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Sujet: engagement politique

Le Master en transdisciplinarité de la Haute Ecole des Beaux-Arts de Zurich, trop politique?

La Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) envisage de supprimer ce cursus à moyen terme, provoquant d’importants remous au sein du département d’analyse et médiation culturelle (DKV). Contrairement à l’interdisciplinarité classique, cette filière de Master en transdisciplinarité dépasse les frontières académiques en mêlant art, science, design et activisme.

L’ancien chef de la filière, Andreas Vogel, a été licencié en septembre 2025, et la direction a initialement décidé d’abandonner ce cursus. La rectrice de la ZHdK Karin Mairitsch a ensuite nuancé cette décision auprès du médias Tsüri : seule une «évaluation» de la filière serait prévue. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera décidé si et sous quelle forme la formation sera maintenue, une refonte étant également envisageable.

L’association étudiante VERSO a, quant à elle, lancé une pétition en ligne dénonçant notamment le manque de clarté dans la communication sans consultation préalable de la direction ou des étudiant·es.

La direction de l’université insiste dans un e-mail interne sur le fait que ces décisions sont prises pour des raisons à la fois stratégiques et de fond et non pour des raisons politiques.

Engagement universitaire contre l’initiative contre la SSR

Plus de 1000 professeur·es issu·es de toutes les disciplines et de toutes les régions du pays ont déjà signé la déclaration en faveur d’un service public médiatique fort et contre l’initiative visant à réduire de moitié le financement de la SSR.

Manuel Puppis, professeur ordinaire en structures et gouvernance des médias à l’Université de Fribourg, explique que la motivation derrière est «ni parce que «la collaboration avec la SSR est importante» pour eux personnellement (SonntagsZeitung), ni par « romantisme de la résistance» ou «esprit moutonnier» (NZZ), mais par véritable inquiétude quant aux conséquences qu’aurait l’acceptation de cette initiative radicale pour le paysage médiatique suisse et la démocratie. Cette déclaration repose sur des connaissances scientifiques, et non sur des intuitions, des idéologies ou des intérêts personnels». […]

«Dans les pays où le service public médiatique bénéficie d’un financement solide, les connaissances politiques sont plus approfondies, les sujets qui ne sont pas lucratifs font davantage l’objet de reportages et la qualité des prestations du service public médiatique a également un effet positif sur l’offre des médias privés.

[…] Une réduction de moitié du budget et des restrictions drastiques de l’offre en ligne auraient des conséquences désastreuses pour les prestations journalistiques de la SRG SSR dans toutes les régions linguistiques. Les médias privés ne peuvent pas compenser cela. […]»

 

Les gouvernements romands et plus de 700 professeurs contre l’initiative SSR

Les gouvernements de Suisse occidentale et au moins 735 professeur·es [état du 27.01., à 10h30] ont défendu la redevance à 300 francs, contre les 200 francs prônés par l’initiative en vote le 8 mars.

«C’est la première fois qu’autant d’universitaires s’engagent politiquement en faveur d’une cause», indique un communiqué de presse des signataires. Leur déclaration est fondée sur diverses études scientifiques suisses et internationales.

Le monde universitaire a-t-il un problème avec l’activisme ?

Ce podcast examine les tensions entre activisme et carrière académique, notamment lorsque des scientifiques ou des étudiants participent à des manifestations ou actions de désobéissance civile. Cet engagement peut être perçu négativement par certains employeurs, médias et collègues, avec des conséquences sur le financement de la recherche

Enfin, il est suggéré que les institutions académiques pourraient mieux soutenir leurs membres, notamment en offrant des structures juridiques et de solidarité pour ceux qui s’engagent publiquement.

«Censure à l’université» de Neuchâtel ?

