Le Monde a publié un dossier d’articles sur l’impact de l’IA sur les sciences, avec des titres «Comment l’intelligence artificielle bouleverse déjà la science» et «Le métier de chercheur est à repenser».
28 Mai 2026
28 Mai 2026
Le Monde a publié un dossier d’articles sur l’impact de l’IA sur les sciences, avec des titres «Comment l’intelligence artificielle bouleverse déjà la science» et «Le métier de chercheur est à repenser».
27 Mai 2026
«Dans les universités suisses, de nombreux étudiants ont recours à l’IA pour rédiger et réviser leurs travaux. Les enseignants constatent une amélioration du style, mais guère d’idées plus pertinentes.»
15 Mai 2026
Un article de la revue Nature alerte sur la menace croissante que font peser les modèles de langage (LLM) sur l’intégrité scientifique. Depuis 2022, les « hallucinations bibliographiques » explosent, avec plus de 140 000 fausses citations recensées pour 2025, touchant particulièrement les sciences sociales.
Le problème met également en lumière la vulnérabilité des serveurs de prépublications (comme SSRN ou arXiv) dont la modération limitée facilite la diffusion de contenu non vérifiés. Face à l’absence de méthodes de détection standardisées, les institutions et plateformes improvisent des mesures de contrôle, comme les déclarations d’usage obligatoire.
13 Mai 2026
«Le Conseil suisse de la science CSS voit d’importantes opportunités de développement stratégique pour la Suisse dans le domaine de la recherche intensive en données et en calcul. Dans son rapport, le CSS souligne le potentiel d’un développement ciblé des infrastructures de calcul existantes dans le domaine académique afin de répondre durablement aux exigences croissantes, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). […] Le CSS propose une infrastructure de calcul interopérable à plusieurs niveaux, couvrant les échelons de la position régionale à la position internationale, fondée sur une stratégie nationale, dirigée par un comité stratégique et soutenue par un financement à long terme.»
12 Mai 2026
Il y a plus de vingt ans, la Société historique suisse (SGG) a révisé son code d’éthique pour répondre aux enjeux actuels qui traverse la discipline tels que la numérisation ou l’utilisation des outils d’intelligence artificielle.
«Vingt ans plus tard, plusieurs des problématiques abordées restent néanmoins d’actualité — parfois avec une acuité renforcée. Les menaces de poursuites judiciaires visant des historien·ne·s, ainsi que les obstacles d’accès aux sources (refus de consultation au prétexte de la protection des données, caviardages, délais prolongés arbitrairement), restent des défis de taille pour les sciences historiques, comme l’illustrent plusieurs affaires récentes.»
30 Avr 2026
Dans un entretien croisé paru dans le rapport annuel de l’Université de Zurich, la présidente du Conseil de l’université, Silvia Steiner, et le président de l’université, Michael Schaepman, ont présenté leurs futurs projets et orientations.
Au cœur de la stratégie de l’institution académique figure le développement du pôle dédié à l’intelligence artificielle. Ce centre n’a pas seulement pour but de connecter les expertises techniques des différentes facultés, mais vise surtout à promouvoir une innovation responsable. L’objectif est d’explorer l’IA comme un enjeu sociétal et humain, afin que cette technologie serve directement la science et la collectivité à travers un partage ouvert des connaissances.
Silvia Steiner le rappelle : « L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres et ne remplace pas la réflexion personnelle, d’autant plus importante face à un accès élargi aux connaissances et à l’information ».
Parallèlement, les deux dirigeant·es reviennent sur la politique professoral en privilégiant les compétences en leadership ainsi que l’encouragement des candidatures féminines. La compétitivité de l’établissement, l’interconnexion avec les autres universités ainsi que les conditions de travail des doctorant·es et postdoctorant·es sont également abordées.
10 Avr 2026
C’est la question que pose Werner Inderbitzin, ancien recteur de la HES zurichoise (ZHAW) dans les colonnes de la NZZ. Face aux contraintes budgétaires et à l’expansion du nombre d’étudiant·es, il préconise de privilégier la qualité plutôt que la quantité, notamment en sélectionnant les candidat·es aux études.
