Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche a décidé de réserver des fonds pour un PRN supplémentaire et d’organiser une procédure de sélection compétitive axée sur les sciences humaines et sociales.
27 Mai 2026
27 Mai 2026
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche a décidé de réserver des fonds pour un PRN supplémentaire et d’organiser une procédure de sélection compétitive axée sur les sciences humaines et sociales.
21 Mai 2026
Une pétition regrette une récente décision du Fonds national suisse (FNS) qui mettrait, selon les initiateurs, l’Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales et LivreSuisse, en péril la publication des livres scientifiques.
«L’aide à la publication, pourtant nécessaire à une production scientifique de qualité, sera réduite de 20%. En outre, le périmètre d’éligibilité sera significativement resserré. Ainsi, dès 2027, les ouvrages n’émanant pas directement de travaux de qualification (thèses de doctorat ou d’habilitation) ou d’un projet de recherche FNS ne seront tout simplement plus financés. »
18 Mai 2026
Selon Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg, lors d’une réunion de la Chambre universitaire et la Délégation recherche de swissuniversities avec le SEFRI et le FNS, il a été confirmé qu’il y aura un appel à projet pour 1-2 pôles nationaux de la recherche dans le domaine des Sciences humaines et sociales, avec idéalement deux universités «leading houses ».»
15 Mai 2026
Plusieurs centaines d’étudiant·es et membres du personnel académique ont manifesté à Bâle pour protester contre les coupes budgétaires fédérales et la hausse des frais de scolarité. Les manifestant·es dénoncent le désengagement financier de la Confédération notamment au profit de dépenses militaires, en brandissant les slogans « l’éducation, pas les bombes » ainsi que « l’éducation gratuite pour tous, maintenant ! ».
8 Mai 2026
La Haute École de travail social et l’Université de Fribourg renforcent leur soutien aux étudiant·es réfugié·es grâce à un financement fédéral de 252 000 francs (2026-2028).
Ce programme combine cours de français académique, ateliers de confiance en soi (théâtre-forum) et sensibilisation de la communauté universitaire pour lever les mécanismes d’exclusion et faciliter l’intégration durable des personnes réfugiées dans l’enseignement supérieur.
4 Mai 2026
La recherche en Suisse connaît une baisse des financements et le taux des demandes de financement acceptées a diminué de 36% en 2024 et de 30% en 2025. La demande croît plus vite que les ressources disponibles. De ce fait, un nombre croissant de projets d’excellence échouent non par manque de qualité scientifique, mais par simple manque de moyens financiers.
Andreas Meier, conseiller national (AG, Le Centre) et membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture, met en garde contre les effets délétères à long terme. Selon lui, en affaiblissant la formation des spécialistes et en limitant le nombre de projets lancés, c’est l’attractivité et la compétitivité de la science qui est en jeux. Cette évolution affecterait non seulement la recherche, mais aussi son application économique, pénalisant particulièrement les PME qui dépendent de ces innovations.
Enfin, les régions bénéficiant d’une solide base de recherche seraient les premières à ressentir les effets de ce désengagement.
30 Avr 2026
«Par cette initiative, Innosuisse et l’Office fédéral de l’armement armasuisse visent à renforcer la recherche, le développement et l’innovation dans les domaines de la sécurité et de la défense, tout en générant des retombées concrètes pour l’économie et la société civiles. Elle porte sur les technologies à double usage, c’est-à-dire utilisables à la fois dans les domaines civil et sécuritaire. L’appel à projets, qui contribue à mettre en œuvre la stratégie en matière de politique d’armement du Conseil fédéral, sera lancé le 1er juillet 2026. Le budget de cette initiative s’élève à 20 millions de francs et sera réparti entre Innosuisse et armasuisse.»
28 Avr 2026
Les 22 membres du comité consultatif chargé de superviser la Fondation nationale pour la science (NSF) des États-Unis, l’un des principaux bailleurs de fonds de la recherche fondamentale, ont été démis de leurs fonctions le 24 avril sans aucune explication.
«Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump limoge en masse des conseillers scientifiques fédéraux. L’année dernière, elle a licencié les 17 membres du Comité consultatif sur les pratiques de vaccination, qui jouait un rôle crucial dans la politique américaine en matière de vaccins, et a supprimé 14 comités consultatifs au sein de la NSF. Toujours l’année dernière, Trump a signé un décret supprimant plusieurs comités consultatifs, dont un consacré au COVID long, afin de réduire les dépenses publiques et de «promouvoir la liberté et l’innovation américaines». (Nature)
«Cette décision est préoccupante, car le Conseil national des sciences joue un rôle essentiel en matière de contrôle, de responsabilité et de transparence dans la manière dont la principale agence de recherche scientifique du pays prend ses décisions, qu’il s’agisse des investissements majeurs dans la recherche, des partenariats internationaux ou des critères d’attribution des subventions.» (Union of Concerned Scientists)
28 Avr 2026
«Le Fonds national suisse (FNS) a injecté l’an passé 1,2 milliard de francs dans 2400 nouveaux projets de recherche. La demande accrue et les réductions budgétaires l’obligent à revoir sa politique d’encouragement.»
27 Avr 2026
Le rapport annuel de l’Université de Bâle, publié le 22 avril, met en lumière un déséquilibre budgétaire pour l’année 2025. Avec un budget opérationnel d’environ 815 millions de francs face à des revenus ordinaires s’élevant à 771 millions, l’institution a dû absorber ce déficit par l’utilisation de fonds propres libres de l’université.
Cette situation découle de plusieurs défis identifiés dans le rapport. L’établissement a notamment dû augmenter ses investissements pour répondre aux exigences croissantes en matière de cybersécurité. Parallèlement, l’université subit les effets de l’inflation et des variations de taux de change, tout en faisant face à une incertitude persistante sur le maintien des financements fédéraux.
L’université, quant à elle, affirme que sa situation demeure « solide » malgré ce déficit.
27 Avr 2026
La population fribourgeoise a massivement rejeté le plan d’allègement budgétaire proposé par le Conseil d’Etat avec 68,7% de voix contre. Ce projet souhaitait imposer un frein aux dépenses publiques via la Loi sur l’assainissement des finances de l’État (LAFE).
Pour Gaétan Zurkinden, secrétaire régional du SSP et membre du comité référendaire, ce résultat constitue une victoire populaire majeure. Il déclare « C’est une victoire du peuple qui ne veut pas d’une dégradation des prestations dans la santé, l’enseignement et le social ».
Le conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen à lui reconnu dans l’émission Forum (RTS) un revers aussi net qu’inattendu. Il analyse cet échec par la nature même du projet, un « paquet » complexe de 18 mesures techniques qui a fini par cumuler les mécontentements des opposants. Il évoque également un contexte de participation très faible (moins d’un tiers des votant·es) ainsi qu’un calendrier électoral peut avantageux, déconnecté des grandes votations fédérales.
17 Avr 2026
Cet article traite du rôle des hautes écoles spécialisées dans le système suisse de recherche et d’innovation, de l’analyse de leurs atouts structurels et des risques réels auxquels elles sont confrontées, ainsi que des questions systémiques en suspens dans un contexte plus large de politique universitaire.
Il vient à la conclusion qu’il faut protéger les HES activement : contre la tentation de l’académisation, contre les instruments de financement qui récompensent les mauvais profils et contre les structures qui, bien qu’elles portent le nom «HES», n’en incarnent plus l’essence.
17 Avr 2026
Dans une tribune publiée par la NZZ, le docteur Thomas Sartoretti livre une analyse critique des mesures actuelles visant à contrer la pénurie de médecins généralistes. Si le constat d’un manque de praticiens de premier recours est bien réel et tend à à s’aggraver, l’auteur nuance l’idée d’une pénurie globale en Suisse.
