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Sujet: rapport Gaillard

Le Syndicat des services publics Vaud regrette les coupes fédérales et cantonales, notamment dans le domaine des hautes écoles

«Le Conseil fédéral se félicite d’un excédent budgétaire. Or celui-ci repose notamment sur les coupes sévères dans la formation et la recherche. Le SSP demande la suspension immédiate des coupes dans le domaine des hautes écoles.» (SSP Vaud)

Après la mobilisation provoquée par les mesures d’économie dans le canton Vaud, le Conseil d’état avait promis qu’il prendrait le temps de négocier le budget 2027, des consultations avec le syndicat du service public ne sont pas prévues «alors même que le gouvernement annonce un budget qui sera guidé par le principe d’austérité».

L’«absence totale d’ouverture [du gouvernement] nous font parvenir à la conclusion que nous allons devoir, pour nous faire entendre, préparer, une nouvelle fois, la mobilisation dès la rentrée», avance le syndicat des services publics vaudois.

Le Conseil fédéral ne prévoit pas de nouvelles coupes pour 2027, mais maintient le plan d’allègement

«De nouvelles coupes dans les finances fédérales ne seront pas nécessaires pour 2027, indique le Conseil fédéral mercredi. Il annonce des recettes 1,8 milliard supérieures à ce qui avait été estimé en février.» (RTS)

Le gouvernement fédéral annonce également des perspectives plus favorables pour les exercices budgétaires 2028 à 2030. (SRF)

«Le plan d’allègement 2027-2029 est toutefois maintenu.» (RTS)

Martin Pfister, Conseiller fédéral en charge de l’armée, propose en conséquence une augmentation de la TVA de 0,5% (au lieu de 0,8%) pour financer des achats d’armement. «Rien qu’entre 2027 et 2032, le budget de l’armée devrait passer de sept à dix milliards de francs. Toutefois, le financement de cette augmentation ne sera assuré que si le conseiller fédéral Pfister parvient à faire adopter son projet d’augmentation de la TVA par le Parlement, puis par référendum.» (Tages-Anzeiger)

 

Budget de la Confédération : Le Parlement valide 5,2 milliards d’économies pour 2027-2029

Le Parlement a validé mardi un programme d’économies pour la période 2027-2029 dans le cadre du «paquet d’allègement budgétaire» (PAB), conçu pour contenir la progression des dépenses fédérales. Le montant final de 5,2 milliards de francs (contre 8,5 milliards visés par le Conseil fédéral) épargne le secteur agricole.

En revanche, les domaines de la formation et de la recherche, des transports et de la coopération internationale devront a priori absorber la majeure partie des coupes budgétaires prévues.

«Des hausses des taxes d’étude dans les EPF et les hautes écoles cantonales sont notamment attendues.» (Le Temps)

«Le scénario d’un référendum devient de plus en plus lointain. Les Vert·es, qui étaient les plus susceptibles d’en lancer un, ont annoncé lundi renoncer à cette possibilité.» (Le Courrier)

L’Union des Étudiant·e·s de Suisse (UNES) écrit: «En entérinant des coupes budgétaires affaiblissant le système de  formation suisse, le Parlement s’entête dans une politique d’austérité qui ne tient compte  que d’une vision à court-terme. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette qu’aucun parti politique gouvernemental ne soutienne la jeunesse en appelant au  référendum, et poursuivra son engagement dans les cantons. »

 

Plaidoyer contre les coupes fédérales

Actionuni, organisation faitière pour le corps intermédiaire, aux côtés d’associations et de syndicats (SSP) des secteurs des transports, de l’éducation (UNES), de la formation et de la culture, demande une fin du démantèlement des services publics par les coupes drastiques imposées aveuglément par le Conseil fédéral.

«Les mesures proposées ne répondent pas à une nécessité financière, mais à un agenda politique que nous ne soutenons pas. Elles auront des conséquences graves et concrètes pour la population, notamment une augmentation des prix des transports publics, une hausse des frais d’inscription à l’université et un affaiblissement de l’éducation et de la recherche.»

