«Thomas Minder remet en question la sélection précoce dans le système scolaire. Les passages avant le secondaire devraient se faire sans examen, selon le président de l’association faîtière des directions d’école en Suisse alémanique (VSLCH) dans le SonntagsBlick.» Parallèlement, il estime que la formation des enseignant·es est trop courte pour faire face aux exigences croissantes.
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Sujet: formation – enseignant·e·s
«Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi un crédit pour construire un édifice sur le Campus Santé à Chavannes-près-Renens. Il accueillera la HEP dès 2028.»
La conseillère d’État chargée du dossier (construction), Isabelle Moret, a aussi expliqué qu’il n’y avait en revanche pas de place sur le Campus Santé pour l’entier de la HEP.
Dans le contexte actuel de crises environnementales multiples, les biologistes Gilles Boeuf et Marc-André Selosse plaident pour de nouvelles interactions entre scientifiques, politiques et citoyen·nes. Ils invitent les scientifiques à mieux se former dans la communication de leurs découvertes, et le public à être plus réceptif envers le vivant et mieux entendre les sciences. «Les sciences n’ont pas vocation à gouverner la société, mais celle-ci ne saurait être menée sans science. Demain, une vulgarisation repensée doit rencontrer une génération plus réceptive.»
- Former et entraîner les scientifiques aux médias: «Vulgariser n’est pas dire ce qu’on sait, mais ce que l’auditeur ne sait pas.» Les scientifiques doivent apprendre à dire ce qu’ils et elles souhaitent dire dans leurs réponses aux questions qu’on leur pose, «comme les politiques le font». Il faudrait ainsi qu’ils et elles rendent «désirables les alternatives qu’offrent les sciences, comme les publicitaires savent le faire».
- Former l’auditoire à entendre le message: la formation au vivant et à l’environnement devrait devenir plus centrale, de l’école primaire au secondaire. «Les sciences du vivant doivent construire l’esprit de tous dès le départ, désarmant ainsi les propos et les raisonnements qui les dénient.» Les biologistes précisent que la Fédération BioGée, à laquelle ils appartiennent, défend cette idée de mieux former la jeunesse au vivant, afin que les futures générations soient plus réceptives aux sciences.
Depuis le 1er août, la Haute école pédagogique fribourgeoise est intégrée à l’Université de Fribourg à travers la création d’une nouvelle Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FacEduForm). Celle-ci comprend un Département de formation à l’enseignement, un Département de pédagogie spécialisée et un Département des sciences de l’éducation. Elle a pour doyen Philippe Genoud et comptera près de 2’000 étudiant·es à sa rentrée en septembre.
Le but de cette réforme, issue d’un choix politique datant de 2021, est de renforcer une vision pédagogique «globale» dans l’enseignement obligatoire ainsi que d’améliorer «la visibilité et l’attractivité» de la formation. Les cursus valoriseront le bilinguisme, formant le futur corps enseignant dans trois filières (français, allemand et bilingue). La désormais ex-rectrice de la HEP|PH FR, Delphine Etienne-Tomasini, espère une augmentation des futur·es enseignant·es alémaniques. Elle précise également qu’il ne s’agit en aucun cas d’une «académisation» de la formation, les études conservant de nombreux stages pratiques. Ce modèle de formation des enseignant·es au sein de l’université est unique en Suisse romande, à l’exception de Genève.
Une inauguration aura lieu le 9 octobre (La Liberté).
L’Université de Lucerne doit économiser 2 millions de francs. L’institut de pédagogie religieuse (RPI) sera particulièrement touché, avec une coupe d’environ un demi-million dans la faculté de théologie. Des Une pétition a été signée par 1’600 personnes pour s’opposer à cette mesure.
L’institut «allie profondeur théologique et formation orientée vers la pratique». Mais «à l’avenir, les étudiants en pédagogie religieuse devront suivre exclusivement les cours de la faculté de théologie, une mesure qui n’est pas judicieuse sur le plan pédagogique», écrit le journaliste du hebdomadaire catholique Sonntag, Stephan Leimgruber. Ce dernier observe plus largement une tendance générale de «découplage entre formation et domaine professionnel», mettant sous pression les filières de formation axées sur la pratique.
Les partis du centre, du PS et des Verts s’interrogent aussi sur la mesure, notamment comment est-ce qu’elle a été mise en place, pourquoi les mesures d’économies ne concernent que trois des six facultés ou encore qu’est-ce qu’il adviendra de la réputation de l’Université si «des départements prestigieux et internationalement reconnus tels que les sciences religieuses disparaissent sans être remplacés».
