Le professeur Martin Wallraff succédera à Andrea Schenker-Wicki en tant que recteur de l’Université de Bâle le 1er août 2027. L’ancien doyen de la faculté de théologie à Bâle et doyen à l’Université Ludwig Maximilian de Munich, il possède une solide expérience en matière de recherche, de direction de centres académiques et de gouvernance scientifique.<
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Sujet: direction des hautes écoles
Dans un éditorial paru dans University World News, Brendan O’Malley, décrit comment les dirigeant·es universitaires sont confrontés à une multitude de défis complexes (IA, géopolitique, etc.) qui ont des répercussions sur de nombreux aspects de leur travail, dans un climat marqué par une perte de confiance du public et une montée en puissance, partout dans le monde, de partis politiques populistes qui défendent des programmes hostiles à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Il nomme des exemples d’universités qui adoptent une approche globale, à l’échelle de l’établissement, en matière d’impact sur la société et de développement durable. «La transformation sociétale fait partie intégrante de leur vision et de leur mission : elle est adoptée par la direction de l’université et ancrée dans toutes les disciplines.» Elle implique de collaborer avec des communautés partenaires, tant dans le pays qu’à l’étranger, sur un pied d’égalité, afin de définir ensemble les priorités («agendas»), les problèmes et les solutions.
Brendan O’Malley souligne l’importance des valeurs inscrites dans la Magna Charta Universitatum 2020 signé par plus de 1’000 recteurs et rectrices d’université et loue le programme d’action du Nobel Joseph Stiglitz et d’autres éminents expert·es spécialisés dans les inégalités, qui ont présenté une proposition, soutenue par 1 500 universitaires et autres experts du monde entier, visant à créer un Groupe international sur les inégalités jouissant du même statut que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.
«Les nouvelles instances dirigeantes de l’Université de Neuchâtel (Unine) sont entrées en fonction en février. Elles n’ont donc pas eu le temps de livrer leur vision stratégique à dix ans et leur plan d’intentions quadriennal.» (Arcinfo)
«Il lui aurait fallu rendre sa nouvelle vision stratégique pour les dix ans à venir, ainsi que le plan d’intentions quadriennal fin mars ; un calendrier qui était impossible à tenir, selon le rapport soumis aux députés. Le rectorat bénéficie ainsi d’un délai supplémentaire pour élaborer le nouveau mandat d’objectifs qui portera sur les années 2028-2031. (RTN)
Dans ces conditions, le Grand Conseil a accepté à l’unanimité de prolonger d’une année le mandat d’objectifs 2023-2026. Cela permet à l’Unine de disposer de 54,2 millions de francs de l’Etat pour son budget 2027 […] ajouté au crédit quadriennal initial de 211,08 millions.» (Arcinfo)
Le Conseil suisse de la science (CSS) a fait paraitre une interview avec Thomas Gartmann, ancien directeur de la recherche à la Hochschule der Künste Bern. Il revient sur la nécessité des Hautes Ecoles d’art et de musique de bénéficier d’un doctorat autonome, sur les financements de la recherche ainsi que le lien entre recherche artistique et science.
Sur les financements de fonds tiers, il déclare : « Cela représente un énorme défi pour les chercheur·euses, la plupart ne pouvant être engagé·es que pour des projets précis. En comparaison avec nos concurrents issus des universités, cette répartition est donc problématique, d’autant plus que nos chercheur·euses ne peuvent généralement être engagés qu’à temps partiel et que leur charge d’enseignement est bien plus importante. «
Il rejoint également Barbara Haering, ancienne conseillère nationale et spécialiste en politique de Formation, sur la nécessité de développer des doctorats autonomes pour développer les connaissances et enrichir les cursus.
UniDistance Suisse s’apprête à devenir la première université du Valais tout en conservant son modèle de formation à distance et à temps partiel. Le Professeur Dr Nicolas Rothen, recteur d’Unidistance Suisse, répond à trois questions concernant l’évolution du statut de l’institution et les attentes des étudiant·es. Il rappelle que ces cours 100% en ligne répond aux besoins d’une société en mouvement, tout en maintenant une offre complémentaire aux universités classiques. La moyenne d’âge de ses étudiant·es s’élève à 38 ans, ces derniers s’engageant souvent dans un deuxième cursus ou une reconversion professionnelle.
«Le Conseil des EPF a élu Thomas Scheiber au poste de nouveau vice-président pour l’infrastructure et la durabilité à l’ETH Zurich. Âgé de 46 ans, il succède à Ulrich Weidmann. Il apporte avec lui plus de 20 ans d’expérience en matière de gestion de grands parcs immobiliers et d’infrastructures.»
«Sommé d’ôter les acronymes Unil et EPFL avant une manifestation pro-Palestine samedi à Lausanne, un collectif féministe opère une contraction. Les directions de l’Université et du Poly se donnent le temps de la réflexion.»
