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Sujet: employabilité des diplômé·e·s

Il y a autant d’universitaires que d’apprentis au chômage dans le canton de Vaud

Depuis 2010, le taux de chômage des diplômé·es apprentis a baissé de 6% à 4% et celui des diplômé·es universitaires et HES a monté de 3 à 4%, si l’on se fie aux derniers chiffres de statistiques Vaud. Il s’agit d’une situation inédite que viendra éclairer un spécialiste d’insertion professionnelle Gilles Vuille, directeur ad intérim à la fondation Mode d’emploi sur la question de l’employabilité des diplômé·es.

Il dit qu’ il y a dorénavant une grande concurrence entre ces différentes personnes de formation tertiaires qui sont diplômées mais n’ont pas forcément un diplôme qui est associé à un métier clairement identifié et cela peut parfois être un frein lors de la recherche d’emploi.

Il estime qu’il n’y a pas trop d’universitaires, «il y a une adéquation avec la demande du marché de l’emploi qui doit trouver cet équilibre et ce lien est peut-être encore à construire plus fortement, les HES le font avec des stages sur le premier marché pendant le cursus scolaire, mais pas forcément dans toutes les filières. Cela veut dire que c’est préférable aujourd’hui de terminer sa formation avec déjà une option bien définie de la profession qui sera la nôtre par la suite plutôt qu’un diplôme universitaire qui reste encore très large.»

Il serait donc payant d’avoir une spécialisation, compléter un diplôme universitaire, un master avec une formation plus pratique, tout comme effectuer des stages pendant les études et pendant les vacances.

«Doctorats en Suisse: une croissance soutenue et de bonnes perspectives professionnelles»

«Entre 2010 et 2024, le nombre de docto­rants dans les hautes écoles suisses a augmenté de 29%. Cette hausse est presque exclusivement due à une augmentation du nombre de doctorants dans les domaines de la médecine, des sciences techniques et des sciences exactes et naturelles. Les hautes écoles universitaires sont en mesure de faire face à cette augmentation tout en garantissant à leurs doctorants de bonnes conditions de réalisation de leur thèse. Enfin, sur le marché du travail, les personnes titulaires d’un doctorat ont en moyenne un taux de chômage plus faible et des revenus plus élevés que les personnes ayant obtenu un diplôme de bachelor ou de master.»

Le doctorat, c’est bon pour l’emploi et pour la société

Luciana Vaccaro, rectrice des HES-SO et présidente de swissuniversities, balaie les critiques souvent adressées au doctorat en suisse. Souvent jugé, à tort, trop élitiste et déconnecté du marché, ce titre académique fait face à des idées reçues tenaces, particulièrement en période de coupes budgétaires.

Soutenue par un rapport du Conseil suisse de la science qui dément ces idées reçues, elle souligne que les doctorant·es affichent un taux de chômage très bas et que leurs compétences analytiques s’avèrent essentielles dans un monde en pleine mutation technologique.

«La crainte du chômage grandit chez les étudiants»

«À l’approche des inscriptions, l’employabilité pèse autant que la passion dans le choix d’un cursus, car toutes les hautes écoles ne garantissent pas un emploi.»

Stefan C. Wolter, économiste de l’éducation appelle à la prudence face à une réalité devenue extrêmement mouvante, avec les facteurs de la situation géopolitique et les transformations technologiques (en particulier l’avancée de l’IA) qui s’additionnent, où «aucune profession ne peut se considérer durablement à l’abri». «Pour l’heure, ce sont les domaines liés aux relations humaines, comme la santé ou le social, qui semblent les plus résistants.

[Stefan C. Wolter vient de publier le Rapport sur l’éducation en Suisse 2026.]

