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Sujet: égalité – religion

Une pétition réclame l’interdiction du voile islamique «de l’école enfantine à l’université»

Le comité d’Egerkingen, une association proche de l’UDC, a déposé une pétition de 12’000 signatures pour l’interdiction du voile à l’école. «Elle demande d’interdire les foulards liés à l’islam dans les écoles publiques suisses, des enseignants aux élèves, de l’école enfantine à l’université. Les couvre-chefs d’autres religions, comme la kippa juive, ne seraient en revanche pas concernés.» (RTS) Le texte mentionne également d’autres pratiques religieuses: «pas de déplacement d’examens lors du jeûne du ramadan, ni de congés pour fêtes musulmanes». Le Conseil fédéral devra prendre acte de la pétition. Le comité d’Egerkingen était à l’origine de l’interdiction des minarets et de celle de la burqa, des initiatives qui sont passées avec succès lors des votations. A noter que deux motions UDC seront déposées lors de la session d’hiver du Parlement: «l’une vise à interdire le port du voile à l’école pour les filles de moins de 16 ans, l’autre serait valable pour les employés de l’administration publique» (20 minutes). Le Comité d’Egerkingen annonce que si ces motions échouaient, il pourrait lancer une initiative populaire fédérale.

«Séparation des sexes, salles de prière, littérature sur la charia : comment les groupes islamiques s’emparent des universités allemandes»

Selon le tabloïd allemand Bild, «De plus en plus d’universités allemandes sont confrontées à des groupes d’étudiants islamistes douteux qui utilisent les locaux et les ressources de l’université pour louer Allah selon les règles de la charia et invitent parfois des salafistes à donner des conférences – avec une stricte séparation des sexes.»

Appel à des mesures pour lutter contre l’antisémitisme en Allemagne

En Allemagne, le représentant du gouvernement fédéral pour la vie juive, Felix Klein, fait état de «fortes pressions» subies par les étudiant·es juif·ves pour qu’ils·elles se distancient de l’État d’Israël et de ce qui se passe dans la bande de Gaza. Lorsqu’ils·elles s’y opposent ou qu’ils·elles signalent des incidents antisémites, ils·elles se heurtent souvent à l’indifférence. Felix Klein donne quelques pistes pour lutter contre l’antisémitisme, en particulier dans les universités, où il appelle à un renforcement de l’intervention des services de protection de la Constitution.

«Je constate que des mesures sont déjà prises dans les universités [comme la mise en place de délégué·es à l’antisémitisme]. Mais il faudrait proposer davantage de formations systématiques. Il en existe déjà sur le thème de l’antisémitisme, mais il en faudrait aussi sur Israël et l’histoire du conflit au Proche-Orient. […] Il manque surtout un institut de recherche sur le judaïsme contemporain. […] Ce serait un excellent signal si le nouveau gouvernement fédéral créait une incitation à enrichir le paysage de la recherche sur la vie juive contemporaine. Je suis convaincu que cela aurait également des effets positifs à long terme sur la lutte contre l’antisémitisme.»

Félix Klein appelle également à une amélioration de la législation en Allemagne. «Par exemple, le slogan «Mort à Israël», qui nie le droit d’Israël à exister, devrait être punissable. L’appel à la destruction d’un État n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques», dit-il. Finalement, il conclut : «Le gouvernement fédéral devrait aborder la question de l’antisémitisme dans les universités de manière stratégique, en collaboration avec les universités et les Länder. Les universités devraient disposer de points de contact fixes auprès des autorités de sécurité afin de pouvoir signaler directement les incidents. Les universités ont également des règles pour d’autres dangers. Un exemple : avant un incendie, chacun sait déjà comment agir si un feu se déclare. Un tel plan de procédure doit également être garanti en ce qui concerne l’antisémitisme.»

«Prédication ou conférence? Une réunion à l’Uni de Genève pose question»

A l’Université de Genève, un étudiant de l’Université islamique de Médine invité par une association étudiante musulmane a fait une présentation d’une sourate du Coran. Le journaliste Antoine Menusier s’interroge si cet événement se situe encore dans le cadre laïque prévu par la loi genevoise.

Le service de la presse de l’UNIGE répond que l’événement a été organisé sur l’initiative de l’Association musulmane des étudiants de Genève (AMEUG), une association reconnue par l’université et qu’il ne reflète pas la position officielle de l’Université. «Parmi les associations reconnues par l’Unige, on trouve par exemple le Groupe biblique des étudiants de l’Unige ou l’Association de la culture judaïque des étudiant.e.x.s de l’Université de Genève, dont les événements peuvent [se situer dans un périmètre d’activité semblable à celui de l’AMEUG], un périmètre d’activité qui ne peut cependant en aucun cas être d’ordre cultuel.»

