En collaboration avec la HEIA-FR, l’Université de Fribourg propose la nouvelle microcertification «Sustainability in Practice» «intéressantes pour le marché de l’emploi». Proposé à tous les étudiant·es de bachelor et master, ce diplôme a pour objectifs la maîtrise d’outils de diagnostic, de planification et d’évaluation pour aboutir sur un résultat concret.
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Sujet: enseignement
«Pour « former aux transitions » dans l’enseignement supérieur, les universités déploient divers dispositifs conjuguant formation des formateurs, transformation de la pédagogie par la recherche ou encore mutualisation d’outils : autant d’exemples concrets présentés lors du colloque de France universités le 16 septembre 2025. L’université de Lausanne a détaillé son approche systémique des enjeux écologiques et sociétaux : elle a ainsi réalisé un inventaire des cours sur la durabilité pour ensuite engager une refonte des cursus, explique Benoît Frund, vice-recteur transition écologique et campus.»
«Professeur à l’UNIL, Olivier Bauer donne une leçon consacrée au pèlerinage en marchant avec ses étudiants le long de la Via Francigena. Une aventure de huit jours et huit cours. Reportage.»
Un étudiant en bachelor d’économie politique et histoire économique, président de Rethinking Economics Genève, demande dans les colonnes du Courrier si les «outils» enseignés à HEC Lausanne sont «réellement dénués de toute idéologie». Il plaide pour des facultés d’économie ouvertes à «une réflexion rigoureuse et profonde sur la diversité de la discipline».
Selon l’étudiant, les modèles de la croissance économique, du marché du travail, de l’offre et de la demande, «faisant office d’outils quantitatifs simples à intégrer» sont enseignés à HEC Lausanne «comme des représentations objectives et universelles de l’économie». Or, selon lui, «ces hypothèses ne sont pas neutres» et les considérer comme des «outils» sans les inscrire dans leur dimension idéologique reviendrait à les inscrire dans «une discipline qui serait quasiment descriptive de lois naturelles», alors que l’économie serait au contraire «une science sociale faite de débats, de courants de pensée et d’approches multiples qui font sa complexité et sa profondeur».
L’étudiant écrit ainsi: «Les modèles enseignés à HEC ne sont certes pas à jeter: ils font partie d’un lot d’instruments que doit posséder un·e économiste dans sa boîte à outils. Mais plutôt que les ériger en vérités dénuées d’empreinte idéologique, reconnaissons qu’ils ne forment qu’une partie d’un ensemble plus vaste d’approches, de perspectives et de théories qui façonnent la discipline économique. Enseignons-les aux côtés d’approches interdisciplinaires telles que l’histoire économique, la sociologie économique ou les méthodes qualitatives. Enseignons les perspectives de l’économie écologiste, institutionnaliste, féministe… avec une rigueur au moins équivalente à celle offerte à l’économie néoclassique.»
Un professeur de la Northeastern University de Boston aux États-Unis a interdit à ses étudiant·es l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), alors qu’il en a fait usage lui-même afin d’élaborer ses documents de cours. S’en rendant compte, une étudiante a demandé le remboursement des frais pour le cours (8’000 dollars) en déposant une plainte auprès de l’école. Pour l’étudiante, l’utilisation de l’IA par son professeur constituait une violation manifeste des propres directives de l’Université. L’institution a néanmoins rejeté sa demande.
Le New York Times rapporte que l’enseignant incriminé, Rick Arrowood, aurait admis les faits, et qu’il serait désormais d’avis que les enseignant·es doivent être plus transparent·es sur le thème de l’IA.
Rudolf Mahrer, «professeur de linguistique à l’Université de Lausanne, par ailleurs directeur du programme d’enseignement en sciences humaines et sociales de l’EPFL, a mis sur pied le cours Saussure, du nom de celui qu’on a longtemps considéré comme le père de la linguistique moderne. Destiné aux élèves vaudois, ce programme novateur leur propose, en complément de la 11H puis du gymnase, de développer savoirs et compétences dans le domaine des humanités, moins pour accélérer leur futur cursus universitaire que pour nourrir leur curiosité critique. «Nous ne cherchons pas à dépister les futurs spécialistes mais bien à stimuler la créativité sociale!» revendique l’initiateur.»
La présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO, Luciana Vaccaro, écrit: «Le 20 mars dernier, le Comité gouvernemental de la HES-SO, qui regroupe les ministres de tutelle des sept cantons fondateurs (GE, VD, NE, JU, FR, VS, BE), a signé avec le Rectorat la Convention d’objectifs 2025-2028, véritable feuille de route de l’institution, qui s’articule autour de quatre grandes missions: l’enseignement, la recherche, les contributions à la société et la politique institutionnelle.»