«L’université de Neuchâtel a refusé de mettre à disposition une salle pour deux conférences sur la Palestine du professeur et chercheur Joseph Daher. Si l’UniNe se défend de toute censure, mettant en avant l’application du règlement, les associations organisatrices, tout comme le principal intéressé, y voient une décision politique.» L’UniNe explique que «les conférences données dans ses murs sont autorisées si elles sont organisées par une entité de type chaire ou institut et sous la responsabilité d’un·e professeur·e UniNE expert·e du domaine». Une membre de l’Association anti-impérialisme étudiante (AAIE) estime elle que le rectorat ne tient pas ses engagements pris lors de l’occupation estudiantine de mai 2024, à savoir de «laisser [l’association] organiser des événements afin d’aborder la question palestinienne».

En mars 2024, l’Université avait déjà refusé en ses murs la tenue d’une conférence de Salah Hammouri concernant le système judiciaire carcéral israélien, invoquant «un manque de personnel». Les évènements actuels se tiendront finalement  à l’Hôtel des associations, un lieu d’intégration sociale.

«Des étudiants cassent du matériel très coûteux à l’Unil par erreur»

«Lors d’une action pacifique à l’Université de Lausanne (Unil), visant à dénoncer les coupes budgétaires touchant directement l’institution le mardi 25 novembre, des étudiants ont voulu perturber un cours dans le bâtiment Amphimax […] [en] débranch[ant] l’écran de contrôle de l’auditoire. Mais ce faisant, les étudiants ont créé un court-circuit dans le système […]. Les frais de réparation s’élèvent jusqu’à plusieurs milliers de francs et l’Unil envisage la possibilité de porter plainte contre les jeunes en question.» (Blick)

«La justice zurichoise sanctionne l’occupation de l’EPFZ en mai 2024 par des militants»

Cinq militant·es pro-palestinien·nes ont été condamné·es pour violation de domicile à des amendes avec sursis pour l’occupation de la halle principale de l’EPFZ le 31 mai 2024. Deux personnes ont été acquittées car la plainte envers elles était invalide au niveau procédurale. La défense a annoncé faire appel de la décision.

La présidente du tribunal a déclaré que le droit de propriété de l’EPFZ a été appliqué. Les arguments de la défense (notamment un état d’urgence, la liberté d’expression et celle de réunion) ont été rejetés. Le tribunal a estimé que d’autres moyens légaux existaient pour faire valoir leurs opinions. De plus, l’EPFZ avait indiqué sa disposition à dialoguer avec les manifestant·es. Tou·tes les accusé·es ont cependant été acquitté·es du chef d’accusation de participation à une manifestation non autorisée, car l’EPFZ, en tant qu’établissement de droit public, est soumise au droit fédéral et le droit communal ne peut donc pas s’appliquer.

D’autres procédures sont toujours en cours, notamment le procès contre les militants·e qui ont occupé le bâtiment principal de l’EPFZ le 7 mai 2024. (RTS, NZZ)

Des activistes interrompent une conférence à l’Université de Saint-Gall

Quatre activistes pour le climat ont interrompu une conférence à la HSG de Saint-Gall donnée par l’investisseur Urs Wietlisbach, co-fondateur de Partners Group. Ils·elles ont accusé l’intervenant à l’image publique de philanthrope vert de n’investir que des sommes modestes dans des solutions durables, au profit des grandes investissements dans les énergies fossiles. Les manifestant·es ont également attiré l’attention sur l’Initiative pour l’Avenir des Jeunes socialistes.

Les «professeurs de propagande» de Von der Leyen

Un journaliste de la Weltwoche critique la décision du Conseil fédéral suisse d’investir 170 millions de francs dès 2027 pour réintégrer le programme Erasmus+. Selon lui, l’UE va utiliser cet argent à des fins d’endoctrinement idéologique pro-Europe, au détriment de financements réellement scientifiques. L’auteur base son opinion selon une étude du journaliste italien Thomas Fazi.

Selon l’auteur, le programme Erasmus+, notamment à travers son volet Jean-Monnet, ne favoriserait pas seulement les échanges académiques, mais servirait à former une élite intellectuelle conforme aux idéaux pro-européens de Bruxelles. Des chaires financées par ce programme enseigneraient notamment comment contrer le populisme, les «théories du complot anti-UE» ou encore promouvoir l’adhésion à l’Union. Des personnalités académiques suisses comme Astrid Epiney, Silja Häusermann ou Helen Keller, toutes passées par des institutions telles que l’Institut universitaire européen de Florence, sont citées comme exemples de figures pro-UE formées dans ce cadre.