Il s’interroge sur la manière d’optimiser l’utilisation des ressources afin de maintenir la qualité de l’enseignement. Avec l’arrivée de l’IA, un accompagnement renforcé des étudiant·es s’impose, ainsi qu’un débat critique avec eux. «Compte tenu des ratios d’encadrement actuels, cela est impossible dans de nombreuses disciplines. Étant donné qu’une nouvelle augmentation substantielle du financement de l’enseignement supérieur risque de se heurter aux contraintes budgétaires au cours des prochaines années, il serait sans doute plus profitable pour notre pays de former un nombre réduit d’étudiant·es, mais de s’assurer qu’ils et elles soient les plus brillant·es […], et qu’ils et elles bénéficient d’un enseignement de grande qualité. D’autant plus que l’argent ne garantit pas la qualité [d’enseignement] et que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne peut être résolue uniquement par un recours accru à l’enseignement supérieur.»
8 Avr 2026
L’un des laboratoires les plus prestigieux du géant technologique américain IBM, pionnier de l’informatique et leader mondial de l’intelligence artificielle, situé à Rüschlikon (Zürich), et l’ETH Zürich ont scellé un partenariat stratégique de dix ans.
Cette collaboration ambitieuse se concentre sur le développement d’algorithmes fondamentaux exploitant les lois de la physique quantique pour traiter des informations ultra-complexes.
L’objectif ultime de ce projet serait de construire d’ici 2029 le premier ordinateur quantique au monde capable d’effectuer des calculs sans erreur, marquant ainsi un tournant décisif dans les capacités de calcul de la science moderne.
8 Avr 2026
Il y a dorénavant une formation supérieur de niveau tertiaire qui permet l’obtention d’un brevet fédéral de spécialiste en intelligence artificielle. Une des institutions dispersant les cours est la fondation InVia à Lausanne.
23 Mar 2026
«À l’approche des inscriptions, l’employabilité pèse autant que la passion dans le choix d’un cursus, car toutes les hautes écoles ne garantissent pas un emploi.»
Stefan C. Wolter, économiste de l’éducation appelle à la prudence face à une réalité devenue extrêmement mouvante, avec les facteurs de la situation géopolitique et les transformations technologiques (en particulier l’avancée de l’IA) qui s’additionnent, où «aucune profession ne peut se considérer durablement à l’abri». «Pour l’heure, ce sont les domaines liés aux relations humaines, comme la santé ou le social, qui semblent les plus résistants.
[Stefan C. Wolter vient de publier le Rapport sur l’éducation en Suisse 2026.]
20 Mar 2026
En bouleversant le monde professionnel, l’intelligence artificielle remet plus que jamais en question les compétences acquises sur les bancs des hautes écoles. Luciana Vaccaro, présidente de Swissuniversities et rectrice de la HES-SO, souligne dans ce contexte l’importance de la valorisation de la formation continue, particulièrement pour les personnes qui ont plus de 45 ans: «On ne peut pas laisser une partie de la population avec des compétences qui deviennent obsolètes porter seule la responsabilité de sa formation.» Dans ce cas de figure, «L’État peut aussi intervenir, par exemple via des mesures de défiscalisation pour encourager les entreprises et les individus à investir dans leur formation.»
17 Mar 2026
La pertinence des diplômes universitaires pour certains cursus est remise en question face aux bouleversements générés par les IA. Certains recruteurs sembleraient privilégier des compétences pratiques comme la résolution de problème, le travail d’équipe, la créativité et l’esprit d’entreprise. De plus, l’utilisation des IA et chatbots pourrait dévaloriser certains cursus en privilégiant la paresse et la tricherie.
Un questionnement est également mené sur l’adaptation des établissements d’enseignement supérieur pour rester pertinents à l’ère de l’IA.
17 Mar 2026
«Alors que l’intelligence artificielle a bouleversé les méthodes d’apprentissage des étudiants, les universitaires s’inquiètent pour l’avenir des sciences humaines – et de la société dans son ensemble».
13 Mar 2026
Co-fondé en 2017 par l’EPFL et l’ETHZ avec le soutien de la Confédération et du canton, le Swiss Data Science Center (SDSC) accompagne et structure la transformation numérique de l’économie locale.
