidente de swissuniversities.

Entretien avec Claudio Bassetti, nouveau recteur de l’USI

Le nouveau recteur de l’Università della svizzera italiana USI, le neurologue Claudio Bassetti, a présenté les principaux défis auxquels l’établissement est confronté. Sa priorité est de renforcer les valeurs fondamentales de l’université : autonomie, collaboration, excellence et ouverture internationale. Il souhaite également encourager davantage le travail commun entre les différentes facultés tout en respectant leurs spécificités. Bassetti insiste aussi sur l’importance des liens avec le Tessin et la société. Selon lui, l’USI doit accroître son impact régional et mieux se faire connaître afin que la population tessinoise se sente davantage concernée et fière de son université.

Concernant la hausse des frais de scolarité, qui atteindront 10 000 francs par an pour les étudiant·es non résident·es, il espère que cela n’entraînera pas une baisse des inscriptions. Il estime que l’USI reste attractive grâce à la qualité de son enseignement, à son encadrement favorable et à sa situation géographique, tout en voulant continuer à attirer des étudiants suisses, italiens et internationaux.

À propos de l’intelligence artificielle (IA), Claudio Bassetti considère qu’elle est désormais incontournable et qu’elle transformera l’avenir. Le défi est donc de l’intégrer de manière responsable dans l’administration, l’enseignement et la recherche, tout en préservant le rôle central de l’intelligence humaine, de la créativité et du jugement des personnes.

Enfin, il se dit préoccupé par l’augmentation du chômage parmi les jeunes diplômés. Même si l’USI accompagne déjà ses étudiant·es vers le marché du travail, il estime qu’il faut renforcer ces efforts et adapter la formation aux évolutions futures afin d’améliorer l’employabilité des diplômé·es.

Rentrée universitaire à Fribourg

L’Université de Fribourg (Unifr) accueille environ 10 600 étudiants à la rentrée académique 2026, soit une légère hausse par rapport à l’an dernier et le niveau le plus élevé depuis 2021. Cette progression reflète les efforts de l’institution pour renforcer son attractivité.

Plusieurs nouveautés ont contribué à attirer davantage d’étudiants :

  • Une passerelle permettant aux diplômés des hautes écoles spécialisées (HES) d’accéder à un master en droit à l’Unifr.
  • Un bachelor complet en sciences politiques, qui a immédiatement suscité l’intérêt d’une trentaine d’étudiants.
  • Un master interdisciplinaire « Digital Society », consacré aux transformations numériques et enseigné en anglais, présenté comme un succès.
  • Un bachelor entièrement en ligne en théologie, destiné notamment aux personnes exerçant une activité professionnelle ou ayant des obligations familiales.
Rentrée universitaire à Bâle
L’Université de Bâle franchit pour la première fois le seuil des 13 000 étudiants et doctorants à la rentrée académique 2026/2027. Elle compte actuellement 13 263 personnes inscrites, soit 373 de plus que l’année précédente. Toutefois, sur dix ans, la croissance reste modérée : l’effectif n’a augmenté que d’environ 400 personnes.

Les masters traditionnels en économie, droit et psychologie restent très attractifs.

Parallèlement, plusieurs nouveaux programmes connaissent un fort succès :

  • développement durable (Sustainable Development),
  • European Global Studies,
  • ingénierie biomédicale (Biomedical Engineering),
  • informatique,
  • biologie moléculaire,
  • pharmacie et Drug Sciences.

L’Université de Bâle cherche surtout à se développer dans les domaines qui correspondent à ses priorités de recherche, soit: la santé et les sciences de la vie (Life Sciences), la numérisation, la durabilité et le changement social («gesellschaftlicher Wandel»).

«L’UNIGE crée une nouvelle chaire dédiée aux risques naturels»

Une nouvelle chaire dédiée aux laves torrentielles a été créée par l’Université de Genève, dirigée par Markus Stoffel. «L’idée est de «mieux comprendre à quel degré le changement climatique va influencer ces processus et comment», relève-t’il.

