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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: politique – Etats-Unis

Un ordinateur quantique pour l’ETH grâce à l’achat des F-35

L’EPFZ va recevoir en don un ordinateur quantique du fabricant américain IBM, comme compensation («offset») contre l’achat des avions F-35 par la Confédération.

Le groupe d’armement Lockheed Martin, producteur de F-35, en tire également profit : en collaboration avec IBM, il souhaite mener des recherches sur un nouveau type de méthode de navigation utilisant la technologie quantique sur l’ordinateur quantique.

«Les coulisses du plan de l’armée américaine visant à détourner des sommes colossales des NIH»

«Un accord ouvre la voie au transfert, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars, de projets de l’Institut des maladies infectieuses des NIH [Instituts nationaux de la santé] vers le ministère de la Défense.»

«En partant du principe que le ministère de la Défense consacre ces fonds à la recherche scientifique, celle-ci risque de se concentrer moins sur le citoyen américain lambda que sur la santé des soldats », s’inquiète un employé de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Et des chercheur·es en biosécurité mettent en garde contre le fait que le transfert de la recherche biomédicale vers le secteur militaire menace la transparence et la transposition clinique qui caractérisent les travaux financés par les NIH.

Editorial critique à la nouvelle stratégie scientifique américaine «de l’âge d’or»

Cet éditorial de Nature analyse de manière critique le rapport « Science: A New Golden Age », publié par la Maison-Blanche sous l’administration Trump et présenté comme une feuille de route pour relancer le leadership scientifique américain.

L’article reconnaît que le rapport soulève des questions importantes sur l’avenir de la recherche, notamment le financement des projets à haut risque, l’amélioration des infrastructures scientifiques et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la recherche. Il met également l’accent sur des domaines stratégiques comme l’IA, l’informatique quantique, les semi-conducteurs, la robotique, l’énergie nucléaire et l’espace.

Cependant, les auteurs estiment que le plan souffre de plusieurs lacunes majeures :

  1. Manque de consultation transparente
    • Contrairement au célèbre rapport de 1945 de Vannevar Bush (Science: The Endless Frontier), qui avait été élaboré avec une large participation des communautés scientifiques, le nouveau rapport ne précise pas quels experts ou institutions ont été consultés.
    • Cette absence de transparence intervient dans un contexte où l’administration Trump a réduit le rôle des conseils scientifiques indépendants.
  2. Vision trop étroite de la recherche
    • Les priorités se concentrent principalement sur les sciences physiques, l’ingénierie et les technologies ayant un intérêt pour la sécurité nationale.
    • Des domaines essentiels comme la santé publique, le changement climatique, les sciences sociales et les humanités sont largement absents.
  3. Sous-estimation des défis sociétaux
    • Selon l’éditorial, les sciences sociales et humaines sont indispensables pour comprendre et gérer les effets profonds de l’IA sur les sociétés.
    • Les menaces liées aux pandémies ou au changement climatique sont également des enjeux majeurs de sécurité nationale qui mériteraient davantage d’attention.
  4. Absence de dimension internationale
    • Le rapport ne met presque jamais en avant la coopération mondiale ou les partenariats internationaux.
    • Cette approche est jugée irréaliste, car les grandes avancées scientifiques reposent historiquement sur la circulation des chercheurs, des idées et des collaborations entre pays.

Pour l’éditeur de Nature, le rapport représente une occasion manquée. Alors qu’il ambitionne de devenir l’équivalent moderne du rapport fondateur de 1945, il adopte une vision trop limitée, centrée sur certaines technologies et sur des priorités nationales. Les auteurs soutiennent qu’un véritable « âge d’or » de la science américaine nécessiterait :

  • une participation plus large de la communauté scientifique ;
  • un soutien aux sciences sociales, à la santé publique et aux humanités ;
  • une ouverture aux talents du monde entier ;
  • et un engagement accru dans la coopération scientifique internationale.
USA : Le sénat s’oppose à la réforme du financement de la recherche scientifique

