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Sujet: égalité – genre

La naissance d’un enfant pendant les études supérieures a un impact plus fort sur les mères

Une étude menée auprès de 8’000 chercheur·euses dans 119 pays, relayée par la revue Science, révèle que concilier parentalité et doctorat pénalise fortement la réussite universitaire. Seules 21% des femmes et 27% des hommes débutent leur famille à ce stade critique, où se jouent les basent de leur carrière. De plus, l’arrivée d’un enfant freine l’obtention du diplôme par rapport aux pairs sans enfant.

« L’idée n’est pas que les femmes doivent s’adapter davantage aux calendriers universitaires », explique Chaoqun Ni, maître de conférences en sciences de l’information à l’université du Wisconsin-Madison. « Le problème, c’est le calendrier lui-même. Si la carrière était conçue pour permettre une parentalité précoce – si cela n’entraînerait pas de désavantages permanents -, les femmes n’auraient pas à faire ce choix en premier lieu. » 

Les aides institutionnelles, comme le congé parental et les crèches abordables, peuvent profiter à toute personne confrontée aux exigences de la parentalité et de la recherche. Mais dans de nombreux cas, ce sont les femmes qui assument une plus grande part de la charge mentale liée à la garde des enfants. De plus, leur santé est plus susceptible d’être affectée. Pour les expert·es, la solution n’est pas que les femmes s’adaptent, mais que les institutions réforment le calendrier académique. Un soutien plus solide serait alors indispensable pour intégrer la parentalité sans créer de désavantages professionnels permanents.

L’article rappelle également qu’en Suisse, l’agence de financement de la recherche a modifié la procédure de candidature afin que les membres de la recherche n’aient plus à fournir de CV, souvent pénalisé par l’arrivée d’un enfant, mais d’une liste descriptive de leurs contributions le plus significatives.

«Mention adéquate du genre et reconnaissance du (pré)nom d’usage dans les hautes écoles»

«La prise en compte de la diversité des identités de genre et la reconnaissance du (pré)nom d’usage constituent des conditions essentielles à un environnement académique non discriminatoire.», écrit la faitière des association étudiantes suisses UNES.

Elle demande «des adaptations des procédures administratives afin de garantir une mise en œuvre simple, rapide et confidentielle. Il s’agit également de protéger la vie privée et d’harmoniser les pratiques entre les hautes écoles. La mise en œuvre de ces mesures contribue à réduire les obstacles administratifs et à renforcer la participation équitable de l’ensemble des étudiant·e·x·s.»

L’ETH contrainte de réviser le critère d’égalité salariale pour son approvisionnement en électricité

Dans le cadre de ses marchés publics pour la période 2029-2030, l’ETH Zurich souhaitait faire de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes un critère d’attribution. Alors que les processus de sélections précédents reposaient uniquement sur le prix, cette nouvelle prévoyait d’intégrer l’égalité des sexes à hauteur de 10% dans l’évaluation finale, le prix conservant une pondération de 90%.

Cependant, le Tribunal administratif fédéral a conclu que l’outil en ligne « Logib », développé par le Bureau fédéral de l’égalité et choisi par l’ETH pour mesure ces écarts, n’était pas conçu pour évaluer des entreprises de marchés publics.

« Une femme sur trois abandonnerait sa carrière scientifique après la naissance de son premier enfant »

Bien qu’elles soient sous-représentées dans certaines disciplines, les femmes restent minoritaires aux postes les plus élevés du monde académique, des mathématiques aux sciences sociales. Selon une enquête menée au Danemark, une femme sur trois abandonnerait sa carrière scientifique après la naissance de son premier enfant.

En effet, concilier l’idéal d’une « chercheuse totale », productive, mère et compagne dévouée, se heurte à la réalité des conditions de travail et de la maternité. Les femmes doivent également faire face à des mécanismes de disqualification qui opposent constamment leur rôle professionnel à leur vie de famille.

