Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: égalité – origine sociale

UNES publie un rapport sur l’évolution des taxes d’études en Suisse

Un rapport de l’Union des étudiant·es de Suisse (UNES) indique une augmentation continue et supérieure à l’inflation des taxes d’études sur la période 2006-2026. Des fortes disparités sont constatées selon les établissements et le statut étudiant (suisse ou étranger). Aujourd’hui, les taxes d’études s’élèvent entre 500 et 1 000 CHF par semestre pour les premiers, et entre 500 à 5 000 CHF pour les seconds.

L’UNES alerte sur les conséquences négatives d’un financement accru pour les usager·ères et la dépendance vis-à-vis des fonds tiers, moins prévisibles que le financement public.

«NON à davantage de sélection dans la filière de psychologie!»

La section étudiant·es du syndicat SSP appelle au Conseil de la faculté SSP de l’Unil de rejeter une réforme du plan d’études du cursus de psychologie. «Les étudiantexs qui échouent le plus souvent sont systématiquement celleux qui travaillent à coté de leurs études. Ainsi, rendre plus difficile la réussite du bachelor ne fait qu’accentuer la sélection sociale à l’université.»

Le président des directions d’école alémaniques plaide pour la fin des examens d’entrée au gymnase

«Thomas Minder remet en question la sélection précoce dans le système scolaire. Les passages avant le secondaire devraient se faire sans examen, selon le président de l’association faîtière des directions d’école en Suisse alémanique (VSLCH) dans le SonntagsBlick.» Parallèlement, il estime que la formation des enseignant·es est trop courte pour faire face aux exigences croissantes.

Coupes budgétaires : « les étudiant·es se sentent lâché·es »

Lundi, les Verts et le PS ont annoncé qu’ils ne lanceraient pas de référendum contre les coupes budgétaires dans la formation. Ce désistement laisse les syndicats et associations étudiantes seul·es face à la situation, sans forces nécessaires pour mener une bataille nationale.

Sophie Wang, co-présidente de l’Union des Etudiant·es de Suisse (UNES) dénonce une « attaque à l’égalité des chances », craignant que la baisse des contributions fédérales ne provoque une hausse des taxes d’études. Désormais, la lutte se déplace vers les cantons.

«Sans soutien des partis, les organisations impliquées contre les coupes dans la formation et la recherche n’ont pas la force de se lancer dans la bataille.» Cependant, leur lutte à obtenir des mesures de compensation se poursuivra dans les cantons, pour éviter que les économies ne soient répercutées directement sur les étudiant·es.

Budget de la Confédération : Le Parlement valide 5,2 milliards d’économies pour 2027-2029

Le Parlement a validé mardi un programme d’économies pour la période 2027-2029 dans le cadre du «paquet d’allègement budgétaire» (PAB), conçu pour contenir la progression des dépenses fédérales. Le montant final de 5,2 milliards de francs (contre 8,5 milliards visés par le Conseil fédéral) épargne le secteur agricole.

En revanche, les domaines de la formation et de la recherche, des transports et de la coopération internationale devront a priori absorber la majeure partie des coupes budgétaires prévues.

«Des hausses des taxes d’étude dans les EPF et les hautes écoles cantonales sont notamment attendues.» (Le Temps)

«Le scénario d’un référendum devient de plus en plus lointain. Les Vert·es, qui étaient les plus susceptibles d’en lancer un, ont annoncé lundi renoncer à cette possibilité.» (Le Courrier)

L’Union des Étudiant·e·s de Suisse (UNES) écrit: «En entérinant des coupes budgétaires affaiblissant le système de  formation suisse, le Parlement s’entête dans une politique d’austérité qui ne tient compte  que d’une vision à court-terme. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette qu’aucun parti politique gouvernemental ne soutienne la jeunesse en appelant au  référendum, et poursuivra son engagement dans les cantons. »

 

Le canton de Vaud ouvre le dossier de la maturité mixte en quatre ans

«Pour garantir la reconnaissance de sa formation gymnasiale à l’échelle nationale, le canton de Vaud doit allonger d’un an son cursus actuel, soit passer de trois à quatre ans. Il a présenté jeudi des premières études qui serviront de socle à une révision de la loi.» (RTS)

Le département proposera plusieurs options pour réformer la loi sur l’enseignement obligatoire en septembre prochain, dont la dernière révision date de dix ans. (24h)

Selon la journaliste des 24 heures, les parents et directeurs seraient favorables à un report de l’orientation vers une filière professionnelle ou gymnasiale par exemple en 10e année. Actuellement c’est en 8e, quand les enfants ont environs 12 ans. Un report permettrait une plus grande maturité des enfants au moment de sélection. «La séparation précoce en filières n’a pas d’effet positif sur les apprentissages. En revanche, elle tend à renforcer les inégalités sociales», affirme Cédric Blanc, directeur général de l’enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée.

