Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: évaluation – chercheur·e·s

«Je reçois un torrent d’études de mauvaise qualité produites par l’IA»

Mohammad Hosseini, chercheur spécialisé en éthique et intégrité dans la recherche à l’Université Northwestern et éditeur d’un journal scientifique, observe que de plus en plus d’études suivent la même formule: les scientifiques trouvent des bases de données publiques, les donnent à une IA, et génèrent ainsi une «belle étude».

En 2021, son journal recevait 160 soumissions. Cette année, il a déjà reçu plus de 800 de demandes de publications, ce qui pose des problèmes importants pour l’évaluation de la qualité des recherches.

Il estime que «Faire valoir l’éthique et la morale, promouvoir les bonnes pratiques, cela ne fonctionne pas. Il serait plus efficace de créer des régulations basées sur des lois existantes.» Les citations inventées par l’IA pourraient par exemple être considérées comme une faute professionnelle, ce qui aurait comme conséquence des sanctions et la perte des financements, voire des diplômes.

Le NIH propose une refonte en profondeur de son système d’évaluation des demandes de subventions de recherche

«Les Instituts nationaux de la santé (NIH) des États-Unis ont proposé de revoir leur processus de sélection des projets de recherche à financer, ainsi que la manière dont ils communiquent les résultats de ces délibérations. […] Cependant, compte tenu de l’influence croissante des responsables politiques nommés dans les décisions relatives aux subventions fédérales sous l’administration du président américain Donald Trump, certains scientifiques estiment que la suppression de la transparence quant à la manière exacte dont une proposition a été notée pourrait ouvrir la voie à de nouvelles ingérences politiques.»

Quand la meilleure décision est de ne pas en prendre : l’essor de la randomisation dans le financement de la recherche

Si les évaluateurs ne sont pas en mesure de distinguer de manière fiable les meilleures demandes de bourses, pourquoi devraient-ils prétendre le contraire ? Une nouvelle vague de bailleurs de fonds, dont le FNS, se tourne vers les tirages au sort pour départager les candidatures ex æquo.

Réactions sur l’affaire du plagiat présumé à Cambridge

Le professeur en sociologie Jason Arday, de l’université de Cambridge en Angleterre, a démissionné. On lui reproche des cas de plagiat et d’inexactitudes dans ses travaux scientifiques.

Il a mené des recherches sur son histoire personnelle en lien avec les retards de développement et l’autisme.  Caspar Hirschi, professeur d’histoire de la science à l’Université de Saint-Gall et auteur d’un livre sur l’expertise dans le débat public, estime qu’il lui manquait de distance critique par rapport à son expertise. «Les universités de pointe ont repris l’expertise d’Arday sans aucune critique, sans vérifier ce qui était vrai et ce qui ne l’était pas dans ses déclarations», affirme-t-il. L’assurance qualité de l’université n’a pas été respectée. (SRF)

Dans sa première réaction aux critiques adressées à Jason Arday, la Faculté d’éducation de l’université de Cambridge a succombé à un raisonnement erroné, caractéristique des milieux idéologiquement homogénéisés : le syndrome du «shoot-the-messenger». Au motif que l’un des détracteurs les plus virulents d’Arday, Nathan Cofnas, avait diffusé des théories racistes, on en a conclu que les accusations devaient nécessairement être fausses. (Caspar Hirschi via LinkedIn)

Par ailleurs, lorsque les premières critiques se sont fait entendre, le sociologue ne s’est pas défendu sur le plan scientifique, mais a immédiatement pris des mesures juridiques et policières à l’encontre de ses détracteurs, notamment un journaliste du Times Higher Education

L’Université de Cambridge a ouvert une enquête sur ce professeur de sociologie «qui s’inscrira dans le cadre d’une enquête plus large sur le recrutement des universitaires de haut niveau. (Times Higher Education)

L’historien saint-gallois estime qu’«[i]l reste judicieux d’encourager la diversité des profils et des parcours de recherche au sein des universités, dans la mesure où cela contribue à renforcer la culture de la réflexion critique et du scepticisme organisé au sein des communautés scientifiques. Toutefois, si les préoccupations en matière de diversité conduisent à un abaissement des normes de qualité à l’égard de certaines personnes ou de certains groupes, ou à la formation de cloisonnements idéologiques, elles manquent alors leur objectif.» (Caspar Hirschi via LinkedIn)

 

 

USA : Le sénat s’oppose à la réforme du financement de la recherche scientifique

«Des sénateurs américains des deux bords politiques ont publié le 2 août un projet de loi de finances qui, s’il était adopté, suspendrait temporairement une proposition ambitieuse et controversée de la Maison Blanche visant à réformer la recherche scientifique financée par le gouvernement fédéral. Cette proposition, qui a pour objectif déclaré d’améliorer «la transparence, la responsabilité et le contrôle» des fonds fédéraux, contient des dispositions qui redéfiniraient le paysage scientifique américain, notamment en confiant à des responsables politiques nommés l’examen des subventions fédérales et en restreignant la collaboration entre les scientifiques américains et leurs homologues internationaux. Si elle est adoptée, cette réglementation de la Maison Blanche pourrait entrer en vigueur le 1er octobre.»

