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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: politique – Europe

Nouveau Partenariat FOREST

Le partenariat européen FOREST lance son premier appel à projets conjoint avec le FNS, visant à mobiliser la recherche et l’innovation afin d’accélérer la transition vers une bioéconomie circulaire forestière durable. Ce partenariat vise à renforcer la résilience des écosystèmes, notamment en favorisant la biodiversité et la fertilité des sols, et à améliorer l’adaptation aux effets du changement climatique.

Nouvelle loi européenne sur l’innovation

L’Union européenne souhaite encourager l’innovation au sein de l’UE et redéfinit désormais les modalités d’attribution des marchés publics. Selon la proposition de la Commission eurpéenne, les entreprises suisses ne devraient en principe plus pouvoir participer à l’appel d’offres.

Ce financement concerne les nouvelles technologies expérimentales, c’est-à-dire des solutions que des communes ou des entreprises publiques souhaitent acquérir, mais qui ne sont pas encore disponibles sur le marché. Par exemple, des robots destinés aux hôpitaux ou des logiciels d’intelligence artificielle pour le ramassage des ordures.

Il s’agit d’une décision importante pour la Suisse, pôle de recherche et de développement étroitement lié à l’Europe. Le Directeur de Swissmem souligne: «Les entreprises et les universités suisses comptent parmi les meilleurs et plus importants partenaires [de l’UE], notamment en matière d’infrastructures de recherche.»

«L’Europe ne peut pas se permettre de sous-investir dans son avenir»

«Alors que les négociations sur le budget de l’UE pour la période 2028-2034 entrent dans une phase décisive, la Ligue des universités européennes de recherche (LERU) et six autres grandes organisations de recherche européennes [Cesaer, Coimbra Group, EU-Life, EUA, The Guild et Yerun,] appellent les États membres et le Parlement européen à placer résolument la recherche et l’innovation au cœur de la stratégie d’investissement de l’Europe.»

Une enquête fait état d’un détournement généralisé des fonds de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT)

Selon un rapport de la plateforme néerlandaise de journalisme d’investigation « Follow the Money », des fonds européens auraient fait l’objet d’un détournement dans au moins cinq communautés d’innovation de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT). Ce dernier est accusé par des ancien·nes employé·es de «détournement de fonds publics, d’éventuels conflits d’intérêts, des défaillances en matière de contrôle, voire des cas potentiels de fraude » dans la moitié des Communautés de connaissances et d’innovation (CCI).

Cela renforce la pression en faveur d’une réforme de la législation régissant l’EIT, suite à la faillite de la communauté «Fabrication» de l’EIT survenue plus tôt en 2026.

Question sur les politiques en matière de données ouvertes pour les non-membres de progammes de recherche européennes

Le Royaume-Uni a été temporairement suspendu du programme Copernicus pendant trois ans à compter de janvier 2021, après que des querelles politiques plus larges liées au Brexit l’ont empêché de rejoindre divers programmes scientifiques, notamment le programme de recherche et d’innovation «Horizon Europe».

Comme pour «Horizon Europe», cette absence a laissé des traces sur la participation du Royaume-Uni à Copernicus. Depuis que le pays a réintégré le programme en 2024, «les résultats obtenus par le Royaume-Uni ont jusqu’à présent été décevants », indique l’évaluation officielle, mais un rapport récent de Science Works, une association à but non lucratif qui milite en faveur de réformes du système scientifique et technologique britannique, a qualifié l’adhésion au programme Copernicus de «gaspillage d’argent si colossal qu’il est visible depuis l’espace». Il souligne que même si le Royaume-Uni quittait le programme, ses scientifiques et ses start-ups pourraient toujours accéder à la plupart des données de Copernicus, car celles-ci sont en grande partie en libre accès.

La Suisse, qui ne participe pas au programme, a confirmé en juin qu’elle ne chercherait pas à y adhérer en 2028 en raison de contraintes budgétaires. «Grâce à l’accès libre accordé jusqu’à présent, la Suisse est actuellement en mesure d’utiliser la quasi-totalité des données brutes, mais ne peut pas participer aux services opérationnels ni aux instances de gouvernance.»