Après avoir obtenu un bachelor en microtechnique et un master en robotique, un diplômé de l’EPFL souhaite devenir enseignant en mathématiques. Toutefois, il est désormais nécessaire de posséder un master dans la branche souhaitée avant d’entreprendre une formation à l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). De plus, l’Université de Genève (UNIGE) impose des critères d’équivalence stricts vis-à-vis des diplômes d’autres institutions : elle ne lui a validé que 33 crédits sur les 330 obtenus. En revanche, à l’Université de Neuchâtel, le diplômé a été directement admis en master.
«Le 9 avril 2025, le Conseil fédéral a adopté deux rapports donnant suite à des postulats, dans lesquels il examine les possibilités de faciliter l’accès aux études universitaires et aux hautes écoles pédagogiques (HEP) pour les titulaires d’une maturité professionnelle ou spécialisée. Il arrive à la conclusion que les dispositions actuelles ont fait leurs preuves. Il recommande aux cantons de procéder à un examen approfondi des différentes possibilités d’optimisation concernant l’accès à la formation préparant à l’enseignement au degré primaire.»
Mercredi, le gouvernement vaudois a mis en consultation un avant-projet de révision de la loi vaudoise sur la Haute École pédagogique (LHEP). Elle doit être réformée, en raison notamment de la forte hausse du nombre d’aspirant·es enseignant·es. «[La réforme] prévoit une nouvelle fonction de vice-recteur, une autre de chargé de cours ainsi que des changements liés aux conditions contractuelles du personnel d’enseignement et de recherche. […] L’avant-projet comporte aussi des adaptations à l’évolution du droit intercantonal et fédéral ainsi que l’introduction d’une procédure de réclamation sur les décisions relatives aux cursus des étudiants.» (24 heures) Le poste de vice-recteur «serait dédié aux aspects de formation et aurait pour mission de veiller aux liens avec les services employeurs», précise le DEF (Le Courrier).
«Le projet de raccourcir la formation des enseignant·es du primaire a échoué devant le peuple. Les Genevois·es ont refusé la réforme par 61,11% des voix.»
«La Chambre des hautes écoles pédagogiques de swissuniversities a révisé et approuvé le 30 mai 2024 l’accord pour la reconnaissance mutuelle de l’examen complémentaire permettant l’admission à la formation en enseignement primaire (attestation d’équivalence MSOP).»
A Genève, une réforme soutenue par la droite et le gouvernement prévoit de faire passer la formation des instituteurs et institutrices de quatre à trois ans. Les citoyens se prononceront le 22 septembre sur ce projet combattu par la gauche et les syndicats d’enseignant·es.
Pour la cheffe du Département de l’instruction public genevois, Anne Hiltpold, raccourcir d’un an le cursus des futurs enseignants du primaire permettrait de le rendre plus attractif et de s’aligner sur les autres cantons.
«En Suisse, les femmes continuent de toucher un salaire inférieur à celui des hommes. Selon les dernières données récoltées par l’Office fédéral de la statistique (OFS), relatives à 2022, cet écart s’élève plus exactement à 9,5% […] : [u]ne inégalité salariale […] «subsiste encore», note l’OFS, mais […] «continue de se réduire».» Selon les chiffres de l’OFS, le secteur public offre des salaires plus élevés que le secteur privé, mais pas dans tous les secteurs : ainsi, par exemple, l’inegalité salariale entre hommes et femmes dans le domaine de l’enseignement est majeure dans le secteur privé (13,7%) que dans le secteur public (6,9%). Par contre, dans le domaine de la recherche et du développement scientifique cette inégalité est majeure dans le secteur public (10,4%) que dans le privé (8,9%). (nau.ch)
Les chiffres indiquent aussi que parmi les domaines où les jeunes de moins de 30 ans gagnent le mieux on trouve le domaine de l’enseignement (environ 7000 francs par mois). (20 Minuten).
Le Comité référendaire a réussi à recueuillir environ 11 000 signatures (plus du double requis) et ce sera aux citoyens de décider de la durée de la formation des enseignant·es.
Selon Olivier Maulini, directeur de l’Institut universitaire de formation pour l’enseignement (IUFE), trois ans ne suffisent pas pour pratiquer dans tous les degrés à l’école primaire (1P-8P) .
Les langues et les sciences sociales à l’université sont en perte de vitesse. Après des années de boom, l’intérêt pour certaines disciplines est en berne depuis une dizaine d’années, constate la SRF. Le 20 minutes souligne que «L’Université de Lausanne fait cependant office d’exception dans le paysage académique suisse. La situation y est ainsi plus favorable pour les Lettres et les Sciences humaines que dans le reste du pays.» Le porte-parole de l’Université de Neuchâtel Nando Luginbühl avertit que «s’il devait se produire un déclin dans un avenir proche, la relève des enseignants dans le secondaire I et II pourrait être difficilement assurée».