Selon lui, le pays souffre avant tout d’un problème de répartition géographique et disciplinaire. Les centres urbains font face à une offre excédentaire de spécialistes tandis que les zones rurales et la médecine générale sont délaissées. Sartorreti invite à relativiser les prévisions alarmistes basées sur une pénurie linéaire. Il souligne que l’impact de l’immigration des médecins étrangers pourrait rester stable et que les gains d’efficacité, portés par les évolutions technologiques et structurelles, augmentent la productivité globale du système de santé.
Dans ce contexte, une augmentation massive du nombre de diplômés sans vision d’ensemble pourrait s’avérer contre-productive. Il conclut en plaidant pour une gestion stratégique de la politique de santé : «il est indispensable de déterminer le nombre et le type de médecins dont le système à réellement besoin et qu’il peut financer».
16 Avr 2026
«La recherche se voit amputée de 40 millions de francs. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de coupes ciblées pour compenser le déficit prévu pour 2027 en raison du plan d’allègement finalement moins strict que prévu après son passage au Parlement.»
2 Avr 2026
«À l’heure des tensions idéologiques et de l’avènement de l’IA, la Suisse doit miser sur son atout clé: l’excellence académique. Investir dans la recherche et préserver la liberté scientifique est essentiel pour attirer les talents et éviter un déclin aux conséquences durables.», écrit le professeur
Il regrette par ailleurs «la chute drastique de la liberté académique à l’échelle planétaire».
20 Mar 2026
Le plan d’allégement de la Confédération impose à l’Université de Bâle des coupes annuelles de 4 à 5 millions de francs. Au-delà du montant, le porte-parole de l’université Matthias Geering alerte sur une perte de visibilité budgétaire, la difficulté d’une planification à long terme et une incertitude sur d’éventuelles nouvelles réductions.
Pour contrer cette précarité, deux actions politiques ont été lancées:
La conseillère nationale Florence Brenzikofer (Vert·es, Bâle-Campagne) interpelle le Conseil fédéral. Elle préconise une réforme des mécanismes de financement des universités, misant notamment sur une péréquation intercantonale renforcée pour que les cantons non-universitaires participent plus aux coûts. (Signé par Sibel Arslan (Vert·es, Bâle-Ville), Patricia von Falkenstein (PLD, Bâle-Ville ) et Samira Marti (PS, Bâle-Campagne).
Sarah Wyss (PS, Bâle-ville), a proposé l’automne dernier une autre variante. Selon celle-ci, le tiers des bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) versé à la Confédération devrait à l’avenir être affecté à un fonds destiné au financement des hautes écoles. Dans sa nouvelle intervention, la conseillère nationale verte Florence Brenzikofer demande donc au Conseil fédéral ce qu’il pense de cette idée de fonds.
20 Mar 2026
«Le 20 mars 2026, le Conseil fédéral a lancé trois nouveaux programmes nationaux de recherche (PNR). Ils portent sur les thèmes de la santé mentale des adolescents, de la résilience numérique des infrastructures critiques et de la robustesse des chaînes d’approvisionnement. Le budget total alloué aux trois PNR s’élève à 17 millions de francs pour une durée de recherche de trois à quatre ans. Les programmes sont mis en œuvre par le Fonds national suisse (FNS).»
Les PNR s’appellent:
16 Mar 2026
4 Mar 2026
«Chiffres provisoires : en 2025, le FNS a octroyé 1,2 milliard de francs à 2400 nouveaux projets de recherche. Les chercheuses·eurs établis et leurs homologues en début de carrière peuvent ainsi développer des idées novatrices.»
19 Fév 2026
La Confédération affiche pour 2025 un excédent de 300 millions alors qu’elle prévoyait un déficit de 800 millions. «Le plan d’économies reste toutefois nécessaire, dit le gouvernement à la veille des débats au Parlement. […] La gauche critique une gestion « idéologique » des finances fédérales.»