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Tendances des 2 dernières semaines

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Sujet: construction et gestion de campus

L’ETH contrainte de réviser le critère d’égalité salariale pour son approvisionnement en électricité

Dans le cadre de ses marchés publics pour la période 2029-2030, l’ETH Zurich souhaitait faire de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes un critère d’attribution. Alors que les processus de sélections précédents reposaient uniquement sur le prix, cette nouvelle prévoyait d’intégrer l’égalité des sexes à hauteur de 10% dans l’évaluation finale, le prix conservant une pondération de 90%.

Cependant, le Tribunal administratif fédéral a conclu que l’outil en ligne « Logib », développé par le Bureau fédéral de l’égalité et choisi par l’ETH pour mesure ces écarts, n’était pas conçu pour évaluer des entreprises de marchés publics.

L’Université de Fribourg doit assainir ses bâtiments

L’Etat de Fribourg sollicite une enveloppe de 150 millions de francs auprès du Grand Conseil afin de rénover ses infrastructures immobilières. Parmi les chantiers prioritaires figurent les bâtiments de la Faculté des sciences de l’université situés sur le boulevard de Pérolles.

Le site PER 08, construit durant les années 70, cumule d’importantes faiblesses techniques touchant à la fois le toit, les façades, la sécurité contre les incendies et les équipements généraux.

L’Université de Neuchâtel mise sur la flexibilité avec son futur bâtiment « Univers »

«Dès le 20 avril, Neuchâtel lancera le chantier d’un nouveau bâtiment universitaire baptisé « Univers ». Ce projet ambitieux à près de 160 millions de francs vise à absorber la croissance du nombre d’étudiants, à renforcer l’attractivité de l’institution et à s’adapter aux nouvelles pratiques pédagogiques.»

«Unisanté a déménagé»

«Le déménagement d’Unisanté sur le campus du Biopôle à Lausanne s’est achevé. Le centre universitaire de médecine générale et de santé publique propose désormais une offre médicale complète à proximité de la station de métro Vennes, sur les hauts de la capitale vaudoise.» (Le Courrier)

«Ce déménagement permet notamment de rassembler, sur un seul site, des activités jusqu’ici réparties sur une dizaine de lieux: le nouveau siège comprend des espaces cliniques, des laboratoires, ainsi que des locaux dédiés à la recherche et à la formation.» (MedInside)

«Bail de la ferme de Bassenges prolongé»

Dans le cadre d’une procédure de conciliation devant le préfet de l’Ouest lausannois, un accord a été négocié entre l’EPFL et le collectif Cambium: le bail de la ferme sera prolongé de 4 ans, soit jusqu’au 31 janvier 2030. A partir de cette date, la micro-ferme exploitée par le collectif devra définitivement être réaffectée en centre scientifique, le Centre interfacultaire Bernoulli, un institut d’enseignement et de recherche de portée internationale en mathématiques, informatique et physique théorique.

Bien que soulagé·es, les actuel·les exploitant·es affirment toutefois que selon elles et eux, l’affectation de la parcelle et des bâtiments devrait rester agricole. «En effet, à ce stade, aucune mise à l’enquête n’a été déposée et rien n’indique la légalité de transformer ces bâtiments agricoles en pleine activité en de simples bureaux», écrit le collectif sur son site. Ses membres invitent donc à continuer de signer la lettre ouverte demandant la pérennisation du projet agricole. L’EPFL annonce de son côté que les terres actuellement cultivées par le collectif Cambium «garderont la vocation d’agriculture et de préservation de la biodiversité après le départ des fermiers».

«Recours et soutien pour la ferme de Bassenges»

«Jeudi soir, le collectif des Amiexs de Bassenges a profité de l’événement Vivapoly, organisé par l’EPFL et qui met en lumière les diverses associations du campus, pour dérouler une banderole sur laquelle figurait «L’EPFL s’accapare les terres, Bassenges résiste». A cette occasion, les étudiant·es ont relevé le manque de transparence dont l’université ferait preuve. Leurs critiques portent également sur la politique de l’EPFL vis-à-vis de ses associations estudiantines.»