«Des sénateurs américains des deux bords politiques ont publié le 2 août un projet de loi de finances qui, s’il était adopté, suspendrait temporairement une proposition ambitieuse et controversée de la Maison Blanche visant à réformer la recherche scientifique financée par le gouvernement fédéral. Cette proposition, qui a pour objectif déclaré d’améliorer «la transparence, la responsabilité et le contrôle» des fonds fédéraux, contient des dispositions qui redéfiniraient le paysage scientifique américain, notamment en confiant à des responsables politiques nommés l’examen des subventions fédérales et en restreignant la collaboration entre les scientifiques américains et leurs homologues internationaux. Si elle est adoptée, cette réglementation de la Maison Blanche pourrait entrer en vigueur le 1er octobre.»

Les associations de défense de la science ont salué le projet de loi de la commission sénatoriale qui permettrait d’éviter la fermeture des services publics, mais également de préserver des processus scientifiques comme par exemple l’évaluation par des pairs. (Nature)

L’éditeur du Washington Post loue la proposition de réforme, particulièrement pour réduire la bureaucratie dans les sciences, mais défend l’importance de la mobilité scientifique, ayant un impact positif sur la prospérité américaine.

 

«L’Amérique saborde sa science, la Chine investit»

Selon l’éditeur du Temps, Stéphane Bussard, «L’audition par le Sénat américain de l’ex-conseiller médical de la Maison-Blanche durant le covid, Anthony Fauci, rappelle l’époque funeste du maccarthysme. Elle illustre l’attitude très anti-science de l’administration Trump. Pendant ce temps, la Chine investit massivement dans la recherche. […] Pour les essais médicamenteux précoces, la Chine (47% du marché mondial) dépasse désormais largement les Etats-Unis (25%).»

La stratégie scientifique américaine «de l’âge d’or»

Affirmant que le rythme des découvertes aux États-Unis a considérablement ralenti au cours des dernières décennies, un nouveau rapport de la Maison Blanche préconise des changements radicaux dans la manière dont le gouvernement fédéral soutient la science. Il proposerait de réduire le financement accordé aux principales universités du pays, de remplacer la recherche initiée par les chercheurs par des subventions beaucoup plus importantes destinées à des équipes travaillant sur une série de grands défis, de privilégier les sciences physiques au détriment d’autres disciplines, et de rechercher des alternatives à l’évaluation par les pairs pour sélectionner les meilleures idées à étudier. (Science) [Le magazine Nature a appris entretemps que la NSF avait récemment retiré 300 millions de dollars à deux de ses divisions : les mathématiques et les sciences physiques, ainsi que l’informatique, les sciences de l’information et l’ingénierie.]

Le rapport affirme que ces changements constituent une correction nécessaire d’un «système de plus en plus sclérosé». Les détracteurs, en revanche, les dénoncent comme un projet malavisé qui ne ferait qu’aggraver les dégâts déjà causés par l’administration du président Donald Trump. (Science)

Kurt Deketelaere, secrétaire général de la LERU, estime que ce nouveau rapport identifie à juste titre bon nombre des défis auxquels la science est confrontée aujourd’hui. «La solution proposée par le rapport mérite toutefois une réflexion approfondie, non seulement aux États-Unis, mais aussi dans toute l’Europe. Elle repose essentiellement sur un changement philosophique subtil mais profond. Plutôt que de placer les universités de recherche au cœur de la découverte scientifique, le rapport met de plus en plus l’accent sur les scientifiques à titre individuel. […] Le prochain âge d’or de la science sera façonné par des esprits indépendants évoluant au sein d’institutions solides et autonomes qui encouragent la curiosité, valorisent la pensée critique et protègent la liberté de remettre en question les idées reçues.»

Recherche doctorale limitée à 4 ans pour les étudiant·es étranger·ères aux USA

En accord avec une nouvelle règle du Département de la sécurité (DHS) des Etats-Unis, ce changement aura lieu le 15 septembre. En moyenne, cela prend 5,6 ans pour terminer le doctorat aux US dans le domaine des sciences et de l’ingénierie. Les étudiant·es auront dès lors moins de préparation et moins de chances. Cela risque également de baisser le niveau d’exigence des programmes de doctorat américains ainsi que de freiner l’afflux des étudiant·es étranger·ères.