Selon la rectrice des HES-SO, la consolidation des formations bachelor et master et de leur caractère professionnalisant [dans ces conventions] traduit moyennant la flexibilisation des formations et la lutte contre la pénurie de personnes qualifiées. «Les deux sont intimement liés et s’insèrent dans une troisième priorité des objectifs de toute HES, la capacité des formations qui y sont dispensées d’être utiles à la société et de relever les grands défis de notre temps, entre durabilité et numérisation.»
«La crainte d’être exclu d’un cursus en raison de ratages répétés hante le parcours de beaucoup d’étudiants. Tout le monde ne vit pas de la même façon cet événement, qui peut parfois s’avérer lourd de conséquences»
Le début d’un cours en économie de l’assurance à l’Université de Lucerne, il a été annoncé: ce cours est sponsorisé par CSS Assurances, l’Assurance Concordia et la SUVA.
En effet, la CSS Assurance met à disposition un total de 250’000 francs pour la période 2018 à 2026 pour le poste de professeur titulaire en économie d’assurance. Pour l’assurance Concordia, il s’agit de 70’000 francs pour la période de 2017 à 2026.
Des telles pratiques en faveur de la transparence semblent différer dans les universités:
- A l’Université de Lucerne, il n’y a pas de directives institutionnelles concernant la mention des donations dans des cours particuliers. De telles mentions sont faites à la propre initiative des enseignant-es.
- A l’Université de Berne, «Une mention de transparence dans un cours pourrait être considérée comme une publicité illicite. La transparence est pleinement garantie par le communiqué de presse, les pages web et une liste».
- A l’Université de Bâle, «Des indications seraient seulement nécessaires si de la publicité pour l’entreprise qui finance le cours devait avoir lieu d’une manière ou d’une autre pendant le cours. Les étudiant-es devraient en être informé-es à l’avance ou en être protégé-es.»
Dans un courrier à la direction, des élèves de la filière gestion de la nature se plaignent d’une charge de travail trop lourde. […] Avec environ quarante heures de cours par semaine, une importante quantité de matière à apprendre et des projets de groupe importants et réguliers, les étudiants se sentent «constamment submergés».
«Le département de chimie de l’Université de Fribourg a inauguré officiellement vendredi la première salle de réalité virtuelle dédiée à l’enseignement de la branche en Suisse. Le lieu permettra aux étudiants d’interagir avec des molécules en trois dimensions.»
L’Université de Lucerne (UNILU) a mis au concours la chaire d’études juives, en précisant que «seuls les catholiques sont admis». Cette offre d’emploi a suscité de vives réactions et 300 scientifiques du monde entier ont signé une lettre ouverte, s’adressant à Bruno Staffelbach, Recteur de l’UNILU, et à Margit Wasmaier-Sailer, Doyenne de la faculté de théologie. La lettre dénonce «un exemple flagrant de discrimination fondée sur la religion». Martine Brunschwig-Graf, Présidente de la Commission fédérale contre le racisme, demande «à l’Université de Lucerne de retirer cette offre d’emploi dans sa forme actuelle et de créer un poste ouvert à tous, indépendamment de l’appartenance ou de l’absence d’appartenance religieuse, en accord avec le propre engagement de l’Université en faveur de la diversité et de l’égalité des chances». (Tachles)
Alfred Bodenheimer, Directeur du Centre d’études juives de l’université de Bâle, pense que «l’idée de dialogue est mal mise en œuvre» à l’UNILU et propose deux pistes pour y remédier. Première solution : mettre tout le monde au même niveau, en transformant les postes des collaborateur·trices en postes de professeur·es équivalent·es. L’autre alternative serait que «la chaire de judaïsme puisse enseigner cette matière en dehors de la faculté, mais avec tout de même des crédits obligatoires pour les étudiants en théologie. Dans ce cas, il n’y aurait pas besoin d’un catholique à ce poste […]. Si l’une ou l’autre de ces mesures était prise, ce serait un véritable engagement du canton et de l’Eglise en faveur du pluralisme».
Néanmoins, le porte-parole de l’UNILU, Lukas Portmann, explique que «l’université ne voit toujours pas de raison de modifier le processus de candidature. Le délai de candidature a expiré jeudi dernier, la commission d’appel va maintenant examiner les candidatures reçues». Jonathan Kreutner, Secrétaire général de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), explique qu’ «un premier entretien a eu lieu entre la FSCI et l’évêché de Bâle […], [pour voir] si d’autres solutions ne pourraient pas être trouvées à l’heure actuelle». Prochainement la FSCI va se confronter aussi avec l’UNILU. (NZZ)