Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: accès aux études

Un élu veut que l’accès à l’université passe par l’apprentissage

Selon une initiative parlementaire du Conseiller national Andreas Glarner (UDC/GL), tous les élèves devraient à l’avenir avoir suivi avec succès un apprentissage avant d’être admis dans une haute école, arguant que les personnes ayant une expérience professionnelle «terminent leurs études de manière plus ciblée, changent moins souvent de filière, sont mieux préparées à la vie professionnelle et s’intègrent plus rapidement sur le marché du travail», supprimant ainsi de fait la voie de formation générale passant par la maturité gymnasiale.

Pour swissuniversities défend le système actuelle, jugeant que la diversité des offres de formation au niveau secondaire II permet aux jeunes de trouver la voie correspondant le mieux à leurs aptitudes et à leurs intérêts.

L’Union patronale suisse voit également l’initiative «d’un œil critique», soulignant, entre autres, qu’aujourd’hui déjà, tous les jeunes qui souhaitent faire un apprentissage ne trouvent pas forcément une place de formation adaptée».

 

Manifestation étudiante à Bâle contre la hausse des frais de scolarité

Plusieurs centaines d’étudiant·es et membres du personnel académique ont manifesté à Bâle pour protester contre les coupes budgétaires fédérales et la hausse des frais de scolarité. Les manifestant·es dénoncent le désengagement financier de la Confédération notamment au profit de dépenses militaires, en brandissant les slogans « l’éducation, pas les bombes » ainsi que « l’éducation gratuite pour tous, maintenant ! ».


 

« L’administration Trump accuse Yale de discriminer les candidats blancs et asiatiques »

Le ministère de la Justice accuse l’école de médecine de l’Université de Yale de discriminer les candidatures blanches et asiatiques, affirmant une sélection raciale favorisant les étudiant·es noir·es et hispaniques.

Cette action s’inscrit dans une offensive plus large de l’administration Trump contre les politiques d’admission de plusieurs universités, notamment après une attaque similaire visant l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

En réponse, Yale défend la rigueur et la légalité de son processus d’admission face à cette pression de l’administration Trump.

Fribourg veut faciliter la reprise des études pour les personnes réfugiées

La Haute École de travail social et l’Université de Fribourg renforcent leur soutien aux étudiant·es réfugié·es grâce à un financement fédéral de 252 000 francs (2026-2028).

Ce programme combine cours de français académique, ateliers de confiance en soi (théâtre-forum) et sensibilisation de la communauté universitaire pour lever les mécanismes d’exclusion et faciliter l’intégration durable des personnes réfugiées dans l’enseignement supérieur.

«Yale ne se réfugie pas derrière la ruse consistant à blâmer Donald Trump»

Sous l’impulsion de sa présidente Maurie McInnis, l’Université de Yale a mandaté et publié un rapport d’une franchise inédite, validant les critiques majeures adressées au monde académique.

Madame McInnis y souligne l’urgence de ce virage : «Aujourd’hui, les universités du pays font face à une vague historique de demandes de changement. La confiance envers les institutions s’érode c’est un problème que nous ne pouvons ignorer. Pour que l’enseignement supérieur serve l’intérêt public, nous avons besoin de la confiance du public». Cette démarche a été saluée par le Wall Street Journal, qui y voit une rupture avec l’arrogance et la posture défensive habituelles du milieu universitaire. Le journal notant qu’ils «ne se réfugient pas derrière la ruse consistant à blâmer Donald Trump». 

Le document dénonce ainsi sans détour la dérive des coûts, la bureaucratie galopante, l’inflation des notes et l’opacité des admissions. Plus frappant encore, Yale admet l’existence d’une «monoculture» idéologique qui étouffe le débat.

Pour y remédier, l’université dit imposer à ses départements, dès l’année 2026-2027, une révision de leurs programmes afin de garantir une réelle diversité des perspectives intellectuelles et le respect de la liberté académique.

[L’article est accessible via le PressReader de la BCU.]

Les HES dispensent des cours d’appui

«Mathématique et français sont à nouveau au menu des étudiant·es de première année des hautes écoles spécialisées de Genève (HES). Est-ce à dire que le niveau scolaire et d’apprentissage des entrant·es en HES a drastiquement baissé?» Des professionnel·les de l’éducation et les syndicats d’étudiant·es pensent que ceci est dû aux répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’apprentissage scolaire en particulier.