Pour endiguer ce phénomène, les initiatives ciblées sont utiles, mais insuffisantes. Dès lors, il serait indispensable de repenser globalement les critères de titularisation.

« Que signifie façonner l’IA de manière responsable au sein d’une université ? »

Dans un entretien croisé paru dans le rapport annuel de l’Université de Zurich, la présidente du Conseil de l’université, Silvia Steiner, et le président de l’université, Michael Schaepman, ont présenté leurs futurs projets et orientations.

Au cœur de la stratégie de l’institution académique figure le développement du pôle dédié à l’intelligence artificielle. Ce centre n’a pas seulement pour but de connecter les expertises techniques des différentes facultés, mais vise surtout à promouvoir une innovation responsable. L’objectif est d’explorer l’IA comme un enjeu sociétal et humain, afin que cette technologie serve directement la science et la collectivité à travers un partage ouvert des connaissances.

Silvia Steiner le rappelle : « L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres et ne remplace pas la réflexion personnelle, d’autant plus importante face à un accès élargi aux connaissances et à l’information ». 

Parallèlement, les deux dirigeant·es reviennent sur la politique professoral en privilégiant les compétences en leadership ainsi que l’encouragement des candidatures féminines. La compétitivité de l’établissement, l’interconnexion avec les autres universités ainsi que les conditions de travail des doctorant·es et postdoctorant·es sont également abordées.

«Fissuré, mais toujours présent : le plafond de verre persiste pour les femmes occupant des postes à responsabilité dans le domaine scientifique»

Dans la revue Nature du 6 mars 2026, la professeure Mangala Sriniva, première Singapourienne à siéger au conseil scientifique de l’UE, souligne que même au sommet de la hiérarchie scientifique, le succès ne protège pas du sexisme.

Elle rappelle que le plafond de verre, bien que fissuré, impose toujours aux femmes une sur-performance épuisante pour contrer des doutes systémiques sur leur légitimité. Face aux micro-agressions et aux préjugés qui persistent malgré l’excellence, elle appelle ses consoeurs à dénoncer ces freins structurels et à ne plus intérioriser de critiques injustes qui relèvent de la perception, et non de la compétence.

Swissuniversities a publié les données du «gender monitoring 2024»

Les données de Swissuniversities indiquent que l’augmentation du nombre de femmes professeures observée ces dernières années se maintient.

«En 2024, 46 % des embauches au niveau professoral concernaient des femmes (soit 1 point de pourcentage en moins que l’année précédente). Au 31 décembre 2024 (date de référence), les femmes représentaient 31 % des effectifs totaux de professeur·es, représentant une augmentation de 1 point de pourcentage par rapport à l’année précédente.»

Moins d’étudiants sont partis à l’étranger en 2024 et leur santé psychique est préoccupante

«La mobilité internationale des étudiants suisses recule nettement: seuls 19% sont partis à l’étranger en 2024, contre 26% en 2020. L’enquête de l’OFS révèle aussi une santé psychique en baisse et un quart des étudiants confrontés à des discriminations.» (RTS)

Selon l’Union d’étudiant·es suisses (UNES), «Les résultats montrent […] un lien clair entre la santé mentale et les moyens financiers. La situation est particulièrement précaire pour les étudiant-e-s dont les parents n’ont pas de diplôme d’une haute école.» (UNES)

L’égalité dans les citations

«Nature Reviews Psychology» a publié un éditorial invitant les scientifiques à adopter une écriture plus «inclusive», notamment en citant davantage les femmes et les minorités. Cette recommandation s’appuie sur une étude montrant que, dans les grandes revues de neurosciences, les hommes citent les travaux d’autres hommes 8 % plus souvent que ceux de femmes, tandis que les femmes citent les hommes 4,5 % plus souvent que leurs collègues féminines.