De la collecte et gestion des données à l’apprentissage automatique, le centre apporte son expertise à une vingtaine d’entreprises cette année, en s’appuyant notamment sur l’IA souveraine Apertus.
À travers des projets d’envergure comme Enerbat, dédié à l’efficacité énergétique, le SDSC consolide la position de Lausanne comme pôle majeur de recherche translationnelle (recherche de pointe appliquée) en IA et science des données. Cette démarche vise à ainsi garantir l’autonomie numérique des actrices et acteurs économiques.
12 Fév 2026
«L’essor de l’intelligence artificielle générative transforme l’enseignement supérieur et soulève des enjeux majeurs pour notre communauté : pratiques pédagogiques, encadrement des travaux, modalités d’évaluation ou encore cadres éthiques. Pour y répondre, les universités romandes et la HES-SO organisent la Journée romande «IA et enseignement», coordonnée par l’Université de Genève avec la participation de l’UNIL, de Fribourg et de Neuchâtel, et le soutien de swissuniversities.»
29 Jan 2026
Trouver un logement abordable à Zurich est pratiquement impossible pour de nombreux étudiant·es. Michael Schaepman exige désormais que les autorités tiennent davantage compte des étudiants dans leur planification du logement.
Par ailleurs, il s’attend à ce que la demande en spécialistes des sciences humaines et sociales augmente à l’avenir: «Le développement fulgurant de l’intelligence artificielle rendra les compétences éthiques et normatives beaucoup plus importantes dans notre société. Cette évolution ne doit pas être laissée aux mains des entreprises technologiques. L’État doit jouer un rôle important à cet égard, c’est pourquoi le débat sur la prétendue surcharge administrative me dérange.»
29 Jan 2026
Les sondages en ligne qui ont contribué à transformer la recherche moderne en sciences sociales sont menacés par l’intelligence artificielle. «Des chercheurs avertissent qu’une vague de chatbots se faisant passer pour des personnes pourrait corrompre ou invalider les enquêtes en ligne qui alimentent chaque année des milliers d’études. Ils exhortent les entreprises qui mènent ces enquêtes à prendre davantage de mesures pour remédier à ce problème.»
20 Jan 2026
Une étude récente, commissionnée par digitalswitzerland et Google, souligne le potentiel de l’IA pour accélérer la recherche suisse et augmenter le PIB.
«Au total, l’IA peut augmenter l’efficacité de la recherche et du développement dans ce pays de 10 à 20 %.»
19 Déc 2025
L’IA transforme rapidement notre façon de travailler, d’apprendre et de faire de la recherche. Cela représente également un défi pour les universités. Le groupe de réflexion FutureU de l’UZH a élaboré des scénarios d’avenir pour les universités à l’ère numérique. Entretien avec Claudia Witt, professeure de médecine, et Karsten Donnay, politologue, sur le positionnement et les actions nécessaires des universités.
19 Déc 2025
«Une étude américaine analysant 2,1 millions de preprints montre une hausse de productivité de 36 à 60% après l’adoption des «grands modèles de langage», particulièrement chez les chercheurs non anglophones. Paradoxe: les textes assistés par intelligence artificielle présentent un niveau d’écriture supérieur mais sont moins souvent acceptés par les revues spécialisées, révélant une qualité scientifique moindre. Les experts alertent sur le risque d’un déluge de recherches superficiellement convaincantes mais scientifiquement décevantes qui pourraient saturer la littérature.» (Le Temps)
Par ailleurs, une enquête de l’Université de Fribourg constate qu’une majorité de ses étudiant·es utilise l’intelligence artificielle durant son cursus. «La moitié des étudiants des hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale et de l’Université de Fribourg utilisent l’intelligence artificielle depuis un à deux ans et environ 22% depuis plus longtemps encore. […] Parmi les sondés qui recourent à l’IA, les trois quarts le font quotidiennement ou plusieurs fois par semaine.» Des habitudes similaires ont été constatées chez le corps enseignant, au sein duquel près de deux tiers utilisent l’IA quotidiennement ou plusieurs fois par semaine. (La Liberté)