 

Record de fréquentation pour l’Université de Neuchâtel, mais…

L’Université de Neuchâtel accueille actuellement 4549 étudiantes et étudiants, soit 35 de plus qu’une année auparavant, un record. «Pour 2026, nous nous attendons à une subvention fédérale stable», indique ainsi Fabian Greub, secrétaire général de l’Université de Neuchâtel. «Nos craintes concernent davantage la situation à partir de 2027, car la Confédération est en train de discuter de mesures d’économies qui pourraient entraîner des reculs de financement de plusieurs millions pour notre université, tant dans le domaine de la formation que dans celui de la recherche.»

Selon Arcinfo, «si ces coupes sont validées par les Chambres fédérales, elles auront très probablement des conséquences sur le niveau des taxes d’inscription facturées aux étudiantes et étudiants, ainsi que sur les budgets des universités et des cantons qui les subventionnent»

Les frais d’inscription à l’université vont-ils augmenter au Tessin ?

Les coupes budgétaires prévues par la Confédération dans le secteur universitaire ont conduit plusieurs universités à se rattraper sur les étudiants en augmentant les frais d’inscription semestriels.

Franco Gervasoni, directeur de la Haute école spécialisée de la Suisse italienne (SUPSI), déclare qu’aucune décision n’a été prise pour le moment concernant la modification des frais semestriels. «Tout dépendra des mesures d’allègement et de l’approbation des accords bilatéraux. Nous devrons donc évidemment revenir sur ces questions, parmi beaucoup d’autres, au cours des prochaines années.»

Deux inconnues pèsent sur les finances de la SUPSI et ont contraint de nombreuses académies suisses à revoir les frais d’inscription de leurs étudiants:

La principale est la réduction des fonds alloués par la Confédération. Les accords bilatéraux constituent une autre inconnue. Dans le cadre de cet accord, l’Union européenne souhaite que les étudiants européens ne paient pas plus que leurs homologues suisses.

«Nous disposerons toutefois d’un certain délai grâce au soutien financier prévu par la Confédération, qui nous permettra d’adapter progressivement les frais d’inscription. Ce sera un sujet de discussion qui nous concernera probablement après 2029», affirme le directeur de la SUPSI.

Le FNS prévoit des restrictions dans l’encouragement des projets

«Pour faire face à la forte hausse de la demande de subsides, le FNS prévoit des restrictions dans l’Encouragement de projets. Le but est de préserver la qualité de la procédure d’évaluation et de stabiliser les taux de succès.»

Le FNS mène une réflexion sur des nouvelles mesures à introduire en 2026, comme:

  • une limitation à deux subsides par scientifique au maximum, l’un d’entre eux devant concerner un projet Lead Agency / Weave / ICIS.
  • une limitation à une requête par chercheur·e sur une période de 12 mois
  • une exclusion des requérant·es à l’étranger en dehors des projets Lead Agency / Weave / ICIS.
  • une revue à la baisse des plafonds budgétaires des projets soumis

 

Le Conseil des États limite les coupes prévues dans le domaine de la formation

Le Conseil des États s’est prononcé en faveur d’une limitation des coupes proposées par le plan d’allègement budgétaire 2027 (PAB27) dans plusieurs domaines, dont la formation. «Alors que la Confédération voulait réduire de 120 millions de francs son soutien aux hautes écoles cantonales, le plénum a préféré le diminuer de seulement 60 millions. Au cœur du débat, le risque de faire peser sur les étudiants la prise en charge du manque à gagner, soit une hausse des taxes d’études. Les élus ont aussi approuvé, dans une moindre mesure, les réductions des dépenses dans les domaines de la formation continue et professionnelle ainsi qu’auprès d’Innosuisse.» (Le Temps) Ainsi, le Conseil des Etats a choisi de maintenir «les bases légales» attribuant «un soutien de la Confédération dans le domaine de la formation».

Le Conseil national se penchera sur le programme ce printemps, pouvant alourdir ou affaiblir ce programme budgétaire.

«Le Conseil des Etats s’empare ce mercredi de l’impopulaire programme d’économies 2027»

Aujourd’hui, le Conseil des États examine un plan d’économies, revu à la baisse par sa commission, du programme d’allègement 2027 de la Confédération. Si un mécontentement commun existe à propos du programme d’allègement qui vise à freiner la hausse des dépenses fédérales, une nette opposition se dessine sur la santé des finances publiques. La gauche tente de rejeter l’ensemble du paquet jugé trop austère, ne jugeant pas nécessaire ce plan d’économie et le menaçant de référendum, tandis que la droite souhaiterait résoudre «des problèmes de financement» et freiner la hausse des dépenses.