Un encadré des 24 heures évoque le taux de réussite à l’Université de Lausanne.

Publication d’un site dédié aux étudiant·es de première génération

«First-gen.ch est issu du projet « Sélectivité due à l’origine sociale dans les hautes écoles suisses » (2021–2024) dans le cadre du programme fédéral P-7 Diversité, inclusion et égalité des chances dans le développement des hautes écoles (2021–2024) de swissuniversities, qui visait à mieux comprendre les obstacles rencontrés par les étudiant·e·xs de première génération. Ce premier projet, porté par cinq universités partenaires (Berne, Fribourg, Lucerne, Saint-Gall et Zurich), a permis la mise en place de plusieurs mesures dont la création de cette plateforme.»

Genève: Jobs d’étudiant·es moins bien payés

«La décision du Grand Conseil [genevois] de sortir les jobs d’été du dispositif du salaire minimum ne passe pas auprès des étudiant·es, des syndicats et de la gauche. […] Si le peuple devait accepter de plafonner à 75% du salaire minimum les jobs d’été, les étudiant·es verraient leur rémunération mensuelle passer de 4349 francs à 3182, […] une perte de 1167 par mois. […] Zora Holzer, permanente de la CUAE, la faîtière des associations étudiantes de l’université, souligne que, selon les chiffres de l’Observatoire de la vie étudiante, 22% des étudiant·es de l’UNIGE «disent avoir des difficultés financières».»

La votation aura lieu le 8 mars.

Hausse de 100 francs de la taxe d’études à l’Université de Berne

«Dès le semestre d’automne 2026, la taxe d’études passera de 750 à 850 francs à l’Université de Berne et à la Haute école spécialisée bernoise (BFH). » (Le Courrier)

Les frais d’inscription supplémentaires payés par les étudiant·es étrangers·ères augmenteront également. Ils passeront de 200 francs par semestre à 1700 francs. Ce groupe paiera donc à l’avenir des frais d’inscription environ trois fois plus élevés que leurs camarades suisses. (Watson)

Une fossé entre ville et campagne se creuse en termes d’éducation

Dans les dernières 30 années, la proportion de la population suisse titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur a augmenté de 44%.

Mais il y a des grandes différences entre ville et campagne. Pour le rédacteur en chef du Sonntagszeitung, «ce n’est pas étonnant, car les jeunes s’orientent vers les possibilités locales lorsqu’ils choisissent leur formation. Plus l’offre de gymnases, de HES et de formations continues est large, plus ils sont susceptibles d’opter pour une carrière universitaire.» Cependant, «selon des chercheur·es de l’Université de Lucerne le niveau d’éducation et le revenu des parents influencent beaucoup moins la réussite professionnelle de leurs enfants en Suisse qu’aux États-Unis, en France ou même en Allemagne. Les enfants issus de familles ayant un faible niveau d’éducation formelle auraient relativement de bonnes chances d’obtenir eux-mêmes un revenu élevé en Suisse.»

La hausse des taxes d’études, une question d’équité envers la formation professionnelle

Dans une tribune ouverte de la NZZ, Werner Inderbitzin défend l’augmentation des taxes d’études dans les hautes écoles. Selon lui, elles répondent à une question d’équité compte tenu du «traitement très inégal» entre formation universitaire et formation professionnelle. Les propositions de doublement et quadruplement des taxes d’études sont selon lui «une augmentation modérée», dont les éventuelles difficultés sociales résultantes pourraient être palliées par le biais de bourses.
Il relève en particulier que l’obtention d’un bachelor dans une haute école spécialisée est financé par les pouvoirs publics à hauteur de 60’000 à 120’000 francs, des montants encore plus élevés dans les universités, alors que les étudiant·es paient en moyenne 1’500 francs par an. Dans une école supérieure, les étudiant·es paieraient elles- et eux-mêmes environ 15’000 francs pour l’apprentissage, et jusqu’à 40’000 francs pour certains brevets fédéraux (par exemple pour devenir entrepreneur en construction).