«L’EPFZ est tellement apolitique»

L’EPFZ a décidé en février 2025 de ne plus prendre position sur des conflits géopolitiques. Elle a supprimé de son site les messages de solidarité envers l’Ukraine et le Moyen-Orient et justifie ce choix par la nécessité d’assurer son impartialité institutionnelle, condition essentielle selon elle pour préserver la liberté académique et l’inclusion.

Cependant, cette neutralité affichée est contestée. «L’EPFZ estime qu’elle ne peut pas prendre position politiquement, mais ce qui est défini comme politique, c’est ce qui s’écarte de la position implicite de l’ETH », explique une membre de l’organisation étudiante SiP (Science is Political).

Selon l’auteur de l’article, des exemples récents montrent que l’école politique zurichoise agit de manière sélective : répression de sit-in étudiants, refus de candidatures d’étudiant·es issus de certains pays sous embargo, annulations de conférences jugées trop «politisées», tout en accueillant des intervenants proches de positions gouvernementales occidentales ou israéliennes.

Pour les critiques, cette prétendue position apolitique masque une orientation alignée sur la « realpolitik », les intérêts d’États et de bailleurs privés. Pour l’auteur de l’article, «la question comment préserver la liberté académique dans une institution qui ne parvient pas à maintenir son autonomie face aux acteurs de la politique réelle reste une question ouverte.»

La question centrale serait qui décide à l’université de ce qui est politique. «En tant qu’étudiants et chercheurs, ne devrions-nous pas participer aux décisions concernant notre formation et notre recherche ? Car l’ETH reste politiquement engagée dans ses actions, qu’elle le reconnaisse ou non», ce qui interroge sur l’avenir de la liberté académique dans un contexte où science et technologie sont de plus en plus liées aux enjeux militaires et géopolitiques.

Gianluca Grimalda, climatologue : «Le monde brûle, j’ai basculé dans la désobéissance civile.»

Le chercheur italien Gianluca raconte comment, en octrobre 2023, il est devenu le premier employé licencié connu pour avoir refusé de prendre l’avion. Son employeur était l’Institut d’économie mondiale de Kiel.

Actuellement, il sillonne l’Europe en train et en car pour présenter son livre A fuoco, et il y a également un documentaire de 2024 qui retrace sa carrière.

Contestation devant le tribunal des manifestant·es pro-palestinien·es de l’EPFZ

Le 31 mai 2024, environ 70 étudiant·es ont participé à une manifestation pro-palestinienne dans le hall principal de l’EPFZ. Suite à cette action, la direction de l’EPFZ a porté plainte, ce qui a conduit à l’émission de 36 ordonnances pénales pour violation de domicile et participation à une manifestation non autorisée. Quatre étudiant·es ont contesté ces sanctions et ont comparu le 26 août 2025 devant le tribunal de district de Zurich.

Selon la NZZ, les quatre accusé·es ont refusé de témoigner devant le tribunal. Il a été déclaré à la place que l’EPFZ n’avait pas le droit de coopérer avec les universités israéliennes tant qu’un génocide est en cours. Ils et elles ont également expliqué pourquoi il s’agissait d’un génocide, et précisé que les connaissances de l’EPFZ dans le domaine du machine learning ont été transmises directement aux zones de guerre par l’intermédiaire des universités israéliennes. Toujours selon les informations rapportées par la NZZ, «les derniers mots des quatre accusés durent environ une heure. Ils critiquent entre autres «l’ETH dans le cadre d’un tournant autoritaire mondial», la dépendance de l’ETH vis-à-vis des dons privés, la prétendue restriction des droits politiques de la société civile également en Suisse, la limitation de sa liberté d’expression, le comportement de communication du président de l’EPF ainsi que l’intervention prétendument disproportionnée contre la grève».

