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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: engagement politique

«Le lobbyiste en veste de professeur»
L’article de Republik dresse un portrait très critique de l’économiste suisse Christoph Schaltegger, professeur à l’Université de Lucerne et fondateur de l’Institut de politique économique suisse (IWP). Selon l’enquête, Schaltegger utiliserait l’apparence de neutralité scientifique pour accroître son influence politique et promouvoir un agenda économique libéral favorable aux milieux d’affaires.

L’IWP, présenté comme un institut scientifique indépendant, est financé par de riches entrepreneurs, notamment Alfred Schindler (groupe Schindler), ainsi que d’autres grandes fortunes suisses. Malgré ce financement privé, l’institut bénéficierait de la crédibilité de l’Université de Lucerne, ce qui lui permettrait de peser davantage dans les débats publics et politiques. Christopher Schaltegger et plusieurs collaborateurs de l’IWP siègent ou ont siégé dans diverses commissions d’experts fédérales influençant des sujets importants comme les retraites, la fiscalité, les dépenses publiques ou les relations avec l’UE.

L’enquête rappelle qu’avant sa carrière académique, Schaltegger a travaillé pour le Département fédéral des finances sous le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, et puis pour l’organisation patronale Economiesuisse.

Le journaliste de Republik affirme qu’il a joué un rôle dans la promotion de la réforme fiscale dite «Réforme de l’imposition des entreprises II», dont les coûts pour les finances publiques auraient été largement sous-estimés lors de la campagne de votation de 2008. Plus tard, le Tribunal fédéral a reproché au Conseil fédéral d’avoir fourni des informations trompeuses sur les conséquences financières de cette réforme.

Plusieurs économistes reprochent à l’IWP de publier surtout des policy papers non soumis à une évaluation scientifique par les pairs (peer review), d’utiliser des méthodologies contestées et de tirer des conclusions jugées idéologiques ou insuffisamment étayées. Selon eux, l’IWP présenterait parfois des positions politiques sous couvert d’expertise scientifique.

Des Palestiniens prennent des actions légales contre l’Université Columbia

Selon le «New York Times», cinq étudiants d’origine palestinienne de l’université Columbia ont désormais porté plainte contre l’établissement reprochant à la direction de l’université d’avoir défavorisé des étudiants palestiniens dans le cadre des manifestations contre la guerre à Gaza. Dans leur plainte, ils affirment que l’université n’a pas pris suffisamment de mesures pour les protéger d’un environnement hostile. Elle aurait participé «activement au harcèlement à caractère raciste, ethnique et politique» dont ont été victimes des étudiants, des membres du personnel et des enseignants palestiniens.

Un rapport sur les incidents racistes publié l’année dernière par l’université de Harvard mentionne également des cas de discrimination antimusulmane et anti-palestinienne entre étudiants. L’auteur de l’article de la Neue Zürcher Zeitung estime qu’il s’agit toutefois de «cas isolés. Cela n’a pas donné lieu à un climat antipalestinien généralisé. L’antisémitisme, en revanche, était systémique. À Harvard comme à Columbia.»

La science neutre face aux décisions politiques ? Regard du climatologue Reto Knutti

Dans un entretien accordé au Tages-Anzeiger, Reto Knutti, climatologue et professeur à l’ETH Zurich, questionne la frontière entre science et politique face à l’urgence climatique.

Selon lui, les scientifiques ne peuvent plus se contenter de livrer des chiffres bruts, ils doivent expliciter les conséquences et éclairer les différents choix politiques. Il rappelle que la Suisse est le seul pays à avoir validé l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 par une votation populaire.

