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Sujet: examens

Conciliation parfois complexe entre armée et études

Le lundi 29 juin, 8 253 recrues, dont 205 femmes, ont entamé leur service militaire. Pour les étudiant·es, concilier ces deux univers peut s’avérer difficile. L’armée précise toutefois que les examens académiques constituent un « motif impératif de congé », permettant d’obtenir une dispense pour y participer.

Eléonore Coignet, responsable des affaires militaires de médecine de l’Université de Lausanne, est en première ligne pour accompagner les étudiant·es face à ces défis.

La SRF enquête sur le plagiat par l’IA dans l’enseignement supérieur

La SRF a mené une enquête auprès de 31 établissements d’enseignement supérieur suisses concernant les problèmes de plagiat par l’IA. Partant du constat que les outils d’intelligence artificielle font désormais partie du quotidien des étudiant·es, les établissements gèrent leur utilisation de manière distincte, exigeant de la transparence.

Et les détecteurs d’IA? Jugés peu fiables, ils ne sont pas utilisés systématiquement. Selon l’Unil, ces logiciels peuvent également donner lieu à des faux soupçons et, dans ces cas, déprécier l’évaluation.

Les établissements tendent à s’appuyer sur l’expertise de leurs enseignant·es. Ils et elles superviseraient les travaux de près et pourraient ainsi détecter d’éventuelles anomalies.

 

« La formation romande adapte sa façon d’évaluer face à l’IA »

Pour se prémunir contre l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle, difficilement détectable dans les épreuves écrites, les institutions d’enseignement ont tendance à privilégier d’autres formes d’évaluations comme les examens oraux.

Dans les gymnases, les travaux de maturité peuvent également être repensés, comme à Fribourg.

Le e-dossier étudiant transforme le suivi des étudiant·es à l’Unil

Déployé il y a quelques mois, le e-dossier étudiant permet de centraliser et faciliter la gestion des documents. Il regroupe toutes les informations administratives, académiques et organisationnelles tout au long du cursus et de ce fait, facilite le partage de documents ainsi que l’archivage.

 

A l’EPFZ, des examens bientôt notés grâce à l’IA

A partir du semestre de printemps 2026, l’EPFZ lancera un projet pilote dans lequel l’intelligence artificielle assistera la notation des examens. Gerd Kortemeyer, chercheur et membre staff pour le rectorat de l’EPFZ, travaille sur le développement de ce projet dans le cadre du projet Ethel de l’institution. Ses recherches se concentrent sur l’échelle des procédures d’évaluation pour les examens MINT complexes et manuscrits (physique, chimie, mathématiques) en utilisant des LLMs multimodaux modernes tels que le GPT-5. Dans sa méthodologie, il ne prône pas un remplacement complet des correcteurs humains mais un flux de travail entre humain et machine. Pour les cas incertains ou ambigus, une transmission à des expert·es humains sera automatique.

Pour les étudiant·es, l’utilisation de l’IA offre différents avantages: attribution de points partiels pour des étapes intermédiaires, disponibilité rapide des résultats en ligne, possibilité pour les étudiant·es de s’opposer en ligne aux évaluations de l’IA qui seront ensuite examinées par des correcteur·ices humains.

L’EPFZ prône de nombreux outils d’intelligence artificielle pour soutenir l’enseignement et la recherche. Elle recommande en outre Microsoft Copilot, Google Gemini, NotebookLM, ainsi qu’Apertus. Un chatbot est également disponible à l’EPFZ depuis deux ans (développé dans le cadre du projet Ethel), permettant aux étudiant·es de recevoir des commentaires sur leurs exercices ainsi que de répondre à leurs questions. Des chatbots sont également utilisés à l’Université de Zurich et à l’EPFL.

La sécurité du Safe Exam Browser est mis en question

À la suite d’une série de tests, l’informaticien Urs Pfister affirme que le navigateur Safe Exam Browser, [utilisé par plusieurs universités suisses] pour des examens en ligne, a des nombreuses failles de sécurité qui n’ont pas été patchés après un hack en 2022, contrairement à une annonce des développeurs. Il démontre combien il est facile de manipuler ce navigateur et de contourner un concept de sécurité qu’il juge défaillant. Il déplore l’absence de base juridique claire et le manque de souveraineté numérique du système.