«Semaine contre le racisme ou promotion du voile? »

Alors que s’ouvre lundi une semaine antiraciste à l’Université de Lausanne, une trentaine de personnes, dont certaines travaillent à l’UNIL, écrivent à la conseillère d’Etat vaudoise Isabelle Moret pour critiquer les sujets abordés, le choix de personnes invitées et le manque de place accordé au sujet de l’antisémitisme.

Par ailleurs, une deuxième lettre de protestation a été envoyée à la direction de l’UNIL, souhaitant la mise en place d’une action contre l’antisémitisme. «Notre demande n’est pas d’organiser toute une semaine à ce sujet, mais par exemple de lui donner sa place sur votre site internet à la page «non-discrimination» et d’être ouvert à l’avenir à l’organisation d’évènements. […] Depuis 5 mois, les étudiants juifs dans le monde entier sont pris à partie, agressés, empêchés de s’exprimer dans de nombreuses universités, écrivent les auteurs de la lettre adressée au rectorat. Nous espérons que cette actualité vous encourage à agir à l’Unil avant que la situation ne dégénère ici également.»

Professeur du PSI critiqué pour sa proximité avec les frères musulmans

Un chercheur en physique nucléaire au Institut Paul Scherrer (PSI) est à la tête d’une communauté islamique que l’on dit proche des Frères musulmans radicaux.

Pour le PSI, «L’engagement de M. Dehbi pour la fondation n’a pas été un sujet de discussion au PSI. Nous considérons la vie privée de nos collaborateurs comme privée tant qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité. Nous n’en avons pas actuellement.»

«Israël-Palestine: situation tendue à Uni-Mail»

Vendredi matin à Uni-Mail (Université de Genève), les agent∙es de sécurité sont intervenu∙es plusieurs fois pour «appeler au calme». Une «action pour la libération des otages israélien∙nes détenu∙es dans la bande de Gaza par le Hamas» se tenait au même endroit qu’un stand d’une association pro-palestinienne, ce qui a mené à un débat qui a vite dérapé.

Marco Cattaneo, directeur de la communication de l’université de Genève, a répondu aux critiques. Une étudiante a reproché qu’au «[v]u [de] la tension que provoque le conflit, l’université n’aurait jamais dû autoriser une si grande manifestation, surtout quand les organisateur·trices ne sont même pas des universitaires». M. Cattaneo rappelle que «le bâtiment n’est pas réservé aux associations universitaires mais accueille beaucoup d’événements tant privés que publics». Il déclare également que «[l]a liberté d’expression implique bien évidemment le désaccord, et l’université garantit qu’il puisse s’exprimer dans le respect». (Le Courrier)

Réfugié∙es et universités suisses

«De nombreux réfugiés, notamment d’Ukraine, sont bien formés. Cela a conduit à un changement de mentalité et plusieurs universités proposent désormais des cours de préparation pour les réfugiés.» Un projet pilote lancé par l’université de Berne a pour but de permettre aux personnes réfugiées en Suisse d’accéder aux hautes écoles et universités plus facilement

Les étudiant∙es réfugié∙es sont confrontés à différents problèmes. Ne possédant pas de maturité fédérale, elles et ils ne peuvent pas toujours accéder aux bancs des universités. Ensuite, toutes et tous ne parlent pas parfaitement la langue exigée pour le cursus d’étude. De plus, pour les ukrainien∙nes par exemple, leur statut de protection ne leur permet pas de rester tout au long du cursus. Elles et ils doivent parfois repartir avant que celui-ci ne soit achevé, si la situation dans leur pays est à nouveau considérée comme sûre.  (Nau.ch)

Le programme, nommé «Kompass», n’a pu compter que 20 participant∙es, alors qu’il y avait 70 inscrit∙es à l’origine. «[F]inancé par la Confédération et le canton, des fondations privées et l’université», il a débuté fin août et dure deux semestres. (Berner Zeitung)

Réactions sur la mise au concours de la chaire d’études juives, mais l’UNILU reste sur ses positions

