Le milieu académique allemand est confronté aujourd’hui à une crise systémique où l’abus de pouvoir et le harcèlement semblent s’accommoder de structures devenues obsolètes.
Entre hiérarchies rigides et précarité, le système actuel protège trop souvent les professeur·es titulaires au détriment des jeunes scientifiques. Ces derniers·ères, dans une situation plus précaire, peuvent être exposés à plusieurs dérives graves, comme du chantage au renouvellement de contrat, des blocages arbitraires de diplômes par les directeurs et directrices de thèse, ou encore des comportements misogynes et violents.
Face à ce constat, une analyse de la revue Nature souligne l’urgence de réformes profondes pour assainir l’ensemble du milieu universitaire. Au niveau national, la communauté scientifique accentue sa pression pour obtenir des contrats d’une durée minimale de quatre ans, garantissant une stabilité pour la durée d’un doctorat.
Parallèlement, certains départements proposent de redistribuer le pouvoir en aplanissant les rapports de force et en multipliant les postes permanents.