«Formation académique: le décalage à corriger»

Alice Gasparini, physicienne et enseignante, se penche sur la différence (conséquente) de niveau entre la fin d’études de Secondaire II et la 1e année académique. «Ce décalage, particulièrement marqué dans les filières scientifiques, interroge l’équité du système éducatif pris dans son ensemble et ses répercussions sociales à long terme.» Selon elle, ce décalage conduirait à un taux plus élevé d’abandon d’études, pour des raisons psychologiques, économiques, ou à cause de démotivation. En effet, le décalage observé conduirait souvent à un «besoin de facto d’une année de mise à niveau avant de pouvoir réellement entamer ses études universitaires». Formalisée à l’EPFL par la «MAN», cette année «se manifeste plutôt sous la forme d’abandons, d’échecs ou de réorientations à L’UNIGE», observe l’enseignante. Les effets négatifs seraient particulièrement marqués pour les personnes de familles moins aisées socio-économiquement et les femmes.

Des étudiant·es de droit dénoncent les frais élevés de lectures obligatoires

Des étudiant·es, particulièrement en droit à l’Université de Zurich, font part à Nau.ch des coûts élevés de leurs lectures de cours obligatoires. En 2019 déjà, le journal étudiant N’jus faisait état de plus 500 francs de dépenses par an par étudiant·es pour les lectures obligatoires. De plus, le fait que certain·es enseignant·es imposent leurs propres ouvrages comme lectures obligatoires est controversé. Les étudiant·es se verraient alors parfois contraint·es de choisir leurs professeur·es en fonction du prix des livres qu’ils·elles recommandent. Certes, les bibliothèques mettent des exemplaires à disposition, mais ceux-ci ne peuvent souvent pas être empruntés ou alors sont «cachés» par d’autres étudiant·es.

À la demande de Nau.ch, l’Université de Zurich souligne qu’il n’existe aucune obligation officielle d’achat de livres ou de polycopiés. Mais pour certains examens, certains supports imprimés sont nécessaires, surtout en études de droit. Les appareils numériques étant généralement interdits, les livres électroniques, moins chers, ne sont généralement pas acceptés. Ou lorsqu’ils le sont, c’est uniquement après l’achat du livre imprimé, notamment pour des raisons de droits d’auteur, précise l’Université de Zurich .

Les étudiant·es parlent alors d’une «obligation indirecte d’acheter des livres». La thématique est régulièrement discutée, en particulier en droit, mais des filières telles que la médecine seraient également concernées.

«Baisse de près de 20% des visas étudiants aux Etats-Unis»

Les Etats-Unis ont délivré en août de cette année 313’138 visas étudiants, soit 19,1% de moins par rapport à la même période l’an dernier. L’Inde, qui était l’année dernière la principale source d’étudiant·es étranger·ères aux Etats-Unis, a connu une chute de 44,5% de visas en moins. Actuellement, le plus grand nombre d’étudiant·es étranger·ères vient de Chine, bien que son quota ait également été revu à la baisse. Les statistiques montrent également une grande baisse du nombre de visas d’étudiant·es venant de pays à majorité musulmane. Les admissions iraniennes ont par exemple chuté de 86%.

«Il n’a jamais été aussi facile d’étudier dans une université britannique»

Selon le magazine britannique The Spectator, il est désormais plus facile d’intégrer une prestigieuse université britannique via le processus de clearing. A l’origine conçu comme filet de sécurité pour les candidat·es qui n’avaient pas obtenu les notes souhaitées, ce dispositif deviendrait aujourd’hui une véritable «voie alternative pour intégrer les meilleures universités telles que King’s College London, Leeds ou Bristol». Selon un rapport, le nombre de places attribuées à des candidats dont les résultats sont parfois nettement inférieurs aux exigences est en augmentation. La raison de ce «changement de paradigme dans la pratique des admissions» est économique: «les recettes provenant des frais de scolarité diminuent, tandis que les étudiant·es internationaux – qui paient souvent quatre fois plus – sont moins nombreux depuis le Brexit». Beaucoup profiteraient de ce système. Celles et ceux qui ainsi ne réussiraient pas leur candidature principale s’inscriraient alors simplement dans un autre cursus, moins populaire et peu demandé. En 2023, plus de 3’500 cursus étaient disponibles via le clearing, soit une hausse de plus de 25 % par rapport à l’année précédente.