Leurs avocats ont dénoncé un dispositif policier excessif pour le procès et défendent le caractère pacifique de la manifestation (20 Minuten). Ils invoquent la liberté d’expression et le contexte humanitaire à Gaza pour justifier la légitimité de la protestation. Le verdict est attendu pour fin octobre 2025.

Des professeur·es de droit interpellent le Conseil fédéral

Trente professeur·es de droit international issu·es de toutes les universités suisses, soit la moitié des professeur·es du domaine, ont adressé au Conseil fédéral une lettre ouverte à propos de la situation en Palestine ce mardi 12 août, date d’anniversaire de l’adoption des Conventions de Genève.

«Nous sommes mus par notre responsabilité académique de partager notre savoir et de contribuer au débat public», explique Samantha Besson, professeure de droit international public à l’université de Fribourg, à l’origine de la lettre. «Notre démarche vise à informer le public des obligations de la Suisse et à rappeler nos représentants à leurs obligations, pas à mettre le Conseil fédéral en accusation», précise-t-elle. (Le Courrier)

«Les scientifiques ne peuvent pas rester dans leur tour d’ivoire»

Yuko Kakazu, scientitfique japonaise et membre du réseau U.S.-Japan Network for the Future, une bourse politique organisée par la Mansfield Foundation et la Japan Foundation, estime que les scientifiques japonais devraient se mobiliser pour favoriser un meilleur engagement public, visibilité institutionnelle et une plus forte voix plus forte dans l’élaboration des politiques, à l’image des mobilisations récentes aux États-Unis, et de la NSF, qui exige des scientifiques d’expliquer comment leur travail profitera à la société, que ce soit par le biais de l’éducation, de la vulgarisation ou d’un impact sociétal plus large.

«Si les scientifiques ne racontent pas leur histoire – celle de la découverte, de l’impact et du bénéfice public – d’autres la raconteront à leur place. Et tout le monde n’a pas l’intérêt de la science à l’esprit. Nous constatons déjà une pression politique et sociétale croissante autour de l’éthique de l’IA, de la politique environnementale et de l’égalité des sexes dans les domaines du STIM [sciences, technologies, ingénierie et mathématiques]. Il s’agit de domaines dans lesquels la science devrait guider la conversation, et non réagir après coup. Aux États-Unis, nous assistons à un changement culturel. Les scientifiques ne se contentent pas de publier des articles : ils et elles écrivent des articles d’opinion, organisent d es réunions d’information avec les législateurs et s’adressent directement au public. Leur message est clair : la science n’est pas séparée de la société – elle est au service de la société.»

Les universités anglaises n’ont pas le droit d’appliquer des interdictions générales de manifester pour les étudiants

Les directives publiées par l’Office for Students (OfS) rendront plus difficile pour les universités de pénaliser les étudiant·es et le personnel pour tout ce qui n’est pas un discours illégal ou du harcèlement.

Toutefois, des expert·es ont déclaré que ces orientations ne tenaient pas compte de la complexité de l’équilibre entre la liberté d’expression et les activités qui ont un effet dissuasif sur les étudiant·es ou le personnel.

«Comment l’Uni de Genève a rogné le pouvoir de son puissant syndicat étudiant»

Les relations entre l’Université de Genève et la CUAE, syndicat et association faitière des étudiant-es, sont tendues. L’année 2022 était marquée par plusieurs événements «émaillés de violences» impliquant deux fois des activistes transgenres et une fois des membres de groupuscules d’extrême gauche pour le troisième conflit, dirigé contre la Conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC). «La CUAE, qui n’était pas formellement impliquée dans ces actions, […] avait apporté son soutien aux fauteurs de troubles, contre lesquels le rectorat avait menacé de porter plainte ou s’y était résolu.»

Depuis 2024, la CUAE ne représente plus à titre exclusif les associations d’étudiants des neuf facultés et treize centres interfacultaires de l’Unige auprès du rectorat, d’autres associations faitières ont été créées qui entretiennent des relations directes avec le rectorat. Par ailleurs, elles s’intéressent à des engagements en faveur de l’employabilité, contrairement à la CUAE, selon le vice-recteur du «vivre ensemble» Edouard Gentaz.