Cela a suscité certaines inquiétudes quant à la pérennité du modèle des données ouvertes. Comment convaincre les pays de financer des projets scientifiques internationaux alors que les données qui en résultent sont, pour la plupart, mises gratuitement à disposition ?

Ekaterina Zaharieva espère qu’un accord sur le programme cadre FP10 sera conclu en 2026

La commissaire européenne à la recherche Ekaterina Zaharieva espère un accord entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de la compétitivité  sur le programme-cadre successeur à Horizon Europe, FP10 (2028-2034), avant la fin de l’année 2026. Un calendrier jugé « très, très difficile, mais pas impossible », a-t-elle soulignée. Elle rappelle qu’un accord rapide permettrait à l’Europe de réaffirmer son leadership scientifique mondial.

Cependant, des désaccords portant notamment sur la formation de conseils d’experts, des politiques industrielles ainsi que l’avenir du Pillier II d’Horizon, qui dispose de la plus grande part du budget, pourraient freiner l’adoption du texte.

Kurt Deketalaere, secrétaire général de la Ligue des universités européennes de recherche, estime que finir les négociations avant la fin 2026 n’est pas forcément réaliste à cause de divergences entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil «Compétitivité».

Ekaterina Zaharieva a déclaré que les organismes de recherche de l’Union devraient «se faire un peu plus entendre» pour faire valoir l’importance des investissements dans le programme de recherche et d’innovation de l’UE, non seulement auprès des ministres des Finances, mais aussi auprès des citoyens. «Cela nous aidera lors des négociations budgétaires», a-t-elle ajouté.

Le mouvement américain « Stand Up for Science » s’étend en Europe

Né en février 2025 aux États-Unis pour défendre la liberté académique face aux menaces politiques, le mouvement citoyen et scientifique « Stand Up for Science » s’implante en Suisse. L’objectif de cette expansion est de donner une dimension internationale à son action et d’inciter les universitaires européens à s’organiser de manière similaire.

Bien que l’Europe n’affronte pas des mesures aussi drastiques que celles de l’administration Trump, la dirigeante du mouvement, Colette Delawalla, appelle à la vigilance. Selon elle, la méfiance s’installe de manière subtile, par des coupes budgétaires progressives ou des discours anti-science. Elle appelle donc la communauté académique européenne à réagir dès les premiers signaux d’alerte pour protéger ses institutions. Si  les scientifiques européens disposent «d’un peu de temps supplémentaire pour commencer à réfléchir, à faire ces préparatifs et à renforcer la cohésion et la solidarité au sein de la communauté [ils] partiront avec cinq longueurs d’avance par rapport à là où nous en étions».

 

Le «Doctor Europaeus+»

Uwe Brandenburg, directeur operationnel du Global Impact Institute, qui aide les universités à évaluer et à améliorer l’internationalisation de l’enseignement supérieur, y compris la formation doctorale, estime que l’Europe dispose déjà d’un outil pertinent pour promouvoir l’internationalisation des doctorats, mais que celui-ci est aujourd’hui sous-utilisé et dépassé : le label Doctor Europaeus, créé en 1991.

Ce label, qui s’ajoute à un doctorat national sans constituer un diplôme distinct, est attribué aux doctorant·es qui satisfont quatre critères :

  1. Un séjour de recherche d’au moins trois mois dans un autre pays européen.
  2. L’évaluation de la thèse par au moins deux examinateurs de pays européens différents.
  3. La participation d’un examinateur étranger au jury de soutenance.
  4. Une partie de la soutenance réalisée dans une langue européenne différente de celle du pays délivrant le diplôme.

Selon l’auteur, ces critères représentent toujours un excellent standard d’internationalisation. Pourtant, ses travaux d’évaluation montrent que, dans la majorité des universités européennes, ces pratiques restent loin d’être généralisées.

