«Deux cautionnements, pour un total de 159,21 millions de francs, ont été approuvés, à l’unanimité, par le Grand Conseil valaisan, lundi. L’un concerne le campus Energypolis à Sion, l’autre la HES-SO Valais-Wallis.»
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Sujet: politique – Valais
Quatorze institutions académiques et de recherche du Valais (incluant la HES-SO, l’EPFL, la HEP, les universités de Lausanne et de Genève et plusieurs instituts spécialisés) s’unissent au sein d’un nouveau partenariat stratégique.
« La conférence vise à renforcer la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche valaisans et à souligner leur contribution au développement du canton », a déclaré François Seppey, directeur de la HES-SO Valais-Wallis et président du comité de cette alliance stratégique.
Ce rapprochement soutient notamment un projet de financement de 151,5 millions de francs pour la période 2026-2028, qui sera examiné par le Grand Conseil en mai.
La conférence a déjà publié une première déclaration s’opposant à la suppression envisagée du Conseil suisse de la recherche scientifique. Elle est convaincue qu’une telle mesure affaiblirait l’expertise scientifique indépendante au niveau national.
Ce jeudi, le Grand Conseil valaisan a validé la loi sur l’Université du Valais par 105 oui contre 15 non et 2 abstentions. Il a également pris quelques décisions stratégiques quant à son fonctionnement. Entre autres, «l’Université du Valais devra œuvrer pour une société équitable et inclusive en garantissant l’égalité des chances. Le plénum a validé une participation des étudiants à la gouvernance de l’université, notamment par l’intermédiaire des associations estudiantines. Par contre, il ne sera pas instauré de commission de surveillance de l’Université.» (Blick)
L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027.
Le gouvernement valaisan a adopté un projet de loi pour créer une université cantonale, appelée Uni Valais-Wallis, en transformant l’actuelle UniDistance Suisse en établissement autonome (dans sa gestion académique, financière et administrative), axé principalement sur la formation à distance et à temps partiel. Cette université, unique en Suisse par son modèle, dispensera des cours à distance tandis que la recherche se fera en présentiel. L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027. D’ici 2030, l’institution pourrait compter 3500 étudiant·es. Le projet a été largement soutenu au parlement cantonal malgré l’opposition de l’UDC.
Le Conseil d’Etat valaisan a adopté un projet de loi (LUVa) afin de doter son canton d’une université. Le Grand Conseil devrait statuer d’ici la fin de l’année. «L’objectif est de faire d’UniDistance Suisse une université cantonale sous le nom d’Uni Valais-Wallis. Cette nouvelle entité restera axée sur la formation à distance et à temps partiel. […] L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027.» (RTS)
UniDistance Suisse compte aujourd’hui 2600 étudiant·es, 500 collaborateur·ices et 25 professeur·es. Elle est composée de cinq facultés: la psychologie, l’économie, le droit, l’histoire et les mathématiques-informatiques. L’objectif serait d’atteindre 3500 étudiant·es d’ici 2030.
«Corinna Martarelli, vice-rectrice Enseignement, revient sur le parcours et les perspectives de l’institut d’enseignement à distance créé à Brigue». Elle parle également des étudiant·es, qui ont 38 ans en moyenne, et les méthodes accompagnant l’enseignement, qui est désormais 100% en ligne.
Par ailleurs, Unidistance a commencé à faire de la recherche en 2017, et aujourd’hui, 25 professeurs «maison» sont rattachés à UniDistance.» Le statut d’université lui permettrait d’accorder des titres de doctorat. Un avant-projet de loi a eu lieu pour la création de cette université à proprement parler.
Le projet «Sustema» pour le nouveau campus de la Haute École pédagogique du Valais (HEP-VS) à Saint-Maurice a franchi une nouvelle étape. Obligé de refuser chaque année des dossiers de candidatures faute de place, la HEP-VS doit repenser ses infrastructures afin de garantir des conditions d’apprentissage et de travail optimales. «La prochaine étape clé sera l’obtention du crédit d’engagement d’un montant d’environ 51 millions de francs qui sera soumis au Grand Conseil valaisan en automne 2026.»
Le Valais souhaite se doter de son université à l’horizon 2027. L’idée consiste à transformer l’actuelle Fondation UniDistance Suisse, qui existe depuis 1992, en Université du Valais. La future université fournira, comme aujourd’hui, une formation à distance. Le Conseil d’état vient de mettre en consultation un avant-projet de loi sur l’Université du Valais.