 

IA: «On ne peut pas laisser seule une partie de la population avec des compétences obsolètes»

En bouleversant le monde professionnel, l’intelligence artificielle remet plus que jamais en question les compétences acquises sur les bancs des hautes écoles. Luciana Vaccaro, présidente de Swissuniversities et rectrice de la HES-SO, souligne dans ce contexte l’importance de la valorisation de la formation continue, particulièrement pour les personnes qui ont plus de 45 ans: «On ne peut pas laisser une partie de la population avec des compétences qui deviennent obsolètes porter seule la responsabilité de sa formation.» Dans ce cas de figure, «L’État peut aussi intervenir, par exemple via des mesures de défiscalisation pour encourager les entreprises et les individus à investir dans leur formation.»

 

Les recruteurs d’entreprise face à l’IA

La pertinence des diplômes universitaires pour certains cursus est remise en question face aux bouleversements générés par les IA. Certains recruteurs sembleraient privilégier des compétences pratiques comme la résolution de problème, le travail d’équipe, la créativité et l’esprit d’entreprise. De plus, l’utilisation des IA et chatbots pourrait dévaloriser certains cursus en privilégiant la paresse et la tricherie.

Un questionnement est également mené sur l’adaptation des établissements d’enseignement supérieur pour rester pertinents à l’ère de l’IA.

L’EPFZ prévoit la création d’une «Learning Factory» à Zoug

À l’avenir, les étudiants de l’Ecole polytechnique de Zurich et les entreprises industrielles auront l’opportunité d’apprendre ensemble et les uns des autres à Zoug. La ville et le canton de Zoug ont présenté aujourd’hui le projet «ETH Learning Factory Zug». Dans une interview, le recteur Günther Dissertori évoque les objectifs et la vision de ce projet.

«Nous avons les études mais pas l’expérience»

«Le taux de chômage des jeunes a progressé de plus de 13% en l’espace d’un an pour se fixer au-dessus des 3%. […] Le chômage des jeunes touche essentiellement les diplômés du secteur tertiaire. » Un chercheur en sociologie témoigne notamment de la précarité de la carrière académique: «Se lancer dans une carrière académique est quasi suicidaire. L’horizon est bouché car les places de travail sont très rares en Suisse.»

Diplômé·e bien formé·e mais sans expérience, «l’enfer du premier job»

Le chômage des jeunes, qui touche majoritairement les diplômé·es du secteur tertiaire, progresse à grande vitesse. «Ralentissement conjoncturel du secteur privé, concurrence de l’IA, austérité budgétaire de la Confédération et de certains cantons contribuent au stress financier.»

Un docteur en sociologie décrit le parcours académique comme extrêmement précaire : les débouchés sont très limités en Suisse, ce qui pousse nombre de chercheur·euses à s’expatrier au prix de sacrifier sa vie sociale. Le Courrier souligne qu’en Suisse 80% du travail de recherche académique est effectué par des employé·es à durée déterminée. De son côté, une diplômée en sciences sociales relève le fort déséquilibre entre le nombre de candidat·es et les postes disponibles. Les jeunes diplômé·es se retrouvent en concurrence avec des profils plus expérimentés, disposant de plusieurs années de pratique professionnelle.

Raphaël Schmid, directeur général d’Interiman Group, recommande aux personnes en recherche d’emploi de mobiliser leur réseau, de renforcer leurs compétences linguistiques et de recourir à un accompagnement professionnel. Il estime par ailleurs que des étapes transitoires, comme un stage ou un contrat à durée déterminée, peuvent constituer un passage clé vers un emploi stable.

«En cas de doute, les jeunes devraient choisir la formation professionnelle»

«Les diplômés sont de plus en plus touchés par le chômage, tandis que la tendance à l’académisation se poursuit – surtout dans les villes. Selon les données les plus récentes, la formation professionnelle offre une plus grande sécurité au travail – et diverses options pour progresser dans sa carrière.»