A son avis le logiciel ne devrait plus être utilisé. Il ne s’agit pas seulement de prévenir la triche, mais aussi de se demander ce qui se passe lorsque des appareils sont compromis pour une vengence personnelle par exemple contre un·e ex-partenaire. «Et qu’en est-il de la responsabilité? L’ETH Zurich et l’Université de Zurich, qui développent le Safe Exam Browser, sont directement impliquées: comment peuvent-ils vérifier de manière neutre où se trouvent (leurs) erreurs? À quelles interventions les étudiants doivent-ils se soumettre? Que voient les surveillants chez les candidats, volontairement ou non? Et que voient les entreprises technologiques américaines?»

«Ce que les étudiant·es disent de la réforme de l’EPFZ»

Trois étudiant·es et ancien·nes étudiant·es de l’EPFZ s’expriment sur leurs situations et ressentis durant les études et sur la réforme annoncée par l’EPFZ. Pas entièrement favorables aux nouvelles mesures, tous·tes mettent cependant en avant le même élément : leurs parents les ont largement soutenu·es financièrement durant leurs études.

Un étudiant de 4e semestre de bachelor en ingénierie mécanique parle de dures conditions d’études. Il a étudié tous les weekends et travaillé plus de 60 heures par semaines en «période d’apprentissage» («Lernphase»). Il avance toutefois que les 9 semaines actuelles de phase d’apprentissage estivales ne sont pas nécessaires et que 4 ou 5 semaines suffiraient. Un de ses amis craint une perte de qualité et donc de réputation de la haute école, car étant donné que le temps d’apprentissage sera réduit, la matière sera aussi adaptée. Il est lui-même d’avis que l’EPFZ veillera à maintenir la qualité des cours.

Une ancienne étudiante en architecture, diplômée en 2000 de l’EPFZ, affirme s’être sentie «portée» par «le quotidien structuré de l’EPF», en comparaison à ses études à l’Université où elle était «complètement livrée à elle-même pour toute l’organisation des études». Durant ses semestres d’études, elle a pu travailler comme assistante auxiliaire à la chaire d’architecture solaire. Elle a néanmoins «en quelque sorte manqué deux étés» consacrés à ses études. Bien qu’elle ait été «frappée par le rythme effréné de l’EPFZ lors de son semestre à l’université de Columbia à New York», elle estime que «l’intensité des études est aussi une bonne et importante préparation à l’exercice futur de la profession».

Un diplômé de bachelor en génie électrique et technologies de l’information raconte que ce qui l’a «poussé à la limite, c’est la charge physique : rester assis huit heures par jour à étudier». Mais la matière l’a presque toujours suffisamment intéressé pour qu’il s’y mette volontiers. Arrivant bien à décompresser et veillant à toujours avoir une compensation sportive, l’étudiant estime que cette réforme est pour celles et ceux qui n’ont pas la chance qu’il a, des étudiant·es ayant par exemple des migraines dues au stress. A l’exception de la première année, il a toujours travaillé à côté de ses études, en dispensant des cours à l’EPFZ ainsi qu’en faisant des remplacements. Dans certains cas, il a dû manquer une semaine complète de cours, qu’il lui était possible de rattraper grâce aux longues sessions estivales d’apprentissage. Bien qu’il avance que la réforme soit favorable aux personnes désirant faire leur service civil durant l’été et particulièrement importante pour l’égalité des chances, il y est plutôt opposé : «Je ne serais pas favorable à des examens en cours de semestre, comme le prévoit la nouvelle réforme. Si l’on veut comprendre la matière d’un cours à un certain niveau, il faut beaucoup de temps pour l’étudier.»

EPFZ : plus de vacances pour alléger la charge des étudiant·es et pour une meilleure égalité des chances

Les conditions d’études à l’EPFZ seront passablement réformées, à partir de l’automne 2027 : le nombre de semaines de vacances par année passera de 3 à 10, et les étudiant·es auront à présent droit à une année supplémentaire afin de terminer leurs études.

En comparaison, la HSG accorde à ses étudiant·es un total de 24 semaines sans cours par an (dont une partie est dédiée à des travaux, des préparations et des examens), tandis qu’à l’EPFL, 12 à 14 semaines par an sont complètement libres. Pourtant les étudiant·es de l’EPFL déclarent que le stress est tout de même trop important malgré le nombre de semaines de vacances.

