Souvent, les universités recrutent des personnes qu’elles jugent «adaptées». Mais si cette approche peut sembler prudente, elle sert souvent à préserver le statu quo plutôt qu’à faire progresser les disciplines dont dépendent les universités, estime Peter Sutoris, professeur associé à l’Université de Leeds.
Le « bon profil », dans sa forme la plus simple, consiste à répondre à un besoin immédiat. Un module doit être enseigné, un programme a besoin d’un responsable, un poste administratif doit être pourvu. Le département identifie ses lacunes et recrute la personne qui correspond à ce besoin.
Mais les départements ne sont pas seulement des unités administratives ; ce sont des environnements intellectuels vivants et dynamiques. Pour rester pertinents, ils doivent recruter les meilleurs scientifiques qu’ils puissent trouver : ceux qui posent des questions auxquelles aucun comité de recrutement ne s’attendait, qui redéfinissent leur discipline et attirent les étudiant·es grâce à la vitalité de leurs travaux.