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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: formation continue

CLUE, un nouveau centre dédié à la science de l’apprentissage des EPF

«L’ETH Zurich et l’EPFL ont officiellement lancé CLUE – le Centre commun de recherche en apprentissage, compréhension et éducation (Joint Center of Research in Learning, Understanding and Education). […]

Hébergé à l’EPFL par le Center for Learning Sciences (LEARN), CLUE réunit les forces complémentaires des deux institutions – l’expertise de l’EPFL en matière de recherche sur l’éducation primaire et professionnelle, et celle de l’ETH Zurich sur l’enseignement secondaire supérieur et le degré tertiaire – au sein d’un centre unique dédié à faire progresser la science de l’apprentissage tout au long de la vie humaine. […] Au cours des prochaines années, CLUE mènera un portefeuille de projets de recherche translationnelle, notamment le projet phare «Responsible AI for Swiss Education» (living lab), ainsi que des efforts soutenus en matière de formation continue des enseignant·e·s, de méthodes de recherche translationnelle et de partenariats avec l’ensemble de l’écosystème éducatif suisse.»

«Face à l’IA, quelle formation continue?»

Une motion élaborée par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national demande au Conseil fédéral d’élaborer, en collaboration avec les cantons, les partenaires sociaux et les acteurs concernés, une «stratégie nationale garantissant une formation continue et une reconversion professionnelle préventives pour les personnes dont l’activité professionnelle est susceptible d’être considérablement modifiée ou supplantée en raison de mutations technologiques, économiques ou réglementaires, telles que l’utilisation de l’intelligence artificielle».

Le Conseil fédéral rejette la motion tandis que le Conseil des États préconise d’identifier si les mesures actuelles ont besoin d’être complétées. Selon la directrice du secrétariat romand de la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), Caroline Meier Quevedo, «Cela témoigne d’un manque de vision politique».

Le fait que l’IA affecte les branches avec une intensité variable ainsi que la disparité entre les cantons concernant les mesures liées à la formation continue sont invoqués par le Conseil fédéral.

 

 

IA: «On ne peut pas laisser seule une partie de la population avec des compétences obsolètes»

En bouleversant le monde professionnel, l’intelligence artificielle remet plus que jamais en question les compétences acquises sur les bancs des hautes écoles. Luciana Vaccaro, présidente de Swissuniversities et rectrice de la HES-SO, souligne dans ce contexte l’importance de la valorisation de la formation continue, particulièrement pour les personnes qui ont plus de 45 ans: «On ne peut pas laisser une partie de la population avec des compétences qui deviennent obsolètes porter seule la responsabilité de sa formation.» Dans ce cas de figure, «L’État peut aussi intervenir, par exemple via des mesures de défiscalisation pour encourager les entreprises et les individus à investir dans leur formation.»

 

L’Université de Lucerne et l’Armée suisse lancent un CAS en accompagnement spirituel, avec spécialisation en aumônerie militaire

La Faculté de théologie de l’Université de Lucerne et la Formation supérieure des cadres de l’armée (FSCA) lancent conjointement le Certificate of Advanced Studies (CAS) en accompagnement spirituel, avec spécialisation en aumônerie militaire. Ce programme de formation continue constitue une composante du stage de formation technique de l’aumônerie de l’armée.

Le Conseil des États limite les coupes prévues dans le domaine de la formation

Le Conseil des États s’est prononcé en faveur d’une limitation des coupes proposées par le plan d’allègement budgétaire 2027 (PAB27) dans plusieurs domaines, dont la formation. «Alors que la Confédération voulait réduire de 120 millions de francs son soutien aux hautes écoles cantonales, le plénum a préféré le diminuer de seulement 60 millions. Au cœur du débat, le risque de faire peser sur les étudiants la prise en charge du manque à gagner, soit une hausse des taxes d’études. Les élus ont aussi approuvé, dans une moindre mesure, les réductions des dépenses dans les domaines de la formation continue et professionnelle ainsi qu’auprès d’Innosuisse.» (Le Temps) Ainsi, le Conseil des Etats a choisi de maintenir «les bases légales» attribuant «un soutien de la Confédération dans le domaine de la formation».