L’Université de Genève pérennise ses repas à 5 francs

L’entreprise zurichoise SV Group est reconduite pour la gestion des cafétérias de l’UNIGE, garantissant notamment des repas étudiants à 5 francs pour au moins trois ans à partir d’août 2026, avec une possible extension de 5 ans. L’ancien modèle de repas à 5 francs mis en place n’étant pas économiquement viable pour les prestataires, les nouveaux contrats modifient la répartition des coûts: le contrat de bail est passé à celui d’une prestation de service, l’université prenant désormais à ses frais les investissements dans les cuisines et les salles. L’institution annonce vouloir faire appel à un prestataire externe indépendant afin de mesurer la qualité des repas via le Nutri-Score et l’Éco-score, ainsi que des indicateurs de durabilité sociale comme les salaires moyens des collaborateur·ices. L’Université réfléchit également à une éventuelle internalisation des structures de restauration, voulue par l’Assemblée de l’Université. Selon une étude de la Haute école de gestion de Genève, la reprise en gestion interne «est faisable, mais engendrerait un surcoût de plusieurs millions de francs. Une subvention annuelle d’aménagement et de fonctionnement de 5,5 millions et une enveloppe unique d’investissement de 3,5 millions seraient nécessaires», explique Marco Cattaneo, porte-parole de l’UNIGE. Un financement complémentaire du Département de l’instruction publique serait alors nécessaire à cette mise en place.

La gestion des distributeurs automatiques sera également à nouveau confiée à l’entreprise Dallmayr. Le café sera maintenu à 1 franc, et les machines seront plus durables.

Témoignage contre l’augmentation des taxes d’études

Le gouvernement suisse prévoit de doubler les frais d’inscription pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiants étrangers, dans le cadre d’un plan fédéral d’économies. Cette mesure suscite de fortes protestations dans tout le pays, des milliers d’étudiant·es étant descendus dans la rue pour dénoncer une politique jugée injuste et antisociale.

Le témoignage de Sadaf Sedighzadeh, étudiante à l’Université de Zurich, illustre la difficulté de financer des études déjà coûteuses. Fille de réfugiés iraniens, elle travaille dans plusieurs emplois pour subvenir à ses besoins, tandis que ses parents paient les frais universitaires (720 CHF par semestre). Une hausse à 1440 CHF la mettrait en grande difficulté et la pousserait peut-être à abandonner ses études.

Aujourd’hui, 72 % des étudiants suisses travaillent pendant leurs études et financent en moyenne 42 % de leurs dépenses eux-mêmes. Les bourses, censées garantir l’égalité des chances, ne couvrent qu’une faible part (4 %) et varient fortement selon les cantons, accentuant les inégalités sociales et régionales.

Le Syndicat des étudiants suisses (VSS) et plusieurs partis de gauche dénoncent une « attaque classiste contre l’éducation », qui exclurait davantage les jeunes issus de milieux modestes ou de l’immigration. Les cantons, confrontés à des coupes fédérales dans la formation, risquent néanmoins de devoir appliquer ces hausses faute d’alternatives financières.

Face à cette situation, les étudiant·es, enseignant·es et organisations scolaires appellent à une solidarité entre tous les acteurs du système éducatif pour défendre un accès équitable à la formation en Suisse.

La cafétéria de l’Université de Bâle introduit un «menu étudiant» à 15 francs

A la rentrée, les cafétérias de l’Université de Bâle sont passées des mains de SV Group à Compass Group. «Le point central de l’annonce était que la structure des prix soit la même pour les possibilités d’hébergement des étudiants», explique Matthias Geering, porte-parole de l’université de Bâle. Cependant, dans le cadre de l’appel d’offres, l’Université a expressément autorisé le futur candidat à vendre des offres à un prix plus élevé, afin de le décharger financièrement. Compass Group a alors décidé d’introduire une «ligne de menu premium» à 15.50 francs, destinée à «compléter l’offre étudiante». Un prix jugé trop élevé pour les étudiant·es qui, selon leur régime alimentaire, sont parfois contraint·es de se rabattre sur cette offre. En effet, il arrive dans certaines cafétérias que la ligne premium «remplace» chaque jour l’un des trois plats du jour. «Par exemple, il peut arriver que les étudiants véganes n’aient pas d’autre choix que d’acheter la ligne premium plus chère, comme le montre le menu de la semaine dernière.»