L’Université de Lucerne (UNILU) a mis au concours la chaire d’études juives, en précisant que «seuls les catholiques sont admis». Cette offre d’emploi a suscité de vives réactions et 300 scientifiques du monde entier ont signé une lettre ouverte, s’adressant à Bruno Staffelbach, Recteur de l’UNILU, et à Margit Wasmaier-Sailer, Doyenne de la faculté de théologie. La lettre dénonce «un exemple flagrant de discrimination fondée sur la religion». Martine Brunschwig-Graf, Présidente de la Commission fédérale contre le racisme, demande «à l’Université de Lucerne de retirer cette offre d’emploi dans sa forme actuelle et de créer un poste ouvert à tous, indépendamment de l’appartenance ou de l’absence d’appartenance religieuse, en accord avec le propre engagement de l’Université en faveur de la diversité et de l’égalité des chances». (Tachles)

Alfred Bodenheimer, Directeur du Centre d’études juives de l’université de Bâle, pense que «l’idée de dialogue est mal mise en œuvre» à l’UNILU et propose deux pistes pour y remédier. Première solution : mettre tout le monde au même niveau, en transformant les postes des collaborateur·trices  en postes de professeur·es équivalent·es. L’autre alternative serait que «la chaire de judaïsme puisse enseigner cette matière en dehors de la faculté, mais avec tout de même des crédits obligatoires pour les étudiants en théologie. Dans ce cas, il n’y aurait pas besoin d’un catholique à ce poste […]. Si l’une ou l’autre de ces mesures était prise, ce serait un véritable engagement du canton et de l’Eglise en faveur du pluralisme».

Néanmoins, le porte-parole de l’UNILU, Lukas Portmann, explique que «l’université ne voit toujours pas de raison de modifier le processus de candidature. Le délai de candidature a expiré jeudi dernier, la commission d’appel va maintenant examiner les candidatures reçues». Jonathan Kreutner, Secrétaire général de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), explique qu’ «un premier entretien a eu lieu entre la FSCI et l’évêché de Bâle […], [pour voir] si d’autres solutions ne pourraient pas être trouvées à l’heure actuelle». Prochainement la FSCI va se confronter aussi avec l’UNILU. (NZZ)

Seul un·e catholique peut accéder à la chaire d’études juives à l’UNILU

«Orpheline» depuis un an et demi, la chaire d’études juives mise au concours à l’université de Lucerne (UNILU) fait débat car «seuls les catholiques sont admis». Est-on devant un cas de «antijudaïsme scientifique»? Margit Wasmeier-Sailer, Doyenne de la faculté de théologie de l’UNILU, explique que «comme la chaire est classée comme théologique, seul un enseignant catholique romain reconnu par l’Eglise peut la remplir […]. Une autorisation d’enseigner délivrée par l’Église est donc nécessaire […]». En effet, Madame Wasmeier-Sailer explique que «[l]’université exige, en plus de l’habilitation, le doctorat «canonique», reconnu par l’Eglise». Par défaut,«tous les érudits non catholiques romains [sont exclus], y compris les réformés et les laïcs».

«La Commission fédérale contre le racisme (CFR) critique l’offre d’emploi et s’étonne «de cette exigence particulièrement stricte de la confession catholique romaine pour le poste mis au concours». La présidente de la CFR, Martine Brunschwig Graf, recommande donc à l’université de Lucerne d’examiner s’il est nécessaire de mentionner une restriction confessionnelle dans une phase de recrutement».

Les facultés de théologie de Berne et de Bâle ont des professeur.es juives et juifs et Madame Wasmeier-Sailer «souligne qu’à Lucerne aussi, il serait souhaitable d’élargir la discipline des études juives en dehors de la théologie». (srf.ch)

Nicole Vögeli Galli (54 ans), Avocate spécialisée dans le droit du travail et enseignante à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW), affirme qu’ «il existe une base légale pour cette restriction : un accord entre le Conseil d’Etat et l’évêché de Bâle, basé sur la loi universitaire du canton. Mais on peut effectivement se demander s’il est admissible qu’un canton conclue un tel accord».

Jonathan Kreutner, Secrétaire général de la Fédération suisse des communautés israélites, ne veut pas encore s’exprimer sur la question mais fait savoir qu’ils «[vont] prendre contact avec la faculté pour obtenir des éclaircissements». (blick.ch)

Augmentation d’actes d’antisémitisme

Le député du PLR genevois Alexandre de Senarclens et le président du parti genevois Bertrand Reich ont réagi face à un récent rapport de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) sur les actes d’antisémitisme en Suisse romande, un phénomène qui est en forte augmentation ces deux dernières années. 

«Au vu de l’augmentation des chiffres, il est désormais nécessaire d’amplifier non seulement l’analyse du phénomène mais aussi de mettre réellement en œuvre et de développer au sein de l’enseignement obligatoire et post-obligatoire la pédagogie qui est offerte sur ce sujet, notamment par ceux qui la connaissent particulièrement bien.»