Le Conseil national se penchera sur le programme ce printemps, pouvant alourdir ou affaiblir ce programme budgétaire.

«L’attention sera la supercompétence du XXIe siècle»

«L’UNIGE propose en janvier 2026 une microcertification de deux jours sur les compétences attentionnelles en milieu professionnel. L’occasion d’explorer les mécanismes de l’attention ainsi que les stratégies pour les renforcer.»

À la suite d’un article de Raphaël Zaffran, directeur adjoint du Centre pour la formation continue et à distance et codirecteur de la formation en question consacré au défi de la concentration à l’ère de l’économie de l’attention, il a été sollicité par plusieurs acteurs du tissu économique et social genevois. «Inquiets de l’érosion de l’attention au sein de leurs équipes, ils nous ont confirmé que cette problématique constituait une préoccupation grandissante.»

Une norme pour tracer et comparer les certifications

Par rapport à la jungle des formations continues, «la Fédération suisse pour la formation continue (FsEA) plaide pour une norme commune qui servirait à tracer et à comparer notamment les microcertifications. Un passeport de formation numérique est ainsi à l’étude.», affirme Véronique Kämpfen, de la FER Genève.

L’UNIL devient partenaire associé à SAMUELE , un modèle d’auto-évaluation pour les universités qui encouragent l’apprentissage tout au long de la vie

«L’Université de Lausanne est fière de contribuer en tant que partenaire associé à SAMUELE (Self-Assessment Model for Universities Embracing LLL in Europe), une nouvelle initiative cofinancée par le programme Erasmus+. Ce projet rassemble des établissements d’enseignement supérieur européens afin de renforcer la mise en œuvre de l’apprentissage universitaire tout au long de la vie (ULLL).»

Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035, selon Carmen Baumeler

Carmen Baumeler, professeure et responsable de la recherche et du développement à l’École fédérale des hautes études en formation professionnelle (IFFP), désigne les trois plus grands défis du paysage FRI de son point de vue.

Promouvoir la recherche en éducation, la valoriser et utiliser les résultats de manière ciblée dans la pratique et la politique

«Les résultats de la recherche aident à adapter les méthodes d’enseignement et d’apprentissage aux défis actuels tels que l’intelligence artificielle ou à rendre le système éducatif plus perméable. Ces nouvelles connaissances peuvent et devraient être utilisées de manière encore plus ciblée dans la politique et la pratique – ce qui exige des efforts supplémentaires dans le domaine de la communication scientifique.»

Coopération plus étroite entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel

«La pénurie de main-d’œuvre qualifiée concerne aussi bien les professions issues d’apprentissages (p. ex. infirmier·ères, informaticien·nes) que les professions académiques (p. ex. enseignant·es, médecins de famille). […] C’est pourquoi il est essentiel d’intensifier les échanges et la coopération entre les acteurs de l’enseignement général et professionnel, que ce soit au niveau secondaire II ou au niveau des hautes écoles et de la formation professionnelle supérieure.»

Promotion de l’apprentissage tout au long de la vie

«La sélection des jeunes au niveau secondaire I n’est pas optimale, car l’accès aux filières de formation dépend encore, entre autres, du contexte socio-économique. L’égalité des chances n’est donc pas garantie. […] Les changements de profession après la formation initiale sont fréquents. Pourtant, il existe des obstacles dans la mise en œuvre pratique de la perméabilité – par exemple dans la promotion d’un accès plus large à la maturité professionnelle ou dans la prise en compte des acquis individuels dans de nouvelles voies de formation. Des efforts supplémentaires sont nécessaires dans ce domaine.»

«La flexibilité dans les formations pour réduire la pénurie de personnel»

La présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO, Luciana Vaccaro, écrit: «Le 20 mars dernier, le Comité gouvernemental de la HES-SO, qui regroupe les ministres de tutelle des sept cantons fondateurs (GE, VD, NE, JU, FR, VS, BE), a signé avec le Rectorat la Convention d’objectifs 2025-2028, véritable feuille de route de l’institution, qui s’articule autour de quatre grandes missions: l’enseignement, la recherche, les contributions à la société et la politique institutionnelle.»

