Sarah de Rijcke, rectrice de l’Université de Leiden, estime que la liberté académique et l’autonomie des universités sont essentielles à la production d’un savoir fiable. Face aux pressions politiques, économiques et sécuritaires qui affectent la recherche dans plusieurs pays, elle propose six principes : protéger l’indépendance de la recherche, préserver la recherche fondamentale, reconnaître le rôle démocratique des universités, équilibrer sécurité et ouverture, protéger les chercheurs contre les pressions et renforcer la transparence envers la société. Selon elle, sans ces garanties, la qualité et la crédibilité des connaissances scientifiques risquent de s’affaiblir.
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Sujet: rôle des scientifiques
«Devant comparaître en octobre en France pour «apologie du terrorisme», la militante pro-palestinienne Rima Hassan participera à une table ronde le 23 septembre à l’Unige. Thème de la rencontre annoncée: «Médias et Palestine: la bataille des récits». Un membre du corps enseignant relaie des critiques de ses collègues sur la tenue de cet événement», notamment «l’absence de tout membre académique de l’Unige à cette table ronde, «alors que beaucoup parmi eux ont une expertise sur le sujet», et que «des propos flirtant avec l’antisémitisme fusent au cours de la rencontre». Les organisateurs·rices de la table ronde affirment qu’«aucun propos discriminatoire, raciste, antisémite, islamophobe, xénophobe, sexiste ou haineux ne sera toléré».
Walter Rosenthal, président de la Conférence allemande des recteurs d’université, se penche sur cette question dans la perspective des prochaines élections régionales. Dans cette interview, il explique quelles mesures ont été prises face à la potentielle montée au pouvoir de l’extrême droite. Il s’inquiète notamment des atteintes annoncées à la liberté des établissements d’enseignement supérieur de déterminer leurs thèmes de recherche et leurs programmes d’enseignement constitueraient une violation de la liberté scientifique protégée par la Constitution. La suppression prévue du système licence-master nuirait durablement à la mobilité des étudiants.
«Sur le plan politique, les directions des établissements d’enseignement supérieur sont […] tenues à la neutralité, mais il y a des limites. Si, par exemple, la Loi fondamentale est bafouée ou menace de l’être, alors chacun doit adopter une position très, très claire. Nous devons sans cesse rappeler que la solidarité entre les institutions scientifiques, mais aussi la solidarité avec d’autres groupes sociaux, est un élément central. Et cela implique que nous adoptions une position claire.»
Dans un entretien accordé au Tages-Anzeiger, Reto Knutti, climatologue et professeur à l’ETH Zurich, questionne la frontière entre science et politique face à l’urgence climatique.
Selon lui, les scientifiques ne peuvent plus se contenter de livrer des chiffres bruts, ils doivent expliciter les conséquences et éclairer les différents choix politiques. Il rappelle que la Suisse est le seul pays à avoir validé l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 par une votation populaire.
Il déclare : «Les faits scientifiques ne dictent ni décisions politiques ni actions sociales. Chaque action est le résultat d’un processus de négociation politique. Mais la science du climat et la politique se sont longtemps accrochées à l’idée fausse que si les faits sont suffisamment clairs, la politique et la société feront ce qu’il faut. C’était une erreur fatale. Au plus tard lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague en 2009, il est devenu clair que les faits sont parfaitement clairs, mais qu’un accord mondial ne se fait pas par hasard. Aujourd’hui, nous n’avons pas principalement un problème de connaissance, mais un problème de mise en œuvre. Il s’agit de communication, de psychologie perceptuelle, de politique, de diplomatie, de coûts et d’avantages. Nous avons inclus tous ces aspects et disciplines bien trop tard.» (Tages-Anzeiger)
Face à la défiance croissante envers la science, Peter Gluckman, président du International Science Council (ISC), appelle à renforcer le contrat social de la science en améliorant la communication avec les politiques et en explicitant ses contributions à la société.