«Dans le cadre de la réorganisation, l’ETH Zurich a examiné et évalué les calendriers académiques et les expériences d’autres universités de premier rang dans le classement mondial […] en règle générale, elles accordent aux étudiants entre 8 et 20 semaines sans cours, préparation et examens.» «Le MIT est une école de pointe, même s’il ne réduit pas les vacances à trois ou quatre semaines», explique le chef de projet Marco Gerber.

Stefan Wolter, professeur d’économie de l’éducation explique que «les études à l’ETH comptent parmi les plus injustes socialement ». «Celui qui n’obtient pas le financement de ses études ne peut généralement pas se le permettre, car il est pratiquement impossible de travailler à côté.» Le professeur d’économie de l’éducation explique également que «des qualités telles que la persévérance et le sens du devoir sont déterminantes pour la réussite professionnelle future», ainsi «les employeurs peuvent compter sur le fait que les diplômés de certaines hautes écoles supportent un niveau de stress élevé».

Réforme des plans d’études à l’ETHZ: plus de vacances pour les étudiant·es

La santé psychique des étudiants de l’EPFZ s’est détériorée entre 2019 et 2024. Selon un sondage, environ un·e étudiant·e sur sept dit ne pas aller bien, les plaintes les plus fréquentes étant anxiété, problèmes de sommeil, faible estime de soi, symptômes dépressifs, épuisement et désespoir. Ce problème préoccupe la direction de l’institution, qui a annoncé une réforme des plans d’études: dès septembre 2027, de nouvelles grilles horaires et de nouveaux règlements d’examen entreront en vigueur. La principale modification est le passage de trois semaines de congé annuelles à dix : sept en été, la semaine de Pâques actuelle ainsi qu’une semaine supplémentaire en automne et une autre fin février. Cette réforme vise à alléger la de travail des étudiant·es. D’autres mesures sont également prévues: la durée maximale des études est prolongée, et en cas d’échec à un groupe d’examens, il n’est plus nécessaire de tout repasser, mais seulement ce qui était insuffisant. (NZZ)

Il ne s’agit pas seulement de prendre plus de vacances, mais de créer du temps pour des emplois ou des stages. Le recteur de l’EPFZ Günther Dissertori souligne que «le nombre de semaines d’études ne dit rien sur la qualité des études».

Nic Cantieni, président de l’association des étudiant·es, salue la réforme qui «aide à mieux concilier les études avec le travail, la famille et les loisirs.»

L’économie voit cette réforme d’un bon oeil. Le président d’Economiesuisse , Christoph Mäder, estime : «Si les très bonnes connaissances et la très bonne formation des étudiant·es à l’EPF sont complétées par un lien accru avec la pratique, cela ne peut être que précieux, tant pour l’économie que pour les étudiants.

La réception au sein du corps professoral, n’est pas unanime. En effet, «il y a beaucoup de travail à faire pour les départements et les enseignants», souligne Nicolas Gruber, chef du département des sciences de l’environnement, qui salue néanmoins l’extension de la pause estivale. Le mathématicien Thomas Willwacher doute de son côté qu’il soit possible à l’avenir d’enseigner autant de matières en supprimant autant de temps d’apprentissage. Un autre professeur doute également que les études à l’ETHZ puissent maintenir leur niveau.

Le recteur, qui s’attendait «à une plus grande révolte», considère que les réactions sont dans l’ensemble plutôt positives. Il réfute la suggestion du journaliste de la NZZ qu’il s’agit d’une «concession pour la Génération Z», : ««Ils sont super. Et ils sont aussi très résistants». Il ne s’agit pas simplement de donner plus de vacances aux étudiants, dit-il. Les semaines de congé supplémentaires en été sont utilisées pour effectuer des stages ou pour exercer une activité professionnelle. « Ce sont des expériences importantes qui peuvent aussi leur être utiles pour leurs études.»

 

 

«Virée de l’uni pour avoir sauvé sa mère»

Fin 2022, l’Université de Zurich a suspendu une étudiante qui a raté de peu un examen en ligne qu’elle devait repasser, car elle a dû s’occuper, durant l’épreuve, de soins médicaux d’urgence pour sa maman. Souhaitant poursuivre son examen suite à l’incident, sa mémoire lui aura causé des troubles, qu’un médecin spécialiste diagnostiquera par la suite. L’étudiante évoque des circonstances exceptionnelles et indépendantes de sa volonté auprès de son Université, mais l’alma mater «reste inflexible» et lui indique qu’elle peut faire recours.