«Le populisme n’est pas une maladie»

«Ce qui est populaire, c’est ce dont les gens ont besoin : de sécurité, de revenus, d’être pris au sérieux.» L’historien et journaliste Toni Staler estime que les partis de gauche, les entreprises, les universités et les organisations internationales doivent se remettre en question par rapport à leurs actions depuis la fin de la guerre froide.

«Il fut un temps où les universités définissaient ce qui était vrai, important et correct. […] Aujourd’hui, on invente, on affirme et on ment effrontément sur les plateformes sociales. Les influenceurs, généralement sans compétence ni méthodologie, ont plus de «followers» que les universités. Les gardiens de la pensée scientifique n’ont toujours pas trouvé de réponse à cela. Il n’y en a peut-être pas, mais [il y a] des raisons pour la vulnérabilité des universités, et pas seulement de Harvard. Pendant trop longtemps, les sciences (surtout les sciences «douces») se sont cachées derrière la liberté de l’enseignement et de la recherche, gonflant des études bien-pensantes qui n’apportent rien à la majorité. Trop souvent, la liberté de choix des études a servi aux enfants de riches à se hisser, grâce à des études quelconques, dans la ligue de ceux qui gagnent bien leur vie, au détriment des travailleurs.»

«Les étudiants étrangers sont-ils bénéfiques pour les universités américaines ?»

Durant l’année académique 2023-2024, 1,1 millions d’étudiant·es étrangers·ères se sont inscrits dans les universités américaines, plus de quatre fois qu’en 1979-80. (Le nombre d’étudiant·es globaux a augmenté de 50% pendant la même période.)

Selon David A. Bell, professeur d’histoire à l’Université de Princeton, les universités ont été contentes de les accueillir puisqu’ils et elles requièrent moins souvent l’assistance financière, venant de milieux très aisés et privilégiés. Ce clivage avec les étudiants locaux, voire avec des habitant·es des villes universitaires susciterait des tensions et des jalousies, d’autant plus que l’admission dans les universités de pointe devient de plus en plus compétitive.

L’auteur avance que si les universités sont comprises comme outils de soft power et de compréhension internationale, les bénéfices des échanges sont évidents. Mais d’un point de vue de la mobilité sociale, il devient de plus en plus difficile pour les étudiant·es américain·es d’être admis·es dans une université, d’autant plus s’ils et elles n’ont pas eu les moyens d’aller dans des écoles préparatoires. «Ainsi, ces étudiant·es font paraître les universités américaines encore plus élitistes et peut-être déconnectées, à un moment où le ressentiment populiste à l’égard de ces institutions a facilité l’assaut destructeur de l’administration Trump contre la recherche scientifique qu’elles mènent. En outre, si les étudiant·es étrangers·ères apportent une certaine diversité aux universités américaines, cette diversité n’est peut-être pas aussi importante que celle apportée par les Américains d’origines sociales différentes. Un diplômé d’une école privée d’élite en Grèce ou en Inde peut avoir plus en commun avec un diplômé d’Exeter ou de Horace Mann qu’avec un Américain de la classe ouvrière de l’Alabama rural. Devons-nous transformer les départements d’économie des universités en mini-Davos où les futurs fonctionnaires du Fonds monétaire international de différents pays renforcent les opinions des uns et des autres sur le commerce mondial ?»

«Si l’administration Trump maintient ses politiques actuelles en matière de frontières et de visas et poursuit ses tentatives de détention et d’expulsion des étudiant·es étrangers·ères qui expriment des opinions controversées, les inscriptions étrangères pourraient diminuer considérablement d’elles-mêmes. Mais dans la perspective de l’après-Trump, il sera important que les universités américaines reconnaissent les tensions et les compromis réels liés aux inscriptions internationales et qu’elles équilibrent leur augmentation par une plus grande ouverture à un plus grand éventail [«range»]» de candidatures nationales.

 

«Ce que les étudiant·es disent de la réforme de l’EPFZ»

Trois étudiant·es et ancien·nes étudiant·es de l’EPFZ s’expriment sur leurs situations et ressentis durant les études et sur la réforme annoncée par l’EPFZ. Pas entièrement favorables aux nouvelles mesures, tous·tes mettent cependant en avant le même élément : leurs parents les ont largement soutenu·es financièrement durant leurs études.