A qui hésite entre formation académique ou professionnelle, Ursula Renold, qui a suivi un apprentissage bancaire dans sa jeunesse et est aujourd’hui professeure de systèmes éducatifs à l’EPFZ souligne la valeur de l’apprentissage: «Je conseille aux parents et aux jeunes : en cas de doute, ils devraient choisir la formation professionnelle.»

Une analyse de la fédération des employeurs montre que le nombre de diplômés au chômage a augmenté de 70% depuis 2010. Cette hausse ne peut être attribuée qu’en partie au nombre croissant d’étudiants diplômés, notamment dans les hautes écoles spécialisées. Les diplômés de l’apprentissage constatent le contraire : leur taux de chômage a baissé de 40% au cours de la même période, alors que le nombre d’apprentis n’a diminué que de 6%. Les personnes ayant suivi une formation professionnelle supérieure seraient les plus performantes sur le marché du travail.

«Il s’agit là d’un défi pour les universités», qui continuent de privilégier une formation académique centrée sur la recherche, alors que seule une minorité des étudiant·es se destinent à ce domaine. Les programmes d’études «ne sont guère orientés vers les exigences du marché du travail» et «refusent une plus grande référence à la pratique en faisant référence à la pertinence de la pensée critique et à la liberté de recherche et d’enseignement». Plusieurs filières, en particulier dans les sciences humaines, les arts ou les cursus interdisciplinaires, enregistrent des taux de chômage relativement élevés.

Patrick Chuard-Keller, économiste en chef des employeurs, dénonce un «écart croissant entre l’offre d’éducation et le marché du travail».

«La valeur des diplômes s’est effondrée. L’IA change tout. »

«Dans un livre-choc, le chirurgien et conférencier français Laurent Alexandre plaide pour «l’arrêt des études». Selon lui, les universités doivent changer pour intégrer l’intelligence artificielle dans les cursus.» Il avance: «Il est essentiel de connaître l’histoire pour avoir une capacité prospective. Les jeunes doivent apprendre à entreprendre, à réfléchir, à devenir les entrepreneurs de l’IA.»

«La pénurie de main-d’oeuvre qualifiée recule en Suisse»

Selon une étude du groupe Adecco Suisse et du Moniteur du marché de l’emploi suisse (SMM) de l’Université de Zurich, «la pénurie de main-d’œuvre qualifiée a continué de diminuer en Suisse en 2025, pour la deuxième année consécutive, en raison du ralentissement économique. […] Si la demande en personnel qualifié reste particulièrement forte dans les secteurs de la santé, de la construction et de la technologie, elle est en revanche en baisse dans les professions administratives, informatiques et financières.» Les employé·es administratif·ves et commerciaux·ales, ainsi que les professions liées aux technologies de l’information, à la communication et à l’informatique, connaissent une baisse «significative» de pénurie de main-d’œuvre, ces groupes étant particulièrement exposés à l’intelligence artificielle (IA), note l’étude. «Cette pénurie en perte d’ampleur s’explique d’une part par un recul du nombre de postes vacants (-8%), mais aussi par la progression du nombre de demandeurs d’emploi (+17%) dans le pays par rapport à l’année précédente, le taux de chômage étant passé de 2,3% en 2024 à 2,8% en 2025.» La pénurie de main-d’œuvre a diminué le plus en Suisse alémanique (-23%), contre -17% pour la Suisse romande.

Jeunes diplômé·es au chômage

Alors que le nombre d’universitaires au sein de la population suisse augmente (1/5 de la population en 2010, 1/3 aujourd’hui), le nombre de demandeur·euses d’emploi diplômé·es de l’enseignement supérieur s’amplifie également. Le journaliste de la NZZ Albert Steck parle d’une «académisation croissante de la formation», conséquence des changements rapides dans le monde professionnel: «les artisan·nes ont été remplacés par des travailleur·euses du savoir formés à l’analyse». Selon Patrick Chuard, économiste en chef de l’Association suisse des employeurs, un écart se creuse entre la production de notre système éducatif et la réalité du marché du travail. Il a analysé l’évolution du chômage et en a conclu que l’enseignement supérieur protégeait de moins en moins contre la perte d’emploi. «Depuis 2010, le nombre de chômeurs titulaires d’un master universitaire a augmenté de 70 %. La tendance est inversée pour les actifs ayant une formation professionnelle de base. Pour eux, le nombre de chômeurs a diminué de 40 %.»

