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Sujet: COVID-19

Retour de Jacques Cornuz sur ses années d’activité à Unisanté

«Professeur à l’Université de Lausanne entre 2011 et 2024, Jacques Cornuz a quitté fin juillet ses fonctions de directeur d’Unisanté, le Centre universitaire de médecine générale et santé publique à Lausanne, pour prendre sa retraite.» Il revient sur les évènements qui ont marqué ses années d’activité.

Jacques Cornuz est connu pour sa lutte contre le tabagisme. Il se rappelle d’avoir subi une pression importante de l’industrie en 2017 suite à la publication d’une étude sur la présence de substances nocives dans un produit du tabac chauffé de Philip Morris, qui demandait même de retirer l’étude .
Lors du Covid-19, Jacques Cornuz a présidé le Conseil scientifique du canton de Vaud. Il évoque comment lui et ses pairs scientifiques devaient faire l’effort de trouver des consensus. Il explique également une des leçons qu’il a pu retirer de cette période de pandémie: «il a été difficile de favoriser une veille scientifique pour une mise à jour régulière des connaissances, destinée, par exemple, à tous les praticiens francophones».

«Je reçois souvent des menaces de mort» : interview sur la controverse de l’origine du Covid-19

Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.

Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.

Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.

Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»

De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»

Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»

«Le harcèlement des scientifiques est en hausse – les institutions ne savent pas comment y remédier»

Les scientifiques sont de plus en plus souvent victimes de harcèlement en raison de leur travail, et les institutions peinent à les soutenir efficacement. Les attaques peuvent aller de la diffamation en ligne aux menaces physiques, et ciblent de nombreux domaines scientifiques, souvent à travers les réseaux sociaux et par le biais de la publication de messages privés. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais la pandémie de COVID-19 a intensifié et multiplié les attaques contre les scientifiques, y compris des chercheur·es moins médiatisé·es. Malgré l’augmentation de ces épisodes, les institutions de recherche et les universités peinent à offrir une aide adéquate aux scientifiques : par exemple, la microbiologiste Siouxsie Wiles a poursuivi son employeur en justice (l’Université d’Auckland) pour manque à la protection contre le harcèlement.

Certaines institutions, comme l’Ecole de santé publique Johns Hopkins Bloomberg de Baltimore (Maryland), ont mis en place des stratégies pour mieux soutenir leurs chercheur·es. Ces mesures consistent en la création de groupes de travail, de guichets électroniques centralisés pour signaler les abus, et en la réaction rapide des équipes de sécurité créées par les institutions. Cependant, une certaine réticence à signaler les incidents par peur des répercussions professionnelles ou personnelles demeure, particulièrement pour les femmes qui ne souhaitent pas être définies comme des «pleurnichardes ». En outre, les attaques peuvent provenir de divers niveaux, y compris de la communauté académique elle-même et du milieu politique, ce qui complique encore une réponse efficace des institutions, qui cherchent à rester neutres.

Ueli Maurer : «J’ai perdu confiance en la science»

Le premier symposium suisse sur la rétrospective et les perspectives de la politique de santé, sous le titre «Corona – Fakes und Fakten», a eu lieu à Berne où Daniel Beutler, médecin de famille et critique des mesures prises lors de la pandémie du COVID-19, «a réuni des personnes de tout le pays partageant les mêmes idées». Un des orateur·ices qui a pris la parole est l’ancien Conseiller fédéral Ueli Maurer, selon lequel «le gouvernement national a respecté tous les processus politiques», mais la science «aurait mal informé pendant la pandémie et provoqué des mesures trop violentes […], [qui] sont à leur tour à l’origine du profond fossé qui traverse la société jusqu’à aujourd’hui».

«X, le réseau qui insulte la science»

Les menaces de mort ont explosé pendant le Covid-19 sur le réseau social X, anciennement appelé Twitter, visant aussi des scientifiques genevois de la santé comme Didier Pittet, Mathieu Rebeaud ou Alexandre Calmy. Plus récemment, ils ont aussi visé la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Elle dénonce un véritable «déferlement de haine des climato-sceptiques» sur les réseaux sociaux. «Et sur X en particulier, devenu une véritable «cage à hyènes», regrettent des experts.»