L’auteur de l’émission Sein und Streit (Deutschlandfunk) critique cette étude pour ignorer d’autres explications possibles, comme le hasard ou une qualité moyenne légèrement supérieure des travaux masculins. Il dénonce également l’hypothèse implicite selon laquelle les hommes agiraient sous l’effet de préjugés inconscients.

L’éditorial de Nature Reviews Psychology suggère que les scientifiques devraient identifier à l’avance le genre et l’origine ethnique des auteurs et autrices qu’ils et elles citent afin de corriger ces déséquilibres, revendiquant une «mission» inclusive.

L’auteur de l’émission dénonce cette approche comme un exemple de science militante, contraire à l’esprit de la recherche, dont la vocation est la recherche objective de la vérité, indépendante du genre ou de la couleur de peau. Il reproche également à la revue mère, Nature, d’avoir pris une tournure idéologique, en refusant désormais les travaux pouvant «nuire à la dignité» ou «stigmatiser» certains groupes — une politique qui encouragerait selon l’auteur l’autocensure et les biais de jugement.

Enfin, l’article établit un parallèle avec les débats américains sur les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI), critiquées aussi bien par Donald Trump que par certains chercheurs. Selon l’auteur, modifier les règles de citation ne réduit pas la discrimination : cela ne fait que servir d’affichage moral au sein d’un cercle restreint d’universitaires sans effet réel sur la justice sociale.

La Suisse, pionnière en médecine de genre

Londa Schiebinger, historienne des sciences à l’Université de Stanford,  se consacre à l’influence positive du genre sur la recherche. Elle en déduit trois «solutions» pour corriger le système actuel:

1. attirer davantage de femmes et de groupes sous-représentés dans les domaines des sciences, de la médecine et de la technologie, car ses travaux démontrent que les équipes de recherche mixtes obtiennent de meilleurs résultats

2. briser les préjugés inconscients et les schémas culturels dans les institutions

3. «corriger les connaissances» produites par les universités et les établissements médicaux.

Elle se réjouit beaucoup que les universités suisses souhaitent intégrer les contenus liés à la médecine de genre dans leur enseignement médical. «À Stanford, nous n’en sommes pas encore là.» Il n’existe que peu de cours spécifiques sur le thème de la médecine de genre. Elle regrette par ailleurs la pression que le gouvernement américain applique sur la recherche dans ce domaine.

 

«Les violences de genre se manifestent de manière différente selon les facultés» à l’UNIGE

Giorgia Magni, maître-assistante à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, vient de terminer sa thèse sur les violences de genre entre étudiant·es à l’Université de Genève. Interviewée par Le Courrier, elle partage ses résultats.

Au total, 59% des personnes interrogées disent avoir subi des violences à l’Université. Plus de deux tiers des violences citées ont eu lieu dans des bâtiments universitaires, majoritairement dans les couloirs et le hall, mais également à la bibliothèque, dans des salles de classe vides et à la cafétéria. Elles peuvent avoir une influence sur la concentration, la performance, la présence en cours, le choix des lieux pour réviser et la poursuite ou non d’un cursus.

Les personnes lesbiennes, bisexuelles, trans, queer et non binaires sont les plus vulnérables et la majorité des auteurs sont des hommes. Les violences de genres concernent toutes les facultés de l’Université de Genève, mais sous des formes différentes. Dans certaines filières, notamment en droit ou en sciences, les enjeux liés au genre sont rarement intégrés aux programmes. Les personnes LGBTQ et non binaires restent invisibilisées. Ces domaines, encore largement dominés par les hommes, restent marqués par des normes de genre rigides et des structures hiérarchiques qui peuvent entretenir des comportements sexistes et homophobes, malgré une présence féminine en progression.

