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Sujet: structure universitaire

«Remue-ménage» à l’Université italienne de Lugano

La rectrice Luisa Lambertini a démissionné après seulement deux ans à la tête de l’USI, invoquant son souhait de se consacrer à nouveau entièrement à la recherche. Son prédécesseur Boas Erez, premier recteur de l’USI, avait lui aussi quitté ses fonctions avant la fin de son mandat.

Dans une interview accordée à la RSI, Piero Martinoli, ancien président de l’Université de 2006 à 2016, déclare ignorer les raisons exactes de cette démission. Il estime toutefois que ces deux départs prématurés révèlent des dysfonctionnements dans la structure organisationnelle de l’institution. Il évoque notamment des tensions latentes entre le conseil universitaire et le rectorat. L’émission de la SRF mentionne également les ambitions de l’ancienne rectrice de faire progresser l’USI dans un contexte où les ressources de toutes les universités suisses sont en forte diminution.

«Comment l’Uni de Genève a rogné le pouvoir de son puissant syndicat étudiant»

Les relations entre l’Université de Genève et la CUAE, syndicat et association faitière des étudiant-es, sont tendues. L’année 2022 était marquée par plusieurs événements «émaillés de violences» impliquant deux fois des activistes transgenres et une fois des membres de groupuscules d’extrême gauche pour le troisième conflit, dirigé contre la Conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC). «La CUAE, qui n’était pas formellement impliquée dans ces actions, […] avait apporté son soutien aux fauteurs de troubles, contre lesquels le rectorat avait menacé de porter plainte ou s’y était résolu.»

Depuis 2024, la CUAE ne représente plus à titre exclusif les associations d’étudiants des neuf facultés et treize centres interfacultaires de l’Unige auprès du rectorat, d’autres associations faitières ont été créées qui entretiennent des relations directes avec le rectorat. Par ailleurs, elles s’intéressent à des engagements en faveur de l’employabilité, contrairement à la CUAE, selon le vice-recteur du «vivre ensemble» Edouard Gentaz.

Un collaborateur parle également «d’épuisement institutionnel». Le journaliste de watson Antoine Menusier en vient à la conclusion suivante: «Face aux radicalités étudiantes, certains n’envisageant plus la possibilité du dialogue contradictoire sur quantité de sujets, le «vivre ensemble» promu par le vice-recteur Edouard Gentaz a tout de l’impérieuse nécessité tout en portant mal son nom.»

 

 

Pascal Gygax: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035

Pascal Gygax, psycholinguiste et lauréat du Prix Marcel Benoist, décrit les trois principaux défis, selon son point de vue, du paysage FRI d’ici 2035.

1.Résister aux mouvements anti-science

«[…] Les attaques de l’administration Trump en 2025 contre le monde scientifique nous choquent, mais la Suisse n’est pas en reste. Par exemple, le 2 mai 2022, lorsque des spécialistes du climat ont présenté leurs derniers travaux au parlement Suisse, deux tiers des politiques n’ont pas assisté à la rencontre. […] une partie de la population reste imperméable aux discours scientifiques et aux données probantes.»

2.Repenser un système académique médiéval

«Les institutions universitaires en Suisse […] sont régies par des castes et des hiérarchies qui ne reposent plus sur le mérite ou d’autres critères objectifs. C’est l’une des structures les moins horizontales que l’on puisse trouver, et cette structure n’est plus viable. […] Les décisions institutionnelles récentes visent à accroître cette précarité, prétendument pour générer de la concurrence et améliorer la production scientifique.Pourtant, peu de recherches corroborent l’idée que la précarité est bénéfique pour la science. En réalité, la précarité nuit à la science. Elle nous incite à nous focaliser sur des résultats à court terme, alors que nous avons besoin de projections scientifiques à long terme. Cependant, l’idée de la concurrence par la précarité s’est insidieusement ancrée dans notre culture.»