Selon l’étude Climatoscope 2023 financée par le CNRS, «La communauté dénialiste [niant le changement climatique en cours] sur Twitter est composée majoritairement de comptes ayant participé à de nombreuses campagnes de contestation anti-système/antivax pendant la pandémie. De plus, sur 10 000 comptes, près de 6000 ont relayé la propagande du Kremlin sur la guerre en Ukraine.» Autre problème: une bonne proportion de ces comptes est aujourd’hui «inauthentique» et, en partie, liée à des robots.

 

Renforcer le poids des connaissances scientifiques dans la décision publique

Une trentaine d’associations du Collège des sociétés savantes académiques de France ont récemment proposé de créer un poste de conseiller scientifique du gouvernement français avec quatre missions principales :

  1. «rappeler inlassablement les données factuelles aux ministres»
  2. «création de postes de conseillers scientifiques au sein de chaque ministère et de chaque région et leur mise en réseau»
  3. «lutter contre la désinformation et !es théories complotistes en améliorant la compréhension des démarches scientifiques par le public»
  4. «L’humanité étant confrontée à des défis planétaires, la dernière mission vise à assurer stabilité dans le temps et visibilité à la représentation de la France dans les structures internationales de concertation scientifique.»
Covid-19 : Chercheurs et politiques auraient pu mieux collaborer

«La science et la politique n’ont pas suffisamment collaboré pendant la pandémie de coronavirus. C’est la conclusion des chercheuses et chercheurs dans le rapport de synthèse du Programme national de recherche « Covid-19 » (PNR 78). L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les scientifiques s’accordent à dire que la coopération doit désormais être renforcée.» (RTS)

«Surveillance des campus : étudiants et professeurs dénoncent la présence de capteurs dans les bâtiments»

«En avril, les membres du personnel du bâtiment Bancroft de l’université Queen Mary de Londres (QMUL) ont reçu un courrier électronique les informant que des capteurs allaient être installés dans leurs bureaux. Stuart Grieve, géographe à la QMUL […] a été choqué à la fois par ce qu’il considère comme une tentative de l’université de commencer à surveiller les étudiants et le corps enseignant et par l’absence de consultation.»

Qu’est-ce qui pousse les universités à installer de tels dispositifs ? Depuis la pandémie de COVID-19, elles souhaitent optimiser l’espace afin de savoir si les locaux sont utilisés de manière efficace.

Néanmoins, les institutions de la Northeastern University de Boston (Massachusetts) et de l’Université de Leiden aux Pays-Bas ont dû revenir sur leur décision après avoir installé des capteurs dans les bâtiments. Les employé∙es s’inquiètent d’une potentielle atteinte à leur vie privée et du traitement réservé aux données recueillies. La crainte est d’autant plus grande quand certains de ses capteurs sont équipés «[d’]une caméra de surveillance dotée d’un haut niveau de fonctionnalité, qui [inclut] des éléments tels que la reconnaissance des sexes et des émotions.»

Université de Fribourg et certificat covid : le Tribunal Fédéral rejette le recours

«Selon le Tribunal fédéral, le certificat Covid pour suivre les cours en présentiel des hautes écoles fribourgeoises était disproportionné et donc anticonstitutionnel. Les juges lausannois ont rejeté une demande de révision du Conseil d’Etat. Ce dernier regrette cette décision.» Pour rappel, lors de la pandémie, 22 étudiant∙es avaient déposé un recours contre une Ordonnance adoptée par le Conseil d’Etat, qui limitait l’accès aux seules personnes détentrices d’un certificat Covid-19.

«Bien que le Conseil d’Etat regrette le rejet formel de la demande de révision, il accepte la décision du Tribunal fédéral. Selon lui, cette décision met un terme définitif à l’affaire.» (Freiburger Nachrichten)

«Les chercheurs veulent un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm»

Cinq chercheur·es ont sollicité plusieurs fois les autorités allemandes et les fabricants de vaccins et médicaments à ARNm pour qu’ils leur montrent les études toxicologiques sur les nanoparticules des vaccins contre le COVID-19. Andreas Schnepf, Professeur de chimie inorganique à l’université de Tübingen (Allemagne), et Martin Winkler, Professeur dans le domaine de recherche des revêtements polymères à la Haute école des sciences appliquées de Zurich, ont été interviewé et ont expliqué quels sont les motifs qui les ont amenés à proposer un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm.