Il y a 20 ans, le nombre de personnes universitaires inscrites aux offices de placement représentait 10% du chômage. Aujourd’hui, il s’agit de 34%. Les chiffres de la Confédération montrent que cette proportion a fortement augmenté, surtout au cours des trois dernières années. Il s’agit souvent de personnes ayant des diplômes techniques ou scientifiques. «Un doctorat de l’EPF a longtemps été considéré comme la garantie d’un poste fixe, alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui», explique Martin Widmer, directeur adjoint de l’office de placement de Zurich-Selnau. Selon l’office du travail de Zurich, les universitaires sont en moyenne de plus en plus longtemps sans emploi. Alors qu ‘il y a deux ans, ils·elles étaient réemployé·es aussi vite que la moyenne cantonale, ils·elles ont besoin aujourd’hui d’un mois de plus. Mais les raisons de la hausse du taux de chômage parmi les universitaires sont multiples: Jeremias Klaeui, économiste au centre de recherche conjoncturelle de l’ETH, évoque en particulier la grande incertitude économique actuelle et les améliorations constantes des systèmes IA. Il existe également un ruissellement dû au nombre toujours plus grand de diplômé·es: «les emplois réguliers sont souvent attribués à des cadres excédentaires, les postes d’entrée aux personnes ayant plusieurs années d’expérience professionnelle. Et ceux qui veulent se lancer à nouveau sont laissés pour compte».

D’autres causes? La concordance entre exigences du marché du travail et jeunes diplômé·es qui fonctionne de moins en moins bien; l’automatisation qui touche aujourd’hui de plus en plus les employé·es de bureau et les étudiant·es (au contraire d’avant qui supplantait surtout les professions artisanales et industrielles); l’enseignement supérieur qui a souvent l’inconvénient d’être moins proche du marché et donc de moins pouvoir réagir aux changements.

Un tiers des chômeurs sont des jeunes diplômés universitaires

«Les jeunes diplômés universitaires peinent de plus en plus à trouver un emploi en Suisse. Leur part dans la population au chômage est passée de 27% à plus de 34%, alors que leur présence globale sur le marché du travail n’a augmenté que de 1%, rapporte, lundi, le «Tages-Anzeiger». Les métiers académiques comme développeur, prof de langues ou spécialiste marketing sont particulièrement touchés.» (20 minutes)

L’IA serait partiellement en cause, indique une étude récente du centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ (KOF).

La pénurie de personnel qualifié s’aggrave dans les professions libérales

«Le manque de personnel qualifié s’aggrave en Suisse dans les professions libérales. Environ 70% des actifs dans des métiers comme la médecine, l’architecture, la physiothérapie, le notariat ou le conseil en orientation considèrent la pénurie de personnel comme un problème majeur dans leur secteur.» (RTS)

L’Union suisse des professions libérales (USPL) «réclame désormais des mesures pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, telles que l’augmentation du nombre de personnes en formation dans les domaines de la santé et de la technique, ainsi que la hausse des tarifs, en particulier pour les médecins généralistes, pédiatres, physiothérapeutes, psychologues, chiropracteurs et orthophonistes indépendants. […] De plus, les formations dans les disciplines concernées devraient préparer de manière adéquate à une éventuelle activité indépendante.» (USPL)

«L’Université de Fribourg innove avec un microcertificat sur la durabilité»

En collaboration avec la HEIA-FR, l’Université de Fribourg propose la nouvelle microcertification «Sustainability in Practice» «intéressantes pour le marché de l’emploi». Proposé à tous les étudiant·es de bachelor et master, ce diplôme a pour objectifs la maîtrise d’outils de diagnostic, de planification et d’évaluation pour aboutir sur un résultat concret.