Alors que la ministre des finances Karin Keller-Sutter propose d’épargner 2,4 milliards de francs en 2027, puis 3 milliards en 2028 et en 2029, la commission des finances du Conseil des États souhaite réduire l’ampleur des économies de 600 millions de francs environ par an. Le programme d’allègement 27 se monterait à 1,79 milliard en 2027, à 2,35 milliards en 2028 et à 2,48 milliards en 2029. Parmi son opposition à d’autres mesures, la commission se positionne notamment contre plusieurs coupes dans les domaines de la formation et de la recherche. Elle ne souhaite ainsi économiser «que 60 millions de francs au lieu de 120» pour les universités cantonales (SRF).

«Le National devrait en débattre lors de la session de mars. Le dossier devrait être bouclé à la fin de cette session-là pour qu’un éventuel référendum et une votation populaire puissent être organisés avant l’entrée en vigueur du programme d’allègement.» (Blick)

«Combien peut coûter le financement de la recherche ?»

Ce mercredi 17.12., le Conseil des États discutera le programme d’allégement budgétaire. La Berne fédérale veut réduire les dépenses dans la recherche. Environ 1500 postes destinés à de jeunes chercheurs ne pourraient plus être financés.

Les responsables du Fonds national mettent en garde contre une «coupure historique». «Les mesures d’économie prévues nous obligeraient à refuser des centaines de projets de recherche», dit Thorsten Schwede, président du FNS, estimant que la Suisse met ainsi en péril la capacité d’innovation de son économie et sa compétitivité internationale.

La Conseillère des Etats Esther Friedli (UDC, SG) recommande aux hautes écoles de coopérer encore plus étroitement avec le monde économique, de supprimer les dépenses inutiles et d’augmenter encore les frais d’inscription, en particulier pour les étudiants étrangers. C’est selon elle le seul moyen de freiner la hausse des dépenses dans le domaine de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, elle juge, contrairement à Thorsten Schwede, qu’il y a une très forte augmentation des dépenses au niveau fédéral dans le domaine de la science et de la recherche.

 

Manifestation à Berne contre l’austérité fédérale

«Des centaines de personnes ont manifesté samedi après-midi sur la Place fédérale à Berne contre la politique d’austérité de la Confédération et contre le réarmement. Organisée à l’appel des Jeunes communistes, [la manifestation] avait été autorisée. […] Ces économies affaiblissent des domaines tels que les affaires sociales, la culture, l’éducation, les transports publics et l’environnement.»

«Le Conseil des Etats s’empare du budget 2026 dans un contexte de rigueur budgétaire»

La session d’hiver des Chambres fédérales a débuté lundi à Berne pour une durée de trois semaines. «Les sénateurs ont empoigné l’examen du budget 2026, avec le paquet de mesures d’économie du Conseil fédéral dans le viseur.» (RTS) «Le Conseil des Etats s’est sensiblement éloigné [du plan d’économies] soumis par le Conseil fédéral. Le débat se poursuivra jeudi au Conseil national.» (Le Temps)

Une commission réduit le paquet d’allègement de la Confédération, dont des coupes dans le domaine de la recherche et formation

La commission des finances du Conseil des Etats a réduit de 603 millions de francs les économies du programme d’allègement pour 2027. Elle a repris environ 80% des décisions du programme proposé par le gouvernement. Sur 57 mesures proposées par le Conseil fédéral, 31 sont reprises sans modification, et 26 sont modifiées ou refusées. 6 mesures supplémentaires sont proposées.

«La commission s’est opposée à plusieurs coupes dans les domaines de la formation et de la recherche. Les frais des étudiants des EPF devraient être plus importants qu’actuellement, mais nettement moins que prévu par le Conseil fédéral pour 2027. Cela concerne aussi […] divers projets liés aux hautes écoles, InnoSuisse ou l’encouragement à la formation continue.» La commission a néanmoins accepté une réduction de la contribution fédérale au Fonds national suisse. (Le Temps)

«Les hautes écoles, garantes de la prospérité de la Suisse»

Dans les colonnes du Temps, la rectrice de l’Université de Genève Audrey Leuba et le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman expriment leur inquiétude face aux coupes proposées dans le programme d’allègement budgétaire 2027.