Ces deux chercheurs déplorent qu’il n’y ait pas d’accès sur les résultats des tests pour l’utilisation des nanoparticules sur l’homme et se doutent de l’explication fournie par l’autorité allemande d’autorisation, l’Institut Paul-Ehrlich, à savoir: «si les nanoparticules font partie d’un produit autorisé, alors elles sont automatiquement autorisées». Il s’agit, pour les chercheurs, d’une «interprétation […] totalement nouvelle». En plus, «Pfizer aurait dû fournir de telles études de toxicité, mais ces exigences […] ont tout simplement été abandonnées lors de l’autorisation régulière des vaccins». Les chercheurs expliquent qu’«auparavant, les médicaments étaient retirés du marché parce qu’il y avait peu de décès. Maintenant, il y a des milliers de personnes gravement atteintes et beaucoup plus de décès liés à la vaccination et on continue comme si de rien n’était».

Monsieur Schnepf et Monsieur Winkler craignent que «cela devienne la norme et que cela se répète», raison pour laquelle ils demandent un moratoire sur  les vaccins et les médicaments à ARNm, et qu’ils pensent qu’un débat scientifique soit urgent.

«Les scientifiques risquent de perdre leur crédibilité»

«[L]a voie traditionnelle de diffusion des nouvelles connaissances scientifiques est très longue». En effet les chercheur·es doivent passer par le processus de peer review, pour que «l’étude reçoive un label de qualité», où des «experts externes vérifient et découvrent des erreurs. L’équipe retravaille alors son article. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il est publié dans la revue spécialisée, désormais consultable par tous».

Néanmoins, lors de la pandémie du COVID-19 la «tendance à publier des données le plus rapidement possible et sans vérification externe» était justifiée par la «pression temporelle d’une pandémie». Aujourd’hui cette «pression» est dépassée, mais «la pratique de la présentation de données sans peer review a pris de l’ampleur, notamment dans le domaine biomédical», mais aussi dans le domaine de l’intelligence artificielle, puisque «ni les chercheurs ni la société ne veulent attendre des mois que les nouvelles connaissances soient soumises au contrôle technique». Cette pratique devient dangereuse du moment où «des études doivent être corrigées et des conclusions modifiées en public avec une belle régularité», en amenant «le public [à perdre] confiance dans la science dans son ensemble.Et aussi dans ceux qui diffusent ces messages avec empressement».

 

Plus d’étudiant·es dans le canton de Vaud en raison du COVID-19

«La pandémie de Covid-19 a amené davantage d’étudiant·es sur les bancs des hautes écoles vaudoises […]. Avec la crise sanitaire et les fortes restrictions de voyage, il devenait compliqué de prendre une année sabbatique après le gymnase, explique la dernière édition de «Numerus» de Statistique Vaud. D’autre part, les conditions de promotion ou de redoublement ont été assouplies dans les hautes écoles en 2020, permettant aux élèves de prolonger leur cursus, relève un communiqué.»  (24heures)

«En deux ans, entre 2020 et 2022, le nombre d’élèves est passé de 37 000 à 40 000 dans les hautes écoles vaudoises. Les effectifs ont en revanche stagné (+ 0,2%) à la rentrée 2022, voire baissé à l’Unil, à la HEP et dans les HES du canton […]. [L]es bourses et prêts d’études attribués par le canton ont augmenté en 2020 et 2021. Au niveau des hautes écoles, la hausse s’élève à 15% en deux ans pour les bourses et 66% pour les prêts. En 2021, les montants octroyés ont atteint 32 millions pour les bourses et 750 000 francs pour les prêts.» (La Côte)

 

Employé positif au Covid-19 «viré» de l’UNINE

En 2021, un employé «au service chargé de la santé et de la sécurité» de l’Université de Neuchâtel (Unine) s’était rendu «sur le campus pour informer les RH qu’il était […] positif [au Covid-19]» et dans son bureau «pour désinfecter ce qui devait l’être et laisser des messages d’absence». Cela a coûté à l’employé un licenciement immédiat puisque l’Unine «avait interdit l’accès à toute personne positive [au Covid-19]». L’homme est allé jusqu’au Tribunal fédéral pour contester cette décision, mais celui-ci lui a donné tort.