Les associations de défense de la science ont salué le projet de loi de la commission sénatoriale qui permettrait d’éviter la fermeture des services publics, mais également de préserver des processus scientifiques comme par exemple l’évaluation par des pairs. (Nature)

L’éditeur du Washington Post loue la proposition de réforme, particulièrement pour réduire la bureaucratie dans les sciences, mais défend l’importance de la mobilité scientifique, ayant un impact positif sur la prospérité américaine.

 

Les articles dont les rapports d’évaluation par les pairs sont accessibles au public sont moins susceptibles d’être rétractés

Une étude a révélé que les articles dont les rapports d’évaluation par les pairs sont accessibles au public sont moins susceptibles d’être rétractés que ceux dont les rapports ne sont pas rendus publics. Selon les auteurs, cela pourrait, dans certains cas, refléter une plus grande confiance de la part des scientifiques qui choisissent de rendre le processus d’évaluation transparent.

La Lettonie lance un projet pilote visant à associer les citoyens à l’évaluation des subventions de recherche

La Lettonie a introduit une dimension de participation citoyenne dans l’évaluation des subventions de recherche financées par l’État. L’objectif est à la fois de renforcer les liens entre la science et la société et d’améliorer la qualité de ces évaluations.

Cette initiative intervient alors que les organismes de financement de la recherche à travers l’Europe expérimentent différentes méthodes pour améliorer les processus d’évaluation, dans un contexte où l’impact de la science sur la société fait l’objet d’une attention accrue.

La Maison Blanche propose une refonte en profondeur du financement de la recherche scientifique aux États-Unis

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme face à une proposition «ambitieuse» de la Maison Blanche qui pourrait bouleverser en profondeur le fonctionnement de la recherche financée par le gouvernement fédéral. Les règles proposées confieraient aux responsables politiques le contrôle de toutes les subventions fédérales ; réduiraient l’importance de l’évaluation par les pairs ; imposeraient davantage de restrictions à la participation des bénéficiaires de subventions à des réunions ; limiteraient les collaborations entre les scientifiques américains financés par le gouvernement fédéral et leurs homologues étrangers ; et restreindraient le soutien financier fédéral à la publication des résultats des scientifiques américains dans des revues scientifiques. (Nature)

Par ailleurs, l’administration Trump a proposé de réduire de moitié le budget de l’agence National Science Foundation (NSF) et de supprimer purement et simplement la division Social, Behavioral, and Economic Sciences (SBE) au cours du prochain exercice budgétaire. Cette dernière finance environ 63 % de la recherche universitaire en sciences psychologiques et sociales. (The Atlantic)

Selon la American Geophysical Union, «des catégories entières de recherche se verraient de fait privées de financement fédéral, notamment les travaux recourant à des cadres analytiques axés sur les effets disparates — fondement méthodologique de la recherche en santé publique, de la science de la justice environnementale et des sciences sociales qui étudient la répartition inégale des risques climatiques, de la qualité de l’air et de la vulnérabilité aux catastrophes. Cette règle limiterait également tout travail que l’administration estime impliquer des pratiques DEI ou ce qu’elle qualifie d’« idéologie du genre ».  Par ailleurs, un juge fédéral a bloqué la tentative de la NSF de démanteler le National Center for Atmospheric Research NCAR. (American Geophysical Union)

CoARA à l’Unil : Plan d’action pour une évaluation de la recherche responsable

Signataire depuis 2023 de l’accord international Agreement of Reforming Research Assessment (CoARA), l’Unil veut moderniser ses pratiques d’évaluation scientifique. Ce plan vise à accentuer la diversité et la transparence des contributions académiques, en valorisant une approche dynamique collective et participative.

Engagée au sein du Swiss Chapter pour partager ses ressources, l’université détaille désormais ce projet sur une nouvelle page web dédiée.

Lettre ouverte concernant le 6e appel NCCR et le financement des sciences humaines et sociales en Suisse

«Le 30 janvier 2026, le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a annoncé la sélection de six nouveaux Pôles de recherche nationaux (PRN) pour la période 2026-2029, représentant un financement fédéral de 98,7 millions de francs suisses. Le communiqué officiel indique qu’aucun des six programmes approuvés ne relève des sciences humaines et sociales (SHS). Cette décision nous conduit à exprimer nos vives préoccupations, car elle révèle un déséquilibre structurel dans le financement de la recherche en Suisse.»

