«Dans les universités suisses, de nombreux étudiants ont recours à l’IA pour rédiger et réviser leurs travaux. Les enseignants constatent une amélioration du style, mais guère d’idées plus pertinentes.»
27 Mai 2026
27 Mai 2026
«Dans les universités suisses, de nombreux étudiants ont recours à l’IA pour rédiger et réviser leurs travaux. Les enseignants constatent une amélioration du style, mais guère d’idées plus pertinentes.»
24 Avr 2026
A l’EPFL, «[d]ans le cours de dynamique de Dennis Kochmann, plus de 700 étudiants se penchent en permanence sur la matière enseignée.» Pour cela, il a développé un concept d’enseignement qui combine des devoirs hebdomadaires en ligne avec des exercices interactifs et assistés par ordinateur en petits groupes. Résultat : une participation élevée, moins de stress aux examens et une durabilité accrue de l’apprentissage.
«Une incitation supplémentaire y contribue : ceux qui effectuent les devoirs hebdomadaires en ligne accumulent des points. Ceux-ci apportent un petit bonus sur la note finale.»
9 Avr 2026
«Dès le 20 avril, Neuchâtel lancera le chantier d’un nouveau bâtiment universitaire baptisé « Univers ». Ce projet ambitieux à près de 160 millions de francs vise à absorber la croissance du nombre d’étudiants, à renforcer l’attractivité de l’institution et à s’adapter aux nouvelles pratiques pédagogiques.»
9 Avr 2026
«Plusieurs universités françaises interdisent désormais les ordinateurs en cours. Une mesure défendue par des spécialistes de la linguistique, qui estiment que la prise de notes manuscrite favorise la mémorisation et la compréhension, mais qui ne convainc pas tous les étudiants.»
12 Fév 2026
«L’essor de l’intelligence artificielle générative transforme l’enseignement supérieur et soulève des enjeux majeurs pour notre communauté : pratiques pédagogiques, encadrement des travaux, modalités d’évaluation ou encore cadres éthiques. Pour y répondre, les universités romandes et la HES-SO organisent la Journée romande «IA et enseignement», coordonnée par l’Université de Genève avec la participation de l’UNIL, de Fribourg et de Neuchâtel, et le soutien de swissuniversities.»
19 Déc 2025
«Une étude américaine analysant 2,1 millions de preprints montre une hausse de productivité de 36 à 60% après l’adoption des «grands modèles de langage», particulièrement chez les chercheurs non anglophones. Paradoxe: les textes assistés par intelligence artificielle présentent un niveau d’écriture supérieur mais sont moins souvent acceptés par les revues spécialisées, révélant une qualité scientifique moindre. Les experts alertent sur le risque d’un déluge de recherches superficiellement convaincantes mais scientifiquement décevantes qui pourraient saturer la littérature.» (Le Temps)
Par ailleurs, une enquête de l’Université de Fribourg constate qu’une majorité de ses étudiant·es utilise l’intelligence artificielle durant son cursus. «La moitié des étudiants des hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale et de l’Université de Fribourg utilisent l’intelligence artificielle depuis un à deux ans et environ 22% depuis plus longtemps encore. […] Parmi les sondés qui recourent à l’IA, les trois quarts le font quotidiennement ou plusieurs fois par semaine.» Des habitudes similaires ont été constatées chez le corps enseignant, au sein duquel près de deux tiers utilisent l’IA quotidiennement ou plusieurs fois par semaine. (La Liberté)
24 Nov 2025
Ce rapport met en avant l’importance du dialogue entre la science et la société pour répondre aux grands défis contemporains. Une voie essentielle pour renforcer ce lien, dans une perspective inter- et transdisciplinaire, consiste à proposer des formats d’enseignement qui encouragent les étudiant·e·s à s’engager dans la sphère publique. Or, il manquait jusqu’ici une collection représentative de bonnes pratiques au sein des hautes écoles suisses.
S’appuyant sur un recensement non exhaustif de cours existants en Suisse et sur des ateliers participatifs avec des enseignant·e·s, cette publication présente des exemples concrets issus d’institutions suisses et introduit une nouvelle typologie des formats d’enseignement à l’interface science-société. Cette typologie offre un cadre structuré permettant d’analyser et de concevoir des cours selon six dimensions.
Le rapport met également en lumière les opportunités et les défis liés à la mise en œuvre de ces formats pédagogiques. Enfin, il propose trois axes prioritaires d’action pour renforcer et développer l’éducation orientée vers la relation entre science et société.
10 Sep 2025
«Professeur à l’UNIL, Olivier Bauer donne une leçon consacrée au pèlerinage en marchant avec ses étudiants le long de la Via Francigena. Une aventure de huit jours et huit cours. Reportage.»
7 Août 2025
À la suite d’une série de tests, l’informaticien Urs Pfister affirme que le navigateur Safe Exam Browser, [utilisé par plusieurs universités suisses] pour des examens en ligne, a des nombreuses failles de sécurité qui n’ont pas été patchés après un hack en 2022, contrairement à une annonce des développeurs. Il démontre combien il est facile de manipuler ce navigateur et de contourner un concept de sécurité qu’il juge défaillant. Il déplore l’absence de base juridique claire et le manque de souveraineté numérique du système.
