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Sujet: politique – Allemagne

Ouverture d’un bachelor en systèmes d’information et business analytics

«À la rentrée de septembre 2026, l’Université de Genève consolidera son offre de formation avec un bachelor en systèmes d’information et business analytics, rattaché à la Geneva School of Economics and Management (GSEM).

Cette nouvelle offre fait suite à la dissolution du Centre Universitaire d’Informatique (CUI), décidée en décembre 2025. Elle garantit la pérennité des formations de base, jusqu’alors dispensées par le Centre, en les inscrivant dans un cadre institutionnel stable. […]  La transformation nécessaire de l’enseignement supérieur nécessite d’importantes ressources. Cela concerne tous les acteurs – de la direction des établissements d’enseignement supérieur aux enseignants et aux étudiant·es –, tout comme les Länder (régions) et l’État fédéral.»

Les scientifiques ripostent face aux projets de l’extrême droite visant à restreindre la liberté académique en Allemagne

Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme face aux propositions du parti d’extrême droite  «Alternative pour l’Allemagne» (AfD), qui pourraient, selon eux, restreindre fortement les libertés académiques dans les universités et les instituts de recherche allemands.

L’AfD devrait s’imposer largement comme première force politique lors des élections qui se tiendront en septembre dans deux Länder allemands, la Saxe-Anhalt et le Mecklembourg-Poméranie occidentale. Bien que la majorité des partis allemands refusent actuellement de former une coalition avec l’AfD, que ce soit au niveau régional ou national, l’AfD pourrait former un gouvernement si elle disposait d’une avance suffisante. Le parti arrive d’ailleurs actuellement en tête des sondages auprès des électeurs au niveau national. La politique éducative en Allemagne relève presque entièrement de la compétence de ses 16 Länder.

En Saxe-Anhalt, où les récents sondages ont montré que le parti dépassait les 40 % d’intentions de vote, l’AfD a présenté dans son programme électoral des propositions de réformes en profondeur du système universitaire du Land, en réponse à ce qu’elle considère comme une «crise profonde» de la science allemande.

Le programme de l’AfD avance 12 propositions qui concernent les sciences en particulier, comme la sortie du système de Bologne, l’abolition des sciences de genre et des études postcoloniales, ainsi que la création d’une chaire en démographie et migration («Bevölkerungswissenschaft») et la création d’un institut de recherche critique sur l’islam.

«Comme l’ont montré les politiques climatiques et celles liées au coronavirus, même les sciences exactes ne sont plus en mesure de produire des connaissances exemptes d’idéologie. Quant aux sciences humaines, elles sont quant à elles enlisées jusqu’au cou dans un marécage de «genderisme», de postcolonialisme et d’autres discours poststructuralistes creux.» Par ailleurs, «un politiquement correct qui prend des proportions démesurées et se fait de plus en plus intransigeant étouffe les derniers vestiges de liberté d’esprit.»

La Conférence des recteurs des universités allemandes HRK collabore avec les universités afin de se préparer à l’éventualité d’une arrivée au pouvoir de l’AfD, tant au niveau régional que national. Cela implique notamment de remédier aux faiblesses des fondements juridiques et des budgets des universités, ainsi que de consulter des universitaires qui ont dû quitter des pays comme les États-Unis, où certains domaines de recherche, tels que les études de genre, font l’objet de vives critiques.

Des initiatives visent également à créer des fonds de solidarité destinés à venir en aide aux chercheurs allemands qui pourraient être contraints de quitter leur université ou leur domaine de recherche.

L’Allemagne face aux harcèlements dans le milieu universitaire

Le milieu académique allemand est confronté aujourd’hui à une crise systémique où l’abus de pouvoir et le harcèlement semblent s’accommoder de structures devenues obsolètes.

Entre hiérarchies rigides et précarité, le système actuel protège trop souvent les professeur·es titulaires au détriment des jeunes scientifiques. Ces derniers·ères, dans une situation plus précaire, peuvent être exposés à plusieurs dérives graves, comme du chantage au renouvellement de contrat, des blocages arbitraires de diplômes par les directeurs et directrices de thèse, ou encore des comportements misogynes et violents.