Il et elle mettent en particulier en avant que la part des dépenses de la Confédération consacrée au domaine de la formation, la recherche et l’innovation (FRI) a diminué entre 2012 et 2024. L’Université de Genève est citée en exemple: le financement de la Confédération a augmenté de +23,3% ces 20 dernières années pour une augmentation de +35,6% d’étudiant·es. Il et elle écrivent: «Le programme est synonyme d’un désinvestissement de la Confédération, qui risque d’occasionner des pertes économiques plusieurs fois supérieures aux économies visées à court terme. Le financement public est un socle crucial pour assurer une formation de très haut niveau et une recherche de pointe reconnue à l’échelle mondiale. Un financement stable du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation est essentiel pour garantir la prospérité et la qualité de vie futures en Suisse.»

«La fonction publique vaudoise dans la rue contre les coupes budgétaires»

Mardi 18 novembre, des employé·es des structures publiques et parapubliques, soit du personnel de l’école obligatoire, des gymnases, de l’UNIL, des hôpitaux, des structures sociales, de la police, ainsi que des les milieux d’accueil de la petite enfance ont participé à une journée de grève et mobilisation dans tout le canton. Les participant·es se sont mobilisé·es contre «l’austérité» du projet de budget 2026 de l’exécutif cantonal, qui vise 305 millions d’économies, dont une contribution de crise de 0,7% sur les salaires. Selon les syndicats organisateurs de l’événement, 25’000 personnes étaient présentes dans les rues en soirée, 16’000 selon la police. En moyenne, il s’agit de près de la moitié des employé·es de l’Etat (42’000 salarié·es).

«À l’Université de Lausanne, en début d’après-midi, on comptait 1200 étudiants et plus d’une centaine de salariés en grève. Au cas où une baisse de 3,8% de la subvention cantonale à l’Université de Lausanne qui est prévue pour 2026 (−13,9 millions) serait validée par le parlement, les facultés ont anticipé en préparant leur plan de coupe: suppressions de postes, gel des embauches, coupes des subventions pour la diversité, suppression d’enseignements optionnels et recrutement de professeurs au statut précaire…» Kelly Harrison, secrétaire générale de l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’UNIL, dit regretter que tous les niveaux soient touchés par les mesures. Elle s’inquiète également que les coupes concernent davantage les personnes «en bas de l’échelle». (24 heures)

«Contactée par Le Courrier, la présidente du Conseil d’Etat et cheffe des Finances, Christelle Luisier Brodard, défend la ligne gouvernementale: «Nous prenons acte de la mobilisation et sommes conscients de l’engagement et des efforts consentis chaque jour par le personnel. Mais nous faisons face à une situation financière qui se dégrade. Le projet de budget présente toujours un déficit de 300 millions, sans action, il aurait été de 800 millions», explique l’élue libérale-radicale.» (Le Courrier)

Grèves dans la fonction publique face aux plans d’assainissement des cantons (FR, VD, GE)

Suite à la grève du 1er octobre à Fribourg et à une manifestation à Lausanne le lendemain, «des grèves se dessinent sur les bords du Léman [face aux plans d’assainissement des différents cantons]: à Genève, elle se tiendra le 11 novembre – après confirmation le 6 novembre – et les 18, 25 et 26 novembre dans le canton de Vaud, assorties de deux manifestations. Les syndicats vaudois préviennent déjà que la grève pourrait se poursuivre tant que le Conseil d’Etat ne proposera pas des garanties du retrait de ses mesures d’économie.» (Le Temps)

Par ailleurs, une assemblée de mobilisation vers la grève aura lieu le 12.11.2025 à Géopolis.

Vent debout contre les coupes budgétaires fédérales

La commission des finances a entendu pendant deux jours les parties prenantes touchés par les coupes fédérales (tous les domaines sont touchés, à l’exception de l’armée et de l’AVS). Les partis prenants sont d’accord de faire des économies, mais pas dans leur domaine. Elle n’a pas encore pris de décision préliminaire.
Selon le journaliste de la NZZ, le débat à venir promet d’être «court et intense». «Après le Conseil des États en décembre, ce sera au tour du Conseil national en mars 2026, puis probablement du peuple en septembre. Il est presque certain que la gauche lancera un référendum. À moins que la majorité bourgeoise ne modifie profondément le projet. La situation deviendra vraiment difficile si le projet échoue. À moins que des recettes fiscales supplémentaires ne tombent du ciel, le Conseil fédéral et le Parlement devront décider dans les plus brefs délais de coupes budgétaires relativement drastiques afin de respecter le frein à l’endettement.»

