Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: enseignement – compétences

Les recruteurs d’entreprise face à l’IA

La pertinence des diplômes universitaires pour certains cursus est remise en question face aux bouleversements générés par les IA. Certains recruteurs sembleraient privilégier des compétences pratiques comme la résolution de problème, le travail d’équipe, la créativité et l’esprit d’entreprise. De plus, l’utilisation des IA et chatbots pourrait dévaloriser certains cursus en privilégiant la paresse et la tricherie.

Un questionnement est également mené sur l’adaptation des établissements d’enseignement supérieur pour rester pertinents à l’ère de l’IA.

«Le secteur européen de l’enseignement supérieur propose conjointement des amendements pour garantir l’avenir d’Erasmus+»

«À la suite de leur appel commun en faveur d’investissements ambitieux dans Erasmus+, l’Association européenne des universités EUA et seize organisations partenaires représentant un large éventail d’acteurs du secteur de l’enseignement supérieur ont présenté une série d’amendements conjoints au projet de règlement pour le prochain programme Erasmus+ (2028-2034). Ensemble, ils réaffirment le rôle clé d’Erasmus+ dans le développement de l’espace européen de l’éducation aux côtés de l’Union des compétences, contribuant ainsi au vivier de talents et au rayonnement mondial de l’Europe, ainsi qu’au développement personnel, éducatif et professionnel des étudiants et du personnel participant au programme.»

Une des propositions d’amendement est de «Fournir une voie claire et prévisible pour que le Royaume-Uni et la Suisse renouvellent leur association» au programme.

Les signataires:

  • ACA – https://aca-secretariat.be
  • AURORA – https://aurora-universities.eu/
  • CESAER – https://www.cesaer.org/
  • Coimbra Group – https://www.coimbra-group.eu/
  • DAAD – https://www.daad.de/en/
  • EAIE – www.eaie.org
  • ECIU – https://www.eciu.eu/
  • ESN – https://www.esn.org/
  • ESU – https://esu-online.org/
  • EUA – https://www.eua.eu/
  • EUF – https://uni-foundation.eu/
  • EURASHE – https://www.eurashe.eu/
  • The Guild – https://www.the-guild.eu/
  • LERU – https://www.leru.org/
  • UNICA – www.unica-network.eu
  • UNIMED – https://www.uni-med.net/
  • YERUN – https://yerun.eu/
«La valeur des diplômes s’est effondrée. L’IA change tout. »

«Dans un livre-choc, le chirurgien et conférencier français Laurent Alexandre plaide pour «l’arrêt des études». Selon lui, les universités doivent changer pour intégrer l’intelligence artificielle dans les cursus.» Il avance: «Il est essentiel de connaître l’histoire pour avoir une capacité prospective. Les jeunes doivent apprendre à entreprendre, à réfléchir, à devenir les entrepreneurs de l’IA.»

«L’attention sera la supercompétence du XXIe siècle»

«L’UNIGE propose en janvier 2026 une microcertification de deux jours sur les compétences attentionnelles en milieu professionnel. L’occasion d’explorer les mécanismes de l’attention ainsi que les stratégies pour les renforcer.»

À la suite d’un article de Raphaël Zaffran, directeur adjoint du Centre pour la formation continue et à distance et codirecteur de la formation en question consacré au défi de la concentration à l’ère de l’économie de l’attention, il a été sollicité par plusieurs acteurs du tissu économique et social genevois. «Inquiets de l’érosion de l’attention au sein de leurs équipes, ils nous ont confirmé que cette problématique constituait une préoccupation grandissante.»

Que faire des travaux étudiants dopés à l’IA?

A l’Université de Genève, «Les bibliothécaires alertent sur les risques liés au mauvais usage des outils d’intelligence artificielle, alors qu’une étude sur les travaux d’étudiant-es en Faculté de médecine dévoile une «épidémie» de fausses références bibliographiques. […] Plusieurs formations sont proposées par la Bibliothèque de l’UNIGE.»

Pour la vice-rectrice responsable de l’enseignement, Martine Collart, c’est entre autres sur la capacité à effectuer un contrôle qualité que reposera, à l’avenir, la valeur ajoutée de la formation universitaire.

«Les enseignants-chercheurs sont un grand corps malade» : plongée dans le malaise des universitaires français·es

Dans son dernier ouvrage, le sociologue Dominique Glaymann analyse le sentiment de perte de sens exprimé par une partie des enseignant·es-chercheurs·euses français·es, s’appuyant sur une enquête de plus de 800 scientifiques, menée entre 2020 et 2022.

Il estime que ce sentiment est un effet de la mise en œuvre du Nouveau management public, notamment de la «massification du supérieur», la «professionnalisation» des études supérieures qui met maintenant plus l’accent sur l’enseignement de compétences (plutôt que des connaissances), ainsi que de la «bureaucratisation néolibérale», de la course à l’excellence et des difficultés financières des universités depuis leur autonomie en 2007.

«[…] [I]l y a, je crois, une grande partie des collègues qui le vivent effectivement mal car, outre le rythme intense et le temps qui manque toujours, ils voient leur métier changer et ont le sentiment de travailler toujours plus pour une qualité de moins en moins bien assurée, pour l’enseignement comme pour la recherche.»

Dominique Glaymann avance l’hypothèse d’une « déprofessionnalisation » à l’œuvre chez les enseignant·es-chercheurs·euses, «l’éparpillement des tâches qu’ils vivent, ainsi qu’une forme de déqualification, en devant endosser des activités ne correspondant ni au contenu ni au niveau de leur «fiche de poste».