Face à ce constat, une analyse de la revue Nature souligne l’urgence de réformes profondes pour assainir l’ensemble du milieu universitaire. Au niveau national, la communauté scientifique accentue sa pression pour obtenir des contrats d’une durée minimale de quatre ans, garantissant une stabilité pour la durée d’un doctorat.

Parallèlement, certains départements proposent de redistribuer le pouvoir en aplanissant les rapports de force et en multipliant les postes permanents.

Friedrich Merz lance une agenda High Tech pour 18 milliards d’euro

Le chancelier allemand Friedrich Merz a lancé une Agenda High Tech qui soutiendrait les six secteurs suivants:

l’IA, la technologie quantique, la microélectronique, la biotech, la fusion et production d’énergie neutre en carbone et des technologies pour une mobilité neutre en carbone.

Outre les technologies clés, cette agenda met également en œuvre des projets dans des domaines de recherche stratégiques importants. Il s’agit de l’aéronautique et de l’aérospatiale, de la recherche en matière de santé, de la recherche en matière de sécurité et de défense, de la recherche sur les océans, le climat et la durabilité, ainsi que des sciences humaines et sociales (p.37).

Les objectifs:

  1. «Grâce à une offensive en matière d’IA, nous voulons que 10 % de notre performance économique soit basée sur l’IA d’ici 2030, augmenter la productivité du travail et faire de l’intelligence artificielle (IA) un outil important dans les domaines centraux de la recherche et des applications. […]»
  2. «Nous améliorons de manière mesurable la disponibilité et l’utilisabilité des capacités d’IA (algorithmes, données, ordinateurs, outils logiciels, puces IA) pour la science, la recherche, l’économie, l’administration et la société. […]»
  3. «Nous deviendrons un acteur central pour la prochaine génération d’IA et dans la concurrence mondiale. […]»
  4. «Nous renforçons la base de main-d’œuvre qualifiée dans les technologies quantiques. […]»

 

 

Trois axes pour renforcer la recherche et l’innovation en Allemagne

«L’Allemagne est en proie à une polycrise : guerres en Europe et dans le monde, incertitudes géopolitiques, perte de compétitivité, lenteur de la transformation de l’économie et perspective de déstabilisation du système social.» Dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement, 24 organisations de la recherche et de l’innovation ont avancé trois propositions pour «maintenir – et développer – la croissance économique et la stabilité sociale» du pays:

1. «donner la priorité à la recherche et à l’innovation»

Les  organisations préconisent d’investir 4% du PIB dans l’innovation et la recherche. «Il faut une stratégie cohérente à long terme, avec des objectifs clairs, qui tienne compte des exigences de la science et de l’industrie. C’est la seule façon de garantir la sécurité de la planification. Tous les ministères concernés doivent collaborer de manière coordonnée.»

2. Créer des espaces de liberté plutôt que de la bureaucratie

«Pour une croissance durable en Allemagne, il faut plus de courage pour la liberté et plus de confiance dans les acteurs de la recherche, du développement et de l’innovation.»

3. Développer la culture de l’accueil

«Dans le contexte des évolutions géopolitiques, l’une des priorités du nouveau gouvernement fédéral doit être de s’engager au niveau national et international en faveur d’une société pluraliste et ouverte. La coopération scientifique internationale est plus importante que jamais. Face à la pénurie croissante de personnel qualifié, nous avons besoin d’une immigration ciblée vers notre système scientifique et notre marché du travail. Cela ne fonctionnera qu’avec une culture de l’accueil, pour laquelle toutes les forces démocratiques de notre pays doivent s’engager avec véhémence.»

 

 

Deux universités allemandes annulent des conférences en présence de l’une rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniennes

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniennes occupés depuis 1967, devait s’exprimer à l’Université libre de Berlin (FU). Suite à la demande du maire de Berlin, Kai Wegner (CDU), l’université a décidé d’annuler cet événement «pour des raisons de sécurité». Kai Wegner, lui, parlait d’une «honte», car Francesca Albanese s’était «fait remarquer dans le passé par sa haine d’Israël et sa minimisation de l’organisation terroriste du Hamas».