Il préconise un engagement accru des scientifiques auprès des ministères, de la société civile et des entreprises pour garantir le bien-être humain et environnemental.
Cet éditorial de Nature analyse de manière critique le rapport « Science: A New Golden Age », publié par la Maison-Blanche sous l’administration Trump et présenté comme une feuille de route pour relancer le leadership scientifique américain.
L’article reconnaît que le rapport soulève des questions importantes sur l’avenir de la recherche, notamment le financement des projets à haut risque, l’amélioration des infrastructures scientifiques et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la recherche. Il met également l’accent sur des domaines stratégiques comme l’IA, l’informatique quantique, les semi-conducteurs, la robotique, l’énergie nucléaire et l’espace.
Cependant, les auteurs estiment que le plan souffre de plusieurs lacunes majeures :
- Manque de consultation transparente
- Contrairement au célèbre rapport de 1945 de Vannevar Bush (Science: The Endless Frontier), qui avait été élaboré avec une large participation des communautés scientifiques, le nouveau rapport ne précise pas quels experts ou institutions ont été consultés.
- Cette absence de transparence intervient dans un contexte où l’administration Trump a réduit le rôle des conseils scientifiques indépendants.
- Vision trop étroite de la recherche
- Les priorités se concentrent principalement sur les sciences physiques, l’ingénierie et les technologies ayant un intérêt pour la sécurité nationale.
- Des domaines essentiels comme la santé publique, le changement climatique, les sciences sociales et les humanités sont largement absents.
- Sous-estimation des défis sociétaux
- Selon l’éditorial, les sciences sociales et humaines sont indispensables pour comprendre et gérer les effets profonds de l’IA sur les sociétés.
- Les menaces liées aux pandémies ou au changement climatique sont également des enjeux majeurs de sécurité nationale qui mériteraient davantage d’attention.
- Absence de dimension internationale
- Le rapport ne met presque jamais en avant la coopération mondiale ou les partenariats internationaux.
- Cette approche est jugée irréaliste, car les grandes avancées scientifiques reposent historiquement sur la circulation des chercheurs, des idées et des collaborations entre pays.
Pour l’éditeur de Nature, le rapport représente une occasion manquée. Alors qu’il ambitionne de devenir l’équivalent moderne du rapport fondateur de 1945, il adopte une vision trop limitée, centrée sur certaines technologies et sur des priorités nationales. Les auteurs soutiennent qu’un véritable « âge d’or » de la science américaine nécessiterait :
- une participation plus large de la communauté scientifique ;
- un soutien aux sciences sociales, à la santé publique et aux humanités ;
- une ouverture aux talents du monde entier ;
- et un engagement accru dans la coopération scientifique internationale.
L’article de Nature présente six methodes pour impliquer les citoyen·nes dans la recherche et l’élaboration des politiques. Car, selon les auteurs et autrices, «ce sont les gouvernements, sur les conseils des scientifiques, qui décideront de la manière dont les pays réagiront faces aux défis actuels impliquant les sciences et la technologie [IA, transition énergétique, préparations à des futures pandémies]. Pourtant, le public est rarement consulté sur les décisions qui conditionnent la vie de nombreuses personnes.»
«À l’heure où la confiance envers les gouvernements s’effrite dans de nombreuses démocraties et où les populistes présentent les scientifiques et les institutions universitaires comme des «élites» indignes de confiance, il est essentiel d’associer le grand public à la recherche et à l’élaboration des politiques. Cela permettrait de renforcer la confiance et de conférer davantage de légitimité à la recherche universitaire et aux politiques gouvernementales. Les citoyens sont en effet plus enclins à soutenir — et à défendre — les avis scientifiques auxquels ils ont contribué. […] But first, academic and policy elites need to trust the public.»