Selon la rectrice des HES-SO, la consolidation des formations bachelor et master et de leur caractère professionnalisant [dans ces conventions] traduit moyennant la flexibilisation des formations et la lutte contre la pénurie de personnes qualifiées. «Les deux sont intimement liés et s’insèrent dans une troisième priorité des objectifs de toute HES, la capacité des formations qui y sont dispensées d’être utiles à la société et de relever les grands défis de notre temps, entre durabilité et numérisation.»

«Le rapport Gaillard ne convainc pas les cantons»

Le plan d’allègement budgétaire de la Confédération, le «Plan Gaillard» est jugé «extrêmement insatisfaisant» par les gouvernements cantonaux. «Craignant des reports de charges, ils demandent au Conseil fédéral de revoir sa copie. […] . Les cantons ne seront pas les seuls à monter aux barricades. Les syndicats ont d’ores et déjà dénoncé un «programme thatchérien» touchant au social, à la formation et à l’environnement.»

Pour Didier Juillerat, directeur du CIP à Tramelan (BE), les mesures d’économies prônées par le rapport d’experts «Serge Gaillard» met en danger la formation continue: «En résumé, le secteur clé de la formation de remise à niveau en compétences de base des adultes est menacé pour une économie de 19 millions par année. En sachant qu’à moyen terme, 30% des adultes en âge de travailler (soit plus de 1,6 million en 2023) risquent de voir leur poste menacé par manque de compétences, est-ce bien raisonnable? (ajour.ch)

 

Le Comité de la CDIP fera réaliser un état des lieux sur la formation continue des adultes

«La loi sur la formation continue (LFCo) est en vigueur depuis bientôt dix ans. Sur proposition de la Conférence suisse de la formation continue (CSFC), le Comité a décidé de faire réaliser un état des lieux sur les effets de cette loi. Le but est avant tout de mettre en évidence les changements survenus dans le domaine de la formation continue des adultes depuis l’entrée en vigueur de la LFCo et la mise en œuvre des mesures.»

L’Université de Lucerne propose une formation continue afin d’éviter la surmédicalisation

L’Université de Lucerne et l’organisation à but non lucratif Smarter Medicine ont créé un programme de formation continue contre les soins excessifs. «L’objectif est de sensibiliser aux traitements et examens inutiles» écrivent les initiants du projet. La formation a été conçue par le Zentrum für Hausarztmedizin und Community Care de l’Université de Lucerne en collaboration avec le Smarter Medicine. Elle s’adresse aux professionnels de la santé jusqu’à 30 ans, dont les étudiants en master de médecine et de soins infirmiers, les personnes en année de reconnaissance pour devenir sage-femme ainsi que les médecins assistants, le personnel infirmier et les sages-femmes.

L’université de Genève organise des ateliers d’agroécologie tout public

Depuis la fin septembre l’UNIGE propose des ateliers de conseils et techniques liés à l’arboriculture, la viticulture ou encore le maraîchage. Ces activités sont nées d’un projet d’étudiant·es en master à l’Institut des sciences de l’environnement. Pour un cocréateur des ateliers «il y a un effet de mode et un côté militant», «nous voulons susciter une réflexion, pour opérer des choix en matière de consommation». AgriGenève salue l’initiative. Mais la faîtière des agriculteurs précise toutefois qu’il s’agit d’un modèle particulier d’agriculture «qui constitue une offre complémentaire». En effet, ce mode d’exploitation ne pourrait pas constituer un objectif prioritaire: «son rendement reste faible, alors que l’on doit maintenir le taux actuel d’auto-approvisionnement pour nourrir la population», précise la directrice d’AgriGenève.

«La formation continue est à la peine»

Selon un récent sondage, pour 29% de la population résidente permanente en Suisse âgée de 25 à 64 ans, la dernière formation continue remonte à au moins cinq ans. Comment expliquer le décalage entre une formation continue tant prônée mais si loin d’être régulière dans un parcours? Caroline Meier Quevedo, directrice du secrétariat romand pour la Fédération suisse pour la formation continue, tente d’expliquer ce phénomène.