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Sujet: profil – HES

« La HES-SO Valais et le Crealp unissent leurs forces »

La HES-SO Valais et le Centre de recherche sur l’environnement alpin (Crealp), fondation à but non lucratif, ont signé une convention de collaboration stratégique sur les effets du changement climatique.

«Cette alliance  doit permettre de mieux anticiper les risques, de valoriser les données scientifiques et de renforcer les solutions au service du territoire alpin», expliquent les deux entités.»

Le Master en transdisciplinarité de la Haute Ecole des Beaux-Arts de Zurich, trop politique?

La Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) envisage de supprimer ce cursus à moyen terme, provoquant d’importants remous au sein du département d’analyse et médiation culturelle (DKV). Contrairement à l’interdisciplinarité classique, cette filière de Master en transdisciplinarité dépasse les frontières académiques en mêlant art, science, design et activisme.

L’ancien chef de la filière, Andreas Vogel, a été licencié en septembre 2025, et la direction a initialement décidé d’abandonner ce cursus. La rectrice de la ZHdK Karin Mairitsch a ensuite nuancé cette décision auprès du médias Tsüri : seule une «évaluation» de la filière serait prévue. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera décidé si et sous quelle forme la formation sera maintenue, une refonte étant également envisageable.

L’association étudiante VERSO a, quant à elle, lancé une pétition en ligne dénonçant notamment le manque de clarté dans la communication sans consultation préalable de la direction ou des étudiant·es.

La direction de l’université insiste dans un e-mail interne sur le fait que ces décisions sont prises pour des raisons à la fois stratégiques et de fond et non pour des raisons politiques.

Centre d’excellence pour l’économie circulaire dans les sciences de la vie

La HES de la Suisse du Nord-Ouest FHNW annonce une collaboration avec Go Circular in Life Science et BaselCircular afin de renforcer un centre d’excellence pour l’économie circulaire dans les sciences de la vie.

L’objectif de cette initiative est de promouvoir des solutions circulaires tout au long de la chaîne de valeur de l’industrie régionale des sciences de la vie, de l’idée à la mise en œuvre concrète.

Coupes à la haute école pédagogique du nord-ouest de la Suisse

La Haute école pédagogique des HES du nord-ouest de la Suisse (HEP FHNW) a un déficit structurel de cinq millions de francs, en raison du nombre croissant d’étudiant·es et de l’inflation (SRF).

Afin d’y pallier, elle prévoit d’«adapter ses structures». La Haute école ne sera plus organisée en chaires, mais en grands groupes interdisciplinaires pour la recherche et le développement. Jusqu’à 40 postes à plein temps pourraient également être supprimés dans le cadre du programme d’économies, sur les trois sites de Muttenz (BL), Brugg-Windisch (AG) et Soleure (SRF). La majorité des postes devrait en principe disparaître grâce aux départs à la retraite et à la «fluctuation naturelle». Après évaluation, la nouvelle structure devrait être mise en place pour l’année scolaire 2027/28. (Basler Zeitung).

Hermann Forneck, ancien directeur de la HEP, considère la démarche de la FHNW comme «très risquée». «Depuis son introduction il y a 17 ans, le modèle des chaires a permis de réaliser des économies considérables grâce à la mise en place d’un corps intermédiaire académique à la place des chargés de cours.» Selon lui, une séparation de la HEP de la FHNW serait plus judicieuse. Elle se ferait au profit de la création d’une faculté correspondante à l’Université de Bâle. (Basler Zeitung)

Le syndicat SSP critique vivement ce plan d’économies: «Former autant d’étudiants avec moins de personnel n’est rien d’autre qu’une invitation à la surcharge chronique», déclare Dariyusch Pour Mohsen, directeur régional du syndicat SSP Argovie/Soleure. (SRF)

«À la HES-SO Valais, une nouvelle option en ingénierie voit le jour»

«La HES-SO Valais et sa Haute École d’ingénierie lancent une option intitulée «Territoire énergétique durable».» Elle aura pour objectif de former des ingénieur·es «capables de concevoir des solutions pour un approvisionnement énergétique décarboné et adapté aux spécificités de chaque territoire». «Les futurs ingénieurs seront formés à réaliser des plans de transition énergétique pour des territoires urbains ou ruraux, à analyser l’empreinte écologique des systèmes énergétiques, à concevoir des solutions adaptées aux besoins des utilisateurs et à coordonner les projets avec divers partenaires.»