Luc Saner, co-initiateur du Komitee für die Einheit der Wissenschaft und ein echtes Studium
generale et ancien parlementaire à Bâle-Ville (PLR) et auteur du livre «Allgemeiner Teil der Wissenschaften» (2023) et Beat Berber, membre du comité et spécialiste de communication pour les hautes écoles plaident pour plus d’unité dans la science pour répondre aux défis contemporains. Bien que les progrès scientifiques ont rarement été aussi importants qu’aujourd’hui, ils ne traduiraient pas assez en résolution de crises mondiales.
Les auteurs déclarent : « L’humanité ne tire pas suffisamment parti de la proposition désormais élevée de diplômé·es de l’enseignement supérieur occupant des postes à responsabilité. La communication au sein de la communauté scientifique est principalement guidée par des intérêts particuliers et une étroitesse d’esprit ».
Ils citent entre autres un sondage de Nature qui indiquerait que «73 % des chercheurs n’y connaissent rien en politique ; à l’inverse, 80 % des politiciens ne comprennent pas comment fonctionne la science.»
Pour répondre à la fragmentation entre science et politique, il faudrait « un changement de paradigme vers l’unité de la science ».
Claudio Bassetti prendra ses fonctions le 1er septembre. Ce neurologue compte plus de 30 ans d’expérience clinique, universitaire et de gestion. Il est actuellement doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Berne et, depuis 2024, également directeur de la recherche et de l’enseignement (DLF) à l’Inselspital de Berne, en tant que membre votant de la direction générale.
Le Corriere del Ticino évoque le prédécesseur Boas Eres (01.09.2016-09.05.2022) et Luisa Lambertini (01.07.2023 – 31.12.2025), qui auraient vécu des tensions avec le Conseil de l’université.
«Rappelons une interview datant de mai 2024, dans laquelle la rectrice elle-même définissait la notion de normalité dans le milieu universitaire et soulignait : «La normalité ? Une université dont la gestion relève entièrement du rectorat et dont le Conseil n’assure que la haute surveillance. C’est un processus, et je pense qu’il reste encore du travail à accomplir dans ce sens. Nous essayons de revenir à cette normalité.»
Par ailleurs, l’USI souligne dans son communiqué que «dans le cadre de sa double fonction de doyen et de directeur du DLF de l’Inselspital, Claudio Bassetti s’est engagé sans relâche à renforcer la collaboration entre l’université et l’hôpital, en promouvant l’excellence dans les soins, l’enseignement et la recherche».
«Cette remarque semble aujourd’hui déterminante dans le choix de l’Université de la Suisse italienne, notamment dans la perspective du développement de la recherche dans le domaine biomédical et de la mise en place d’un hôpital universitaire», estime l’auteur de l’article du Corriere del Ticino.
Dans une interview accordé à La Regione, Claudio Bassetti affirme que l’université doit en effet être indépendante [de la politique], avec une relation clairement définie par les mandats.
Selon le futur recteur, «Une université aussi petite doit optimiser les synergies : la force de cette université, comme celle des autres, devra être supérieure à la somme des capacités et des compétences individuelles.»
Par ailleurs, il souligne l’importance de l’efficacité du financement et de l’excellence, «qui ne sera pas seulement évaluée en fonction des publications et des fonds ; l’excellence, c’est aussi la capacité à collaborer, à promouvoir les jeunes et à avoir un impact. C’est une culture de l’excellence que je souhaite définir comme plus large que ce que peut être la vision originelle du «toxic performer», du charognard qui ne vit que pour lui-même. […]
Mesurer l’excellence est une tâche difficile : il ne s’agit pas simplement de formules. J’ai choisi le terme « humanisme », mais on pourrait aussi parler de «Renaissance de l’Usi», précisément parce que je m’inspire de ces principes, de ces valeurs : la place centrale de l’homme et de la personne comme fin ultime de l’effort ; le dialogue entre les sciences exactes et les sciences humaines ; une responsabilité civique vis-à-vis de ce que l’on fait.»
