«L’Université de Berne propose une nouvelle offre pour aider les étudiant·es à se détendre pendant la période d’examens. Sous le slogan « Pause avec des pattes », trois bibliothèques proposent des pauses d’études en compagnie de chiens de thérapie. Pendant une pause d’une demi-heure, les étudiant·es peuvent jouer avec les chiens, les caresser ou simplement se détendre un instant.»
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Sujet: stress lié aux études
Un nombre croissant d’étudiant·es prennent de la Ritaline pour mieux gérer le stress lié aux examens, les médicaments contre le TDAH sont de plus en plus souvent prescrits. Selon les chiffres de l’Observatoire suisse de la santé (Obsan), le nombre d’ordonnances augmente chaque année de 15 à 18 %. Et cela cela pourrait à son tour entraîner une augmentation du commerce illégal de ce médicament.
L’enquête 2024 de Office fédéral de la statistique (OFS) montre que près de 29 % des étudiant·es suisses souffrent de symptômes de dépression modérée à sévère, un chiffre en hausse par rapport à 2020 (23%), et presque deux fois supérieur à celui de la population générale de 18-35 ans.
Les causes sont multiples: forte pression académique, manque de structure dans les études, obligations de travailler à côté, stress lié à l’avenir (crise climatique, instabilité politique, fluctuations économiques), peur de l’échec, perspectives professionnelles incertaines, phase de vie particulièrement sensible pour les jeunes adultes (détachement de la maison parentale, établissement de relations sociales). Pour certain·es, cela entraîne des phases de dépression, des abandons d’étude ou des arrêts maladie. Le manque d’accompagnement et la complexité administrative rendent l’accès à des aménagements ou traitements difficiles.
Selon Livia Bohli, du centre de conseil psychologique de l’Université de Zurich, il faut plus de services préventifs, une aide précoce et des améliorations structurelles, en particulier un meilleur accès à la psychothérapie. Markus Diem, directeur du centre de conseil aux étudiant·es de l’Université de Bâle, soutient également l’idée de structures plus contraignantes dans les universités (par exemple une obligation de présence), tout en relevant la possibilité d’organisation de groupes d’apprentissage et de soutien mutuel.
«La mobilité internationale des étudiants suisses recule nettement: seuls 19% sont partis à l’étranger en 2024, contre 26% en 2020. L’enquête de l’OFS révèle aussi une santé psychique en baisse et un quart des étudiants confrontés à des discriminations.» (RTS)
Selon l’Union d’étudiant·es suisses (UNES), «Les résultats montrent […] un lien clair entre la santé mentale et les moyens financiers. La situation est particulièrement précaire pour les étudiant-e-s dont les parents n’ont pas de diplôme d’une haute école.» (UNES)
Trois étudiant·es et ancien·nes étudiant·es de l’EPFZ s’expriment sur leurs situations et ressentis durant les études et sur la réforme annoncée par l’EPFZ. Pas entièrement favorables aux nouvelles mesures, tous·tes mettent cependant en avant le même élément : leurs parents les ont largement soutenu·es financièrement durant leurs études.
Un étudiant de 4e semestre de bachelor en ingénierie mécanique parle de dures conditions d’études. Il a étudié tous les weekends et travaillé plus de 60 heures par semaines en «période d’apprentissage» («Lernphase»). Il avance toutefois que les 9 semaines actuelles de phase d’apprentissage estivales ne sont pas nécessaires et que 4 ou 5 semaines suffiraient. Un de ses amis craint une perte de qualité et donc de réputation de la haute école, car étant donné que le temps d’apprentissage sera réduit, la matière sera aussi adaptée. Il est lui-même d’avis que l’EPFZ veillera à maintenir la qualité des cours.
Une ancienne étudiante en architecture, diplômée en 2000 de l’EPFZ, affirme s’être sentie «portée» par «le quotidien structuré de l’EPF», en comparaison à ses études à l’Université où elle était «complètement livrée à elle-même pour toute l’organisation des études». Durant ses semestres d’études, elle a pu travailler comme assistante auxiliaire à la chaire d’architecture solaire. Elle a néanmoins «en quelque sorte manqué deux étés» consacrés à ses études. Bien qu’elle ait été «frappée par le rythme effréné de l’EPFZ lors de son semestre à l’université de Columbia à New York», elle estime que «l’intensité des études est aussi une bonne et importante préparation à l’exercice futur de la profession».