Il déclare : «Les faits scientifiques ne dictent ni décisions politiques ni actions sociales. Chaque action est le résultat d’un processus de négociation politique. Mais la science du climat et la politique se sont longtemps accrochées à l’idée fausse que si les faits sont suffisamment clairs, la politique et la société feront ce qu’il faut. C’était une erreur fatale. Au plus tard lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague en 2009, il est devenu clair que les faits sont parfaitement clairs, mais qu’un accord mondial ne se fait pas par hasard. Aujourd’hui, nous n’avons pas principalement un problème de connaissance, mais un problème de mise en œuvre. Il s’agit de communication, de psychologie perceptuelle, de politique, de diplomatie, de coûts et d’avantages. Nous avons inclus tous ces aspects et disciplines bien trop tard.» (Tages-Anzeiger)

Le Master en transdisciplinarité de la Haute Ecole des Beaux-Arts de Zurich, trop politique?

La Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) envisage de supprimer ce cursus à moyen terme, provoquant d’importants remous au sein du département d’analyse et médiation culturelle (DKV). Contrairement à l’interdisciplinarité classique, cette filière de Master en transdisciplinarité dépasse les frontières académiques en mêlant art, science, design et activisme.

L’ancien chef de la filière, Andreas Vogel, a été licencié en septembre 2025, et la direction a initialement décidé d’abandonner ce cursus. La rectrice de la ZHdK Karin Mairitsch a ensuite nuancé cette décision auprès du médias Tsüri : seule une «évaluation» de la filière serait prévue. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera décidé si et sous quelle forme la formation sera maintenue, une refonte étant également envisageable.

L’association étudiante VERSO a, quant à elle, lancé une pétition en ligne dénonçant notamment le manque de clarté dans la communication sans consultation préalable de la direction ou des étudiant·es.

La direction de l’université insiste dans un e-mail interne sur le fait que ces décisions sont prises pour des raisons à la fois stratégiques et de fond et non pour des raisons politiques.

Engagement universitaire contre l’initiative contre la SSR

Plus de 1000 professeur·es issu·es de toutes les disciplines et de toutes les régions du pays ont déjà signé la déclaration en faveur d’un service public médiatique fort et contre l’initiative visant à réduire de moitié le financement de la SSR.

Manuel Puppis, professeur ordinaire en structures et gouvernance des médias à l’Université de Fribourg, explique que la motivation derrière est «ni parce que «la collaboration avec la SSR est importante» pour eux personnellement (SonntagsZeitung), ni par « romantisme de la résistance» ou «esprit moutonnier» (NZZ), mais par véritable inquiétude quant aux conséquences qu’aurait l’acceptation de cette initiative radicale pour le paysage médiatique suisse et la démocratie. Cette déclaration repose sur des connaissances scientifiques, et non sur des intuitions, des idéologies ou des intérêts personnels». […]

«Dans les pays où le service public médiatique bénéficie d’un financement solide, les connaissances politiques sont plus approfondies, les sujets qui ne sont pas lucratifs font davantage l’objet de reportages et la qualité des prestations du service public médiatique a également un effet positif sur l’offre des médias privés.

[…] Une réduction de moitié du budget et des restrictions drastiques de l’offre en ligne auraient des conséquences désastreuses pour les prestations journalistiques de la SRG SSR dans toutes les régions linguistiques. Les médias privés ne peuvent pas compenser cela. […]»

 

Les gouvernements romands et plus de 700 professeurs contre l’initiative SSR

Les gouvernements de Suisse occidentale et au moins 735 professeur·es [état du 27.01., à 10h30] ont défendu la redevance à 300 francs, contre les 200 francs prônés par l’initiative en vote le 8 mars.

«C’est la première fois qu’autant d’universitaires s’engagent politiquement en faveur d’une cause», indique un communiqué de presse des signataires. Leur déclaration est fondée sur diverses études scientifiques suisses et internationales.

Le monde universitaire a-t-il un problème avec l’activisme ?

Ce podcast examine les tensions entre activisme et carrière académique, notamment lorsque des scientifiques ou des étudiants participent à des manifestations ou actions de désobéissance civile. Cet engagement peut être perçu négativement par certains employeurs, médias et collègues, avec des conséquences sur le financement de la recherche

Enfin, il est suggéré que les institutions académiques pourraient mieux soutenir leurs membres, notamment en offrant des structures juridiques et de solidarité pour ceux qui s’engagent publiquement.