3.Se battre pour continuer de faire de la recherche et de l’enseignement de qualité

«Le corps intermédiaire supérieur, véritable pilier de la force académique, voit ses ressources de recherche diminuer. Dans certaines universités et facultés, il n’est plus rare de voir des membres du corps intermédiaire enseigner plus de 12 heures par semaine. Ces postes deviennent même majoritaires, transformant certaines universités en établissements d’enseignement secondaire glorifiés. Les récentes coupes budgétaires de la Confédération aggravent cette situation. […]. Nous devons également trouver de nouvelles formes d’enseignement, plaçant les étudiantes et étudiants au centre de l’apprentissage, diversifier les sources de financement et réinventer la valorisation des membres des hautes écoles. […]»

Domaine des EPF : Restructuration, mesures face aux coupes budgétaires, et une nouvelle stratégie pour la diversité

Le Domaine des EPF a pris une décision de principe sur le projet de développement organisationnel «FIT for the future, «pour pouvoir agir de la manière la plus agile et la plus flexible possible et aborder rapidement de grands thèmes nouveaux, tels que la numérisation, l’intelligence artificielle, la santé ou encore les questions énergétiques et environnementales. […] Pour les partenaires économiques, scientifiques et ceux issus de l’administration, l’accès aux institutions du Domaine des EPF sera rendu plus aisé, ce qui est aussi favorable au renforcement de la collaboration.»

Un autre point évoqué est la Stratégie des genres 2021-2024 en vigueur au sein du Domaine des EPF, qui est remplacée par la Stratégie pour la diversité, l’égalité et l’inclusion 2025-2028. Pour améliorer l’équilibre des genres, cette stratégie prévoit l’introduction d’un taux de nomination de femmes au sein du corps professoral de 42%

Pour faire face aux coupes budgétaires dans le domaine des EPF, ce dernier va devoir renoncer à différents projets et en reporter d’autres. Et au WSL, par exemple quelque 30 postes devraient être supprimés, ce qui correspond à près de 10% du personnel fixe. Par ailleurs, «l’ETH Zurich ne sera pas en mesure d’augmenter le nombre de chaires professorales malgré la forte croissance des effectifs étudiants».

Concernant les taxes d’études, le Conseil des EPF a décidé de tripler les taxes d’études des étudiant-es étrangers-ères à partir du semestre d’automne 2025 et précise: «Une réglementation transitoire permettra aux étudiantes et étudiants déjà immatriculés au sein d’une EPF de terminer leur bachelor ou leur master avant que leurs taxes d’études ne soient triplées.»

«L’Hôpital universitaire de Zurich enregistre une perte de 49 millions de francs

«L’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a enregistré l’an dernier une perte d’environ 49 millions de francs. Des lits ont dû être fermés en raison de la pénurie de personnel qualifié. Les produits d’exploitation ont augmenté de 4,4 pourcent pour atteindre 1,578 milliard de francs, tandis que les coûts ont augmenté de 5,9 pourcent […]. Les charges de personnel ont augmenté de 62 millions de francs (6,8 pour cent) par rapport à l’année précédente. Environ la moitié est due aux augmentations de salaire liées à la compensation du renchérissement.»

Interview avec le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall Manuel Ammann

Le professeur en banques Manuel Amman, le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall dès février, aimerait renforcer la promotion de talents en attirant les meilleur-es étudiant-es au niveau international et il souhaite mieux soutenir les étudiant-es dans le développement de leurs idées commerciales. Pour rétablir la confiance dans l’université, un nouveau projet de supervision/surveillance sera établi qui clarifiera les responsabilité du conseil de l’université et des comités directeurs par rapport aux instituts. Ceci inclut un meilleur contrôle des dépenses et les instituts seront incités à être plus transparent avec le rectorat.