«Penser la recherche autrement : comment l’université de Lausanne se rêve en laboratoire de la transition écologique»

«L’établissement s’est lancé dans une révolution avec le lancement d’assises pour modifier en profondeur ses pratiques. Un panel de 70 volontaires réfléchit à de nombreux enjeux liés à la transition écologique, avec la possible remise en cause de piliers académiques.»

Le Centre suisse de compétence pour l’intégrité scientifique est opérationnel

«Depuis le 1er janvier 2026, la Suisse dispose d’un Centre de compétence pour l’intégrité scientifique, dont la présidence est assurée par le professeur émérite Edwin Constable et la direction par Viviane Premand, docteure en droit. Le Centre de compétence enregistre d’une part les procédures, les sanctions et les mesures relatives à l’intégrité scientifique en Suisse annoncées par les hautes écoles et les institutions du domaine et, d’autre part, épaule les hautes écoles en matière d’intégrité scientifique.»

La communauté scientifique salue globalement l’orientation prise pour le FP10

Horizon Europe entame ses deux dernières années avant une refonte prévue en 2028 avec le 10e programme-cadre (FP10). La Commission européenne teste une approche plus orientée vers l’innovation, avec des appels à projets moins prescriptifs, moins nombreux et des programmes de travail fortement réduits (–33 % en volume, –35 % de sujets).

Cette simplification s’accompagne d’un recours accru au financement forfaitaire (lump sums) et à des appels en deux étapes. Si la communauté scientifique accueille globalement positivement cette évolution, elle souligne que la simplification est inégale selon les thématiques : certains clusters restent très détaillés.

Les scientifiques s’inquiètent toutefois de l’impact sur le système d’évaluation. Des appels plus ouverts exigent davantage d’autonomie et d’expertise de la part des évaluateurs, sans que la Commission n’ait encore précisé comment elle garantira la qualité, la cohérence et la crédibilité des évaluations.

Autre enjeu majeur : le risque d’explosion du nombre de candidatures. Les taux de succès sont déjà très bas (jusqu’à 1 % dans certains appels) et pourraient encore diminuer, notamment avec l’usage croissant de l’IA générative pour rédiger les propositions. Cela pourrait pénaliser surtout les nouveaux entrants, les petites structures et les idées très exploratoires.

La Commission souhaite aussi financer moins de projets mais de plus grande taille. Cette orientation suscite des critiques : lourdeur administrative, budgets insuffisants par partenaire et risques pour l’innovation, en particulier pour la recherche à haut risque. Plusieurs acteurs·rices plaident pour maintenir une diversité de formats, y compris des projets plus courts, plus flexibles ou par étapes.

Enfin, certains estiment que la baisse des taux de succès révèle surtout un sous-financement structurel de la recherche et de l’innovation en Europe, plutôt qu’un simple effet des appels moins prescriptifs.

Le FNS prévoit des restrictions dans l’encouragement des projets

«Pour faire face à la forte hausse de la demande de subsides, le FNS prévoit des restrictions dans l’Encouragement de projets. Le but est de préserver la qualité de la procédure d’évaluation et de stabiliser les taux de succès.»

Le FNS mène une réflexion sur des nouvelles mesures à introduire en 2026, comme:

  • une limitation à deux subsides par scientifique au maximum, l’un d’entre eux devant concerner un projet Lead Agency / Weave / ICIS.
  • une limitation à une requête par chercheur·e sur une période de 12 mois
  • une exclusion des requérant·es à l’étranger en dehors des projets Lead Agency / Weave / ICIS.
  • une revue à la baisse des plafonds budgétaires des projets soumis

 

Un «réseau d’incitations» dans la recherche limite la liberté académique

Maria Leptin, présidente du Conseil européen de la recherche (CER), principal bailleur de fonds européen pour la recherche fondamentale, avance lors d’une conférence qu’une «réduction insidieuse de la liberté» est en train de se produire dans le monde universitaire. Cette menace est distincte de l’«oppression» exercée par les gouvernements sur les universités et les scientifiques dans les régimes populistes tels que les États-Unis et la Hongrie.

Il existe un «réseau d’incitations» qui «ne favorise pas nécessairement la liberté [de recherche] », a-t-elle déclaré. Ce réseau comprendrait à la fois les «appels constants à l’impact» lancés par les gouvernements, la pression pour publier dans des revues à fort impact et le manque de perspectives de carrière qui empêche les scientifiques de «prendre des décisions risquées, pourtant absolument nécessaires à la recherche».Une autre «demande constante d’impact» concerne les exigences des organismes de financement de la recherche et des gouvernements qui souhaitent que la science résolve les problèmes sociétaux.

Ce discours intervient à un moment où les décideurs politiques à Bruxelles négocient l’avenir du financement européen de la recherche et de l’innovation.