Une controverse politique a éclaté autour d’une conférence donnée en mai 2026 à l’Université de Zurich par Mazin Qumsiyeh, biologiste de l’Université de Bethléem, invité par la Palestine Student Association. Lors de son intervention sur le thème de l’«écologie sous l’occupation», il a tenu des propos critiques envers Israël, qualifiant notamment Gaza de «camp de concentration» et la politique israélienne de «régime d’apartheid», accusant l’état d’Israël de délibérément empêcher les Palestinien·nes d’avoir accès à une quantité suffisante d’eau potable.
La participation de l’entreprise Palantir au 44eme Forum EPFL, salon estudiantin de recrutement prévu du 5 au 9 octobre, suscite des tensions. Le syndicat SUD étudiant·e·s et précaires, voit notamment dans l’entreprise américaine un « symbole du technofascisme et de la surveillance de masse ».
Financés par Rolex et d’autres partenaires, les organisation du Forum rappellent leur indépendance vis-à-vis de la direction. Admettant que la présence de certaines multinationales (comme Nestlé ou Vitol) a déjà fait débat par le passé, elle réaffirme que sa mission est d’ouvrir des perspectives professionnelles. L’accès au Forum restera ouvert au public, mais face aux risques de contestation, mais il y aura des fouilles à l’entrée.
De son coté, la direction de l’EPFL a pris acte des critiques, d’une interpellation de l’Association générale des étudiant·es ainsi que de dégradations (tags) sur le campus. Elle précise toutefois ne pas prendre position.
Au début juillet 2025, un étudiant en philosophie de l’Université de Fribourg a monté de toute pièce un «accord de recherche ultra-secret» de l’Université de Fribourg avec l’Université israélienne Ariel.
L’étudiant a élaboré un faux document à partir d’un modèle de l’université et a falsifié les signatures de la rectrice Katharina Fromm et du président de l’université israélienne. Il voulait, selon ses dires, alerter ses condisciples sur les fakenews. L’acte a mené à la condamnation de l’étudiant.
Sarah de Rijcke, rectrice de l’Université de Leiden, estime que la liberté académique et l’autonomie des universités sont essentielles à la production d’un savoir fiable. Face aux pressions politiques, économiques et sécuritaires qui affectent la recherche dans plusieurs pays, elle propose six principes : protéger l’indépendance de la recherche, préserver la recherche fondamentale, reconnaître le rôle démocratique des universités, équilibrer sécurité et ouverture, protéger les chercheurs contre les pressions et renforcer la transparence envers la société. Selon elle, sans ces garanties, la qualité et la crédibilité des connaissances scientifiques risquent de s’affaiblir.
Le rectorat de l’université de Saint-Gall (HSG) a précisé la stratégie climatique de l’université et défini les axes prioritaires pour la prochaine phase de mise en œuvre, qui s’étendra jusqu’à fin 2028.
Le rectorat a décidé de viser la neutralité carbone pour les émissions directes liées à l’activité de l’établissement d’ici 2030, ainsi qu’une réduction de 25 % de l’ensemble des émissions d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2019.
L’ouvrage collectif Présences fascistes en Suisse. Autour du doctorat honoris causa de Benito Mussolini (1937), publié à l’été 2026, met en lumière les relations complexes entre la Suisse, plus particulièrement l’Université de Lausanne et l’élite vaudoise de l’époque, avec le régime de Mussolini.
Ce livre fait suite aux travaux d’un groupe de travail du Centre interdisciplinaire de recherche en éthique (CIRE-UNIL), dont le rapport officiel publié en 2024 reconnaît une faute grave commise par l’université en 1937 et souligne l’importance du devoir de mémoire. Pour Nadja Eggert, directrice du CIRE, la démarche est claire : «Il ne s’agit pas de nier mais de regarder cet épisode en face, d’essayer de le comprendre et de l’analyser dans le but de ne plus le reproduire».
Le nouveau recteur de l’Università della svizzera italiana USI, le neurologue Claudio Bassetti, a présenté les principaux défis auxquels l’établissement est confronté. Sa priorité est de renforcer les valeurs fondamentales de l’université : autonomie, collaboration, excellence et ouverture internationale. Il souhaite également encourager davantage le travail commun entre les différentes facultés tout en respectant leurs spécificités. Bassetti insiste aussi sur l’importance des liens avec le Tessin et la société. Selon lui, l’USI doit accroître son impact régional et mieux se faire connaître afin que la population tessinoise se sente davantage concernée et fière de son université.
Concernant la hausse des frais de scolarité, qui atteindront 10 000 francs par an pour les étudiant·es non résident·es, il espère que cela n’entraînera pas une baisse des inscriptions. Il estime que l’USI reste attractive grâce à la qualité de son enseignement, à son encadrement favorable et à sa situation géographique, tout en voulant continuer à attirer des étudiants suisses, italiens et internationaux.