Réforme de la carrière scientifique à l’Université de Zurich

L’Université de Zurich créera en 2023 de nouveaux postes à durée indéterminée dans l’enseignement et la recherche : des «Lecturers» et des «Senior Lecturers» spécialisé-es soit dans l’enseignement soit dans la recherche. Ce sont des postes qui permettent un travail pour le corps intermédiaire qui serait indépendant d’un-e professeur-e. Cette réforme ouvre ainsi de nouvelles perspectives de carrière attrayantes aux jeunes chercheurs et chercheuses bien qualifié-es. Selon la vice-rectrice [pour la recherche] Elisabeth Stark, la longue période d’incertitude liée aux contrats à durée indéterminée suscite des problèmes pour les personnes concerné-es mais également pour l’université, qui perd en attractivité par rapport à des entreprises comme Google.

Par ailleurs les doctorant-es auront dorénavant le droit de travailler au moins une journée et demie par semaine sur leur thèse, indépendamment de leur taux d’emploi, mais l’Université a renoncé à introduire un mécanisme qui permettrait de contrôler cela. Par ailleurs, au regret de l’association du corps intermédiaire Vauz, leur demande centrale concernant les salaires et le taux d’emploi des doctorant-es n’a pas été satisfaite.

Le professeur en histoire de l’Université de Saint-Gall Caspar Hirschi estime qu’une réforme fondamentale doit avoir lieu: les doctorant-es devraient être employé-es par leurs instituts et l’évaluation du travail des doctorant-es ne devrait plus être réalisée par leur directeur ou directrice de thèse mais par des personnes externes à l’institut, comme c’est le cas dans la publication scientifique.

En économie, l’Université de Zurich a fait des expériences positives avec ce modèle de fonctionnement, mais en ce moment il y a des résistances trop importantes contre ce modèle dans les facultés, «où ce sont toujours les professeur-es qui font la loi», comme le formule l’auteur de l’article.

Le rectorat, un choix crucial pour l’Université de Genève

Les députés du Grand Conseil genevois Alexandre de Senarclens (PLR) et Patrick Saudan (indépendant, mais membre du comité directur des verts libéraux genevois), prennent position sur les critères de choix de recteur ou rectrice à l’Université de Genève.

Pour eux, les trois critères de choix devraient être l’envergure académique, des qualités managériales et une connaissance intime des différents partenaires, tant politiques qu’économiques, au niveau cantonal, régional et fédéral. «Une bonne maîtrise de l’allemand est […] un atout supplémentaire». Pour les deux députés, les deux candidatures retenues par l’Assemblée de l’Université ne correspondent pas à deux de ces critères. Il préconisent donc que l’Assemblée lance un nouvel appel à candidatures et lui conseillent d’adapter le  cahier de charges du futur recteur ou de la future rectrice. Les tâches de gestion interne devraient, notamment, être allégés, pour que la personne puisse se consacrer, en priorité, à la défense de l’université aux niveaux national et international. Par ailleurs, la rémunération devrait être adaptée pour correspondre à celle en vigueur dans les autres universités suisses de taille et de prestige comparables.

 

 

Le recteur de l’Université de la Suisse italienne démissionne prématurément

Boas Erez, le recteur de l’Université de la Suisse italienne (USI) met fin prématurément à son mandat. Dans le communiqué de presse officiel de l’USI, la décision est motivée par des « divergences d’opinion concernant la gestion administrative de l’université » qui n’ont pas été expliquées. Plusieurs sources de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) parlent cependant de fortes tensions entre la présidente du conseil de l’Université, Monica Duca Widmer et le recteur Boas Erez.

Selon la NZZ, le Conseil souhaitait séparer clairement la direction académique et scientifique de l’université de la direction administrative. En mars, il a créé un nouveau poste pour la direction de l’administration, un poste de direction opérationnelle, ce qui revenait de facto à retirer une partie de ses pouvoirs au recteur en place. Boas Erez ne souhaite pas s’exprimer sur ces événements avant le Dies academicus.