«La première pierre du Campus biennois de la Haute école spécialisée enfin posée»

Après des années d’attente, la construction du Campus biennois de la Haute école spécialisée bernoise a débuté par la pose symbolique de la première pierre. Le coût de l’infrastructure s’élève à 400 millions, financés par le canton et la Confédération «avec la participation d’un partenaire privé». «Le Campus Biel/Bienne abritera sous un même toit les départements technique et informatique ainsi qu’architecture, bois et génie civil de la Haute école spécialisée bernoise (BFH)» et ouvrira ses portes à la rentrée 2028.

«A Genève, l’université voit de plus en plus grand»

Le Conseil d’Etat genevois a adopté un crédit d’investissement de 41 millions de francs pour permettre à l’UNIGE d’acquérir et d’aménager un bâtiment actuellement propriété de la RTS. Le projet de loi sera présenté à la Commission des travaux du Grand Conseil et adopté en plénière. Les travaux sont prévus jusqu’en 2031. Sur la même rive de l’Arve, le nouveau Centre des sciences physiques et mathématiques sera terminé en 2032, tandis que de l’autre côté de la rivière un nouvel édifice sera opérationnel en 2027, accueillant les facultés d’économie et de management ainsi que des sciences de la société.

Ces travaux s’inscrivent dans une démarche de rassemblement des activités de l’Université «disséminées à travers la ville», tout en répondant à l’accroissement de la fréquentation de l’Université (plus de 3000 nouveaux membres du corps estudiantin dans la décennie à venir).

«Projet de nouveau campus pour la HEP Valais»

Le projet «Sustema» pour le nouveau campus de la Haute École pédagogique du Valais (HEP-VS) à Saint-Maurice a franchi une nouvelle étape. Obligé de refuser chaque année des dossiers de candidatures faute de place, la HEP-VS doit repenser ses infrastructures afin de garantir des conditions d’apprentissage et de travail optimales. «La prochaine étape clé sera l’obtention du crédit d’engagement d’un montant d’environ 51 millions de francs qui sera soumis au Grand Conseil valaisan en automne 2026.»

«Le crédit pour le nouveau bâtiment de l’Université de Neuchâtel adopté au Grand Conseil»

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi par 95 oui et 4 non un crédit de près de 96,8 millions de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment pour l’Université de Neuchâtel, .

Le financement du projet, nommé Univers, sera assuré par le canton de Neuchâtel à raison de 37,3 millions de francs, par la Banque cantonale (BCN) pour 40 millions, et par la Confédération via le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour 19,5 millions millions. «Si l’on se réfère à ce que le rapport Gaillard propose comme économies pour la Confédération, notamment dans la formation, nous pourrions perdre 20 millions si nous ne disons pas oui aujourd’hui à ce projet», a alerté peu avant le vote l’écologiste Emile Blant. (Le Courrier) L’investissement n’a pas été soumis au mécanisme habituel de frein à l’endettement, dont la dérogation est permise en cas d’investissement jugé majeur pour le Canton. (ArcInfo)

«C’est l’investissement le plus important de l’histoire récente de la République, a déclaré Crystel Graf (PLR), conseillère d’Etat en charge de la Formation. Ce projet va renforcer l’attractivité de la formation et le pôle de recherche». Elle rappelle également que l’université est passée de 3’200 étudiants en 2001 à 4’400 actuellement. (RTS)

Le projet Univers sera installé sur l’ancien site de Panespo au bord du lac, occupé actuellement un parking public provisoire et une antenne du lycée Jean-Piaget. Le bâtiment sera composé d’un learning center, un auditoire modulable de 700 places pouvant accueillir «des évènements d’envergure pour le canton» et des congrès internationaux, des salles de cours et de réunion, ainsi que des bureaux et une cafétéria. Il permettra de regrouper les instituts de la faculté des lettres et sciences humaines. La construction devrait s’achever au printemps 2029.