«Il y a ensuite la perte d’autonomie, avec un métier de plus en plus soumis aux logiques d’évaluation, de production à tenir, d’appels à projet, dans un système de moins en moins régulé par les pairs. Et il y a, enfin, le sentiment, exprimé par un nombre croissant d’enseignants-chercheurs, d’une perte d’utilité et de reconnaissance sociales».

Choix des mots : les étudiant·es trouvent judicieux de mettre l’accent sur la «compétence» plutôt que sur la «performance»

Le langage a une influence sur la réalité. Dans le cadre estudiantin universitaire, la pression perçue qu’impliquent des études peut être liée au choix des mots, soit à la manière de décrire les exigences. Nau.ch a entendu de la part d’étudiant·es qu’il est ainsi plus agréable pour eux·elles de parler de «compétences» plutôt que de «performances».

La Société des Etudiants Suisses (SES) ne s’est pas encore penchée sur la question, même si elle semble utiliser plutôt le terme «compétences» à l’interne. Il ne s’agit cependant pas forcément de considérations psychologiques, mais plutôt de la valeur réelle des études, qui réside dans «l’acquisition de compétences».

L’Université de Berne acquiesce aux déclarations des étudiant·es, et partage l’avis selon lequel «la véritable valeur des études réside dans l’acquisition de compétences». Ce sont néanmoins les professeur·es qui restent responsables de la définition des objectifs d’apprentissage. L’Université de Zurich affirme également que «la réussite des études est liée à l’acquisition de compétences», tandis que ce sont les facultés, instituts, enseignant·es ou responsables de modules qui définissent les exigences eux·elles-mêmes.

UNIGE : «Comment former les médecins de demain ?»

«Afin de mieux s’adapter aux changements sociétaux, la formation prégraduée en médecine [de l’Université de Genève] est en pleine restructuration. Aperçu des changements en cours avec le Professeur Mathieu Nendaz, vice-doyen en charge de la formation prégraduée et du développement de l’identité professionnelle.»

Par rapport à la sélection des étudiant-es en médecine, qui, en Suisse romande, se fait durant ou à la fin de la première année, des réflexions sont cependant en cours à Genève pour éviter de concentrer les évaluations sur la seule fin de l’année, afin de réduire le stress lié à l’incertitude sur la suite du parcours. «Bien qu’aucune décision n’ait encore été prise, l’idée d’un système plus souple fait actuellement son chemin.»

Après l’Éracom, l’EPCL serait en crise

«Une nouvelle école professionnelle vaudoise est sous le feu de critiques internes. Après l’École romande d’arts et de communication (Éracom), fin 2023, c’est l’École professionnelle commerciale de Lausanne (EPCL) qui fait l’objet d’une fronde de la part d’une partie du corps enseignant, appuyé par le syndicat SVMEP-SUD. […] Du côté syndical, une question se pose: n’y a-t-il pas un problème «systémique» qui toucherait les institutions coiffées par la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP)? Lionel Eperon, directeur général de la DGEP, écarte cette hypothèse: […] Il s’agirait plutôt de crises transitoires». (24 heures, 09.03.2024)

Le Conseil des Etats dit «non» à l’accès aux HEP sans examens d’admission

La motion du Conseil National qui demandait «que les titulaires d’une maturité professionnelle puissent accéder sans examen d’admission aux Hautes écoles pédagogiques» a été refusée par le Conseil des Etats. Cette motion visait à pallier la pénurie d’enseignant·es, mais le Conseiller fédéral Guy Parmelin affirme que «[l]es diplômés d’une maturité professionnelle ne disposent pas tous de toutes les compétences en culture générale nécessaires aux études dans une HEP» et que «[l]’examen complémentaire apporte la garantie que les étudiants disposent d’une solide culture générale indispensable à la réussite de leurs études».

Premier bilan de Team Academy

Depuis 2017, la HES-SO Valais propose un cursus en économie d’entreprise, fondé sur l’apprentissage en équipe «par l’action», la Team Academy. Ce programme de trois ans, unique en Suisse, remplace les cours par des projets réels, les professeur·e·s par des coaches et les examens par des autoévaluations. Pour obtenir leurs diplômes, les étudiant·e·s doivent valider 21 compétences auprès d’expert·e·s mandaté·e·s par l’école. Globalement, les étudiant·e·s se disent satisfaits du programme et beaucoup estiment qu’il exige un fort engagement.

Moins d’histoire pour la jeunesse

Le nombre de personnes étudiant l’histoire comme branche principale dans une université suisse a chuté de 4300 à 2650 depuis 2004. Michael Hengartner, recteur de l’Université de Zurich, observe un « glissement ces dernières années des sciences humaines vers les branches MINT ».

Autre signe révélateur, l’enseignement de l’histoire a disparu avec le Lehrplan 21, le plan d’études introduit dans tous les cantons alémaniques ; la rubrique « espaces, temps et sociétés » le remplace désormais. Mario Andreotti, professeur d’histoire au gymnase dans le canton de St-Gall, estime que certains évènements historiques importants sont connus seulement de manière fragmentaire. Dans certaines écoles, l’histoire n’est plus enseignée chronologiquement mais thématiquement (par exemple sur le thème « guerres et paix » ou « migrations »), ce qui renforce la compréhension profonde, mais alimente l’imprécision et la superficialité des connaissances historiques.