Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: profil – EPF

L’EPFZ ouvre un campus en Allemagne

Environ deux ans après la signature d’un accord avec la Fondation Dieter Schwarz, l’ETH Zurich inaugure un nouveau site à Heilbronn,un nouveau pôle de recherche et d’enseignement axé sur l’IA et la cybersécurité. L’objectif est de faire progresser la transformation numérique dans l’économie et la société. L’ETH Zurich s’engage à long terme à Heilbronn et renforce ainsi son réseau au sein de l’espace européen de la recherche.

 

«L’ETH Zürich mise sur les ordinateurs quantiques»

L’un des laboratoires les plus prestigieux du géant technologique américain IBM, pionnier de l’informatique et leader mondial de l’intelligence artificielle, situé à Rüschlikon (Zürich), et l’ETH Zürich ont scellé un partenariat stratégique de dix ans.

Cette collaboration ambitieuse se concentre sur le développement d’algorithmes fondamentaux exploitant les lois de la physique quantique pour traiter des informations ultra-complexes.

L’objectif ultime de ce projet serait de construire d’ici 2029 le premier ordinateur quantique au monde capable d’effectuer des calculs sans erreur, marquant ainsi un tournant décisif dans les capacités de calcul de la science moderne.

L’EPFZ prévoit la création d’une «Learning Factory» à Zoug

À l’avenir, les étudiants de l’Ecole polytechnique de Zurich et les entreprises industrielles auront l’opportunité d’apprendre ensemble et les uns des autres à Zoug. La ville et le canton de Zoug ont présenté aujourd’hui le projet «ETH Learning Factory Zug». Dans une interview, le recteur Günther Dissertori évoque les objectifs et la vision de ce projet.

Le Conseil des EPF lance la consultation au sein du Domaine des EPF sur le projet de développement organisationnel «FIT for the Future»

«A l’occasion de sa séance des 4 et 5 mars 2026, le Conseil des EPF a décidé de soumettre deux variantes du projet de développement organisationnel «FIT for the Future» à la consultation interne au Domaine des EPF. Par ailleurs, il a réparti les ressources entre les institutions du Domaine des EPF pour l’année 2027 et adopté le compte rendu consolidé 2025 sur le Domaine des EPF à l’intention de la Confédération. Enfin, il a pris acte d’un changement au sein de la direction de l’EPFL.»

«Genève se dote d’un pôle d’IA pour la santé au Campus Biotech»

Un Pôle IA a ouvert ses portes début décembre 2025 au Campus Biotech à Genève. 

Des «Thérapies numériques» ainsi que «Psychiatrie de précision»  sont testées et élaborées au Campus Biotech. Des scientifiques, en collaboration avec des start-up médicales développent dans ce véritable «village multifonctionnel où s’entremêlent les soins, la recherche et l’innovation» des outils complémentaires à la disposition des équipes professionnelles. 

Encore à ses débuts, le Pôle IA propose « des consultations avec des suivis et mises en contact entre les acteur·ices présent·es sur le site ainsi qu’une porte d’entrée pour les recherches » comme le dit la coordinatrice des activités des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Ces consultations étant destinées à des personnes patientes ayant des troubles persistants cognitifs ou motivationnels. 

Les coûts de 2.7 millions de francs sont partagés entre le Département de la santé et des mobilités, les HUG et le Wyss Center Geneva, une fondation de recherche en neurotechnologie à but non lucratif située à Genève. 

Des recherches de l’EPFL pourraient être également mobilisées, comme par exemple l’étude des systèmes d’électrodes qui influencent les circuits de la récompense, de la Docteure Zeynep Knight-Celen et du Professeur Friedhelm Hummel.   

Financement privé pour la recherche sur le cancer

«En Suisse, la Fondation ISREC joue un rôle essentiel» dans la lutte contre la cancer. «Elle peut le faire grâce au soutien de donateurs, dont la Loterie Romande.» L’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) est intégré depuis 2008 à la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL.

La Suisse retrouve sa place dans la recherche européenne en fusion

«Depuis le 1er janvier 2026, la Suisse participe à nouveau officiellement au projet ITER dans le cadre de l’accord sur les programmes de l’Union européenne signé fin 2025. Cet accord consacre l’association de la Suisse aux principaux programmes de financement de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation, après un arrêt des négociations sur un accord institutionnel intervenue en 2021. Pour le Swiss Plasma Center, centre national et acteur de premier plan dans la recherche mondiale en fusion, cette réintégration constitue une étape majeure et clôt une période de transition marquée par le soutien continu de la Suisse et de ses partenaires européens.»