À propos de l’intelligence artificielle (IA), Claudio Bassetti considère qu’elle est désormais incontournable et qu’elle transformera l’avenir. Le défi est donc de l’intégrer de manière responsable dans l’administration, l’enseignement et la recherche, tout en préservant le rôle central de l’intelligence humaine, de la créativité et du jugement des personnes.
Enfin, il se dit préoccupé par l’augmentation du chômage parmi les jeunes diplômés. Même si l’USI accompagne déjà ses étudiant·es vers le marché du travail, il estime qu’il faut renforcer ces efforts et adapter la formation aux évolutions futures afin d’améliorer l’employabilité des diplômé·es.
Dans un entretien pour le journal Le Temps, le directeur général des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Robert Mardini, revient sur les enjeux et défis économiques de l’institution. Il aborde également les impératifs de formation et d’encadrement des futurs médecins.
Bien que le nombre de diplômé·es en médecine en Suisse a augmenté, passant de 882 en 2016 à 1381 en 2024, la capacité des hôpitaux à offrir une formation postgraduée de qualité est arrivée à saturation, selon lui. En tant que premier centre de formation en Suisse romande, les HUG constituent le principal goulet d’étranglement. Le manque de personnel encadrant et de structures adaptées empêche d’absorber efficacement ce flux de jeunes diplômé·es. Pour éviter la rupture, la direction a dû échelonner l’embauche de 435 médecins et soignant·es sur quatre ans, une planification qui suffira à peine à combler la pénurie.
Alors que la Suisse anticipe 40 000 postes médicaux vacants d’ici 2030, Robert Mardini avertit qu’augmenter le nombre d’étudiant·es est inutile sans une stratégie de rétention. L’accent doit dès lors être mis sur la création de vrais plans de carrière médicaux et une réorganisation profonde des plannings hospitaliers.
Nouveau recteur de l’Unil depuis le 1er août, Christophe Champod affirme avoir repris une université solide malgré les tensions et les difficultés budgétaires récentes. Sa priorité est de restaurer la confiance au sein de l’institution et de réaffirmer la mission centrale de l’université : transmettre et produire des savoirs dans un cadre ouvert et respectueux.
Pour les cinq prochaines années, il identifie trois grands défis : l’intégration responsable de l’intelligence artificielle, le renforcement du soutien à la santé mentale des étudiantes et étudiantes et le développement des liens entre l’université et la société. Face aux contraintes financières, il admet que les coupes budgétaires sont une opportunité mais aussi une inquiétude:« je pense qu’on a un certain nombre de défis […] qui nécessiteront des moyens.»
Son ambition est de préparer une université durable capable de former des citoyen·nes critiques et prêts à relever les défis de demain.
L’équipe rectorale de l’Université de Neuchâtel évolue depuis le 1er août dans sa composition complète. Adrian Holzer, professeur de management des systèmes d’information, a pris ses fonctions le 1er août en tant que vice-recteur Digitalisation et qualité. Désormais, les quatre facultés sont représentées au rectorat.
Klaus Schwab, fondateur et ancien président exécutif du Forum économique mondial (WEF), s’inquiète du déclassement de l’Université de Genève dans le classement QS, de la 85ème position en 2015 à la 168e place lors du classement actuel. «Ce message est clair: l’Université n’a pas encore transformé ses atouts exceptionnels en rayonnement académique mondial. Ce recul ne signifie pas que Genève manque de qualité. Il signifie qu’elle doit affirmer plus fortement sa mission propre.» Dans son récent livre «Universities, Professors and Students in the Intelligent Age», il défend l’idée que les universités doivent profondément se réinventer.
Klaus Schwab estime que l’UNIGE devrait se profiler comme l’université mondiale de référence à l’intersection de la gouvernance, de la science, de la diplomatie, de la santé, de l’humanitaire, du droit, de l’éthique et des technologies responsables.
Il reconnait que «le plan stratégique 2024-2034 de l’Université de Genève va déjà dans cette direction», mais cette «ambition mondiale» devrait être plus clairement identifiable. La récente tenue de la conférence AI for Good aurait montré le potentiel. L’université devrait par exemple devenir un partenaire académique structurant de tels événements réunissant gouvernements, organisations internationales, entreprises technologiques, chercheurs et société civile, et montrer sa présence avant, pendant et après l’événement.
Et il conseille à l’UNIGE de concentrer ses forces sur quelques domaines où elle peut devenir incontournable.
La direction de l’Université de Berne défend la légitimité de ses nombreuses prestations de conseil et d’accompagnement spécifiques face aux critiques relayées par le Blick.
Menée par le nouveau conseiller d’État Reto Müller (PS), la direction de l’éducation rejette ces reproches en mettant en avant la nécessité du travail des conseiller·ères ainsi que de leurs services, qui couvrent 32 000 étudiant·es et 12 000 collaborateur·ices répartis dans quatre établissements d’enseignement supérieur.