Des dysfonctionnements à l’IHEID dénoncés par des étudiant-e-s

«A Genève, la crise couve à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID). Un groupe d’étudiants et étudiantes occupe la cafétéria de la Maison de la Paix pour critiquer entre autres la gouvernance de l’institution. […] Des pancartes y dénoncent une certaine loi du silence. Les protestataires déplorent une représentation trop faible des étudiants dans les processus décisionnels ainsi que des salaires insuffisants pour les assistants. Pour Aurélie Semunovic, étudiante et co-organisatrice du sit-in, le problème se situe au niveau de la gouvernance. Elle dénonce notamment un cas de harcèlement sexuel répété qui n’a pas été traité. […] Pour la directrice de l’IHEID Marie-Laure Salles, les étudiants sont intégrés dans les processus décisionnels et les salaires des assistants ont été augmentés récemment. En outre, elle dit ne pas avoir connaissance de cas d’harcèlement sexuel.»

Une nouvelle loi sur l’université dans le Canton de Saint-Gall

Le gouvernement saint-gallois a présenté sa nouvelle loi sur l’université, très attendue en lumière des scandales qui ont tourmenté l’Université de Saint-Gall (HSG) depuis 2018 qui ont «dévoilé un fort désarroi des mécanismes de contrôle, de compétences et de responsabilités.» Voici les ajustements et déclarations les plus importantes :

  • La question d’un élargissement à une «université complète» («Volluniversität») a été rejetée : La HSG restera ainsi une université économique compétitive au niveau international.
  • La loi renforce la position du rectorat, qui détiendra le droit de supervision et des compétences d’instruction sur les instituts. Leur comités de gestion sont dissous, et la direction est désormais responsable de la stratégie et des finances.
  • Le Conseil de l’université va être réduit et dépolitisé : actuellement avec onze membres, le Conseil ne comptera que sept à neuf membres élus par le gouvernement « sur la base de critères purement professionnels ». Auparavant, la force des partis au parlement cantonal déterminait la composition du Conseil.
  • La composition du Sénat est revue:  les professeur-e-s perdent des places et le corps intermédiaires et les étudiant-e-s en gagnent.

Les premières réactions des partis politiques sont positives – à l’exception du parti socialiste (PS) qui critique la dépolitisation du Conseil de l’Université et plaide pour une meilleure représentation du corps intermédiaire, des étudiant-e-s et des collaborateurs-rices.

La nouvelle loi fera l’objet d’une consultation publique jusqu’en janvier 2022.

L’Université de Zurich renforce ses facultés

L’Université de Zurich (UZH) entreprend une réforme de sa gouvernance. Ce programme « Gouvernance 2020+ » développe davantage les structures historiques de l’UZH et renforce ainsi le principe de subsidiarité : les facultés assument un degré élevé de responsabilités personnelles dans des domaines qui ne les concernent qu’elles-mêmes, par exemple en matière de nominations, de planification des ressources et de gestion du personnel.

Il y a également des changements dans l’interface entre les facultés et la direction: auparavant, les vice-recteurs-rices représentaient les intérêts des facultés auprès de la direction de l’université en tant que « parrain-ne-s », maintenant les doyen-ne-s assument cette responsabilité. Libérés du rôle de « parrain-ne », les vice-recteurs-rices pourront à l’avenir se concentrer sur les questions transversales des facultés.

« Ainsi, la direction de l’université acquiert une plus grande capacité à développer stratégiquement l’université dans son ensemble et à traiter des sujets tels que la numérisation, la diversité, l’infrastructure, l’internationalisation, la durabilité ou l’Open Access, qui sont d’une grande importance pour l’avenir de l’université dans son ensemble », explique la Rectrice ad intérim Gabriele Siegert.

Portrait de Michael Schaepman

Michael Schaepman, seul candidat retenu pour le poste de recteur de l’Université de Zurich, est interviewé par la NZZ. Sur la question de préserver la liberté de la recherche, il revient sur une affirmation de Mariya Gabriel, commissaire européenne pour l’innovation, la recherche de l’éducation. Cette dernière aurait dit que la recherche ciblée était l’une de ses valeurs [essentielles]. Michael Schaepman trouve cette affirmation délicate, car cela signifierait que la recherche au service de la société et de l’industrie suffirait. Il défend ainsi la recherche fondamentale libre et prévoit de s’engager pour la numérisation et le développement de l’infrastructure.