Un diplômé de bachelor en génie électrique et technologies de l’information raconte que ce qui l’a «poussé à la limite, c’est la charge physique : rester assis huit heures par jour à étudier». Mais la matière l’a presque toujours suffisamment intéressé pour qu’il s’y mette volontiers. Arrivant bien à décompresser et veillant à toujours avoir une compensation sportive, l’étudiant estime que cette réforme est pour celles et ceux qui n’ont pas la chance qu’il a, des étudiant·es ayant par exemple des migraines dues au stress. A l’exception de la première année, il a toujours travaillé à côté de ses études, en dispensant des cours à l’EPFZ ainsi qu’en faisant des remplacements. Dans certains cas, il a dû manquer une semaine complète de cours, qu’il lui était possible de rattraper grâce aux longues sessions estivales d’apprentissage. Bien qu’il avance que la réforme soit favorable aux personnes désirant faire leur service civil durant l’été et particulièrement importante pour l’égalité des chances, il y est plutôt opposé : «Je ne serais pas favorable à des examens en cours de semestre, comme le prévoit la nouvelle réforme. Si l’on veut comprendre la matière d’un cours à un certain niveau, il faut beaucoup de temps pour l’étudier.»
Les conditions d’études à l’EPFZ seront passablement réformées, à partir de l’automne 2027 : le nombre de semaines de vacances par année passera de 3 à 10, et les étudiant·es auront à présent droit à une année supplémentaire afin de terminer leurs études.
En comparaison, la HSG accorde à ses étudiant·es un total de 24 semaines sans cours par an (dont une partie est dédiée à des travaux, des préparations et des examens), tandis qu’à l’EPFL, 12 à 14 semaines par an sont complètement libres. Pourtant les étudiant·es de l’EPFL déclarent que le stress est tout de même trop important malgré le nombre de semaines de vacances.
«Dans le cadre de la réorganisation, l’ETH Zurich a examiné et évalué les calendriers académiques et les expériences d’autres universités de premier rang dans le classement mondial […] en règle générale, elles accordent aux étudiants entre 8 et 20 semaines sans cours, préparation et examens.» «Le MIT est une école de pointe, même s’il ne réduit pas les vacances à trois ou quatre semaines», explique le chef de projet Marco Gerber.
Stefan Wolter, professeur d’économie de l’éducation explique que «les études à l’ETH comptent parmi les plus injustes socialement ». «Celui qui n’obtient pas le financement de ses études ne peut généralement pas se le permettre, car il est pratiquement impossible de travailler à côté.» Le professeur d’économie de l’éducation explique également que «des qualités telles que la persévérance et le sens du devoir sont déterminantes pour la réussite professionnelle future», ainsi «les employeurs peuvent compter sur le fait que les diplômés de certaines hautes écoles supportent un niveau de stress élevé».
La santé psychique des étudiants de l’EPFZ s’est détériorée entre 2019 et 2024. Selon un sondage, environ un·e étudiant·e sur sept dit ne pas aller bien, les plaintes les plus fréquentes étant anxiété, problèmes de sommeil, faible estime de soi, symptômes dépressifs, épuisement et désespoir. Ce problème préoccupe la direction de l’institution, qui a annoncé une réforme des plans d’études: dès septembre 2027, de nouvelles grilles horaires et de nouveaux règlements d’examen entreront en vigueur. La principale modification est le passage de trois semaines de congé annuelles à dix : sept en été, la semaine de Pâques actuelle ainsi qu’une semaine supplémentaire en automne et une autre fin février. Cette réforme vise à alléger la de travail des étudiant·es. D’autres mesures sont également prévues: la durée maximale des études est prolongée, et en cas d’échec à un groupe d’examens, il n’est plus nécessaire de tout repasser, mais seulement ce qui était insuffisant. (NZZ)
Il ne s’agit pas seulement de prendre plus de vacances, mais de créer du temps pour des emplois ou des stages. Le recteur de l’EPFZ Günther Dissertori souligne que «le nombre de semaines d’études ne dit rien sur la qualité des études».
Nic Cantieni, président de l’association des étudiant·es, salue la réforme qui «aide à mieux concilier les études avec le travail, la famille et les loisirs.»
L’économie voit cette réforme d’un bon oeil. Le président d’Economiesuisse , Christoph Mäder, estime : «Si les très bonnes connaissances et la très bonne formation des étudiant·es à l’EPF sont complétées par un lien accru avec la pratique, cela ne peut être que précieux, tant pour l’économie que pour les étudiants.
La réception au sein du corps professoral, n’est pas unanime. En effet, «il y a beaucoup de travail à faire pour les départements et les enseignants», souligne Nicolas Gruber, chef du département des sciences de l’environnement, qui salue néanmoins l’extension de la pause estivale. Le mathématicien Thomas Willwacher doute de son côté qu’il soit possible à l’avenir d’enseigner autant de matières en supprimant autant de temps d’apprentissage. Un autre professeur doute également que les études à l’ETHZ puissent maintenir leur niveau.