 

Fribourg: «Certificat Covid disproportionné»

«L’ordonnance du 14 septembre 2021 par laquelle le Conseil d’Etat fribourgeois a contraint les étudiants des hautes écoles à présenter un certificat Covid-19 pour pouvoir suivre l’enseignement en présentiel était disproportionnée et contraire à la Constitution. Dans un arrêt publié hier, le Tribunal fédéral (TF) a donné raison aux 22 étudiants qui avaient recouru contre ce texte en estimant qu’il relevait d’une obligation vaccinale cachée. […] Les étudiants de l’Université de Fribourg n’ont pas bénéficié, contrairement à leurs homologues d’autres cantons, dont Vaud et Genève, de la possibilité de se soumettre à des tests salivaires «poolés» (permettant d’analyser les échantillons de plusieurs personnes en une fois) et gratuits.»

Situation financière et santé psychique des étudiants durant la pandémie de COVID-19 en 2020

Selon une enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS), en 2020, «La pandémie de COVID-19 n’a pas affecté la situation financière de la majorité des étudiantes et des étudiants en 2020. En revanche, elle a aggravé celle des groupes les plus vulnérables tels que les étudiants âgés de 26–35 ans, ceux issus de la migration, ceux qui exercent une activité rémunérée non-qualifiée ou encore les étudiants en Musique, arts de la scène et autres arts. La pandémie et ses restrictions ont par contre altéré la santé psychique d’un grand nombre d’étudiants, au-delà de certains groupes particuliers. Les étudiants ayant rencontré des difficultés financières indiquent, plus que les autres, avoir eu des problèmes psychiques en lien avec la pandémie.»

En 2021, 8% des diplômés des hautes écoles craignaient fortement d’être sans emploi

«Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, 8% des diplômés des hautes écoles éprouvaient une forte crainte de se retrouver sans emploi dans les douze mois suivant l’enquête. En 2021, les raisons les plus souvent mentionnées pour expliquer cette crainte étaient liées à la pandémie de COVID-19 et à la situation économique défavorable. Ces résultats se basent sur l’exploitation des données de l’enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles, effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS)»

De plus en plus d’étudiant-es suisses ont besoin de soutien psychologique

«La crise du Covid-19, la menace de l’inflation et aussi la guerre en Ukraine mettent à mal les étudiants en Suisse. De plus en plus de jeunes luttent contre des troubles psychiques qui rendent quasiment impossible de se lever ou même de continuer. Les études deviennent ainsi de plus en plus un combat. […] Certes, les mesures Covid ont été supprimées depuis des mois, mais les séquelles de l’isolement se font encore nettement sentir. «Le service d’orientation universitaire n’a jamais eu autant de consultations au cours des cinq premiers mois que cette année», explique Markus Diem, responsable du service d’orientation universitaire à l’Université de Bâle. […]«C’est la même expérience que font tous les services jumeaux en Suisse et en Allemagne avec lesquels j’ai des échanges».»

Selon Markus Diem, la raison principale est lié à l’enseignement à distance. Un autre aspect important est le long Covid, «qui peut également avoir un impact énorme sur le psychisme. A cela s’ajoute la guerre en Ukraine. «Ces événements remettent fondamentalement en question l’ordre mondial et l’ordre en Europe», ajoute le responsable de l’orientation universitaire en guise de conclusion. «On ne sait pas comment les choses vont évoluer. A cela s’ajoute l’inflation, tout devient plus cher. Cela concerne également les étudiants.»

Ces étudiant-e-s privé-e-s de leurs meilleures années

«La pandémie a privé des milliers de jeunes d’une expérience de vie difficilement réplicable: les années de la liberté académique, des premières responsabilités (examens, gestion d’un appartement, cohabitation, etc.) et de la légèreté des soirées festives et des rencontres spontanées. Y-a-t-il une manière de rattraper ce temps perdu? Trois étudiants témoignent de leur ressenti.»

«Le Covid a triplé les symptômes dépressifs chez les étudiants»

Selon une étude de l’Université de Zurich, le nombre d’étudiant-e-s et élèves souffrant de dépression a triplé entre avril 2020 et juin 2021. Selon l’auteure de l’étude Julia Dratwa, «Le point central me semble être la fermeture des écoles et universités. Cela cause une telle perturbation sociale que ce n’est pas une bonne idée. J’espère que ça n’arrivera plus jamais.»