L’autorisation de travail Optional Practical Training(OPT) sera également impactée.

États-Unis : « Se battre pour l’avenir de la science nécessite une large coalition »

L’Association des universités américaines (AAU) a indiqué la semaine dernière que les inscriptions des étudiant·es de troisième cycle dans les grandes universités de recherches, qui délivrent la moitié de tous les doctorats aux États-Unis, ont baissé de 15% par rapport à l’année dernière.

Cette nouvelle fait suite à la décision prise le mois dernier de la Fondation nationale pour la science (NSF) de réduire les subventions consacrées à la science fondamentale de 30%, voire plus. Pour Holden Thorp, chimiste et ancien chancelier de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, les Etats-Unis doivent se doter d’un plan cohérent qui définisse les étapes permettant à la science universitaire de prospérer, tout en mobilisant le soutien de l’ensemble de la communauté scientifique, qu’il déplore comme étant relativement silencieuse.

Cela intervient dans un contexte où l’administration Trump effectue des coupes significatives de subventions concernant, en partie, des recherches « politiquement sensibles ».

Une disposition dissimulée dans une modification réglementaire américaine permettrait aux citoyens de contester juridiquement les recherches fédérales « woke »

«Pensez-vous qu’une bourse fédérale de recherche particulière constitue un gaspillage de l’argent des contribuables? Toute personne suffisamment indignée pour intenter une action en justice à ce sujet pourrait bientôt pouvoir compter sur le soutien du ministère américain de la Justice (DOJ).

Cette possibilité est dissimulée dans une proposition de grande envergure visant à réécrire les règles régissant la manière dont le gouvernement américain gère des milliers de milliards de dollars de subventions de recherche et d’autres programmes fédéraux, de manière à renforcer la capacité du président Donald Trump à bloquer toute dépense qu’il considère comme «woke» ou inutile.

La NSF réduit considérablement ses programmes de recherche pour soutenir une nouvelle initiative technologique

Selon des sources internes, la National Science Foundation (NSF) réduit cette année de 20 % à 30 %, voire davantage, les budgets de centaines de ses programmes traditionnels de recherche fondamentale, alors même que son budget global n’a baissé que de 3 %, selon les informations recueillies par Science. La NSF n’a pas expliqué publiquement ces coupes drastiques. Mais selon les sources, l’objectif serait de dégager des fonds pour une nouvelle initiative de 1,5 milliard de dollars, lancée le mois dernier, destinée à transformer les découvertes financées par la NSF en nouveaux produits et en nouvelles industries.

Débat sur la recherche scientifique à l’ère de Donald Trump

Deux articles, un issu de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), rédigé par Benedict Nef, et l’autre de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), relayés et commentés sur LinkedIn par l’ancien rédacteur en chef de la Zürichsee Zeitung Ulrich E. Gut et auteur du blog PolitReflex, cristallisent un débat crucial concernant l’avenir et l’orientation de la recherche scientifique à l’ère de Donald Trump, observé par deux journaux d’orientation libérale (ou «bourgeoise», selon M. Gut).

Ce débat met en lumière deux visions profondément antagonistes du monde académique actuel :

D’un côté, Benedict Nef (NZZ) dénonce ce qu’il qualifie d' »Académie de l’intolérance » et déplore l’emprise du « wokisme » au sein des universités américaines. Selon lui, cette étroitesse d’esprit ne reste pas confinée au campus, mais se répercute sur l’ensemble de la société.

D’un autre côté, dans la Frankfurter Allgemeine, les détracteur·ices de l’administration Trump s’inquiètent d’un contrôle politique direct sur les budgets de recherche aux États-Unis. Ce fonctionnement affaiblit le système international d’évaluation par les pairs basé sur les faits. Cette ingérence menace la recherche mondiale, notamment sur les programmes océaniques européens. Un exemple marquant est la suppression par l’administration Trump de l« Endgangerment Finding » (constat de mise en danger), qui reconnaissait scientifiquement la dangerosité des gaz à effet de serre.