Le recteur, qui s’attendait «à une plus grande révolte», considère que les réactions sont dans l’ensemble plutôt positives. Il réfute la suggestion du journaliste de la NZZ qu’il s’agit d’une «concession pour la Génération Z», : ««Ils sont super. Et ils sont aussi très résistants». Il ne s’agit pas simplement de donner plus de vacances aux étudiants, dit-il. Les semaines de congé supplémentaires en été sont utilisées pour effectuer des stages ou pour exercer une activité professionnelle. « Ce sont des expériences importantes qui peuvent aussi leur être utiles pour leurs études.»
«La crainte d’être exclu d’un cursus en raison de ratages répétés hante le parcours de beaucoup d’étudiants. Tout le monde ne vit pas de la même façon cet événement, qui peut parfois s’avérer lourd de conséquences»
Le langage a une influence sur la réalité. Dans le cadre estudiantin universitaire, la pression perçue qu’impliquent des études peut être liée au choix des mots, soit à la manière de décrire les exigences. Nau.ch a entendu de la part d’étudiant·es qu’il est ainsi plus agréable pour eux·elles de parler de «compétences» plutôt que de «performances».
La Société des Etudiants Suisses (SES) ne s’est pas encore penchée sur la question, même si elle semble utiliser plutôt le terme «compétences» à l’interne. Il ne s’agit cependant pas forcément de considérations psychologiques, mais plutôt de la valeur réelle des études, qui réside dans «l’acquisition de compétences».
L’Université de Berne acquiesce aux déclarations des étudiant·es, et partage l’avis selon lequel «la véritable valeur des études réside dans l’acquisition de compétences». Ce sont néanmoins les professeur·es qui restent responsables de la définition des objectifs d’apprentissage. L’Université de Zurich affirme également que «la réussite des études est liée à l’acquisition de compétences», tandis que ce sont les facultés, instituts, enseignant·es ou responsables de modules qui définissent les exigences eux·elles-mêmes.
A l’EPFL, la rentrée 2024 est marquée par plusieurs actions de soutien aux étudiantes et étudiants afin de favoriser leur réussite.
«L’Université de Fribourg accueille depuis peu deux chiens sociaux pour aider les étudiants à gérer leur stress. Une pratique déjà éprouvée à l’hôpital cantonal.»
Il est reconnu que le système éducatif de la Corée du Sud est très exigeant et que le test d’entrée à l’université (Suneung) «fait partie des examens les plus difficiles au monde». Lors du test qui a eu lieu cette année (en novembre) «une grave erreur s’est produite dans la capitale Séoul: la cloche d’une école a sonné 90 secondes trop tôt.» Pour cela, «les élèves saisissent la justice et demandent une indemnisation.» La procédure est encore en cours mais les élèves «pourraient bien obtenir gain de cause» puisque «[p]ar le passé, des indemnités ont déjà été versées suite à des plaintes similaires.»
«Près de 20% des étudiants ont recours à des psychotropes – pas toujours licites – pour calmer leurs angoisses ou améliorer leurs performances. […] Au courant du phénomène, les universités en font-elles assez pour éviter à leurs étudiants de tomber dans l’automédication? Les étudiants interrogés estiment qu’une interdiction des smart drugs serait contre-productive, mais qu’une prévention «non stigmatisante» serait bienvenue. »
Selon une enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS), en 2020, «La pandémie de COVID-19 n’a pas affecté la situation financière de la majorité des étudiantes et des étudiants en 2020. En revanche, elle a aggravé celle des groupes les plus vulnérables tels que les étudiants âgés de 26–35 ans, ceux issus de la migration, ceux qui exercent une activité rémunérée non-qualifiée ou encore les étudiants en Musique, arts de la scène et autres arts. La pandémie et ses restrictions ont par contre altéré la santé psychique d’un grand nombre d’étudiants, au-delà de certains groupes particuliers. Les étudiants ayant rencontré des difficultés financières indiquent, plus que les autres, avoir eu des problèmes psychiques en lien avec la pandémie.»
L’Association étudiante ADEPSY des étudiants en psychologie a mené une étude sur la santé mentale des étudiant-es de l’Université de Genève entre l’automne 2021 et le printemps 2022. Le sondage montre l’impact de l’isolation et du manque de ressources durant la crise sanitaire. Le sondage avait relevé que 61% des des étudiant-es souffrent d’anxiété, 55% ont des troubles du sommeil et 39% se sentent tristes, déprimés ou désespérés et 11% ont des pensées suicidaires.
Face à cette situation, l’association étudiante a lancé une campagne qui a pour but de sensibiliser et de réunir sur un seul site les ressources disponibles dans les Cantons de Genève et Vaud ainsi qu’en France voisine (aides financières, aide psychologique, sports et culture) aux étudiants qui en ont besoin.
Les jeunes ont été particulièrement touchés par la pandémie : les pensées suicidaires, les dépressions et les troubles anxieux ont augmenté fortement depuis 2019. Depuis quelques mois, les restrictions ont été levées, Corona est moins présent. Mais selon des spécialistes en la matière, le désespoir de certains jeunes n’a pas diminué.