 

Pétition étudiante lancée contre l’abolition du master en transdisciplinarité à la ZHdK

La Haute école des arts de Zurich (ZHdK) veut abolir son programme de master en transdisciplinarité à moyen terme, «dû au fait que les points forts du cursus sont de plus en plus favorisés dans tous les départements et qu’ils sont donc déjà couverts par d’autres matières».

Cette nouvelle a suscité l’incompréhension et l’incertitude parmi les collaborateur·ices et les étudiant·es de l’établissement. Une pétition a été lancée, signée par près de 1000 personnes jusqu’au mercredi soir, et l’organisation étudiante Verso  a écrit une lettre demandant la «suspension immédiate» de cette mesure. Etudiant·es, ancien·es étudiant·es et collaborateur·ices refusent «l’abolition sans procédures transparentes de ce programme d’études unique, socialement pertinent et internationalement reconnu (…)».

Ce programme de master connait actuellement une forte demande. «Depuis son lancement en 2009, plus de 180 étudiants originaires de plus de 25 pays ont été accueillis. Pour l’année scolaire 2025, il y a eu 90 candidatures pour seulement 18 places. Le master réunit l’art, la science et la société et donne aux étudiants l’espace nécessaire pour traiter de manière créative des sujets complexes tels que le climat, la technologie ou la justice sociale – sans devoir s’attacher à une seule discipline.» Interrogée par Nau, la rectrice Karin Mairitsch écrit qu’«il n’est pas question d’une fermeture pour l’instant», le type de poursuite sera décidé après l’exécution des différentes étapes du processus.

Actualités sur la rentrée des HES genevoises

A propos de la rentrée de lundi prochain dans les HES genevoises (HEPIA, HEG, HEAD, HEM, HEdS et HETS), quelques actualités:

  • La fréquentation de la HES-SO Genève est en hausse de 4% sur un an. Daniela Di Mare Appéré, directrice générale de la HES-SO Genève, souligne que les Bachelors HES «répondent aux besoins concrets des milieux professionnels».
  • La Haute école d’art et de design (HEAD) a créé un nouveau Bachelor intégralement dédié au cinéma. Le projet est mené en collaboration avec l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) et les milieux professionnels. Il vise à répondre aux besoins du secteur.
  • Dès octobre, la Haute école de gestion (HEG) comprendra un nouvel espace sur son campus Battelle: le Nexus. Il a été conçu comme «un lieu d’innovation pédagogique» élaboré selon les principes de l’économie circulaire.
Création du Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale

Les cantons de Fribourg, Genève, Neuchâtel, Valais et Vaud ont signé jeudi un accord intercantonal avec la HES-SO Valais-Wallis pour la création d’un Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale entre femmes et hommes (CCES). Cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la charte romande de l’égalité, adoptée en 2023, qui visait notamment à renforcer la coopération intercantonale en matière d’égalité hommes-femmes.

«Sur la base de mandats annuels avec les cantons signataires ou leurs communes, le centre de compétence mènera des contrôles selon le principe des quatre yeux, gage de rigueur et de fiabilité, tout en respectant les meilleurs standards de qualité», explique le communiqué de presse. Le CCES «pourra également être sollicité par les communes des cantons signataires».

«La HES-SO se détache d’Israël»

La Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) a annoncé vendredi avoir rompu tout lien avec les institutions académiques israéliennes. Elle a en particulier récemment suspendu un accord de mobilité entre la Haute Ecole d’art et de design (HEAD) et le Shenkar college of engineering and design. Une analyse de cet établissement israélien avait montré plusieurs collaborations entre l’école et l’armée israélienne, «ainsi qu’un soutien concret à l’effort de guerre». Le département mode semblait également complice de l’armée, fabriquant des uniformes pour son compte. Des collaborations individuelles de recherche peuvent cependant se poursuivre, car «elles relèvent de la liberté académique, un principe fondamental que la HES-SO entend préserver». (Le Courrier)