A son avis le logiciel ne devrait plus être utilisé. Il ne s’agit pas seulement de prévenir la triche, mais aussi de se demander ce qui se passe lorsque des appareils sont compromis pour une vengence personnelle par exemple contre un·e ex-partenaire. «Et qu’en est-il de la responsabilité? L’ETH Zurich et l’Université de Zurich, qui développent le Safe Exam Browser, sont directement impliquées: comment peuvent-ils vérifier de manière neutre où se trouvent (leurs) erreurs? À quelles interventions les étudiants doivent-ils se soumettre? Que voient les surveillants chez les candidats, volontairement ou non? Et que voient les entreprises technologiques américaines?»
10 Juin 2025
«L’intelligence artificielle bouleverse nos vies et pose de vraies questions notamment à l’école. Une nouvelle forme d’IA est maintenant indétectable dans les travaux des étudiants grâce aux « humanisateurs », un réel casse-tête pour les professeurs à l’heure des corrections.»
19 Mai 2025
Un professeur de la Northeastern University de Boston aux États-Unis a interdit à ses étudiant·es l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), alors qu’il en a fait usage lui-même afin d’élaborer ses documents de cours. S’en rendant compte, une étudiante a demandé le remboursement des frais pour le cours (8’000 dollars) en déposant une plainte auprès de l’école. Pour l’étudiante, l’utilisation de l’IA par son professeur constituait une violation manifeste des propres directives de l’Université. L’institution a néanmoins rejeté sa demande.
Le New York Times rapporte que l’enseignant incriminé, Rick Arrowood, aurait admis les faits, et qu’il serait désormais d’avis que les enseignant·es doivent être plus transparent·es sur le thème de l’IA.
21 Fév 2025
«L’an dernier, plus de 5500 personnes ont suivi l’une des 300 formations continues proposées par l’UNIL ou l’EPFL. Depuis sa création en 2009, la Formation Continue UNIL-EPFL a quadruplé son offre de programmes. Analyse avec Pascal Paschoud, son directeur.»
3 Déc 2024
Une étude de l’EPFL publiée dans la revue PNAS montre qu’une intelligence artificielle (IA) peut répondre avec 85% de bonnes réponses pour un examen universitaire, si elle est au préalable renseignée. Les auteur·es de la publication ont étudié 50 cours de bachelor et master de l’EPFL pour arriver à ce résultat. Sans connaissances préalables et avec une stratégie élémentaire, GPT-4 répondait correctement en moyenne à 65,8% des questions. Le taux de réponses correctes de 85% a «été un choc» pour les chercheur·euses. Si l’étude était relancée aujourd’hui, le taux de résultats corrects serait encore plus grand.
«A court terme, nous devrions insister pour que les évaluations soient plus difficiles, non pas dans le sens de la difficulté des questions, mais dans [celui] de la complexité de l’évaluation elle-même», avance Antoine Bosselut, professeur assistant et membre du Centre IA de l’EPFL.
22 Oct 2024
Le reportage du Monde parle de la situation précaire de l’Université de Grenoble, où plus de la moitié des enseignant-es sont désormais des vacataires, donc des doctorant-es ou des personnes en attente de poste «qui abattent ces heures en masse». «Cette situation, loin de ne concerner que le cas grenoblois, est en fait devenue banale dans l’enseignement supérieur public français. […] Alors qu’en parallèle est encouragée l’utilisation de cours enregistrés en vidéos, non réactualisés d’une année sur l’autre, un ingénieur pédagogique de l’université résume cette crainte collective : «Va-t-on vers une université sans profs devant les étudiants?»
25 Juin 2024
L’Ecole professionnelle de Lausanne (EPSIC) lance un projet pilote dès la rentrée prochaine : les étudiant·es de la dernière année vont pouvoir suivre des cours en alternance à distance et en présentiel. Ce projet pilote présente plusieurs avantages : «[il] permet de libérer ponctuellement des places pour pouvoir former plus de personnes dans des métiers qui connaissent une pénurie de main-d’oeuvre, mais aussi de diminuer les déplacements […] et [contribue] à promouvoir l’éducation numérique». Un bilan sera effectué une année après le lancement du projet pilote.
24 Juin 2024
Le Gesda (Geneva Science and Diplomacy Anticipator) est une fondation créée en 2019 par la Confédération et le canton de Genève dont les activités «visent à anticiper les innovations et les percées scientifiques afin de préparer les Etats et les sociétés à les exploiter au profit de tous». L’émergence du COVID-19 et de l’intelligence artificielle ont rendu urgente la création d’une formation à la «diplomatie scientifique» pour les décideurs et les leaders. Le Palais des Nations à Genève a accueilli une réunion du Gesda intitulée «Préparer les leaders pour un monde confronté à l’accélération de la science et de la technologie» avec le but de «créer une formation (curriculum) globale en matière de science et de diplomatie» qui se veut «anticipatrice, horizontale et interdisciplinaire» et qui «s’adressera aux jeunes, mais aussi aux professionnels de la science, du multilatéralisme, de l’économie». Enrico Letta, ancien premier ministre italien et actuel Président de l’Institut Jacques Delors, explique que ce curriculum, qui sera lancé en octobre, «doit servir d’exemple de formation dans les écoles diplomatiques et d’économie pour les politiques, mais aussi les scientifiques. Si les politiques ont besoin d’avoir des connaissances scientifiques, les scientifiques doivent aussi être formés à la négociation […]. L’Institut de hautes études internationales et du développement sera fortement impliqué dans le projet, de même que les universités suisses […].»