Un autre événement avait déjà été annulé à l’Université Ludwig Maximilian de Munich (LMU). En réaction, des membres de l’Université de Munich avaient lancés une pétition en faveur de sa venue  :  «Cette annulation crée un dangereux précédent pour les universités, un précédent dans lequel le fait d’ignorer les avocats internationaux spécialisés dans les droits de l’homme et les représentants des Nations Unies devient une réalité et peut être répété. L’article 5 de la constitution allemande protège la liberté « des arts et des sciences, de la recherche et de l’enseignement » et, en tant qu’université financée par des fonds publics, la LMU, comme toutes les autres universités allemandes, doit respecter le principe de la liberté académique. Les universités doivent rester des bastions de la liberté d’expression et les échanges universitaires ne peuvent être soumis aux caprices d’une administration ou d’une autre. L’intégrité académique de la LMU est en danger.»

Le professeur qui avait invité Francesca Albanese à venir parler à Berlin, le philosophe et chercheur en sciences sociales Robin Celikates, trouve la décision de l’Université libre «très inquiétante» et un danger pour la démocratie.

Pour lui, les reproches adressés à Albanese s’inscrivent dans la lignée d’autres attaques contre l’autonomie des universités et la liberté scientifique ainsi que contre les principes et les institutions du droit international dans le monde entier. «Où, si ce n’est à l’université, une discussion ouverte et critique et un échange scientifique sur les questions fondamentales de l’approche juridique, politique et sociale de la violence guerrière devraient-ils être possibles ?», demande-t-il. Le fait que certaines personnes ne s’indignent pas de la destruction presque complète de Gaza, mais de ceux qui y font allusion, en dit «long sur la conception de la morale et du droit de ceux qui veulent empêcher de telles discussions».

Le Netzwerk für Wissenschaftsfreiheit («Réseau pour la liberté des sciences») critique la raison invoquée par la LMU de Munich pour annuler la conférence de Francesca Albanese. Le fait qu’une conférence soit intégrée dans une conférence scientifique est secondaire pour déterminer s’il s’agit d’une conférence scientifique. Néanmoins, il n’y voit pas une violation de la liberté scientifique.«D’une part, l’université a le droit et l’obligation d’empêcher la commission de délits tels que l’approbation de délits selon l’article 140 du code pénal. D’autre part, il existe de sérieux doutes quant au fait qu’il se serait agi d’une conférence scientifique. Un tel discours se caractérise par le fait qu’il diffuse des connaissances scientifiques et ne se contente pas de prendre parti unilatéralement dans un conflit politique. L’accusation de génocide, en particulier, doit être étayée par des arguments, car l’opinion dominante dans le monde scientifique ne part pas du principe d’un génocide. Chez certains critiques de l’annulation, mais pas tous, l’invocation de la liberté scientifique semble en outre peu crédible, car ils appellent eux-mêmes au boycott d’autres conférences ou nient le phénomène de l’annulation de conférences, ou diffament la discussion à ce sujet en la qualifiant de récit de droite.»

Allemagne : Les études genre dans le collimateur de l’AfD

Alice Weidel, première candidate à la chancellerie de l’AfD, a annoncé lors de la convention fédérale du parti qu’elle souhaitait abolir les études genre et virer les professeur·es concerné·es. Sociologue à l’Université de Munich, Paula-Irene Villa Braslavsky dénonce tout d’abord un manque de compréhension, surtout dans le monde scientifique, du fait que de telles déclarations touchent directement «certain·es d’entre nous, les universitaires», en particulier car de nombreuses personnes du domaine scientifique n’auraient jamais subi d’attaques aussi existentielles et directes.

Elle indique que «les études genre sont depuis longtemps devenues un symbole […] sur lequel on projette tout et n’importe quoi», alors qu’il y aurait pourtant de nombreuses questions à débattre -sur l'(in-)activisme de la science, son utilité, son (a-)politisme, etc. Elle précise que des notions comme le genre peuvent également être utilisées par le monde politique uniquement de manière stratégique et opportuniste, «parce qu’elles fonctionnent».