Depuis 2024, la HES-SO travaille sur une méthode d’évaluation de ses partenariats. La Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) des HES a toutefois qualifié ce processus de «pas assez transparent ni inclusif». Elle annonce continuer à se mobiliser, exigeant toujours un boycott académique strict. (Le Courrier)

L’Institut de hautes études de Glion est désormais accréditée comme HES

««Cette étape majeure ouvre de nombreuses perspectives pour la communauté de Glion, en renforçant sa reconnaissance internationale, la mobilité académique, les opportunités de recherche et l’employabilité de ses diplômés», communique l’école hôtelière qui possède un campus à Bulle. […] L’Institut de hautes études de Glion, qui ne reçoit pas de subventions publiques à ce jour, restera une institution privée. «Cependant, l’accréditation HES permet à l’établissement d’accéder aux fonds de recherche publics, au même titre que les autres HES», relève Philippe Vignon», directeur général de l’institut.

Nouvelle formation à la Haute École de gestion (HEG) de Genève: des cours de préparation au brevet fédéral de «paralegal»

Depuis mars 2025, la Haute École de gestion (HEG) de Genève assure les premiers cours de préparation au brevet fédéral de «paralegal» pour les assistant·es juridiques. Ce brevet répond à la demande de la Fédération suisse des avocats (FSA) d’avoir une reconnaissance harmonisée en Suisse pour les collaborateur·ices juridiques, qui étaient jusqu’alors formé·es sur le terrain. «Un paralegal est un assistant dans un service juridique qui, sans être juriste, est certifié dans les principaux domaines du droit», explique Gordon Aeschimann, codirecteur du cours de préparation au brevet fédéral.

La formation dure une année, avec huit modules comprenant 25 journées de cours, en présentiel, en plus du temps de travail dédié à la préparation de chaque séance ainsi que les travaux à réaliser. La formation coûte 11’600 francs, dont la moitié est remboursée par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri) une fois l’examen réussi, «qui coûte lui-même 2250 francs. La plupart des employeurs prennent en charge ces frais.»

«Les diplômes HES offrent un salaire de plus en plus reluisant»

Selon l’étude bisannuelle de la faîtière HES Suisse publiée hier, l’organisme constate que le salaire annuel médian des diplômé·es HES est de 112’852 fr. En Suisse romande, il s’élève à 97’000 francs, contre 92’300 francs il y a deux ans. «Si les domaines de la finance et des assurances dominent toujours, avec un salaire médian annuel de près de 140’000 francs, les branches du social et de la santé affichent de nets progrès (95’000 francs)» (20 minutes), tout en restant néanmoins «nettement en dessous des autres en matière de rémunération des diplômés HES» (Medinside).

L’étude constate également que les salaires moyens des diplomé·es HES sont souvent supérieurs à ceux des diplômé·es universitaires, «en particulier durant les premières années de carrière» (Blick). «Ce sont des salaires respectables, et même plus élevés que lors de la dernière enquête il y a deux ans», déclare Toni Schmid, le directeur de FH Suisse. «Cela montre aussi que les diplômés des hautes écoles spécialisées jouent un rôle porteur dans l’économie suisse et sont bien rémunérés.» (Medinside)

Quelques autres points sont relevés par Blick:

  • «Un peu plus de 30% des 11’906 diplômés HES interrogés occupent une fonction de cadre, et environ 67% d’entre eux ont moins de 40 ans.»
  • «Les salaires des femmes restent inférieurs à ceux des hommes, comme c’était déjà le cas il y a deux ans – cela, même lorsqu’on filtre les résultats selon la fonction de cadre, le diplôme ou l’âge.»
  • «C’est la région lémanique qui affiche les salaires les plus bas – presque 20% de moins qu’à Zurich.»
  • «Ce qui ressort particulièrement de l’étude de cette année, c’est l’intérêt nettement accru pour un master consécutif, c’est-à-dire une formation universitaire de type Master of Science ou Master of Arts. Ainsi, 11,7% des participants prévoient de se spécialiser dans leur domaine par ce biais. En 2023, ils n’étaient que 2% à en avoir l’intention.»
  • Comme les années précédentes, la volonté de formation continue est plus grande chez les femmes que chez les hommes.
«La HE-Arc ingénierie introduit la semaine de 4 jours en bachelor»