Karin Keller-Sutter, cheffe des finances au Conseil fédéral, a développé un Plan B «dissuasif»: «Si le paquet échoue, la Confédération devra réduire à court terme les dépenses qui restent inchangées, car les autres sont liées par la loi. Cela concernerait notamment la formation et la recherche, l’aide au développement, l’agriculture et l’armée. Selon le Conseil fédéral, des coupes budgétaires pouvant atteindre 10 % seraient nécessaires. Sa conclusion : «En cas d’échec de l’EP27, un nouveau paquet de mesures d’allègement budgétaire devrait être rapidement mis en place, en tenant compte, le cas échéant, d’augmentations d’impôts.» (Neue Zürcher Zeitung)

Selon la SRF, «Après les protestations des cantons, de l’Union suisse des paysans et des institutions de formation et de recherche [par exemple swissuniversities], le Conseil fédéral maintient ses plans d’économies, mais le «paquet d’allègements» ne devrait plus permettre d’économiser 3,6 milliards de francs, mais 3 milliards.»

Manifestations nationales contre les mesures d’économies dans la formation et la recherche

Hier, plusieurs manifestations bénéficiant d’un appui syndical et associant étudiant·es et chercheurs ont eu lieu à Berne, Genève, Lausanne, Neuchâtel, Zurich, Bâle et Lucerne dans le cadre d’une journée d’action nationale contre les plans d’austérité. A Berne, ils et elles étaient près de 2’000 pour manifester contre la hausse des frais d’écolages et les coupes dans la recherche. Une pétition de 37’000 signatures a été remise à l’attention du Conseil fédéral pour que l’éducation reste abordable. La Confédération a annoncé des coupes annuelles pour un montant de 460 millions de francs dans la formation, la recherche et l’innovation (FRI) dès 2027. «Cette mesure affaiblirait considérablement l’égalité des chances et la place de la Suisse en tant que pôle éducatif, écrit l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) dans un communiqué.» (Swissinfo)

«A Genève, près de 400 personnes, en majorité des étudiant·es, se sont rassemblées sur l’esplanade d’UniMail, à l’appel des syndicats. Le projet du Conseil fédéral se traduirait par des coupes budgétaires de 22,5 millions de francs pour l’université de Genève, ce qui correspond à 20% des projets de recherche et à 40 postes de professeurs.» (Le Courrier)

A l’Université de Lausanne, 150 personnes se sont rassemblées devant l’Amphimax. «L’appel, lancé par l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·e·s de l’UNIL (ACIDUL) avec d’autres collectifs et syndicats, visait à dénoncer les coupes budgétaires de 7% prévues par le Conseil d’Etat vaudois pour 2026, soit 24 millions de francs en moins pour l’université.» (Le Courrier) «Selon les chiffres encore non officiels qui circulent, les coupes budgétaires pour l’Université de Lausanne s’élèveraient à 13 millions de francs», explique Philipp Walch, président de l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’UNIL (Acidul). (24 heures)

A l’Université de Neuchâtel, une soixantaine d’étudiant·es et d’employé·es ont appelé à protester. «Pacifique, le mouvement est soutenu par plusieurs organisations du canton, comme la Jeunesse socialiste neuchâteloise ou le Syndicat des secteurs publics et parapublics, qui ont également fait part de leurs inquiétudes.» (ArcInfo)

A l’EPFL, les taxes d’études viennent déjà d’augmenter cette année. Cependant, «la Confédération envisage à nouveau de grosses coupures pour les écoles polytechniques, à hauteur de 78 millions», explique Alexia Giroud Nyer, coprésidente d’AGEPoly. «La mesure est déjà discutée en commission et sera votée par le parlement cet hiver.» (24 heures)

A Bâle, plus d’une centaine de collaborateur·ices et d’étudiant·es de l’Université ont manifesté (Baseljetzt); à Zurich environ 700 personnes se sont réunies sur l’Helvetiaplatz (Bluewin).