La jeune femme a fait appel à un avocat, qui manque malheureusement le délai de recours. L’exclusion de l’Université devient donc définitive. L’avocat essaiera un recours jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui l’a rejeté. L’étudiante «ne pourra plus jamais s’inscrire en économie dans une université suisse. Le choc a été tel qu’elle a dû être hospitalisée en clinique psychiatrique pendant un temps.»

Grande Bretagne: «la plupart des universités continuent d’utiliser des examens en ligne malgré les craintes de tricherie»

Une étude menée par des experts en intégrité académique révèle que 78 % des universités britanniques utilisent toujours des examens en ligne. Parmi elles, 74 % ont déclaré n’utiliser aucun service de surveillance, tandis que 26 % n’avaient recours à la surveillance ou au contrôle que pour certains de leurs examens, mais pas pour tous. Toujours parmi elles, 70 % des universités ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention de réduire leur utilisation des examens en ligne, 19 % avaient l’intention de réduire leur utilisation et seulement 3 % avaient l’intention d’éliminer complètement les dispositifs.

Cette absence «généralisée» de surveillance devrait susciter des inquiétudes quant à la «validité de [ces] examens en tant que format d’évaluation et à l’assurance qualité des diplômes qui incluent ces évaluations», affirme l’étude. «La montée en puissance du ChatGPT et d’autres chatbots depuis l’introduction de ces mesures à l’époque de la pandémie a rendu cette question encore plus urgente», ajoute le rapport. De plus, cette absence de surveillance place également les étudiant·es dans la «position paradoxale de devoir travailler dans des “conditions d’examen” à distance, sans que l’université ne tente de les gérer». Un des auteurs de l’étude ajoute : «les étudiant·es sont obligés de choisir : ils trichent ou risquent d’obtenir des notes inférieures à celles de leurs camarades qui ont triché, ce qui a des conséquences sur leur employabilité».

«L’étude demande instamment de mettre fin à un «format d’évaluation qui semble manquer de validité fondamentale et dont les avantages périphériques éventuels sont discutables», et appelle à un retour à une «évaluation authentique» qui pourrait inclure des examens pratiques ou des évaluations orales, et qui pourrait donc être plus résistante à la tricherie.»

 

«L’université peut-elle me refuser l’entrée à cause de ma dyslexie?»

La Constitution suisse interdisant la discrimination des personnes handicapées, les cantons doivent prendre des mesures «que requièrent la prévention, la réduction ou l’élimination des inégalités». Ils sont néanmoins libres de décider comment et sous quelle forme ils le font.

Cependant, le Tribunal fédéral «qualifie un supplément de temps de mesure fondamentalement appropriée pour la compensation des désavantages». «[U]ne université ne peut pas refuser catégoriquement un supplément de temps lors de l’examen d’entrée, même sans réglementation spécifique dans un décret. Elle doit plutôt examiner dans chaque cas concret si le but de l’examen peut également être atteint avec un supplément de temps.» Selon le Tribunal fédéral, les facilités formelles d’examen accordées aux personnes handicapées peuvent également être «de pauses plus longues ou supplémentaires, d’un examen plus structuré, d’un examen en plusieurs étapes, d’autres formes d’examen ou de l’utilisation d’un ordinateur».

Choix des mots : les étudiant·es trouvent judicieux de mettre l’accent sur la «compétence» plutôt que sur la «performance»

Le langage a une influence sur la réalité. Dans le cadre estudiantin universitaire, la pression perçue qu’impliquent des études peut être liée au choix des mots, soit à la manière de décrire les exigences. Nau.ch a entendu de la part d’étudiant·es qu’il est ainsi plus agréable pour eux·elles de parler de «compétences» plutôt que de «performances».

La Société des Etudiants Suisses (SES) ne s’est pas encore penchée sur la question, même si elle semble utiliser plutôt le terme «compétences» à l’interne. Il ne s’agit cependant pas forcément de considérations psychologiques, mais plutôt de la valeur réelle des études, qui réside dans «l’acquisition de compétences».