Finalement, «le rôle des enseignant·es est primordial. Leurs propos ne sont pas souvent contestés, ce qui les place à la fois comme figures d’exemple et d’autorité.» La lutte contre les violences de genre nécessite une sensibilisation et une formation de toute la communauté universitaire, ainsi qu’une transparence accrue sur les cas et les sanctions. Cela doit s’accompagner d’une politique claire de l’Université et s’inscrire dans une démarche institutionnelle, systémique et inclusive sur le long terme.

Création du Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale

Les cantons de Fribourg, Genève, Neuchâtel, Valais et Vaud ont signé jeudi un accord intercantonal avec la HES-SO Valais-Wallis pour la création d’un Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale entre femmes et hommes (CCES). Cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la charte romande de l’égalité, adoptée en 2023, qui visait notamment à renforcer la coopération intercantonale en matière d’égalité hommes-femmes.

«Sur la base de mandats annuels avec les cantons signataires ou leurs communes, le centre de compétence mènera des contrôles selon le principe des quatre yeux, gage de rigueur et de fiabilité, tout en respectant les meilleurs standards de qualité», explique le communiqué de presse. Le CCES «pourra également être sollicité par les communes des cantons signataires».

L’Université de Berne disposera d’une chaire de médecine du genre

Suite à la création de la première chaire suisse de médecine du genre à l’Université de Zurich (UZH), l’Université de Berne aura également sa chaire de médecine du genre. La faculté de médecine de l’Université et le Department for Clinical Research DCR sont actuellement à la recherche d’une personne -de préférence une femme- pour diriger cette chaire nouvellement créée. L’objectif de la discipline sera d’étudier les effets du sexe biologique et socioculturel sur la santé et la maladie, en mettant l’accent sur la recherche clinique. Le ou la futur·e titulaire du poste devra établir et développer la médecine de genre dans l’enseignement médical, la recherche et la pratique clinique.

Zofingue interdite des campus à Lausanne

Zofingue, la plus ancienne des sociétés d’étudiants, sera absente des campus Lausannois à la prochaine rentrée académique, car elle est entièrement masculine. «Réseauter qu’entre hommes, c’est contraire aux concepts de l’égalité des genres prôné à l’UNIL et à l’EPFL. En mai, le tribunal fédéral leur a donné raison : Zofingue n’a rien à faire là en tant qu’association.» (RTS)

«Mieux soigner les femmes»

«Depuis un an, l’université de Zurich dispose d’une chaire de médecine de genre, pour sensibiliser les étudiant·es aux différences biologiques, sociales et culturelles entre les sexes, qui influencent santé et pathologies.» Cette branche est désormais obligatoire pour toutes les personnes qui étudient la médecine humaine à l’Université de Zurich.

Aujourd’hui, seule l’Université de Zurich possède en Suisse une chaire en médecine de genre. Toutefois, cette discipline est intégrée dans les cursus des hautes écoles de Lausanne, Genève, Bâle, Berne et Fribourg et est en train de s’établir plus largement dans les hautes écoles. «Ainsi, dans une déclaration d’intention, les facultés de médecine helvétiques se sont récemment prononcées en faveur de la création d’un institut suisse commun pour la recherche dans la médecine de genre. Parallèlement, la Société suisse de médecine et genre a vu le jour en novembre 2024. Pensée comme un organisme interprofessionnel, elle regroupe différents corps de métier liés à la santé et promeut des échanges sur la thématique.»

Non-conformité d’une procédure de nomination à l’Université de Genève: la justice pointe «un vice grave»

A l’Université de Genève, en 2019, le directeur du département de linguistique avait demandé au doyen de la Faculté des lettres d’ouvrir une procédure de nomination par appel, afin qu’une professeure de linguistique soit promue professeure ordinaire. Le collège des professeurs de la Faculté des lettres s’est réuni afin de décider de l’ouverture de la procédure de nomination. Elle est rejetée.

La professeure fait alors opposition, invoquant «la promotion du sexe sous-représenté et le respect de l’égalité de traitement entre femmes et hommes conformément à la législation fédérale sur l’égalité». L’UNIGE déclare son opposition irrecevable car l’expression de l’ouverture d’une procédure «n’est pas susceptible de recours selon le droit cantonal genevois».