Interview de la présidente de l’EPFL Anna Fontcuberta i Morral

La présidente de l’EPFL Anna Fontcuberta i Morralaffirme indique dans une interview sa priorité va à l’enseignement. Dans un contexte marqué par les restrictions budgétaires et des incertitudes sur les collaborations internationales, elle insiste sur le fait que l’EPFL «ne fait pas de politique». Son rôle, dit-elle, n’est pas de prendre position sur des partenariats sensibles (comme des collaborations avec l’Université hébraïque de Jérusalem) ni d’intervenir dans les débats parlementaires à propos de financement de la recherche et de la formation. Une particularité de la présidente par rapport à ses prédécesseurs est de promouvoir une culture de «collaboration entre pairs» et d’encourager la transversalité entre disciplines au sein de l’institution. Face à l’accélération de notre monde, elle explique que l’institution évoluera plus rapidement, tant dans ses plans d’études que dans ses activités de recherche, ayant pour projet de rendre «l’enseignement toujours plus ajusté sur les avancées technologiques».

«L’EPFL saborde son musée»

L’ArtLab, le musée de l’EPFL qui avait l’ambition de «stimuler le dialogue dans les domaines de l’art, de l’ingénierie et des sciences humaines», va fermer ses portes pour le 7 juillet, à cause du chantier préparatoire pour la construction d’un nouvel auditoire de 1500 places sous l’esplanade adjacente: «Ces travaux généreront d’importantes nuisances au voisinage immédiat des pavillons, rendant les lieux inadaptés à la tenue d’expositions.»

«Au sein de la communauté, de nombreuses personnes interrogées voient dans cette disparition le symbole d’un retour prioritaire aux sciences dures, vocation première de l’école. […] Selon une récente communication interne, «la direction de l’école a décidé d’adapter les structures du domaine des humanités».» Le Collège des humanités (CDH) disparaîtrait de l’organigramme.

Béla Kapossy, Professeur ordinaire en histoire moderne à l’Université de Lausanne et ancien directeur du Collège des humanités de l’EPFL (2018-2022), regrette ce développement: «développer grâce aux humanités des compétences qui demeureront inaccessibles à l’IA me semble primordial, aussi pour les écoles polytechniques. Je crains qu’en supprimant le CDH, l’EPFL se prive d’un espace de créativité, de curiosité et d’imagination dont elle profitait, et dont elle aurait pu profiter à l’avenir.

 

EPFZ : plus de vacances pour alléger la charge des étudiant·es et pour une meilleure égalité des chances

Les conditions d’études à l’EPFZ seront passablement réformées, à partir de l’automne 2027 : le nombre de semaines de vacances par année passera de 3 à 10, et les étudiant·es auront à présent droit à une année supplémentaire afin de terminer leurs études.

En comparaison, la HSG accorde à ses étudiant·es un total de 24 semaines sans cours par an (dont une partie est dédiée à des travaux, des préparations et des examens), tandis qu’à l’EPFL, 12 à 14 semaines par an sont complètement libres. Pourtant les étudiant·es de l’EPFL déclarent que le stress est tout de même trop important malgré le nombre de semaines de vacances.

«Dans le cadre de la réorganisation, l’ETH Zurich a examiné et évalué les calendriers académiques et les expériences d’autres universités de premier rang dans le classement mondial […] en règle générale, elles accordent aux étudiants entre 8 et 20 semaines sans cours, préparation et examens.» «Le MIT est une école de pointe, même s’il ne réduit pas les vacances à trois ou quatre semaines», explique le chef de projet Marco Gerber.

Stefan Wolter, professeur d’économie de l’éducation explique que «les études à l’ETH comptent parmi les plus injustes socialement ». «Celui qui n’obtient pas le financement de ses études ne peut généralement pas se le permettre, car il est pratiquement impossible de travailler à côté.» Le professeur d’économie de l’éducation explique également que «des qualités telles que la persévérance et le sens du devoir sont déterminantes pour la réussite professionnelle future», ainsi «les employeurs peuvent compter sur le fait que les diplômés de certaines hautes écoles supportent un niveau de stress élevé».

«Créer des instituts fédéraux» pour la formation de plus de médecins?

