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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: politique – Canada

Erasmus+ : Le Canada appelé à rejoindre l’accord et la Suisse vise une assocation dès 2027

Le 22 octobre, les député·es européen·nes ont adopté le rapport de M. Zdrojewski et entament les négociations budgétaires avec le Conseil pour un lancement officiel d’Erasmus+ en 2028. Le rapport officiel fixe la feuille de route pour 2028-2034 en vue des négociations avec les États membres. Le texte réclame un budget en forte hausse de 47,4 milliards d’euros. Enfin, il prône une ouverture internationale ciblée tout en fixant des limites financières pour préserver les fonds destinés aux Européens.

Le Parlement européen souhaite que le Canada rejoigne Erasmus+ d’ici 2028, après son association à Horizon Europe. Selon M. Zdrojewski, le prochain accord avec le Canada pourrait s’apparenter à l’accord britannique de 2025 ou s’appuyer sur des exemples alternatifs. Le Canada pourrait alors élargir sa participation actuelle (Erasmus Mundus) à une association pleine. Le Parlement se dit ouvert à d’autres pays partenaires, sans pour autant pouvoir « couvrir tout le monde ».

La Suisse quant à elle, par son Conseil national doit désormais trancher lors de la session d’hiver 2026.

 

Les experts en politique scientifique de l’UE débattent de la perspective d’un renforcement des liens avec le Canada

La Commission européenne souhaite créer avec le Canada une nouvelle forme d’association particulièrement étroite, présentée par Ursula von der Leyen comme une possible « première association » d’un pays non européen à l’UE. Cette initiative intervient alors que le Canada, sous Mark Carney, cherche à renforcer ses relations avec l’Europe, notamment dans un contexte de tensions avec les États-Unis.

Dans la recherche et l’enseignement supérieur, cette coopération pourrait se traduire par une participation canadienne accrue à Erasmus+ et au futur programme succédant à Horizon Europe. Le Canada, associé à Horizon Europe depuis 2024, pourrait éventuellement accéder à davantage de dispositifs, notamment ceux du Conseil européen de la recherche.

Les modalités juridiques et pratiques restent largement à définir. Les représentant·es du monde universitaire demandent par ailleurs à être associés rapidement aux discussions, afin que le partenariat ne réponde pas uniquement à des considérations géopolitiques.

«Invité à Yale, un chercheur français interdit d’entrée aux États-Unis»

«Invité à intervenir à la prestigieuse université de Yale sur ses travaux autour de la «néofascisation», le chercheur en sciences sociales Mathieu Rigouste s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain par le Department of Homeland Security, sans justification officielle. Une décision qui empêche sa venue et plusieurs interventions prévues, et qui constitue, selon lui, une illustration concrète des mécanismes qu’il analyse depuis plusieurs années. […] Mathieu Rigouste souligne que ce type de situation ne se limite pas aux États-Unis.» L’article mentionne d’autres restrictions d’entrée de scientifiques en France, au Canada, à Israël et aux Etats-Unis.