Un nouveau bâtiment pour la Haute école pédagogique à Chavannes-près-Renens

L’État de Vaud dévoile un projet de nouveau bâtiment dédié à la Haute école pédagogique (HEP-Vaud). Situé à proximité du futur siège de la Haute école de santé Vaud (HESAV), du Centre coordonné de compétences cliniques et de logements pour étudiants aux Côtes de la Bourdonnette, sur la commune de Chavannes-près-Renens, ce bâtiment viendra renforcer un pôle d’enseignement et de recherche en plein essor. «Sa structure hybride mêlera du bois scolyté issu des forêts vaudoises, béton recyclé et acier pour réduire son empreinte écologique, tandis que des panneaux photovoltaïques, installés sur le toit et les façades, assureront une grande partie de son autonomie énergétique. […] Sous réserve de l’approbation par le Grand Conseil du crédit d’investissement nécessaire, les travaux pourraient commencer en 2026, avec une mise en service envisagée pour 2028» (Bluewin). Le projet sera prochainement mis à l’enquête publique.

«L’EPFL condamne la ferme modèle de Bassenges»

Le collectif agricole qui exploite actuellement la ferme de Bassenges, sur le campus de l’EPFL, devra libérer les lieux au 31 janvier 2026. Le Centre Bernoulli, dédié aux sciences fondamentales, remplacera l’ensemble de bâtiments datant du XVIIIe siècle. «Les terres actuellement dévouées à l’agriculture le resteront. Le site ne sera pas bétonné. Le cahier des charges du projet conservera des critères écologiques très forts», assure le porte-parole de l’EPFL Emmanuel Barraud. Malgré de nombreuses actions étudiantes depuis le printemps 2024, la direction «décide d’expulser un collectif porteur d’un véritable projet agroécologique», se désolent des militant·es, qui affirment qu’il existerait pourtant de meilleures alternatives «tant sur le plan financier qu’éthique». Un groupe d’étudiant·es en architecture à l’EPFL avait proposé à la direction de l’école d’autres lieux pour installer le centre Bernoulli.

L’affaire risque bien de se terminer devant les tribunaux. «D’une manière ou d’une autre, nous allons faire opposition à cette décision pour préserver la vocation agricole des bâtiments de Bassenges», assure Tom Müller, l’un des six exploitant·es de la ferme. (24 heures)

Coupes budgétaires lors d’une période de croissance

Selon les calculs de l’OFS, il y aura une augmentation de 17% du nombre d’étudiant-es universitaires d’ici 2033, «ce qui accentue le manque d’espace dans les universités». Les universités et EPF craignent une perte de la qualité des études si les moyens ne sont pas adaptés à cette demande croissante. Et elles sont presque univoques à rejeter un autre outil permettant de limiter le nombre d’étudiant: une augmentation des taxes d’études.

«Il faut donc plus d’argent. Dans la Berne fédérale, les choses vont plutôt dans une autre direction. Dans le cadre du plan Gaillard, des coupes dans le financement des hautes écoles sont également prévues.» (20 minutes)

Selon la Basler Zeitung, on ignore encore ce que les universités pensent de la proposition [du plan Gaillard] de doubler les taxes d’études pour alléger le budget fédéral – dans le jargon de l’économie, «renforcer le financement des hautes écoles cantonales par les usagers».

«Projet Bernoulli-Bassenges: l’EPFL la ferme»

La ferme de Bassenges, «D’abord soutenue par l’EPFL – propriétaire des parcelles – ainsi que le fruit d’une mise au concours telle que prévue par le droit suisse1, […] est désormais menacée par les tendances expansionnistes d’une institution qui ne semble soudainement plus très intéressée par la durabilité.», écrit le journal étudiant de l’EPFL.   «L’EPFL tient un discours fataliste sur sa situation financière et administrative, mais l’argument de l’inéluctabilité du “progrès”, et à terme de la destruction du contre-projet de la ferme sert de cache-misère à une véritable décision politique.»

Une pétition en faveur de la préservation de l’avenir agricole de la ferme de Bassenges avait recolté 8069 signatures.