Pour tenir compte de des évolutions, Brandenburg propose de créer un Doctor Europaeus+. Les quatre critères historiques seraient conservés comme base minimale, mais complétés par :

  • une formation conforme aux principes de l’Association européenne des universités (EUA) ;
  • une formation à la science ouverte et à l’éthique de la recherche ;
  • le développement de compétences transférables ;
  • une véritable collaboration internationale ;
  • une gestion des données conforme aux principes FAIR ;
  • éventuellement, un badge numérique attestant ces acquis.
Le Doctor Europaeus+ serait beaucoup plus léger que par exemple le «European Degree Label», actuellement testé par l’Union européenne : chaque université pourrait l’attribuer elle-même en adaptant simplement ses règlements doctoraux.
Uwe Brandenburg constate également que très peu d’universités semblent aujourd’hui délivrer le Doctor Europeanus, principalement en Italie et en France. «Plus préoccupant encore, il n’existe aucun registre centralisé recensant les établissements qui l’accordent ni les doctorants qui en bénéficient. Cette absence de visibilité pénalise les étudiant·s qui souhaitent suivre un doctorat fortement internationalisé.»

 

Le Japon et l’UE signent l’accord d’association «Horizon Europe»

«Le Japon a officiellement signé un accord qui lie le pays au programme «Horizon Europe», permettant ainsi aux chercheurs japonais de postuler à certaines actions du programme au même titre que leurs homologues européens. Cet accord marque la dernière étape en date de l’expansion mondiale de ce programme de 93,5 milliards d’euros, après les accords conclus avec la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Corée du Sud. Le Japon est à ce jour le pays le plus peuplé à avoir rejoint le programme.»

«Le financement de la recherche menacé par l’opposition de l’Allemagne à une augmentation des dépenses de l’UE»

«Lors d’une visite à Dublin le 28 juillet, le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé à des réductions «dans tous les domaines» de la proposition de la Commission européenne concernant le prochain budget à long terme de l’UE, pour un montant total de «plusieurs centaines de milliards d’euros».

Cette opposition farouche à l’augmentation des dépenses de la part du plus grand contributeur au budget de l’UE jette un doute supplémentaire sur les projets visant à développer de manière significative le programme de recherche et d’innovation «Horizon Europe». […] Le programme « Horizon Europe » actuel dispose d’un budget de 93,5 milliards d’euros sur sept ans, mais le nombre de candidatures est en hausse, ce qui entraîne une chute des taux de réussite.

L’Irlande, qui assure actuellement la présidence tournante de l’UE, jouera un rôle important de médiateur entre la France, qui soutient un budget européen plus important, et l’Allemagne.

Création de postes à l’Université de Lorraine pour traiter les demandes de subventions et collaborations

L’Université de Lorraine (FR) , comme L’Université de la Sorbonne ou l’Université de Nice Côte d’Azur, développe son expertise en matière de politiques publiques afin de répondre à leur rôle croissant en matière de financement en recrutant six chargés de mission européens pour accompagner les demandes de financements et de mettre en place de nouvelles collaborations de recherche.

Face aux priorités politiques de l’UE qui exercent une influence croissante dans les décisions relatives au financement de la recherche, chaque chargé de mission est responsable d’un domaine qui correspond aux priorités de l’Université et aux thèmes de recherche collaborative d’Horizon Europe, comme les ressources naturelles et l’environnement, l’énergie et la décarbonisation.

Cette initiative intervient alors que le gouvernement français a réduit les budgets nationaux consacrés à l’enseignement supérieur et à la recherche, permettant de s’aligner sur les futures tendances en matière de financement national, mais également de participer aux consultations de l’UE et de recueillir des prises de position, des projets de propositions réglementaires et d’autres documents pertinents afin de mieux comprendre les tendances politiques émergentes dans ces domaines.

La France fait un pas vers la création d’un nouvel organisme dédié à l’innovation

Selon un nouveau rapport, le pays devrait suivre l’exemple de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des Pays-Bas et créer une nouvelle entité «d’ici quelques mois», inspirées de celles mises au point par l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (DARPA).

Selon les auteurs de l’article, «de nouvelles agences chargées de l’innovation voient le jour un peu partout en Europe, alors que les gouvernements s’inquiètent de la faiblesse de la croissance, de la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis et de la lenteur des systèmes actuels de subventions à la recherche.»