18 Juin 2024
«Agora soutient des projets favorisant l’implication d’un public élargi dans la recherche scientifique. L’instrument vise à promouvoir les connaissances sur la recherche et le dialogue entre les scientifiques et la société. […] Diverses activités sont soutenues, par exemple : discussions et débats, ateliers pratiques, projets multimédia, jeux sérieux, théâtre et performances, expositions interactives, projets éducatifs, etc.»
L’année dernière, deux modifications importantes ont été apportées au règlement du programme Agora, la diversité et l’égalité étant désormais un critère d’évaluation et «les projets Agora doivent désormais être soumis conjointement par un·e scientifique et un·e spécialiste de communication. Ces spécialistes seront évalués de manière similaire aux scientifiques, sur la base d’un CV narratif.»
3 Juin 2024
Pour la journaliste Laure Lugon Zugravu, les mouvements pro-palestiniens «ont mis en lumière un activisme très présent dans les facultés romandes et des enseignants de plus en plus politisés.»
Un professeur de l’Université de Neuchâtel avance: «[l]’anthropologie, la sociologie, les sciences politiques, une partie de la géographie sont gagnées par l’idéologie. Cela arrive lorsque vous mettez ensemble des gens qui pensent tous pareil. Sans être soumis à des points de vue contradictoires, ils radicalisent leurs positions.» Selon ce professeur il y aurait «[l]a disparition de traditions entières de pensées» dans les sciences politiques ou dans les études de genre. Pour le Professeur de l’UNIL Philippe Gonzalez, certain·es de ses collègues «[mélangent] la science et la politique», ce qui a produit une «propension actuelle à ne plus enseigner aux étudiants comment penser, mais ce qu’il faut penser». Si la politisation des professeur·es n’est pas nouvelle, le professeur de l’Université de Neuchâtel explique qu’«[être politisé] ce n’est pas grave s’il y a une masse critique suffisante de chercheurs de différents bords qui peuvent se corriger mutuellement. «Mais la sous-représentation de la droite s’accroît. […] La diversité la plus menacée dans nos universités n’est pas celle hommes-femmes, mais la diversité idéologique».
A propos de la perception quant à un croissant militantisme au sein de l’UNIL, un scientifique affirme qu’«[o]n n’a plus le droit d’avoir l’esprit critique qui doit nécessairement présider à la science. En lieu et place, il faut s’aligner sur la doxa climatique et écologiste.» Le Professeur Alain Macaluso souligne que «[c]hacun a le droit d’être militant à titre personnel. Le problème surgit quand le militantisme s’institutionnalise, soit que l’institution adopte elle-même une attitude militante, ce qui divise nécessairement sa communauté, soit que certains de ses membres cherchent à imposer leurs combats au sein de l’institution.»
Le Professeur de sciences politiques Bernard Voutat refuse les accusations selon lesquelles «[les] cours [au sein de la faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL] sont imprégnés de wokisme, d’islamo-gauchisme ou de théorie des genres […].» Si le professeur admet «qu’une majorité de ses collègues sont de gauche» il souligne que l’intégrité scientifique est respectée et les professeur·es doivent respecter certaines limites : «L’une d’elles est de ne pas user de sa position d’enseignant pour imposer ses points de vue aux étudiants. On doit aussi respecter l’intégrité scientifique.» Par contre, il ne voit pas de problèmes en ce que 400 professeur·es aient signé la pétition de soutien aux mobilisations pour la Palestine : «selon lui, la question […] renvoie à la liberté d’opinion et d’expression qui est reconnue à tout un chacun, y compris aux professeurs de l’Unil.»
Dans un article d’opinion, Laure Lugon Zugravu regrette que des activistes pro-palestiniennes à l’UNIL ont récemment publié une liste des «collabos», soit des professeurs qui conçoivent des projets de recherche avec des universités israéliennes, cela lui rappelle le maccarthysme.
7 Mai 2024
L’étudiant au niveau du Gymnase a obtenu la meilleure note de sa volée lors d’un examen oral sur la première partie de la pièce de théâtre «Faust», de Goethe. Pourtant, il n’a jamais lu un seul passage du bouquin, laissant cette tâche à ChatGPT, a-t-il raconté à la «NZZ». L’auteur de l’article conclut:« L’IA va modifier fondamentalement le système d’examen. Les enseignants devront faire preuve d’imagination.»
29 Avr 2024
«Le département de chimie de l’Université de Fribourg a inauguré officiellement vendredi la première salle de réalité virtuelle dédiée à l’enseignement de la branche en Suisse. Le lieu permettra aux étudiants d’interagir avec des molécules en trois dimensions.»