Pourquoi les études genre sont vues comme un ennemi ? Pour deux raisons principalement, affirme la chercheuse. «D’une part, le terme «études genre» est associé à une sorte de contrôle d’État réalisme socialiste-RDA-soviétique, la science comme «programme de rééducation totalitaire». D’autre part, le terme est considéré comme le symbole d’une décadence de prospérité négligée de l’Occident capitaliste, comme l’expression d’un efféminé démasculinisant, comme quelque chose d’artificiel, d’étranger, d’élitiste.» Néanmoins, la chercheuse reconnait que certains aspects peuvent s’avérer tout de même critiquables dans les études de genre. «Parfois, le champ semble trop auto-justifié, et parfois je nous trouve aussi trop activistes ou imprécis.»

Pour la défense du domaine, la sociologue compare la recherche sur le genre à la recherche fondamentale. La question de l’utilité est importante, mais elle passe à côté de l’objectif de la science. Elle ajoute que la science fonctionne comme la culture : si elle veut être bonne, elle a besoin d’un espace de liberté. D’un point de vue plus pragmatique, Paula-Irene Villa Braslavsky explique que «nous avons explicitement besoin des études de genre parce qu’elles nous aident à comprendre dans quelle mesure le genre joue -ou ne joue pas- un rôle dans notre vie, dans notre monde.» Finalement, la chercheuse conclut l’interview ainsi : «Nous devons faire comprendre à la société que les attaques politiques contre la science – contre les professeur·es, les champs de recherche ou les institutions – sont des attaques contre les principes fondamentaux d’une démocratie plurielle et basée sur l’Etat de droit.»

 

Les «chasseurs de plagiat» n’ont pas toujours raison

Les cas de plagiats détectés par les «chasseurs de plagiat» s’intensifient sur les plateformes en ligne. Dernièrement, le portail VroniPlag Wiki indiquait que la thèse de Manja Schreiner, sénatrice CDU des transports à Berlin, contenait 69,8 pour cent de passages plagiés. L’Université de Rostock a ouvert une enquête.

Le Professeur Stefan Weber, qui se définit comme un «chasseur de plagiat» et qui publie sur son blog tous les travaux susceptible d’être des plagiats, accusait la ministre du Travail de l’ÖVP Christine Aschbacher d’avoir plagié son mémoire et sa thèse. Madame Aschbacher a «[démissionné] de toutes ses fonctions politiques en janvier 2021 après les accusations de plagiat portées contre elle par Weber». L’enquête menée sur elle a conclu que sa thèse ne contenait aucun plagiat.

Récemment, Monsieur Weber a accusé Susanne Raab, ministre ÖVP, d’avoir plagié sa thèse de mémoire présentée en 2009 à l’Université d’Innsbruck. «À la mi-septembre, l’université d’Innsbruck a clos la procédure d’examen contre Raab «sur la base d’une enquête menée par des experts externes […]». Le département de Raab a déclaré : «L’examen de la procédure de plagiat contre la ministre fédérale Raab a montré qu’il n’y avait pas de plagiat. La procédure a donc été abandonnée»».

«[P]lusieurs procédures d’examen engagées suite aux accusations de Weber ont été abandonnées. Dernièrement, Weber a fait des reproches au chef de l’ÖBB Andreas Matthä […] et à son mémoire de fin d’études présenté à l’université de Vienne. La procédure d’examen est en cours».

 

«L’incertitude sur la collaboration avec le Royaume-Uni demeure malgré l’accord Horizon Europe»

Hauke Heekeren, Président de l’Université de Hambourg, se dit incertain quant à un retour rapide d’un partenariat avec le Royaume-Uni, à nouveau associé à Horizon Europe depuis la semaine dernière. Selon lui, «[n]ous reviendrons à la normale, de manière réaliste, probablement dans quatre ou cinq ans».

Simone Buitendijk, vice-chancelière de l’Université de Leeds (GB), est plus optimiste. Elle estime qu’il faudra deux ans pour revenir à une situation «normale». Elle explique que pendant la période de l’exclusion du Royaume-Uni d’Horizon Europe, l’Université de Leeds et l’Université de Hambourg «ont tenté de préserver les liens de recherche» et «ont mis en place un «financement de démarrage»», signe que la collaboration était désirée.