À propos de son rapport à la politique, pour lui «il est clair qu’il faut comprendre les besoins, les sensibilités, voire les critiques ; c’est pourquoi je serai à l’écoute. Mais la politique ne peut dicter les politiques universitaires : elle régit les mandats, les contrats de prestations, mais il faut préserver une indépendance fondamentale. [..] Je ne ferai pas de politique au sens classique du terme ; je serai présent, comme je l’ai déjà dit, j’écouterai beaucoup. Et je prendrai également la parole.»
Face à la montée de la défiance, des « vérités alternatives » et de l’instrumentalisation politique de la recherche, la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro souligne l’urgence de défendre la science pour en protéger l’intégrité.
De retour de la conférence annuelle de l’European University Association (EUA), elle rappelle que cette tendance menace l’équilibre financier, administratif et intellectuel des universités. Un tel déclin risque d’impacter directement les étudiant·es et de conduire à des décisions fondées sur l’ignorance.
La venue de Curtis Yarvin mercredi dernier au Symposium de Saint-Gall, l’événement annuel organisé par les étudiant·es de l’Université (HSG), avait été précédée d’une vague d’indignation. L’américain est figure de proue de l’extrême droite techno-libertarienne et anti-démocrate autro-proclamé a été qualifié d’«éclaireur obscur» par le média Republik, ou d’«imposteur» par Caspar Hirschi, professeur à l’Université de Saint-Gall (St. Galler Tagblatt). Ce dernier s’interroge par ailleurs sur le fait que le Symposium lui offre une si grande exposition («Bühne), le plaçant aux côtés de l’un des politologues les plus renommés d’Europe (Ivan Krastev). «Cela a conféré une légitimité académique à Yarvin, alors qu’il n’était même pas capable de respecter la règle la plus élémentaire d’un débat, à savoir répondre aux questions. »
Malgré les tensions initiales et une lettre protestataire signé par 300 membres de la communauté universitaire, le symposium est resté remarquablement calme, aucune manifestation étudiante n’ayant éclaté à l’intérieur ou aux abords de l’université.
Lundi, des scientifiques en sciences sociales et humaines de l’Université de Saint-Gall ont organisé un débat sur la manière d’aborder les penseurs extrémistes. La plupart des intervenants n’auraient pas proposé de tribune à Curtis Yarvin.
Une question restante est si le rectorat de la HSG disposera à l’avenir d’un droit de veto officiel sur les invités aux colloques lorsque, comme dans le cas de Yarvin, la réputation de l’université est en jeu.
Il y a plus de vingt ans, la Société historique suisse (SGG) a révisé son code d’éthique pour répondre aux enjeux actuels qui traverse la discipline tels que la numérisation ou l’utilisation des outils d’intelligence artificielle.
«Vingt ans plus tard, plusieurs des problématiques abordées restent néanmoins d’actualité — parfois avec une acuité renforcée. Les menaces de poursuites judiciaires visant des historien·ne·s, ainsi que les obstacles d’accès aux sources (refus de consultation au prétexte de la protection des données, caviardages, délais prolongés arbitrairement), restent des défis de taille pour les sciences historiques, comme l’illustrent plusieurs affaires récentes.»
«Le FNS soutient 29 projets via l’instrument d’encouragement Agora. Les scientifiques recherchent activement le dialogue avec le grand public. Jamais une mise au concours Agora n’avait donné lieu à autant de requêtes.»
«Le premier sommet national sur la recherche et l’innovation, qui s’est tenu à Berne, l’a clairement montré: les échanges doivent s’intensifier. Les participantes et participants ont débattu de leurs attentes, de nouveaux formats et de recommandations. Un message central est ressorti de toutes les interventions: seule une recherche intelligible peut avoir un impact.»