L’Université de Berne acquiesce aux déclarations des étudiant·es, et partage l’avis selon lequel «la véritable valeur des études réside dans l’acquisition de compétences». Ce sont néanmoins les professeur·es qui restent responsables de la définition des objectifs d’apprentissage. L’Université de Zurich affirme également que «la réussite des études est liée à l’acquisition de compétences», tandis que ce sont les facultés, instituts, enseignant·es ou responsables de modules qui définissent les exigences eux·elles-mêmes.

Des étudiant·es se plaignent des examens à l’écriture manuscrite

Certain·es étudiant·es se sont plaints de «douleurs» auprès de Nau.ch, après avoir dû participer à des examens en écrivant à la main. Interrogées par le média, les universités de Berne et Zurich insistent pourtant sur les examens manuscrits. «Dans les examens sur papier, il est plus facile de contrôler l’influence de l’intelligence artificielle sur le résultat de l’examen», affirme l’Université de Zurich. « [Les] examens manuscrits […] sont plus faciles à réaliser et à surveiller», ajoute l’Université de Berne.

Susanne Dorendorff, coach en écriture, conseille aux universités de conserver les examens sur papier. L’écriture manuscrite serait plus adaptée aux conditions des examens, neuroscientifiquement parlant : «le circuit synaptique souhaité réagit également de manière beaucoup plus précise à l’écriture manuscrite qu’à la ‘dactylographie’», avance l’experte.

«Nous avons besoin de plus de temps pour réfléchir»

A l’occasion du 169ème anniversaire de l’EPFZ, son recteur Günther Dissertori a présenté un nouveau paquet de réformes.

Si l’ETH doit fournir des solutions fondées dans ce monde accéléré, il faut absolument du temps pour réfléchir et «du calme dans la tête», a déclaré le recteur. C’est pourquoi il a présenté un nouveau paquet de réformes qui doit justement offrir davantage de cela aux étudiants. Concrètement, cela signifie que la session d’examens est déplacée de la fin des vacances d’été au début. Le recteur de l’EPFZ a expliqué que cela permettrait de consacrer plus de temps aux activités telles que les stages dans l’industrie, les écoles d’été et le développement personnel. L’objectif de cette réforme est «que nos étudiants n’accumulent pas seulement des connaissances. Mais qu’ils les utilisent dans la société et les mettent en pratique. Pour la société».

Par rapport aux ponts avec la société, la création d’une School of Public Policy est prévue, chapeautée par l’ancien chancelier fédéral et diplômé de l’EPFZ Walter Turnherr, qui a comme objectif de renforcer le dialogue [du monde académique] avec la politique.

Quant au triplement des taxes d’études décidé par la politique, le président de l’EPFZ Joël Mesot avance: «Je ne sais pas ce qu’aurait été la situation du jeune Albert Rösti de Kandersteg [le Conseiller fédéral présent dans la salle] si les taxes d’études avaient été trois ou quatre fois plus élevées à l’époque. Je peux en tout cas vous dire que le gruérien Joël Mesot n’aurait pas pu s’inscrire à l’EPF».

 

UNIGE : «Comment former les médecins de demain ?»

«Afin de mieux s’adapter aux changements sociétaux, la formation prégraduée en médecine [de l’Université de Genève] est en pleine restructuration. Aperçu des changements en cours avec le Professeur Mathieu Nendaz, vice-doyen en charge de la formation prégraduée et du développement de l’identité professionnelle.»

Par rapport à la sélection des étudiant-es en médecine, qui, en Suisse romande, se fait durant ou à la fin de la première année, des réflexions sont cependant en cours à Genève pour éviter de concentrer les évaluations sur la seule fin de l’année, afin de réduire le stress lié à l’incertitude sur la suite du parcours. «Bien qu’aucune décision n’ait encore été prise, l’idée d’un système plus souple fait actuellement son chemin.»

Des violences psychologiques systémiques à la Clinique de médecine dentaire de Genève

«Des étudiants de la Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD) de [l’Université de] Genève dénoncent un climat délétère, voire tyrannique, au sein de leur école […]. Ils décrivent des humiliations et des évaluations injustifiées, en particulier envers les universitaires étrangers. Le décanat reconnaît de son côté un problème systémique.»