Les nouveautés des programmes de travail d’Horizon Europe pour 2027

À partir de 2028, le programme Horizon Europe [normalement appelé «FP10» pour la période 2028 – 2034] sera davantage orienté vers la compétitivité et le marché. Le Pilier 2 (recherche collaborative) sera intégré dans un nouveau Fonds européen pour la compétitivité (ECF). Pour préparer cette transition, la Commission européenne prévoit des actions « passerelles » visant à renforcer le passage de la recherche à l’innovation et à la mise sur le marché.

Un nouveau projet de programme de travail (2026-2027) inclut 12 appels « passerelles » répartis en cinq thématiques, notamment :

  • La valorisation des résultats de recherche (plus de 50 M€),
  • L’intelligence artificielle (55 M€), avec des projets sur les médias multilingues, la conduite autonome, les modèles d’IA ou l’énergie,
  • Un soutien aux PME (30 M€) pour recruter des talents dans le domaine de l’IA,
  • Les infrastructures de recherche (30,5 M€),
  • Des projets liés au climat (25 M€).

Par ailleurs, un grand appel « biodiversité » de 229,5 M€ vise à atteindre l’objectif de consacrer 10 % du budget 2026-2027 à cette thématique. Il comprend notamment :

  • Un projet majeur de 50 M€ pour l’observation globale des océans,
  • Des recherches sur la modification du rayonnement solaire,
  • Des projets sur la biodiversité et la santé, ou la lutte contre le trafic d’espèces sauvages,
  • Plusieurs projets plus modestes sur la pollution, les écosystèmes et le suivi de la biodiversité.

Ces financements soulèvent toutefois des controverses, notamment sur l’utilisation des contributions des pays associés à Horizon Europe, certains craignant une réduction des fonds pour des programmes très demandés comme les actions Marie Skłodowska-Curie.

Enfin, plusieurs autres volets du programme Horizon Europe vont être mis à jour, et ces propositions doivent être discutées en juillet par les États membres et la Commission.

Comment diminuer la bureaucratie liée aux fonds pour la recherche

Les candidats aux fonds de recherche sont exaspérés de devoir soumettre des dossiers qui semblent interminables pour une chance infime de succès. Une étude britannique récente a estimé le temps passé sur les aspects bureaucratiques des demandes de financement à 13 %, mais selon une étude américaine, il atteignait jusqu’à 50%.

En parallèle, les évaluateurs sont submergés par un déluge de candidatures, générées de plus en plus souvent par l’intelligence artificielle.

En réponse à cela, les organismes de financement de la recherche du monde entier tentent toutes sortes d’expériences pour rendre le processus plus fluide et plus rapide, mais il est difficile de savoir qui tente quoi et s’il existe des preuves de l’efficacité de ces mesures.

Une récente analyse d’une équipe de l’Institut de recherche sur la recherche de l’University College London a fait le tri dans ce paysage confus. Les auteurs et l’autrice craignent, outre le fait que le fonctionnement actuel représente une perte de temps et d’énergie, qu’il pourrait rendre la science bien plus conservatrice, suggérant que la concurrence actuelle pour l’obtention de subventions dissuade les candidats d’explorer des idées audacieuses qui pourraient ne pas aboutir.

Science Business évalue dans cet article quatre idées pour réduire la bureaucratie liée aux subventions, entre autres avec la question si l’Union européenne essaie cette approche.

 

FP10: «Il est temps de passer à la vitesse supérieure»

«Dans une déclaration commune avec ses partenaires européens en matière de recherche et d’innovation, la Ligue des universités européennes de recherche (LERU) appelle aujourd’hui le Conseil « Compétitivité » à se montrer à la hauteur de l’ambition et de la dynamique dont fait preuve le Parlement européen dans les négociations en cours sur le 10e programme-cadre et le Fonds européen pour la compétitivité (ECF). L’Europe ne peut se permettre aucune hésitation institutionnelle ni aucune approche fragmentée à un moment où la concurrence mondiale, les mutations technologiques et l’instabilité géopolitique exigent une vision stratégique claire et des investissements résolus dans la connaissance, les talents et l’innovation. […] L’adhésion rapide de pays tels que la Suisse et le Royaume-Uni au 10e programme-cadre est essentielle pour garantir la force scientifique et la compétitivité à long terme de l’Europe. La collaboration scientifique constitue un atout stratégique pour l’Europe et ne doit pas être victime des retards politiques.»