Un collaborateur parle également «d’épuisement institutionnel». Le journaliste de watson Antoine Menusier en vient à la conclusion suivante: «Face aux radicalités étudiantes, certains n’envisageant plus la possibilité du dialogue contradictoire sur quantité de sujets, le «vivre ensemble» promu par le vice-recteur Edouard Gentaz a tout de l’impérieuse nécessité tout en portant mal son nom.»

 

 

«L’UNIGE accusée d’avoir «capitulé» face à des «agitateurs anti-israéliens»»

L’Université de Genève ayant mis un terme à son partenariat avec l’Université hébraïque de Jérusalem, l’Association pour le soutien et la promotion des membres juifs des hautes écoles suisses (JUMS) «condamne fermement» cette décision. Elle a émis mercredi un communiqué signé par ses coprésidents, le professeur Jacques Ehrenfreund de l’UNIL et le professeur Alfred Bodenheimer de l’Université de Bâle. Ils écrivent: «Contrairement aux affirmations de la rectrice Audrey Leuba, il s’agit là d’un acte purement politique, une capitulation face à une faction anti-israélienne intrusive au sein de l’Université […] Par cette décision, l’Université prend parti dans un conflit complexe.» (Tribune de Genève)

Le porte-parole de l’UNIGE, Marco Cattaneo, explique pourtant: «Il n’y a pas de volonté de prendre une position, mais la situation à Gaza vide ces accords de leur sens, car il est impossible de lancer des appels à projets et d’avoir une mobilité des étudiants ou des chercheurs.» (Tribune de Genève)

L’université précise également que «la dissolution des ces partenariats n’interdit pas des collaborations entre chercheurs». (Watson)

«Dans la plus grande gabegie, l’Université de Genève dénonce ses partenariats en Israël»

L’Université de Genève exprime «son indignation» face à la situation humanitaire à Gaza, dénonce un partenariat avec l’Université hébraïque de Jérusalem et renonce à un autre avec l’Université de Tel-Aviv.

Selon le journaliste du Temps, «Ce message fort a peiné à se faire entendre lors d’une conférence de presse annulée» en raison de la présence d’une quinzaine d’étudiant·es pro-palestinien·nes qui souhaitaient assister à l’évènement.

L’Unige explique dans un communiqué qu’elle ne procède pas à un boycott académique, comme c’est le cas avec la Russie depuis février 2022, que la «situation politique en Israël vide de facto les accords existants de leur substance». Selon sa prise de position sur le rôle de l’Université dans le débat public, l’Université de Genève définit les contours et les limites de la réserve institutionnelle qu’elle observe sur les sujets de politique cantonale, nationale et internationale.  «Elle exprime son indignation face à la situation humanitaire à Gaza, appelant toutes les parties, et particulièrement le gouvernement israélien, au respect des droits humains et du droit international humanitaire, et rappelant le droit de la population à un accès à la nourriture et aux soins. L’UNIGE renonce à la notion de «partenariats stratégiques» qui ne reflètent pas, ni dans leur géographie, ni dans leur contenu, les priorités stratégiques de l’institution.» (UNIGE)

Un journaliste de la Tribune de Genève commente les décisions du rectorat genevois: «Sur le fond, le message est difficile à décrypter. Il ne faudrait pas voir dans la fin des partenariats un boycott, mais une réorientation stratégique.» De même, le rectorat a décidé de suivre la conclusion principale des expert-es concernant la réserve institutionnelle, dont il a toutefois modéré la portée. «Ce slalom intellectuel – ou pour le dire autrement ce boycott qui ne dit pas son nom – permettra-t-il à l’Université de retrouver une certaine sérénité? On peut en douter, car en cherchant à ménager la chèvre et le chou, on finit par fâcher tout le monde.»

Les manifestant·es pro-palestinien·ne ne s’estiment toutefois pas entendu·es par le rectorat et déclarent poursuivre leurs mobilisations. (RTS: 19h30)