«Censure à l’université» de Neuchâtel ?

«L’université de Neuchâtel a refusé de mettre à disposition une salle pour deux conférences sur la Palestine du professeur et chercheur Joseph Daher. Si l’UniNe se défend de toute censure, mettant en avant l’application du règlement, les associations organisatrices, tout comme le principal intéressé, y voient une décision politique.» L’UniNe explique que «les conférences données dans ses murs sont autorisées si elles sont organisées par une entité de type chaire ou institut et sous la responsabilité d’un·e professeur·e UniNE expert·e du domaine». Une membre de l’Association anti-impérialisme étudiante (AAIE) estime elle que le rectorat ne tient pas ses engagements pris lors de l’occupation estudiantine de mai 2024, à savoir de «laisser [l’association] organiser des événements afin d’aborder la question palestinienne».

En mars 2024, l’Université avait déjà refusé en ses murs la tenue d’une conférence de Salah Hammouri concernant le système judiciaire carcéral israélien, invoquant «un manque de personnel». Les évènements actuels se tiendront finalement  à l’Hôtel des associations, un lieu d’intégration sociale.

«Des étudiants cassent du matériel très coûteux à l’Unil par erreur»

«Lors d’une action pacifique à l’Université de Lausanne (Unil), visant à dénoncer les coupes budgétaires touchant directement l’institution le mardi 25 novembre, des étudiants ont voulu perturber un cours dans le bâtiment Amphimax […] [en] débranch[ant] l’écran de contrôle de l’auditoire. Mais ce faisant, les étudiants ont créé un court-circuit dans le système […]. Les frais de réparation s’élèvent jusqu’à plusieurs milliers de francs et l’Unil envisage la possibilité de porter plainte contre les jeunes en question.» (Blick)

«La justice zurichoise sanctionne l’occupation de l’EPFZ en mai 2024 par des militants»

Cinq militant·es pro-palestinien·nes ont été condamné·es pour violation de domicile à des amendes avec sursis pour l’occupation de la halle principale de l’EPFZ le 31 mai 2024. Deux personnes ont été acquittées car la plainte envers elles était invalide au niveau procédurale. La défense a annoncé faire appel de la décision.

La présidente du tribunal a déclaré que le droit de propriété de l’EPFZ a été appliqué. Les arguments de la défense (notamment un état d’urgence, la liberté d’expression et celle de réunion) ont été rejetés. Le tribunal a estimé que d’autres moyens légaux existaient pour faire valoir leurs opinions. De plus, l’EPFZ avait indiqué sa disposition à dialoguer avec les manifestant·es. Tou·tes les accusé·es ont cependant été acquitté·es du chef d’accusation de participation à une manifestation non autorisée, car l’EPFZ, en tant qu’établissement de droit public, est soumise au droit fédéral et le droit communal ne peut donc pas s’appliquer.

D’autres procédures sont toujours en cours, notamment le procès contre les militants·e qui ont occupé le bâtiment principal de l’EPFZ le 7 mai 2024. (RTS, NZZ)

Des activistes interrompent une conférence à l’Université de Saint-Gall

Quatre activistes pour le climat ont interrompu une conférence à la HSG de Saint-Gall donnée par l’investisseur Urs Wietlisbach, co-fondateur de Partners Group. Ils·elles ont accusé l’intervenant à l’image publique de philanthrope vert de n’investir que des sommes modestes dans des solutions durables, au profit des grandes investissements dans les énergies fossiles. Les manifestant·es ont également attiré l’attention sur l’Initiative pour l’Avenir des Jeunes socialistes.