Aujourd’hui, la décision des juges de la Chambre administrative «valide pleinement les arguments de la professeure. Il apparaît ainsi que l’UNIGE a contrevenu à son propre règlement sur le personnel et que le collège de professeurs est «incompétent» lorsqu’il s’agit de décider d’une nomination.» La décision a également confirmé une violation de la loi fédérale sur l’égalité. Il s’agit finalement d’un «vice grave et manifeste» selon la justice.

«Il s’agit d’un cas très clair de discrimination à la promotion», résume Me Nathalie Bornoz, avocate de celle qui s’est élevée contre le fonctionnement de la faculté.

Initiative d’inclusivité dans la progression des carrières managériales en milieu académique

26 professeures, venant de toute la Suisse, ont été sélectionnées pour la participation au programme national de formation H.I.T., «High Potential University Leaders Identity & Skills Training Program – Inclusive Leadership in Academia». Dirigé chaque année par l’université de Zurich en collaboration avec 11 hautes écoles, «ce programme de leadership au féminin se déroulant sur cinq jours entend faciliter l’accès des professeures à des postes de leaders académiques – tels que directrice, doyenne ou rectrice».

Le communiqué de l’UNIGE, précise que «de telles initiatives visent à briser le plafond de verre et à favoriser une meilleure équité et inclusivité dans la progression des carrières managériales dans le milieu académique».

Parmi les sélectionnées se trouvent deux professeures de l’UNIL.

«Trump supprime les exigences en matière de diversité, la Suisse les renforce »

Alors que le président américain supprime actuellement les obligations en matière de diversité, arguant qu’il souhaite une société dans laquelle seule la performance compte et non la couleur de peau, le journaliste de la NZZ Rico Bandle observe que depuis quelques années, la tendance est inverse en Suisse et la diversité compte toujours plus. Le Conseil suisse de l’accréditation mettait la pression sur les établissements d’enseignement pour prendre des mesures en faveur de l’égalité.

Actuellement, la Conférence suisse des hautes écoles  est en train de réviser les standards de qualité pour l’accréditation des établissements.  Rico Bandle écrit à ce propos: «Dans l’ordonnance actuellement en vigueur, seule la promotion de «l’égalité des chances» et de «l’égalité effective entre hommes et femmes» est inscrite. La «diversité» et «l’inclusion» doivent désormais y être ajoutées, ce qui laisse supposer que ce domaine aura encore plus de poids. Et ceci suscite la question quelle diversité est en question (couleur de peau, de point de vue)

Le Conseil d’accréditation souhaite souligner qu’«Il ne s’agit pas d’introduire des quotas de couleur de peau ou d’orientation sexuelle». Mais dans la politique universitaire, on attache typiquement de l’importance à «une composition diversifiée du corps estudiantin et enseignant. Cela peut inclure des expériences d’immigration, des identités sexuelles différentes ou l’origine sociale éloignée de l’éducation («bildungsferner Hintergrund») ».

Rico Brandle avance que dans les grandes universités publiques, […] le fait qu’une personne moins qualifiée soit parfois prise en compte pour un poste afin de compenser les inégalités entre les sexes n’y est plus inhabituel. Pour les petites universités privées, la situation est différente.» A la Haute école de théologie universitaire (STH) de Bâle, le professeur et responsable du processus d’accréditation Stefan Schweyer estime d’ailleurs que «la liberté de recherche est atteinte par la forte concentration sur les questions d’égalité».

Le journaliste conclut l’article en avançant que «la plupart des tendances sociales se propagent avec un certain retard des Etats-Unis vers l’Europe et la Suisse», et donc qu’il est donc possible que «le mouvement inverse de Trump se produise tôt ou tard» ici en Suisse.