Sénatrice allemande : sa thèse serait un plagiat à 69%

Manja Schreiner, sénatrice CDU des transports à Berlin, est sous enquête depuis un mois. Le Professeur Roland Schimmel de Francfort avait mentionné sa thèse de doctorat dans un article de la Neue Juristische Wochenschrift. Selon lui, la sénatrice aurait repris des textes et ne les aurait pas correctement cités. Par la suite, elle a elle-même demandé une enquête à l’institution qui lui a remis son diplôme, l’Université de Rostock, et l’examen devrait durer jusqu’au printemps 2024.

De nouveaux éléments ont été révélés. «Le portail VroniPlag Wiki, pour lequel des experts bénévoles analysent les thèses, a indiqué mardi que 118 pages sur les 169 examinées contenaient des traces de plagiat. Cela correspond à une proportion de 69,8 pour cent. […] [De plus,] environ 19 pour cent du texte de la partie principale du travail sont des plagiats. On entend par là des reprises d’autres textes, qui ne sont pas soigneusement ou pas du tout référencées.»

«Les chercheurs veulent un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm»

Cinq chercheur·es ont sollicité plusieurs fois les autorités allemandes et les fabricants de vaccins et médicaments à ARNm pour qu’ils leur montrent les études toxicologiques sur les nanoparticules des vaccins contre le COVID-19. Andreas Schnepf, Professeur de chimie inorganique à l’université de Tübingen (Allemagne), et Martin Winkler, Professeur dans le domaine de recherche des revêtements polymères à la Haute école des sciences appliquées de Zurich, ont été interviewé et ont expliqué quels sont les motifs qui les ont amenés à proposer un moratoire sur les vaccins et les médicaments à ARNm.

Ces deux chercheurs déplorent qu’il n’y ait pas d’accès sur les résultats des tests pour l’utilisation des nanoparticules sur l’homme et se doutent de l’explication fournie par l’autorité allemande d’autorisation, l’Institut Paul-Ehrlich, à savoir: «si les nanoparticules font partie d’un produit autorisé, alors elles sont automatiquement autorisées». Il s’agit, pour les chercheurs, d’une «interprétation […] totalement nouvelle». En plus, «Pfizer aurait dû fournir de telles études de toxicité, mais ces exigences […] ont tout simplement été abandonnées lors de l’autorisation régulière des vaccins». Les chercheurs expliquent qu’«auparavant, les médicaments étaient retirés du marché parce qu’il y avait peu de décès. Maintenant, il y a des milliers de personnes gravement atteintes et beaucoup plus de décès liés à la vaccination et on continue comme si de rien n’était».

Monsieur Schnepf et Monsieur Winkler craignent que «cela devienne la norme et que cela se répète», raison pour laquelle ils demandent un moratoire sur  les vaccins et les médicaments à ARNm, et qu’ils pensent qu’un débat scientifique soit urgent.

«Universités : Ces étudiants chinois «espions» qui inquiètent Berlin»

Le 14 juillet l’Allemagne a publié le sa nouvelle stratégie à l’égard de la Chine avec le but de freiner la recherche à des fins militaires. La ministre allemande de l’Éducation, Bettina Stark-Watzinger, «a appelé à la vigilance face aux risques d’espionnage scientifique par des étudiant·es chinois·es détenteurs·trices de bourses d’État dans les universités allemandes […], [et] elle a salué la décision de l’université Friedrich-Alexander (FAU) d’Erlangen, en Bavière, qui, depuis le 1er juin, n’accepte plus de boursiers financés uniquement par le Conseil des bourses d’études de Chine («China Scholarship Council», CSC), un organisme public». En effet, des recherches diffusées par le service international de diffusion Deutsche Welle et la plateforme d’investigation Correctiv, avaient mis en lumière le fait que «les détenteurs de telles bourses doivent s’engager par contrat à être loyaux envers l’État chinois. Ceux qui ne respectent pas ces conditions doivent craindre des conséquences juridiques […]». La FAU a donc pris sa décision en estimant que «la liberté d’opinion et la liberté scientifique ancrées dans la loi fondamentale allemande ne peuvent pas être pleinement exercées par les boursiers du CSC en raison des conditions d’octroi des bourses et qu’il existe en outre un risque accru d’espionnage scientifique», explique Madame Stark-Watzinger.