Les «professeurs de propagande» de Von der Leyen

Un journaliste de la Weltwoche critique la décision du Conseil fédéral suisse d’investir 170 millions de francs dès 2027 pour réintégrer le programme Erasmus+. Selon lui, l’UE va utiliser cet argent à des fins d’endoctrinement idéologique pro-Europe, au détriment de financements réellement scientifiques. L’auteur base son opinion selon une étude du journaliste italien Thomas Fazi.

Selon l’auteur, le programme Erasmus+, notamment à travers son volet Jean-Monnet, ne favoriserait pas seulement les échanges académiques, mais servirait à former une élite intellectuelle conforme aux idéaux pro-européens de Bruxelles. Des chaires financées par ce programme enseigneraient notamment comment contrer le populisme, les «théories du complot anti-UE» ou encore promouvoir l’adhésion à l’Union. Des personnalités académiques suisses comme Astrid Epiney, Silja Häusermann ou Helen Keller, toutes passées par des institutions telles que l’Institut universitaire européen de Florence, sont citées comme exemples de figures pro-UE formées dans ce cadre.

«L’EPFZ est tellement apolitique»

L’EPFZ a décidé en février 2025 de ne plus prendre position sur des conflits géopolitiques. Elle a supprimé de son site les messages de solidarité envers l’Ukraine et le Moyen-Orient et justifie ce choix par la nécessité d’assurer son impartialité institutionnelle, condition essentielle selon elle pour préserver la liberté académique et l’inclusion.

Cependant, cette neutralité affichée est contestée. «L’EPFZ estime qu’elle ne peut pas prendre position politiquement, mais ce qui est défini comme politique, c’est ce qui s’écarte de la position implicite de l’ETH », explique une membre de l’organisation étudiante SiP (Science is Political).

Selon l’auteur de l’article, des exemples récents montrent que l’école politique zurichoise agit de manière sélective : répression de sit-in étudiants, refus de candidatures d’étudiant·es issus de certains pays sous embargo, annulations de conférences jugées trop «politisées», tout en accueillant des intervenants proches de positions gouvernementales occidentales ou israéliennes.

Pour les critiques, cette prétendue position apolitique masque une orientation alignée sur la « realpolitik », les intérêts d’États et de bailleurs privés. Pour l’auteur de l’article, «la question comment préserver la liberté académique dans une institution qui ne parvient pas à maintenir son autonomie face aux acteurs de la politique réelle reste une question ouverte.»

La question centrale serait qui décide à l’université de ce qui est politique. «En tant qu’étudiants et chercheurs, ne devrions-nous pas participer aux décisions concernant notre formation et notre recherche ? Car l’ETH reste politiquement engagée dans ses actions, qu’elle le reconnaisse ou non», ce qui interroge sur l’avenir de la liberté académique dans un contexte où science et technologie sont de plus en plus liées aux enjeux militaires et géopolitiques.

Gianluca Grimalda, climatologue : «Le monde brûle, j’ai basculé dans la désobéissance civile.»

Le chercheur italien Gianluca raconte comment, en octrobre 2023, il est devenu le premier employé licencié connu pour avoir refusé de prendre l’avion. Son employeur était l’Institut d’économie mondiale de Kiel.

Actuellement, il sillonne l’Europe en train et en car pour présenter son livre A fuoco, et il y a également un documentaire de 2024 qui retrace sa carrière.

Contestation devant le tribunal des manifestant·es pro-palestinien·es de l’EPFZ

Le 31 mai 2024, environ 70 étudiant·es ont participé à une manifestation pro-palestinienne dans le hall principal de l’EPFZ. Suite à cette action, la direction de l’EPFZ a porté plainte, ce qui a conduit à l’émission de 36 ordonnances pénales pour violation de domicile et participation à une manifestation non autorisée. Quatre étudiant·es ont contesté ces sanctions et ont comparu le 26 août 2025 devant le tribunal de district de Zurich.