Initiative populaire «Pas de Suisse à 10 millions»: Un éclairage du Conseil suisse de la science CSS

«D’après le Conseil suisse de la science CSS, une évaluation objective de la situation est nécessaire: que révèlent les données disponibles concernant le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI)? Cet article de blog s’appuie notamment sur les prises de position du Fonds national suisse (FNS), des Académies suisses des sciences a+ et de swissuniversities, ainsi que sur une étude de scienceindustries et un avis juridique d’Astrid Epiney.»

Les alliances européennes saluent le soutien de l’Europe

À Bruxelles, la Commission européenne et les député·es européen·nes s’affrontent sur la question de savoir dans quelle mesure les domaines de recherche seront intégrés à un instrument beaucoup plus vaste, le Fonds européen pour la compétitivité (FEC), dont le montant est estimé à 409 milliards d’euros.

De plus, le Conseil de l’UE semble soutenir tous les aspects des alliances universitaires, ce qui « revêt une grande importance politique », a déclaré Nicole Birkle, secrétaire générale de l’Alliance Forthem.

Il existe actuellement 73 alliances d’universités européennes, qui regroupent près de 650 établissements d’enseignement supérieur. Elles sont financées par Erasmus+, mais des liens avec d’autres programmes pourraient leur permettre de développer davantage leurs activités de recherche, d’innovation et de valorisation des connaissances.

FP10: craintes d’associations faîtières universitaires des pays associés

Des associations universitaires (Suisse, UK, Canada, Nouvelle-Zélande) réclament que le 10ème programme-cadre (FP10) d’Horizon Europe reste axé sur la recherche fondamentale motivée par la curiosité, craignant une soumission aux impératifs industriels ou de défense.

Ces faîtières universitaires, dont swissuniversities, « craignent que les priorités de recherche ne soient reléguées au second plan au profit de besoins technologiques immédiats, ou que le nombre de projets liés à la défense – dont ils seraient exclus – ne se multiplie ».

Dans une lettre ouverte adressée à la présidente du Conseil de l’UE et à la Commission européenne, ces organisations affirment que la recherche fondamentale et les subventions collaboratives du FP10 doivent rester résolument axées sur la recherche. (Science Business)

 

« La science n’est pas un parti » déclare la présidente de swissuniversities

Face à la montée de la défiance, des « vérités alternatives » et de l’instrumentalisation politique de la recherche, la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro souligne l’urgence de défendre la science pour en protéger l’intégrité.

De retour de la conférence annuelle de l’European University Association (EUA), elle rappelle que cette tendance menace l’équilibre financier, administratif et intellectuel des universités. Un tel déclin risque d’impacter directement les étudiant·es et de conduire à des décisions fondées sur l’ignorance.

« Nombre d’universitaires israéliens perçoivent le boycott comme une double peine »

Alors que l’UE maintient son accord d’association avec Israël ce mardi 21 avril, le milieu universitaire israélien dénonce un boycott croissant qu’il juge être une «double peine». Entre annulation de conférences et exclusions de programmes européens, les scientifiques, peuvent se retrouver isolé·es. De plus, la recherche israélienne a également été touchée par le départ d’étudiant·es internationaux après le début de la guerre à Gaza.

Lee chercheur Sarel Fleishman, membre du mouvement israélien pour la paix, dont la collaboration avec l’université de Delft a été rompue, ce boycott affaiblit la société civile : «Je comprends le sentiment qui anime les auteurs de boycott» affirme-t-il. «Mais la société civile elle-même est attaquée par le gouvernement. Elle est la seule à pouvoir mettre fin à cette horrible guerre en le renversant; le boycott international ne l’aide pas.» (Le Temps)