C’est la question que pose Werner Inderbitzin, ancien recteur de la HES zurichoise (ZHAW) dans les colonnes de la NZZ. Face aux contraintes budgétaires et à l’expansion du nombre d’étudiant·es, il préconise de privilégier la qualité plutôt que la quantité, notamment en sélectionnant les candidat·es aux études.
Il s’interroge sur la manière d’optimiser l’utilisation des ressources afin de maintenir la qualité de l’enseignement. Avec l’arrivée de l’IA, un accompagnement renforcé des étudiant·es s’impose, ainsi qu’un débat critique avec eux. «Compte tenu des ratios d’encadrement actuels, cela est impossible dans de nombreuses disciplines. Étant donné qu’une nouvelle augmentation substantielle du financement de l’enseignement supérieur risque de se heurter aux contraintes budgétaires au cours des prochaines années, il serait sans doute plus profitable pour notre pays de former un nombre réduit d’étudiant·es, mais de s’assurer qu’ils et elles soient les plus brillant·es […], et qu’ils et elles bénéficient d’un enseignement de grande qualité. D’autant plus que l’argent ne garantit pas la qualité [d’enseignement] et que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne peut être résolue uniquement par un recours accru à l’enseignement supérieur.»