«Haro sur la hausse des taxes d’études»

Ce mercredi 1er octobre se tient sur la place Fédérale à Berne une mobilisation nationale organisée par l’Union des étudiants de Suisse (UNES). La date a été choisie car la Commission des finances du Conseil des Etats se réunira les 2 et 3 octobre pour aborder ce sujet. Les manifestant·es s’opposent à la proposition du Conseil fédéral de doubler les taxes d’études pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiant·es étranger·ères, dans le cadre du plan d’économies de la Confédération de 460 millions de francs dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Une pétition sera remise.

Selon Sophie Wang, co-présidente de l’UNES, la Suisse devrait s’inspirer de pays tels que l’Autriche, la Suède ou l’Ecosse, qui investissent massivement pour maintenir des formations abordables. Leur système de hautes écoles serait parmi les plus équitables et divers. Selon elle, étant donné l’optique actuelle d’austérité budgétaire de la Confédération, il revient aux cantons de choisir de ne pas répercuter ces coupes sur les frais de scolarité. Elle attend d’eux qu’ils défendent clairement leurs institutions. (La Liberté)

Julia Bogdan, co-présidente de l’UNES, craint une perte des talents en Suisse au profit d’autres universités voisines, en Allemagne ou en Autriche. Elle regrette également que le Conseil fédéral n’ait pas consulté ni étudiant·es ni universités avant de décider. Il n’aurait de plus pas tenu compte des nombreuses oppositions formulées pendant la procédure de consultation. (Tages-Anzeiger)

Loi fédérale sur les professions de la santé : prise de position de swissuniversities

«swissuniversities salue l’intégration du rôle d’infirmier·ère praticien·ne spécialisé·e (IPS) dans la révision de la Loi fédérale sur les professions de la santé, une avancée essentielle face à la hausse des besoins en soins, à la pénurie de personnel et au développement de modèles innovants. L’accès à cette fonction doit être réservé aux titulaires d’un Master en pratique infirmière spécialisée délivré par une haute école, garantissant qualité, sécurité et alignement avec les standards internationaux.

Parallèlement, swissuniversities étudie des mesures pour faciliter l’accès au Bachelor en soins infirmiers pour les infirmier·ère·s diplômé·e·s ES.»

Parcoursup : le gouvernement français veut conditionner l’accès de l’enseignement supérieur privé pour réduire les «dérives»
De 2010 à 2022, les inscriptions d’étudiants et étudiantes dans le secteur privé ont augmenté de 72 %, contre 11 % dans le public. Face à cette croissance rapide et aux abus du secteur privé, un projet de loi vise à créer un système de validation par l’État, en créant deux niveaux de reconnaissance : le «partenariat» et l’«agrément».
«Reste une troisième catégorie, celle des établissements lucratifs sans agrément. Dans la logique du gouvernement, cette mise au ban symbolique vise à dissuader les étudiants et leurs parents d’en faire le choix.» (La Croix)
«L’Uni de Genève recale un ingénieur de l’EPFL»

Après avoir obtenu un bachelor en microtechnique et un master en robotique, un diplômé de l’EPFL souhaite devenir enseignant en mathématiques. Toutefois, il est désormais nécessaire de posséder un master dans la branche souhaitée avant d’entreprendre une formation à l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). De plus, l’Université de Genève (UNIGE) impose des critères d’équivalence stricts vis-à-vis des diplômes d’autres institutions : elle ne lui a validé que 33 crédits sur les 330 obtenus. En revanche, à l’Université de Neuchâtel, le diplômé a été directement admis en master.