Dans les colonnes de l’AGEFI, l’ancien conseiller national (Centre) et professeur honoraire de l’EPFL Jacques Neirynck affirme qu’«il faudrait retirer la formation en médecine de la responsabilité des cantons, tout comme on l’a fait pour la technique et les sciences qui sont à sa base. […] On pourrait donc créer des instituts fédéraux pour former autant de médecins et bien mieux formés que ne peut le faire une université cantonale.» Cette mesure «heurtant de front un des piliers de la Suisse, son fédéralisme», Jacques Neirynck invite à repenser l’adaptation de notre système politique, car «les temps changent et mettent en cause les traditions les mieux établies parce qu’elles furent précieuses et deviennent gênantes.»

«Excellence et efficience – voilà ce qu’attend le Conseil fédéral du domaine des EPF pour les années 2025 à 2028»

«Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2025 à 2028. Il attend de ce dernier qu’il continue à proposer un enseignement de haute qualité, qu’il réponde aux nouveaux besoins de la recherche et qu’il collabore étroitement avec ses partenaires issus des milieux économiques et de la société. Les Chambres fédérales ont alloué au domaine des EPF une enveloppe budgétaire d’environ 11 milliards de francs pour la période 2025 – 2028. Malgré cette contribution substantielle de la Confédération, le domaine des EPF devra encore davantage miser sur l’efficience et les effets de synergie au cours des quatre prochaines années. »

Michael Hengarnter: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035

Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, estime que le succès «remarquable» de nos hautes écoles repose sur trois piliers : une ouverture internationale, une bonne gouvernance et un financement de base solide et stable. «Maintenir ces trois facteurs de succès est notre plus grand défi, car ils déterminent de manière décisive la pérennité et la compétitivité du paysage FRI.»

Par rapport à l’ouverture internationale, il évoque l’importance pour les hautes écoles universitaires d’attirer les meilleurs talents et de collaborer à l’international, mais aussi du défi du «numéro de haute voltige («Drahtseilakt») d’une part en protégeant la sécurité nationale et nos valeurs occidentales, d’autre part en assumant leur fonction très importante de bâtisseuses de ponts (au sens de «diplomatie scientifique») entre les pays et les cultures.»

Du point de vue de gouvernance, la complexité liée au grand nombre de lois sur les différents niveaux qui concernent les hautes écoles aurait des avantages mais «rend également l’optimisation de l’ensemble du système quasiment impossible. Chacun optimise, bien sûr, en premier lieu pour lui-même. Cela conduit malheureusement souvent à l’inefficacité, qui se fait douloureusement sentir, surtout en période de pénurie financière. La répartition des tâches, des compétences et des coûts, telle que décrite dans la LAHE, est-elle encore la meilleure recette pour l’avenir ? Ou est-il temps de mener une discussion fondamentale sur l’espace suisse des hautes écoles ? Je plaide pour cette dernière solution.»

Concernant la stabilité du financement, Michael Hengartner regrette les coupes budgétaires dans le domaine des EPF en 2025 de 5%, «de nouvelles réductions sont à craindre pour les années à venir. Parallèlement, la concurrence internationale s’intensifie. Des pays comme la Chine, notamment, investissent massivement dans leurs universités et leurs centres de recherche, ce qui augmente la pression sur les institutions suisses. L’époque où tout le monde pouvait se permettre de tout faire est révolue.»

 

«Les médecins tels que nous les connaissons aujourd’hui deviennent superflus»

Jörg Godhahn, directeur des études en médecine humaine à l’EPFZ, décrit la conception du cours de médecine à l’école polytechnique: «Nous nous sommes posés trois questions fondamentales : Que doivent savoir les médecins pour réussir à l’avenir? Quelles technologies vont influencer leur travail? Et comment la formation peut-elle favoriser cela? Nous en avons déduit trois hypothèses de base : Premièrement, le savoir est aujourd’hui disponible à tout moment. Au lieu d’encourager la pure mémorisation, nous enseignons à évaluer les informations et à les classer de manière critique. Deuxièmement, les technologies telles que l’intelligence artificielle (IA) ou la robotique marquent de plus en plus la médecine. Nos étudiants doivent comprendre les opportunités et les risques de ces développements. Troisièmement, le travail d’équipe est essentiel. Le «demi-dieu en blanc» appartient au passé – la médecine moderne est un sport d’équipe.»

Par ailleurs, «À l’EPF, nous adaptons donc les contenus de manière constante et agile. Chez nous, chaque module a une «date de péremption».»