«La modification de la loi cantonale [valaisanne] sur la formation et la recherche universitaire a été adoptée par le Grand Conseil, à l’unanimité (123 voix) et en une seule lecture. Les députés ont notamment accepté la création de la Conférence de coordination du paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche, regroupant les recteurs et directeurs des institutions tertiaires du canton. Contrairement à ce que souhaitait le Conseil d’Etat, ils ont refusé la mise en place d’un Conseil de la formation et de la recherche.» (Le Nouvelliste)
La proposition des Verts visant à ce que les hautes écoles s’engagent, dans le cadre de leurs missions, en faveur du développement durable en prenant des mesures de protection de l’environnement et du climat en accord avec les objectifs environnementaux et climatiques du canton a été rejetée de justesse. (Walliser Bote)
Le canton du Valais et la Haute école de santé de la HES-SO Valais-Wallis (HEdS) proposent dès septembre 2024 «une nouvelle version à temps partiel du bachelor of science (BSc) en soins infirmiers […], destinée à mieux concilier vie privée et apprentissage du métier, […] ainsi qu’une procédure d’admission simplifiée […] [pour les] personnes âgées de plus de 25 ans, qui ne disposent pas d’un titre régulier.» (lenouvelliste.ch)
Le chantier du nouveau Pôle santé de Sion, situé non loin de l’hôpital, vient de débuter. «Le projet a pris du retard, mais est plus abouti qu’à ses prémices, selon le canton», retard qui a fait augmenter les coûts de 10 millions, faisant grimper la facture à plus de 96 millions de francs. L’ouverture du campus, initialement prévue pour 2023, «est désormais projetée pour 2026».
«[…] [C]e bâtiment accueillera sur un même lieu des formations en santé et en travail social et la recherche et l’innovation dans les domaines de la santé et du sport.» Seront regroupés sous le même toit la HES-SO du Valais (qui occupera la majeure partie des locaux, environ les deux tiers), l’EPFL, la Fondation The Ark, l’Observatoire valaisan de la santé et le centre d’excellence dans les sciences et technologies du mouvement Spark.
Christophe Darbellay, président du gouvernement en Valais, explique qu’«[i]l faut aujourd’hui donner les moyens à la formation dans le domaine de la santé». Le Pôle santé est là pour «amener sa pierre à l’édifice ».
Marc Bors, directeur de la UniDistance Suisse, déclare : «Nous voulons être accrédités comme université à partir de 2027». En ce moment, UniDistance peut délivrer des titres de bachelor et de master, mais pas de doctorat, ce qui changerait avec l’accréditation. Selon le Walliser Bote, cela fait plusieurs années que le Canton du Valais souhaite avoir sa propre université à part entière («vollwertig»).
Le critère central pour cette accréditation est la conduite d’une recherche propre. Pour cela, UniDistance est en train d’augmenter le nombre de chaires. Rien que l’année dernière, ce chiffre a doublé et compte désormais 16 chaires. La direction souhaite ainsi d’offrir des nouvelles filières, d’élargir l’offre de formation continue et d’améliorer la réputation de l’institution au niveau de la recherche. Le nouveau siège à Brigue contient notamment des laboratoires d’études du comportement.
Pour devenir une université à part entière, UniDistance aura besoin de beaucoup plus d’argent de la part du canton. Au lieu des 3,3 millions par an actuels, le Valais devrait alors soutenir l’institution avec jusqu’à 13 millions par an. Le président de la Fondation pour UniDistance déclare : «En comparaison avec les coûts que représentent les universités présentielles dans d’autres cantons, cela reste toutefois un petit montant.» L’institution souhaite par ailleurs maintenir son mode d’enseignement partiellement à distance.
«L’institut de recherche Idiap spécialisé dans l’intelligence artificielle et basé à Martigny va augmenter de 60 postes ses effectifs, principalement dans son domaine d’étude de prédilection, dans les prochaines années. […] Ainsi, le budget annuel total de l’Idiap passera de 12 à 20 millions de francs annuels.»
Démarré en décembre 2012, le campus Energypolis est en pleine expansion. Il réunit en son sein trois acteurs, principaux : l’antenne valaisanne de l’EPFL , la filiale cantonale de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO Valais Wallis) et sa Haute École d’ingénierie (HEI), ainsi que la fondation the Ark, une structure cantonale qui soutient les entreprises. Dévisée à près de 410 millions de francs, la charge est répartie entre la ville de Sion, la Confédération et des privés.
«A l’horizon 2024, près de 400 chercheurs de l’EPFL, répartis dans 17 chaires, travailleront dans la capitale valaisanne». «L’implantation de l’EPFL en Valais dépasse largement les espérances», relève Sophia Dini, Déléguée à l’économie et à l’innovation à l’État du Valais.
Le Conseil d’état valaisan a donné une conférence de presse après cent jours au gouvernement. Le nouveau patron de l’Economie et de la Formation, Christophe Darbellay, aurait profité de son temps de parole pour lâcher une suggestion : «Et si le Valais s’inspirait de petits cantons comme Lucerne et le Tessin pour créer sa propre Université ?»