Un étudiant de 4e semestre de bachelor en ingénierie mécanique parle de dures conditions d’études. Il a étudié tous les weekends et travaillé plus de 60 heures par semaines en «période d’apprentissage» («Lernphase»). Il avance toutefois que les 9 semaines actuelles de phase d’apprentissage estivales ne sont pas nécessaires et que 4 ou 5 semaines suffiraient. Un de ses amis craint une perte de qualité et donc de réputation de la haute école, car étant donné que le temps d’apprentissage sera réduit, la matière sera aussi adaptée. Il est lui-même d’avis que l’EPFZ veillera à maintenir la qualité des cours.

Une ancienne étudiante en architecture, diplômée en 2000 de l’EPFZ, affirme s’être sentie «portée» par «le quotidien structuré de l’EPF», en comparaison à ses études à l’Université où elle était «complètement livrée à elle-même pour toute l’organisation des études». Durant ses semestres d’études, elle a pu travailler comme assistante auxiliaire à la chaire d’architecture solaire. Elle a néanmoins «en quelque sorte manqué deux étés» consacrés à ses études. Bien qu’elle ait été «frappée par le rythme effréné de l’EPFZ lors de son semestre à l’université de Columbia à New York», elle estime que «l’intensité des études est aussi une bonne et importante préparation à l’exercice futur de la profession».

Un diplômé de bachelor en génie électrique et technologies de l’information raconte que ce qui l’a «poussé à la limite, c’est la charge physique : rester assis huit heures par jour à étudier». Mais la matière l’a presque toujours suffisamment intéressé pour qu’il s’y mette volontiers. Arrivant bien à décompresser et veillant à toujours avoir une compensation sportive, l’étudiant estime que cette réforme est pour celles et ceux qui n’ont pas la chance qu’il a, des étudiant·es ayant par exemple des migraines dues au stress. A l’exception de la première année, il a toujours travaillé à côté de ses études, en dispensant des cours à l’EPFZ ainsi qu’en faisant des remplacements. Dans certains cas, il a dû manquer une semaine complète de cours, qu’il lui était possible de rattraper grâce aux longues sessions estivales d’apprentissage. Bien qu’il avance que la réforme soit favorable aux personnes désirant faire leur service civil durant l’été et particulièrement importante pour l’égalité des chances, il y est plutôt opposé : «Je ne serais pas favorable à des examens en cours de semestre, comme le prévoit la nouvelle réforme. Si l’on veut comprendre la matière d’un cours à un certain niveau, il faut beaucoup de temps pour l’étudier.»

EPFZ : plus de vacances pour alléger la charge des étudiant·es et pour une meilleure égalité des chances

Les conditions d’études à l’EPFZ seront passablement réformées, à partir de l’automne 2027 : le nombre de semaines de vacances par année passera de 3 à 10, et les étudiant·es auront à présent droit à une année supplémentaire afin de terminer leurs études.

En comparaison, la HSG accorde à ses étudiant·es un total de 24 semaines sans cours par an (dont une partie est dédiée à des travaux, des préparations et des examens), tandis qu’à l’EPFL, 12 à 14 semaines par an sont complètement libres. Pourtant les étudiant·es de l’EPFL déclarent que le stress est tout de même trop important malgré le nombre de semaines de vacances.

«Dans le cadre de la réorganisation, l’ETH Zurich a examiné et évalué les calendriers académiques et les expériences d’autres universités de premier rang dans le classement mondial […] en règle générale, elles accordent aux étudiants entre 8 et 20 semaines sans cours, préparation et examens.» «Le MIT est une école de pointe, même s’il ne réduit pas les vacances à trois ou quatre semaines», explique le chef de projet Marco Gerber.

Stefan Wolter, professeur d’économie de l’éducation explique que «les études à l’ETH comptent parmi les plus injustes socialement ». «Celui qui n’obtient pas le financement de ses études ne peut généralement pas se le permettre, car il est pratiquement impossible de travailler à côté.» Le professeur d’économie de l’éducation explique également que «des qualités telles que la persévérance et le sens du devoir sont déterminantes pour la réussite professionnelle future», ainsi «les employeurs peuvent compter sur le fait que les diplômés de certaines hautes écoles supportent un niveau de stress élevé».