La Maison Blanche propose une refonte en profondeur du financement de la recherche scientifique aux États-Unis

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme face à une proposition «ambitieuse» de la Maison Blanche qui pourrait bouleverser en profondeur le fonctionnement de la recherche financée par le gouvernement fédéral. Les règles proposées confieraient aux responsables politiques le contrôle de toutes les subventions fédérales ; réduiraient l’importance de l’évaluation par les pairs ; imposeraient davantage de restrictions à la participation des bénéficiaires de subventions à des réunions ; limiteraient les collaborations entre les scientifiques américains financés par le gouvernement fédéral et leurs homologues étrangers ; et restreindraient le soutien financier fédéral à la publication des résultats des scientifiques américains dans des revues scientifiques. (Nature)

Par ailleurs, l’administration Trump a proposé de réduire de moitié le budget de l’agence National Science Foundation (NSF) et de supprimer purement et simplement la division Social, Behavioral, and Economic Sciences (SBE) au cours du prochain exercice budgétaire. Cette dernière finance environ 63 % de la recherche universitaire en sciences psychologiques et sociales. (The Atlantic)

Selon la American Geophysical Union, «des catégories entières de recherche se verraient de fait privées de financement fédéral, notamment les travaux recourant à des cadres analytiques axés sur les effets disparates — fondement méthodologique de la recherche en santé publique, de la science de la justice environnementale et des sciences sociales qui étudient la répartition inégale des risques climatiques, de la qualité de l’air et de la vulnérabilité aux catastrophes. Cette règle limiterait également tout travail que l’administration estime impliquer des pratiques DEI ou ce qu’elle qualifie d’« idéologie du genre ».  Par ailleurs, un juge fédéral a bloqué la tentative de la NSF de démanteler le National Center for Atmospheric Research NCAR. (American Geophysical Union)

Etats-Unis : nouvelles restrictions concernant la publication d’articles en collaboration avec des scientifiques étrangers

Les responsables des subventions de deux des plus grands organismes de financement de la recherche scientifique du gouvernement américain ont récemment imposé des restrictions sans précédent à la capacité des scientifiques américains à publier des articles en collaboration avec des coauteurs d’autres pays.

Ni le National Institutes of Health (NIH) ni la NASA ont publié de nouvelles directives officielles décrivant ces exigences. Au lieu de cela, les responsables informent les bénéficiaires individuellement, ce qui sème la confusion et suscite l’inquiétude chez les chercheurs.

Deux mille salarié·es en grève à Harvard

Les membres et représentants du syndicat des étudiant·es diplômé·es de Harvard (regroupant notamment les salarié·es étudiant·es et chercheur·euses) sont en négociation depuis plus d’une année avec l’université. L’augmentation des salaires, une protection accrue des étudiant·es internationaux à risque de déportation, dans un contexte de forte tension entre les universités américaines et l’administration Trump ainsi qu’une amélioration de la lutte contre les discriminations sont défendus.

Deux dirigeant·es de l’université (John Manning et Meredith Weenick) ont affirmé que l’université a proposé, lors des négociations, une augmentation de 10% des salaires de tout le personnel recruté, étalée sur quatre ans.

Les leaders du syndicat étudiant précise que cette augmentation ne suffira probablement pas à compenser l’inflation annuelle et rappelle que Harvard est dépendante du travail de ses membres.

L’ensemble du comité consultatif scientifique de la NSF a été limogé par l’administration Trump

Les 22 membres du comité consultatif chargé de superviser la Fondation nationale pour la science (NSF) des États-Unis, l’un des principaux bailleurs de fonds de la recherche fondamentale, ont été démis de leurs fonctions le 24 avril sans aucune explication.

«Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump limoge en masse des conseillers scientifiques fédéraux. L’année dernière, elle a licencié les 17 membres du Comité consultatif sur les pratiques de vaccination, qui jouait un rôle crucial dans la politique américaine en matière de vaccins, et a supprimé 14 comités consultatifs au sein de la NSF. Toujours l’année dernière, Trump a signé un décret supprimant plusieurs comités consultatifs, dont un consacré au COVID long, afin de réduire les dépenses publiques et de «promouvoir la liberté et l’innovation américaines». (Nature)

«Cette décision est préoccupante, car le Conseil national des sciences joue un rôle essentiel en matière de contrôle, de responsabilité et de transparence dans la manière dont la principale agence de recherche scientifique du pays prend ses décisions, qu’il s’agisse des investissements majeurs dans la recherche, des partenariats internationaux ou des critères d’attribution des subventions.» (Union of Concerned Scientists)

Critique du virage stratégique de Yale

Selon un article du New-York Times, l’Université de Yale envisage de supprimer de sa mission l’ambition de former des leaders dévoués au « bien commun ». Ce projet de réforme, issu du rapport mandaté par l’université sur la manière de restaurer la confiance du public dans les universités américaines, vise à recentrer l’institution sur la seule transmission du savoir. L’objectif étant de répondre aux doutes croissants sur la valeur des diplômes et aux accusations de partialité politique.

Cette orientation suscite une vive critique du président de l’Université Wesleyan (US) dans les colonnes du média américain. Ce dernier déplore la suppression de l’objectif historique de former des citoyen·nes capables de « diriger et de servir dans tous les domaines de l’activité humaine ».

Cette position de Yale est perçue comme une réaction directe aux attaques de l’administration Trump contre l’enseignement supérieur. En cherchant à se protéger des pressions politiques par une neutralité stricte, Yale sacrifierait, selon ses détracteurs, l’idéal de responsabilité sociale qui définit l’université américaine depuis ses origines.

L’institution répond dans un communiqué : « À l’heure où l’enseignement supérieur est mis à rude épreuve, il est impératif de comprendre notre raison d’être et ce que les universités font de mieux. Cela exige une vision claire, et non diffuse, de nos objectifs. »

«Yale ne se réfugie pas derrière la ruse consistant à blâmer Donald Trump»

Sous l’impulsion de sa présidente Maurie McInnis, l’Université de Yale a mandaté et publié un rapport d’une franchise inédite, validant les critiques majeures adressées au monde académique.

Madame McInnis y souligne l’urgence de ce virage : «Aujourd’hui, les universités du pays font face à une vague historique de demandes de changement. La confiance envers les institutions s’érode c’est un problème que nous ne pouvons ignorer. Pour que l’enseignement supérieur serve l’intérêt public, nous avons besoin de la confiance du public». Cette démarche a été saluée par le Wall Street Journal, qui y voit une rupture avec l’arrogance et la posture défensive habituelles du milieu universitaire. Le journal notant qu’ils «ne se réfugient pas derrière la ruse consistant à blâmer Donald Trump». 

Le document dénonce ainsi sans détour la dérive des coûts, la bureaucratie galopante, l’inflation des notes et l’opacité des admissions. Plus frappant encore, Yale admet l’existence d’une «monoculture» idéologique qui étouffe le débat.

Pour y remédier, l’université dit imposer à ses départements, dès l’année 2026-2027, une révision de leurs programmes afin de garantir une réelle diversité des perspectives intellectuelles et le respect de la liberté académique.

[L’article est accessible via le PressReader de la BCU.]

«Invité à Yale, un chercheur français interdit d’entrée aux États-Unis»

«Invité à intervenir à la prestigieuse université de Yale sur ses travaux autour de la «néofascisation», le chercheur en sciences sociales Mathieu Rigouste s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain par le Department of Homeland Security, sans justification officielle. Une décision qui empêche sa venue et plusieurs interventions prévues, et qui constitue, selon lui, une illustration concrète des mécanismes qu’il analyse depuis plusieurs années. […] Mathieu Rigouste souligne que ce type de situation ne se limite pas aux États-Unis.» L’article mentionne d’autres restrictions d’entrée de scientifiques en France, au Canada, à Israël et aux Etats-Unis.