«Le problème ne se pose pas avec les sciences dures (maths, physique, informatique…), qui attirent la majorité des étudiants. Joël Mesot, président de l’École polytechnique fédérale de Zurich, explique que ces disciplines ont bénéficié d’une campagne de promotion «efficace» et d’aides financières de la Confédération.» (20 minutes)
Responsable du domaine études et enseignement au séminaire d’histoire de l’Université de Zurich, Marietta Meier, regrette un taux d’abandon trop élevé, ce qu’elle trouve surtout regrettable après la première année d’études de base. «Je pense que la transition entre les études de base et le complément de formation («Aufbaustudium») est relativement difficile. Dans les études de base, les étudiants bénéficient d’un encadrement plus intensif. […] Nous discutons donc actuellement […] [la question]: devrions-nous accompagner davantage le processus de recherche ?» Par ailleurs, la Société suisse d’histoire a lancé en 2023 une campagne à laquelle l’Université de Zurich participe financièrement et en termes de contenu. «Cette année, nous allons faire un essai : des étudiants en histoire se rendront dans des écoles cantonales pour parler de leurs études.» (etü)
«Le fait est que la nature d’un poste d’enseignant-e diffère considérablement en fonction de la façon dont on se présente physiquement. Tant que nos discussions pédagogiques et nos établissements d’enseignement supérieur n’auront pas abordé cette question, les femmes professeurs continueront d’endurer un niveau d’irrespect que leurs collègues masculins n’imaginent même pas possible.», estime Hannah H. Kim, professeure en philosophie à l’Université d’Arizona.
Elle suggère deux mesures:
1. Communiquer sur le fait que «[c]e comportement découle d’une résistance générale à l’égard des femmes en position d’autorité. Le fait de savoir qu’il ne s’agit pas d’instructeurs individuels peut atténuer l’effet des interactions négatives.»
2. Les cours de pédagogie doivent prendre en compte le profil [le «background»] des enseignant-es. «Il est temps d’institutionnaliser le soutien spécifique à l’enseignement dont les femmes et les «BIPOC» (noir-es, aux autochtones et personnes de couleur) ont besoin depuis longtemps. Il pourrait s’agir de former les enseignants à la manière de traiter professionnellement le manque de respect ou de désamorcer les situations tendues avec les étudiant-es. Et cela pourrait signifier que l’on précise dès le départ comment les enseignant-es doivent demander de l’aide.»
Le projet de loi du PLR, visant à faire passer la durée de la formation des enseignant·es de l’école primaire de 4 à 3 ans, a été accepté par le Grand Conseil genevois. Celles et ceux qui ont promu et qui ont soutenu ce projet de loi argumentent que «la formation actuelle est trop théorique» et «souhaitent […] calquer Genève sur les autres cantons romands dans lesquels les étudiant·es effectuent trois ans en HEP […]. [En effet il y aurait] «[…] un tourisme des jeunes vers la HEP vaudoise qui accueille de plus en plus de nos étudiants», a souligné la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes, à l’origine du projet de loi finale».
Un référendum est attendu par la Fédération des enseignants genevois (FEG): selon Francesca Marchesini, Présidente de la Société pédagogique genevoise, syndicat des enseignant·es du primaire, «[c]e projet est totalement irresponsable eu égard aux enjeux que les enseignants doivent appréhender avec l’augmentation des effectifs et l’introduction de l’école inclusive». (Le Courrier)
«[…] [L]es syndicats des enseignants estiment, eux, qu’il faudrait même, au contraire, prolonger la formation pour répondre aux exigences actuelles de l’école, qui s’est énormément complexifiée. En commission, un représentant de Swissuniversities, la faîtière des hautes écoles, a souligné que, pour les HEP, les trois ans deviennent toujours plus problématiques pour maintenir la qualité de la formation sans ajouter des compléments à son issue. Selon Anne Emery-Torracinta, [précédente cheffe du Département de l’instruction publique], le frein dans les autres cantons pour allonger la durée des études est budgétaire, car qui dit meilleure formation, dit meilleur salaire.» (Tribune de Genève)
«La Haute École pédagogique de Lausanne devra refuser des candidats dans certaines filières de formation pour l’année 2024-2025 […] [puisque] le nombre de candidats dépasse la capacité d’accueil de la haute école […]. Les limitations concernent trois disciplines du master en enseignement secondaire I, 19 disciplines du MAS/diplôme en enseignement secondaire II et les masters en pédagogie spécialisée orientation enseignement spécialisé et orientation éducation précoce spécialisée.»