En outre, les connaissances sur l’IA, l’apprentissage automatique et l’automatisation jouent un rôle central dans le curriculum : «Nous sommes probablement la seule filière d’études de médecine dans les pays germanophones qui comprend deux semestres de mathématiques et deux semestres d’informatique.»

«Les médecins tels que nous les connaissons aujourd’hui deviennent superflus. […] Dans certains domaines du diagnostic ou des activités administratives, nous n’avons actuellement besoin que de médecins, car le service ne peut pas être facturé. Pourtant, beaucoup de choses peuvent être automatisées dans ce domaine, ce qui permet de réaliser d’immenses économies.»

 

 

 

L’ETH Zurich et la HSG lancent la «Manufacturing Alliance» pour renforcer la place industrielle suisse

L’Université de Saint-Gall (HSG) et l’EPF de Zurich lancent ensemble la « ETH-HSG Manufacturing Alliance ». Elles souhaitent ainsi renforcer la compétitivité de l’industrie suisse et encourager les jeunes talents. L’alliance réunit les forces des deux hautes écoles et donne de nouvelles impulsions à la recherche et à la pratique.

Actuellement, l’alliance compte 13 partenaires industriels : Roche, Novartis, Johnson & Johnson Innovative Medicine, Takeda, SHL Medical, Nestlé, Lindt & Sprüngli, Givaudan, Schneider Electric, Schindler, Endress+Hauser Flowtec, VAT Group et SFS Group.

Ils financent le projet à partir de janvier 2025 pour une durée de trois ans à hauteur de 2,1 millions de francs suisses au total.

Domaine des EPF : Restructuration, mesures face aux coupes budgétaires, et une nouvelle stratégie pour la diversité

Le Domaine des EPF a pris une décision de principe sur le projet de développement organisationnel «FIT for the future, «pour pouvoir agir de la manière la plus agile et la plus flexible possible et aborder rapidement de grands thèmes nouveaux, tels que la numérisation, l’intelligence artificielle, la santé ou encore les questions énergétiques et environnementales. […] Pour les partenaires économiques, scientifiques et ceux issus de l’administration, l’accès aux institutions du Domaine des EPF sera rendu plus aisé, ce qui est aussi favorable au renforcement de la collaboration.»

Un autre point évoqué est la Stratégie des genres 2021-2024 en vigueur au sein du Domaine des EPF, qui est remplacée par la Stratégie pour la diversité, l’égalité et l’inclusion 2025-2028. Pour améliorer l’équilibre des genres, cette stratégie prévoit l’introduction d’un taux de nomination de femmes au sein du corps professoral de 42%

Pour faire face aux coupes budgétaires dans le domaine des EPF, ce dernier va devoir renoncer à différents projets et en reporter d’autres. Et au WSL, par exemple quelque 30 postes devraient être supprimés, ce qui correspond à près de 10% du personnel fixe. Par ailleurs, «l’ETH Zurich ne sera pas en mesure d’augmenter le nombre de chaires professorales malgré la forte croissance des effectifs étudiants».

Concernant les taxes d’études, le Conseil des EPF a décidé de tripler les taxes d’études des étudiant-es étrangers-ères à partir du semestre d’automne 2025 et précise: «Une réglementation transitoire permettra aux étudiantes et étudiants déjà immatriculés au sein d’une EPF de terminer leur bachelor ou leur master avant que leurs taxes d’études ne soient triplées.»

Ouverture d’un bureau OpenAI à Zurich

OpenAI a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à Zurich, «un pôle technologique de premier plan en Europe». Google, Meta, IBM, Microsoft, Apple, ces entreprises sont toutes actuellement présentes dans la capitale helvète et ont toutes des liens et partenariats avec l’EPFZ. «Nous sommes heureux qu’une entreprise de renommée internationale dans le domaine de l’intelligence artificielle ouvre un bureau à Zurich. Cela souligne la position forte de Zurich dans la recherche internationale sur l’IA et constitue un nouvel enrichissement de l’écosystème suisse de l’IA», déclare Noe Lüthi, porte-parole de l’EPFZ. (Le Temps) «La communauté de l’IA a identifié Zurich comme l’un des trois meilleurs sites au monde, ce que nous devons à l’ETH et à l’Université de Zurich», affirme Balz Hösly, président de l’organisation de marketing du site Greater Zurich Area. (NZZ)