La Fondation Mercator Suisse, économiesuisse et le Conseil EPF ont développé une communication sur les 10 angles morts de la Suisse. Point 6, 9 et 10 concernent les universités:
6.: Plus d’investissements dans les technologies du futur sont nécessaires (ia, données, énergies)
9.: «La distance entre l’économie, la science et la politique entraîne des réactions tardives en cas de crise et empêche toute planification prévisionnelle. Il faut raccourcir les voies de communication et mener des expériences communes.»
10.: La liberté académique est menacée. Les universités doivent se positionner encore plus activement comme des institutions inébranlables, uniquement dévouées à la connaissance scientifique.
Le 28 janvier 2026, le Conseil fédéral a décidé de proposer au Parlement la dissolution du Conseil Suisse de la Science (CSS), invoquant des conditions-cadres en changement et le recours à une expertise organisée de manière ad hoc et ponctuelle.
Le CSS ne comprend pas cette décision et la rejette fermement.
Ce podcast examine les tensions entre activisme et carrière académique, notamment lorsque des scientifiques ou des étudiants participent à des manifestations ou actions de désobéissance civile. Cet engagement peut être perçu négativement par certains employeurs, médias et collègues, avec des conséquences sur le financement de la recherche
Enfin, il est suggéré que les institutions académiques pourraient mieux soutenir leurs membres, notamment en offrant des structures juridiques et de solidarité pour ceux qui s’engagent publiquement.
L’EPFZ a inauguré son Albert Einstein School of Public Policy, un centre interdisciplinaire qui associe politique, sciences naturelles et technologie et l’administration publique afin de relever les plus grands défis sociaux de notre époque.
«C’est plus facile à dire qu’à faire», note la NZZ. En effet, comme l’a fait remarquer le Conseiller fédéral des Affaires étrangères Cassis dans un discours, les scientifiques sont du «type Excel», tandis que les politiciens sont du «type Word». Les deux dépendent l’un de l’autre. «La science sans politique est inefficace, la politique sans science est désorientée», a déclaré Cassis. Néanmoins, la science ne doit pas devenir politique. Et la politique doit continuer à peser le pour et le contre afin de transformer les connaissances en actions.
La venue du Conseiller fédéral était l’occasion d’une petite manifestation pro-palestinienne devant le bâtiment, qui s’est tenue «sans incidents».
Dans son dernier blog, Frédéric Herman, recteur de l’UNIL, souligne l’importance que la société pouisse s’appuyer, lors d’un événement, comme par exemple l’éboulement survenu à Blatten, sur une expertise solide et interdisciplinaire, comme celle que développe l’UNIL dans son Centre d’Expertise sur les Extrêmes Climatiques.
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La Suisse a lancé un nouveau réseau national de conseil scientifique, afin de pouvoir éclairer les autorités et responsables politiques avec des faits et analyses issus de la recherche. L’objectif général du réseau est d’améliorer la capacité du pays à faire face aux crises. Le réseau, qui réunit des expert·es de diverses disciplines principalement issu·es des hautes écoles et instituts de recherche suisses, comprend actuellement quatre grands thèmes: santé publique, cybersécurité, défis internationaux, désinformation (encore en phase de constitution). Les expert·es seront chargé·es d’«observer les évolutions internationales, identifier les risques potentiels pour la Suisse et, le cas échéant, fournir une expertise indépendante».
Un code de conduite garantit l’équité et la transparence du travail scientifique des membres du réseau, qui sont contraints d’adopter une posture impartiale: ils et elles sont responsables de «fournir des données et des analyses fondées sur la science, sans formuler de recommandations politiques». La sélection finale des membres est validée par les présidences des six institutions du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (BFI), dont le Conseil des EPF, swissuniversities et le Fonds national suisse (FNS).
Olga Baranova, directrice de l’organisation CH++, organisation indépendante qui milite pour une politique fondée sur les preuves et l’innovation numérique en Suisse, regrette que le manque de possibilités d’impact politique des scientifiques.