Par ailleurs, il envisage de remettre en question le système de chaires et encouragera la création de chaires plus petites et dynamiques.

Un autre de ses objectif serait la conciliation entre famille et carrière.

 

«Le système de chaires est suranné»

Le professeur en économie à l’Université de Zurich Ernst Fehr estime que le secret du succès de son Institut, sponsorisé par l’UBS, réside dans sa structure «unique en Suisse» sans chaires.

Les doctorant-e-s dans l’institut ne sont pas dépendant-e-s d’un-e professeur-e, mais ont le droit de changer de superviseur-e à tout moment. «Nous avons crée des structures plus égalitaires et méritocratiques. Les professeur-e-s assistant-e-s et les doctorant-e-s ont plus de liberté pour faire avancer leur propre recherche. Ceci déclenche le potentiel créatif de ces personnes et leur donne des incitations incroyablement puissantes. Par ailleurs, les professeur-e-s sont en concurrence pour les meilleurs doctorant-e-s. […] Pour les sciences sociales et économiques, je considère que le système des chaires est suranné parce qu’il entrave le progrès. Les universités devraient donner aux professeur-e-s plus d’incitations pour atteindre l’excellence. Mais cela signifie aussi que les professeur-e-s […] doivent renoncer à une partie de leur pouvoir.»

Par rapport à la situation actuelle, il estime que les cours ne peuvent pas être remplacés. «Après la pandémie, les professeur-e-s devraient à nouveau avoir le droit d’éteindre [la diffusion via] l’internet lors des cours.»

Changements structurelles à la tête de l’ETH

Joël Mesot, Président de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH), a initié une réorganisation structurelle dans la Direction de l’institution. Depuis janvier 2020, les dicastères ETH Global, ETH Sustainability, celui du «déveoppement stratégique de la haute école», et l’état major du président ont été regroupés sous la direction de Jürg Brunnschweiler. Il se chargera de la direction opérationnelle. Ceci permettra à Joël Mesot de se concentrer sur la direction stratégique de l’ensemble de l’école polytechnique.

Par ailleurs, une nouvelle équipe a été crée, la «Foresight-Team». Celle-ci permettra de mieux gérer les incertitudes du futur, pour mieux comprendre quelles tendances auront le plus d’impact sur l’institution. L’équipe «ne mettra pas en œuvre des techniques scientifiques de prévisions, mais utilisera une approche qui permet de voir les champs d’actions axés sur le futur.»

Dénoncée pour mobbing, une professeure de l’École polytechnique fédérale de Zürich est licenciée

Plusieurs doctorant·e·s avaient dénoncé le comportement d’une professeure d’astronomie de l’Ecole polytechniques fédérale de Zürich (EPFZ). Celle-ci fait l’objet d’une enquête administrative publiée mercredi par l’institution. Après un an d’investigation, le rapport conclut sur «de graves manquements aux obligations sur une longue durée» ; un «comportement inacceptable, que nous ne pouvons pas tolérer» d’après Lino Guzzella, Président de l’EPFZ. La procédure de licenciement a été engagée mais reste contestée par la professeure concernée.
L’EPFZ a cependant déjà pris des mesures afin d’améliorer la protection des doctorant·e·s : le service de médiation a augmenté d’un poste, portant son nombre à trois. En outre, ce service est devenu plus indépendant. Par ailleurs, les compétences de gestion d’équipes prendront plus d’importance dans le processus de sélection des candidat·e·s. De plus, l’introduction de plans de développement personnalisés pour des doctorant·e·s fait l’objet de discussions internes, ainsi qu’un système qui prévoit l’encadrement et supervision des doctorant·e·s par plusieurs personnes.