«Pourquoi les étudiants vaudois et genevois rament autant à l’EPFL»

«24 heures s’est procuré les chiffres de l’EPFL sur les taux de réussite des Romands au bachelor. Des disparités apparaissent selon la durée et les exigences des formations secondaires cantonales. Toutes facultés confondues, ce sont les Jurassiens qui arrivent en tête de ce classement (67,9%), devant les Valaisans (59,5%). Vaud est avant-dernier et Genève a le bonnet d’âne avec 48,4%. Ces deux cantons détiennent le record du nombre de maturités délivrées: 32% des Vaudois et 34% des Genevois de moins de 25 ans en ont une, contre 22% en Valais.»

«Virée de l’uni pour avoir sauvé sa mère»

Fin 2022, l’Université de Zurich a suspendu une étudiante qui a raté de peu un examen en ligne qu’elle devait repasser, car elle a dû s’occuper, durant l’épreuve, de soins médicaux d’urgence pour sa maman. Souhaitant poursuivre son examen suite à l’incident, sa mémoire lui aura causé des troubles, qu’un médecin spécialiste diagnostiquera par la suite. L’étudiante évoque des circonstances exceptionnelles et indépendantes de sa volonté auprès de son Université, mais l’alma mater «reste inflexible» et lui indique qu’elle peut faire recours.

La jeune femme a fait appel à un avocat, qui manque malheureusement le délai de recours. L’exclusion de l’Université devient donc définitive. L’avocat essaiera un recours jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui l’a rejeté. L’étudiante «ne pourra plus jamais s’inscrire en économie dans une université suisse. Le choc a été tel qu’elle a dû être hospitalisée en clinique psychiatrique pendant un temps.»

L’EPFL doit donner une seconde chance à un ex-étudiant schizophrène, selon le Tribunal administratif fédéral

En 2015, un étudiant de bachelor à l’EPFL a eu des comportements violent (agressions verbales et physiques de plusieurs étudiant·es, endommagement d’une voiture au moyen d’une hache, etc.) sur le campus polytechnique. Il s’est alors fait exclure de l’école. En 2023, après s’être soigné et ayant un état de santé désormais stabilisé, l’étudiant souhaite à nouveau rejoindre l’EPFL en vue d’obtenir un bachelor. Mais la haute école le refuse catégoriquement, arguant que l’exclusion était définitive. La commission de recours de l’EPFL explique qu’«il est clair que le risque représenté par [l’étudiant en question] pour la sécurité de l’EPFL n’a pas diminué de façon significative. Il convient dès lors de maintenir son expulsion.» Recourant devant le Tribunal administratif fédéral (TAF), l’étudiant obtient gain de cause: les juges estiment qu’il «ne doit pas être exclu à vie de l’EPFL. Cela ne veut pas dire que sa réinscription est garantie. Les juges du TAF demandent à l’EPFL de reprendre la procédure d’inscription de [l’étudiant], de le soumettre à une expertise médicale indépendante, voire à d’autres expertises si nécessaires. L’EPFL est aussi sommée de payer les 5000 francs de l’avocat dont [l’étudiant] a bénéficié au titre d’assistance judiciaire.»

«Nos hautes écoles vont s’aligner sur le système américain»

La Confédération a planifié d’économiser, à partir de 2027, 460 millions de francs par an dans le domaine de la formation. Elle propose alors de doubler les taxes pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiant·es étrangers·ères.

Le recteur de l’EPFZ, Günther Dissertori, parle d’un «changement de paradigme». Il s’inquiète : «Cette mesure est un premier pas vers la privatisation du système éducatif». Pour lui, une telle décision devrait être prise dans le cadre d’un large débat de société, et non pas sur la base d’un exercice d’économie à court terme. «Tôt ou tard, nos universités s’aligneraient sur le système américain», affirme-t-il. «Si les étudiants payaient autant pour leur formation, ils s’attendraient également à recevoir un diplôme. Cela pourrait entraîner une baisse de la motivation des étudiants. «Ils deviennent des clients et des clientes – et l’université se retrouve dans l’obligation d’apporter quelque chose». Cela affaiblirait l’engagement élevé dont font preuve les étudiants de l’ETH aujourd’hui.»

«Si l’EPF veut se conformer aux plans de la Confédération, elle doit économiser 78 millions de francs au total. Comme l’Ecole polytechnique est également concernée par les coupes prévues dans le Fonds national suisse, Innosuisse et d’autres domaines, il manquerait au total jusqu’à 125 millions de francs.»