Il s’agit aussi d’évaluer comment ces mécanismes vont impacter l’aménagement du territoire et donner à la population et aux autorités la possibilité de se préparer.

« La Fondation pour l’Unine sort de l’ombre »

À la tête d’UBS Suisse entre 2006 et 2010 et actuel président de la Fondation pour l’Université de Neuchâtel, Alain Robert-Tissot précise le rôle et les ambitions de la plus jeune fondation universitaire de Suisse. Créée en 2021, cette institution prend vie dans un contexte de plus en plus complexe et compétitif pour le monde académique. L’ancien dirigeant insiste sur le fait que l’apport d’argent privé ne se substitue en aucun cas aux financements publics et usuels alloués aux différentes facultés. Il déclare cependant : « Les universités vont devoir davantage rechercher des fonds hors du secteur public. »

La Fondation agit alors comme un accélérateur grâce à la levée de fonds tiers, ce qui lui permet de soutenir de manière agile des projets jugés particulièrement porteurs. «Le premier servira à renforcer l’attractivité de l’Université de Neuchâtel pour les étudiants étrangers en créant une nouvelle filière de psychologie. Le deuxième développera une expérience sur la biodiversité à Chasseral. L’étude simulera une augmentation de la température de 2 degrés sur les organismes d’un périmètre défini. Finalement, le troisième projet sera consacré au soutien de la filière de journalisme de l’Université.» (RTN)

Pour faire connaître La Fondation, celle-ci a accueilli la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter pour discuter des finances publiques.

«La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle, prend ses quartiers à Genève»

«Jusqu’au 4 septembre, Genève est le centre névralgique de la biologie computationnelle européenne. Un champ interdisciplinaire qui explore les jeux de données disponibles pour mieux comprendre le vivant.»

Aleksandra Walczak, biophysicienne, en explique les enjeux, notamment concernant l’accessibilité des données de recherche. (Le Temps)

Christophe Dessimoz, directeur de l’Institut Suisse de bioinformatique, résume: «Les données, c’est bien sûr le fondement de la science. Mais on voit que c’est aussi de plus en plus important pour les défis de société, comme la santé, la sécurité alimentaire ou la biodiversité. […] Il faut pouvoir faire parler toutes ces données entre elles, les connecter, en employant des outils, comme des bases de données, des méthodes d’informatique comme on les a dans la bioinformatique.» Et ce d’autant plus à l’ère de l’intelligence artificielle. «Et c’est un domaine où la Suisse est très forte», conclut le directeur. (RTS)

 

Les médecins continuent d’être formés dans les hôpitaux saint-gallois sans le HSG

Le «Joint Medical Master», le master de médecine de Saint-Gall, a vu le jour en 2020. Mais cette structure complexe, fruit d’une collaboration entre l’Université de Zurich (UZH), l’hôpital cantonal de Saint-Gall et l’université de Saint-Gall (HSG), n’a fait ses preuves que partiellement.  Dans le cadre du projet «Med500+», les études de médecine doivent faire l’objet d’une réforme en profondeur et le nombre de places doit passer de 430 à 700 pour 2030.  Et cette structure s’appellerait alors «Campus médical de l’UZH en Suisse orientale», alliant enseignement, formation clinique et recherche sur le site de Saint-Gall. L’Université de Saint-Gall n’en fait plus partie.

 

 

La HEG Fribourg se dote d’une nouvelle chaire Unesco sur la durabilité

« Dès novembre, la Haute Ecole de gestion (HEG) Fribourg sera institution hôte d’une nouvelle chaire Unesco, consacrée à la durabilité et à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Interdisciplinaire, celle-ci abordera la durabilité dans plusieurs domaines, entre l’environnement, le social, l’économie, l’ingénierie, le droit et la santé. Cette reconnaissance de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), renouvelable tous les quatre ans, facilite la collaboration scientifique locale, nationale et internationale. »