La communauté scientifique salue le projet de bourses «loterie» dans le cadre d’Horizon Europe, à condition qu’il soit bien mené

Plusieurs acteurs de la communauté scientifique soutiennent l’idée d’introduire un système de tirage au sort dans le financement de la recherche européenne (Horizon Europe), à condition que les meilleures propositions gardent les meilleures chances d’obtenir des fonds.

Selon Kamila Kozirog, de l’Association européenne des universités, l’introduction d’un élément de randomisation pourrait réduire les biais et alléger la charge de sélection, mais elle devrait se limiter à des tirages au sort de départage, lorsqu’un petit nombre de projets reçoivent exactement les mêmes notes.

La Commission européenne prévoit d’expérimenter ce type de tirage au sort pour départager les ex æquo, dans le but de lutter contre la sursouscription  («oversubscription») du programme : en 2025, seuls 12 % des projets soumis ont été financés. Cependant, il ne s’agira pas d’un pur hasard : les tirages seront conditionnels, combinés à une évaluation, plus traditionnelle, par les pairs.

Aujourd’hui, les départages reposent sur une procédure complexe à cinq critères (couverture des objectifs de l’appel, excellence, impact, équilibre hommes-femmes, etc.), utilisée dans 22 % des cas entre 2021 et 2023. Ce système est jugé chronophage et parfois subjectif, bien qu’il ait le mérite de promouvoir certaines valeurs européennes comme l’égalité de genre.

Certains experts, comme Jörg Schmiedmayer (Université technique de Vienne), estiment que le tirage au sort pourrait être utile uniquement pour les projets proches du seuil de financement, tandis que les meilleurs projets devraient être financés directement. D’autres suggèrent de limiter le nombre de candidatures par institution afin de réduire le volume de dossiers et d’améliorer leur qualité.

Enfin, plusieurs évaluateurs soulignent que les vrais ex æquo sont rares et que la solution la plus efficace serait d’augmenter le budget consacré à l’excellence scientifique, plutôt que de recourir largement au hasard.

«Les statisticiens doivent s’engager pour une meilleure littératie des données»

Deux scientifiques de l’UNIL, Fabienne Crettaz von Roten, professeure, et Esther Eustache, première assistante de l’ ISSUL, ont écrit: «Il est essentiel que les statisticiens poursuivent et renforcent leurs efforts pour rendre les données accessibles et compréhensibles par tous. Mais encore faut-il leur en donner les moyens, la formation et la reconnaissance. Universités, administration, institutions de recherche: toutes doivent soutenir ces démarches, les valoriser dans les carrières, et encourager les collaborations entre statisticiens, journalistes et acteurs de la société civile. Il est de la responsabilité des scientifiques, mais aussi des décideurs, des médias et du système éducatif, de construire les conditions d’un dialogue entre les données et la population.»

Sorbonne tourne le dos au classement des universités THE

L’Université de la Sorbonne (France) a annoncé son retrait du classement Times Higher Education (THE), rejoignant un mouvement croissant d’universités qui rejettent les palmarès internationaux jugés réducteurs et opaques.

Selon sa présidente, Nathalie Drach-Temam, ces classements fonctionnent comme des « boîtes noires » : leurs méthodes manquent de transparence, posent des questions éthiques et ne reflètent pas la diversité des missions universitaires (recherche, enseignement, engagement sociétal). La Sorbonne dénonce l’usage d’indicateurs quantitatifs amalgamés en un score unique, incapable de représenter la richesse des activités d’une université.

Ce retrait s’inscrit dans un mouvement international : des universités comme Yale, Harvard, Columbia, ou encore Zurich, ont déjà quitté les classements tels que US News, QS ou THE, pour privilégier des évaluations basées sur la qualité réelle plutôt que sur la quantité de publications.

La Sorbonne souligne que ces méthodologies, centrées sur les revues anglophones, biaisent les résultats au détriment des sciences humaines et sociales et négligent des dimensions essentielles comme l’inclusion, le développement durable ou le dialogue science-société. De plus, elles peuvent inciter les universités à adopter des stratégies superficielles pour améliorer leur rang, au lieu de renforcer durablement la qualité.

Membre de la Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA), la Sorbonne soutient une réforme des méthodes d’évaluation afin de redonner aux établissements le contrôle de leurs critères. Elle participe aussi au classement Leiden, jugé plus transparent et fondé sur des données ouvertes.

Dans la même logique, l’université quitte la base de données Web of Science (Clarivate), critiquée pour son caractère fermé et son biais linguistique. Elle se tourne désormais vers des plateformes ouvertes et collaboratives comme OpenAlex, promouvant un modèle où les universités reprennent la maîtrise de leurs données et les rendent accessibles à la société.