«Nous nous attendions à ce que les demandes soient moins nombreuses en printemps. Or, cela ne s’est pas produit», explique le psychiatre Gregor Berger. Il dirige le service d’urgence pour enfants et adolescents de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich. L’offre a été «fortement sollicitée en permanence» jusqu’aux vacances d’été, explique Berger. Ces dernières semaines, il y a certes eu une baisse. «Mais maintenant, ça repart».
L’attachée de presse de Pro Juventute, Lulzana Musliu parle d’une «génération en mode de crise». «Avec la guerre en Ukraine, la menace de l’inflation et les problèmes climatiques et énergétiques, nous sommes confrontés à une multicrise», Dans cette situation, les enfants et les jeunes sont fortement sollicités. Une situation dans laquelle la pandémie a en outre laissé des traces.
L’article nomme les différents efforts de l’EPFZ en faveur du climat, comme par exemple l’introduction d’une taxe CO2 interne [sur les voyages en avion]. «Le programme est accompagné de messages d’espoir : le professeur de l’EPF Anthony Patt, du département des sciences des systèmes environnementaux, fait par exemple croire sur le blog de l’avenir de l’EPF que le changement climatique peut être endigué sans CO2 grâce à l’énergie éolienne et solaire. […] En attendant, il y a suffisamment de climatologues qui prédisent la fin du monde. […] La peur du changement climatique semble prospérer sur ce terreau EPF des sensibilités et du désespoir.»
Le Service de conseil psychologique de l’Université de Zurich s’est vu confier la tâche de soigner les étudiants de l’EPFZ touchés par l’éco-anxiété. L’intérêt pour ces nouveaux ateliers est toutefois faible: seulement six étudiant-es y ont participé. L’auteur de l’article critique le coût supposé des ateliers.
«La crise du Covid-19, la menace de l’inflation et aussi la guerre en Ukraine mettent à mal les étudiants en Suisse. De plus en plus de jeunes luttent contre des troubles psychiques qui rendent quasiment impossible de se lever ou même de continuer. Les études deviennent ainsi de plus en plus un combat. […] Certes, les mesures Covid ont été supprimées depuis des mois, mais les séquelles de l’isolement se font encore nettement sentir. «Le service d’orientation universitaire n’a jamais eu autant de consultations au cours des cinq premiers mois que cette année», explique Markus Diem, responsable du service d’orientation universitaire à l’Université de Bâle. […]«C’est la même expérience que font tous les services jumeaux en Suisse et en Allemagne avec lesquels j’ai des échanges».»
Selon Markus Diem, la raison principale est lié à l’enseignement à distance. Un autre aspect important est le long Covid, «qui peut également avoir un impact énorme sur le psychisme. A cela s’ajoute la guerre en Ukraine. «Ces événements remettent fondamentalement en question l’ordre mondial et l’ordre en Europe», ajoute le responsable de l’orientation universitaire en guise de conclusion. «On ne sait pas comment les choses vont évoluer. A cela s’ajoute l’inflation, tout devient plus cher. Cela concerne également les étudiants.»
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg a envoyé une lettre ouverte aux politiciens fribourgeois. Une des problématiques énoncées est la précarité étudiante, qui, selon une étude menée en 2021, toucherait 27,3 % d’étudiant-es, ainsi que leur santé mentale qui s’est dégradée due à la pandémie.
Les co-président-es de l’association étudiante disent dans un entretien: «Nous avons peur que le sondage qui sera publié en 2022 soit encore plus alarmant. […] Il faut que les instances politiques financent davantage unisocial (le service qui s’occupe des questions sociales) et le service psychologique ainsi que le bureau de l’égalité, qui sont surchargés.»
Deux étudiant·es de la Haute école de Lucerne (HSLU) fondent une ligne d’assistance téléphonique pour les étudiant·es en détresse. Cette offre s’ajoute au service de conseil psychologique de la HSLU, où le temps d’attente est actuellement de plusieurs semaines. Ouvert de 20h à 24h chaque soir, chacun·e peut appeler pour parler de ses soucis. Au bout du fil, un ou une étudiante apporte son aide. L’offre est anonyme, confidentielle et gratuite.
L’idée n’est pas nouvelle : à Zurich, l’offre existe depuis plus de 15 ans et s’est établie avec succès. La HSLU salue le projet et le soutient non seulement idéalement, mais aussi financièrement. Une contribution annuelle de 10’000 francs est prévue. «Pour la Haute école de Lucerne, il est très important que les étudiants reçoivent de l’aide, par exemple lorsqu’ils se trouvent dans une situation personnelle difficile ou qu’ils ont des soucis dans leur quotidien d’étudiant», écrit le service de presse.