Selon la NZZ, les quatre accusé·es ont refusé de témoigner devant le tribunal. Il a été déclaré à la place que l’EPFZ n’avait pas le droit de coopérer avec les universités israéliennes tant qu’un génocide est en cours. Ils et elles ont également expliqué pourquoi il s’agissait d’un génocide, et précisé que les connaissances de l’EPFZ dans le domaine du machine learning ont été transmises directement aux zones de guerre par l’intermédiaire des universités israéliennes. Toujours selon les informations rapportées par la NZZ, «les derniers mots des quatre accusés durent environ une heure. Ils critiquent entre autres «l’ETH dans le cadre d’un tournant autoritaire mondial», la dépendance de l’ETH vis-à-vis des dons privés, la prétendue restriction des droits politiques de la société civile également en Suisse, la limitation de sa liberté d’expression, le comportement de communication du président de l’EPF ainsi que l’intervention prétendument disproportionnée contre la grève».

Leurs avocats ont dénoncé un dispositif policier excessif pour le procès et défendent le caractère pacifique de la manifestation (20 Minuten). Ils invoquent la liberté d’expression et le contexte humanitaire à Gaza pour justifier la légitimité de la protestation. Le verdict est attendu pour fin octobre 2025.

Des professeur·es de droit interpellent le Conseil fédéral

Trente professeur·es de droit international issu·es de toutes les universités suisses, soit la moitié des professeur·es du domaine, ont adressé au Conseil fédéral une lettre ouverte à propos de la situation en Palestine ce mardi 12 août, date d’anniversaire de l’adoption des Conventions de Genève.

«Nous sommes mus par notre responsabilité académique de partager notre savoir et de contribuer au débat public», explique Samantha Besson, professeure de droit international public à l’université de Fribourg, à l’origine de la lettre. «Notre démarche vise à informer le public des obligations de la Suisse et à rappeler nos représentants à leurs obligations, pas à mettre le Conseil fédéral en accusation», précise-t-elle. (Le Courrier)

«Les scientifiques ne peuvent pas rester dans leur tour d’ivoire»

Yuko Kakazu, scientitfique japonaise et membre du réseau U.S.-Japan Network for the Future, une bourse politique organisée par la Mansfield Foundation et la Japan Foundation, estime que les scientifiques japonais devraient se mobiliser pour favoriser un meilleur engagement public, visibilité institutionnelle et une plus forte voix plus forte dans l’élaboration des politiques, à l’image des mobilisations récentes aux États-Unis, et de la NSF, qui exige des scientifiques d’expliquer comment leur travail profitera à la société, que ce soit par le biais de l’éducation, de la vulgarisation ou d’un impact sociétal plus large.

«Si les scientifiques ne racontent pas leur histoire – celle de la découverte, de l’impact et du bénéfice public – d’autres la raconteront à leur place. Et tout le monde n’a pas l’intérêt de la science à l’esprit. Nous constatons déjà une pression politique et sociétale croissante autour de l’éthique de l’IA, de la politique environnementale et de l’égalité des sexes dans les domaines du STIM [sciences, technologies, ingénierie et mathématiques]. Il s’agit de domaines dans lesquels la science devrait guider la conversation, et non réagir après coup. Aux États-Unis, nous assistons à un changement culturel. Les scientifiques ne se contentent pas de publier des articles : ils et elles écrivent des articles d’opinion, organisent d es réunions d’information avec les législateurs et s’adressent directement au public. Leur message est clair : la science n’est pas séparée de la société – elle est au service de la société.»

Les universités anglaises n’ont pas le droit d’appliquer des interdictions générales de manifester pour les étudiants

Les directives publiées par l’Office for Students (OfS) rendront plus difficile pour les universités de pénaliser les étudiant·es et le personnel pour tout ce qui n’est pas un discours illégal ou du harcèlement.

Toutefois, des expert·es ont déclaré que ces orientations ne tenaient pas compte de la complexité de l’équilibre entre la liberté d’expression et les activités qui ont un effet dissuasif sur les étudiant·es ou le personnel.