Limites floues entre la science et la politique

Muriel Asseburg, «experte du Proche-Orient à la Fondation Science et Politique de Berlin», s’attire les foudres de la part de l’ambassade israélienne et se trouve mêlée à une controverse suite à une interview. La fondation pour laquelle elle travaille, «financée en grande partie par la Chancellerie fédérale, […] a notamment pour mission de conseiller le gouvernement fédéral.»

Au vu du ton de l’interview et des différentes publications de la scientifique, l’auteur de l’article considère qu’elle est devenue «du moins indirectement, une actrice politique» et qu’elle «doit vivre avec le fait que son action publique soit jugée politiquement.»

La secrétaire d’État Martina Hirayama reçoit une délégation allemande de haut niveau à Berne

«Les deux délégations de haut niveau, composées de représentants des hautes écoles, des organisations faîtières et des agences d’encouragement de la recherche et de l’innovation, ont échangé leurs points de vue sur les développements actuels dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI). […] Les nombreuses coopérations directes entre les universités, les chercheurs et les infrastructures de recherche ainsi que l’intense collaboration bilatérale dans le domaine FRI ont été soulignées. Les discussions ont également porté sur différentes possibilités d’intensifier la coopération scientifique entre les deux pays.»

L’Allemagne mise sur la Suisse pour la recherche

L’Allemagne souhaite une ouverture rapide des négociations entre l’Union européenne (UE) et la Suisse sur le « paquet Horizon ». Le ministre allemand de l’Economie Robert Habeck ainsi que la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock ont mis en avant leur soutien pour la Suisse lors d’une rencontre avec le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic.

Le « paquet Horizon » comprend les programmes-cadres de l’UE dans le domaine de la recherche et de l’innovation. La Commission européenne devrait également entamer rapidement des négociations avec la Suisse sur le programme de formation « Erasmus plus », arguent les politiciens allemands.

La ministre Annalena Baerbock justifie son engagement par les relations sociales et économiques étroites qui lient les deux pays, et qui ont particulièrement été touchées par la rupture des négociations sur l’accord-cadre. Elle souhaite pouvoir rétablir des relations commerciales stables et juridiquement sûres entre l’UE et la Suisse, surtout dans le domaine de la technologie médicale.

Le prix du libre accès en Allemagne

En Allemagne, Project Deal, un consortium de plus de 700 bibliothèques, universités et instituts de recherche a dévoilé un accord fait avec Wiley, une grande maison d’édition scientifique. L’idée de ce projet est de promouvoir l’édition en libre accès. L’accord donnera au consortium l’accès à plus de 1500 revues publiées par Wiley.
L’Allemagne paiera 2750 euros à Wiley par article publié, une somme qui semble élevée pour Leo Waaijers, défenseur du libre accès. En effet, il déclare que jusqu’ici «dans le cadre d’un accord similaire aux Pays-Bas, les chercheur·euse·s néerlandais·es ne payent que 1600 euros par papier à Wiley […] C’est le même procédé, le même produit, alors pourquoi une telle différence de prix?»
Avant d’être publique, la question du financement serait restée un certain temps secrète, ce qui poserait problème selon Leo Waaijers car «il s’agit de fonds publics. Et si d’autres pays signent des accords similaires et que les détails sont rendus publics, le jeu de la comparaison des prix peut commencer.» Ces pressions pourraient, selon les défenseurs du libre accès, amener à des réductions des frais de publication.

En Allemagne, des scientifiques renommés s’engagent pour la publication en libre accès

Cinq scientifiques allemands renommés ont quitté leurs positions éditoriales dans les revues publiées par Elsevier, d’autres suivront. Il s’agit de la dernière étape dans une bataille au sujet des politiques de libre-accès et les contrats entre la maison d’édition et un consortium de bibliothèques, universités et instituts de recherche allemands.

Les chercheur·euse·s préconisent un nouveau modèle de payement qui ferait que tous les documents créés par des chercheur·euse·s en Allemagne soient en libre-accès.