La pensée critique et l’empathie sont des compétences qu’une IA ne peut pas remplacer

Les diplômé·es d’informatique et de gestion d’entreprises, qui historiquement connaissaient une certaine sécurité de l’emploi, vivent aujourd’hui une insécurité à cause de l’IA, comme en témoignent les récents licenciements par les géants de la technologie. Selon une journaliste du Tages-Anzeiger, la pensée critique et l’empathie sont des compétences qu’une IA ne peut pas remplacer, et ce sont des branches telles que la philosophie, la sociologie ou la littérature qui les enseignent. Ces branches permettent d’apprendre à penser au-delà de l’évidence et de la masse, «une compétence clé dans l’ère des machines apprenantes». Selon la journaliste, il est nécessaire d’avoir ainsi des personnes étudiant ces domaines qui comprennent les conséquences des nouvelles technologies et développent des solutions aux défis de la société. «[La pensée critique et l’empathie] sont indispensables pour que des pays comme la Suisse puissent se démarquer des industries de l’éducation telles que la Chine», écrit-elle.

L’autrice a nommé son article un plaidoyer pour les sujets «d’orchidée» («Orchideenfächer»), un terme familier désignant une matière d’étude originale, inhabituelle, rare, qui n’est enseignée que dans quelques universités ou suivie que par un petit nombre d’étudiant·es, et réagit avec cet article à une interview avec l’ex-banquier privé Konrad Hummler, qui avait avancé dans le colloque Ermatingen sur la migration que les responsables politiques devraient retirer aux universités les fonds publics destinés aux cursus «marginaux». Il commente par rapport à cela dans le Tages-Anzeiger du 08.10.2025: «Deux questions se posent : est-il juste qu’un pays comme la Suisse attire des spécialistes hautement qualifiés provenant de l’étranger ? Et notre propre population ne devrait-elle pas être en mesure de fournir ces prestations ? Nous ne devons toutefois pas tomber dans une économie planifiée en matière de politique éducative. Cela reviendrait à canaliser la relève vers des disciplines qui ne seront peut-être plus nécessaires dans cinq ans.»

Jeune Consulting, une association de l’UniNE qui fait le lien entre étudiant·es et monde professionnel

«Cette «mini-entreprise» permet à ses membres, environ 30 étudiants par année, de réaliser des mandats pour des entreprises de la région. Ils peuvent ainsi directement être impliqués dans le monde professionnel, dans leur domaine de prédilection, par exemple le marketing digital, la comptabilité ou l’ingénierie. Tout l’intérêt des étudiants, c’est justement de commencer à travailler en parallèle de leurs études.»

Pourquoi les diplômés universitaires n’arrivent-ils plus à trouver un job?

De nombreux jeunes diplômés, pourtant bien formés, peinent à entrer dans le monde professionnel. Par rapport au moins d’août 2024, environ 4% de plus de diplômés universitaires de moins de 30 ans étaient inscrits à l’office régional de placement (ORP).

Gerd Winandi-Martin, directeur du centre de carrière de la Haute école de Saint-Gall (HSG) observe cette évolution depuis un certain temps. «Nous constatons une demande croissante de conseils individuels et d’ateliers de carrière».

Il y a une conjoncture économique défavorable et l’automatisation de certaines tâches souvent attribuées aux débutant·es contribue déjà à la baisse des offres, notamment en informatique.

Malgré les difficultés, les experts restent modérément optimistes : Les jeunes sont les premiers touchés par la crise, mais aussi les premiers à bénéficier de la reprise. Et les entreprises suisses auront toujours besoin de nouveaux talents, en raison du vieillissement de la population et du manque de main-d’œuvre qualifiée.