En poste depuis trois mois, le nouveau directeur de la Haute École Arc Tristan Maillard a annoncé l’introduction de la semaine de quatre jours pour les étudiant·es de bachelor en ingénierie. Cette mesure vise à augmenter le nombre d’étudiant·es dans la filière, en baisse depuis le Covid (-28% d’étudiant·es). Le nombre d’heures de cours sera légèrement diminué mais sans «transiger sur la qualité», explique Tristan Maillard. (RTS)

«La HE-Arc est la première des écoles de la HES-SO à adopter une telle mesure qui se veut dans l’air du temps et qui pourrait séduire la génération Z.» (RTS)

En plus de la volonté de former des jeunes «dans des domaines importants pour la région», le directeur a également une motivation financière. «Le budget de quelque 77 millions de francs dépend directement des effectifs, davantage que ce n’est le cas pour les hautes écoles universitaires.» (ArcInfo) La haute école a récemment connu des suppressions d’emplois. (RTN)

La formation en emploi sera désormais également possible dans la haute école, qui annonce renforcer ses liens avec les écoles d’Yverdon et de Bienne, «elles aussi confrontées à une érosion de leur effectif». (RTS)

«La flexibilité dans les formations pour réduire la pénurie de personnel»

La présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO, Luciana Vaccaro, écrit: «Le 20 mars dernier, le Comité gouvernemental de la HES-SO, qui regroupe les ministres de tutelle des sept cantons fondateurs (GE, VD, NE, JU, FR, VS, BE), a signé avec le Rectorat la Convention d’objectifs 2025-2028, véritable feuille de route de l’institution, qui s’articule autour de quatre grandes missions: l’enseignement, la recherche, les contributions à la société et la politique institutionnelle.»

Selon la rectrice des HES-SO, la consolidation des formations bachelor et master et de leur caractère professionnalisant [dans ces conventions] traduit moyennant la flexibilisation des formations et la lutte contre la pénurie de personnes qualifiées. «Les deux sont intimement liés et s’insèrent dans une troisième priorité des objectifs de toute HES, la capacité des formations qui y sont dispensées d’être utiles à la société et de relever les grands défis de notre temps, entre durabilité et numérisation.»

La HES-SO adopte ses objectifs pour les années 2025-2028

«La HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale et ses sept cantons partenaires ont renouvelé la Convention d’objectifs qui les lie […]. La convention fixe les objectifs de l’institution pour la période 2025-2028. L’attractivité des formations HES pour la société et les milieux professionnels, l’ancrage régional, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la recherche d’efficience dans la gestion de l’institution figurent parmi les priorités. »

Collaboration entre l’EHL et la police cantonale

En octobre dernier, l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) a lancé un projet pilote : transmettre les principes de l’hospitalité et de l’accueil de l’hôtellerie aux services de police. Le but de cette formation est de renforcer les relations entre policier·ères et citoyen·nes, les cours étant centrés sur l’empathie, le sentiment de sécurité et la qualité de la communication.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification des activités et de contribution à des projets sociétaux de l’EHL. «Depuis 2021, l’école collabore avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) pour intégrer les principes de l’hospitalité dans le domaine médical.»

Jean-Christophe Sauterel, directeur de la communication de la Police cantonale vaudoise, note que dans une optique de poursuite du projet, «il serait nécessaire de l’adapter aux profils des participant·es, car [la formation] repose encore principalement sur une approche très académique».

La HES Valais lance une nouvelle filière associant numérique et sciences du vivant

La Haute école d’ingénierie de la HES-SO Valais-Wallis a créé un nouveau bachelor, associant numérique et sciences du vivant. Cette nouvelle formation unique en Suisse romande sera lancée dès septembre 2025. L’objectif est de répondre aux besoins de l’industrie romande, en particulier dans le canton du Valais. «Les futurs ingénieurs pourront développer leurs connaissances dans trois domaines principaux: la biotechnologie, l’intelligence artificielle et l’analyse des données et ainsi devenir des experts en analyse de données biologiques, des ingénieurs digitaux en science de la vie ou des spécialistes en production biotechnologique.» (Le Nouvelliste)