Réactions sur le rapport sur le climat de travail

L’Université de Lausanne a publié les résultats d’une enquête sur le climat de travail. Des membres de la Direction admettent avoir été «secoués» par les résultats et vont prendre des mesures.

««On ne peut être que heurté par les résultats de cette enquête», réagit Frédéric Borloz, conseiller d’Etat vaudois chargé de la formation. Ce dernier salue la transparence et la volonté d’agir démontrée par l’Unil. «Toute violence et toute discrimination sont inadmissibles», insiste-t-il. Raphaël Ramuz, secrétaire syndical SSP (Syndicat des services publics) Vaud, salue aussi cette nouvelle dynamique mais la juge encore insuffisante. […] «[…]améliorer les procédures ne suffit pas. Il faut engager des personnes qui ont une réelle volonté de lutter contre le harcèlement, d’administrer les preuves, de faire la lumière sur ce qu’il se passe», réagit-il. Et de rappeler que «l’Etat de Vaud n’a toujours pas remplacé le groupe Impact (entité chargée des conflits de travail au sein de l’administration)», malgré un audit public qui a pointé, en 2021, certains manquements  dans le traitement de deux affaires de harcèlement sexuel à l’Université de Lausanne.»» (Le Temps)

La Direction de l’UNIL publie un rapport d’enquête sur le climat de travail et d’étude

Une étude réalisée par FORS (le centre de compétences suisse en sciences sociales) au printemps 2022, mandatée par la Direction et le Bureau de l’égalité de l’Université de Lausanne, permet d’établir une cartographie détaillée des vécus de discrimination et de harcèlement sur le campus. Le rapport rapporte que de manière générale, les femmes se sentent moins bien que leurs collègues masculins. Cette enquête met également en lumière le signalement de 150 actes pénalement répréhensibles y sont rapportés, dont quatre viols.

«La Direction prend acte des conclusions de l’enquête et se dit vivement préoccupée par la fréquence et la gravité des faits de harcèlement et de discrimination qui y sont rapportés. Afin de répondre de la manière la plus adéquate possible à ces situations qu’elle juge inacceptables, elle lancera une version remaniée du dispositif actuel de lutte contre le harcèlement et les discriminations au printemps 2023, suite à un travail de refonte complète initié il y a plusieurs mois.» (UNIL)

«Une «déléguée au climat de travail et d’études» a déjà été recrutée et les personnes – au statut indépendant de l’Université – chargées de recueillir des témoignages confidentiellement passeront de deux à trois. Finalement, un ou une juriste, aussi externe, sera mandaté pour conseiller les personnes désirant porter plainte. Pour l’UNIL, l’enjeu sera toutefois de donner confiance aux victimes pour qu’elles rapportent les abus. «Nous ferons un travail pour rendre visibles ces changements, assure Liliane Michalik [vice-rectrice de l’UNIL pour Égalité, diversité et carrières]. Nous rendrons par exemple publics le nombre et le type de mesures que nous prendrons, en anonymisant bien sûr les situations.» (24 heures)

 

«L’université: ni temple, ni forum, ni arène»

Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État genevoise en charge du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse, commente les revendications d’un groupe d’étudiant-es qui souhaitent avoir un lieu pour faire de la prière musulmane, mais aussi aux conférences interrompues récemment par des manifestant-e empêchant la prise de parole prévue des intervenant-es.

«Quelle place doivent prendre à l’université les revendications politiques ou idéologiques, et jusqu’où les conflits inhérents à la vie sociale doivent-ils être autorisés à y pénétrer? […] «l’université a pour vocation essentielle les progrès du savoir au moyen de la rationalité critique. L’université n’est donc ni un lieu de croyance, ni un forum d’affirmation identitaire, ni une arène de gladiateurs.»

Yves Flückiger se prononce sur les revendications des étudiant-es de l’UNIGE

Dans un interview avec le Temps, le recteur de l’Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger se prononce sur les controverses qui agitent actuellement l’Alma mater. Concernant la revendication des étudiant-es musulman-es pour un lieu de prière, il répond qu’aucune dérogation de la loi sur la laïcité ne sera admise. Seul un lieu de méditation peut être imaginé, mais qui exclurait toujours la pratique religieuse de la prière.

Pour lui, cette revendication s’apparente avant tout à une action politique. «On peut imaginer que ces étudiants, ou les personnes qui parlent en leur nom, cherchent le conflit, ou du moins qu’ils souhaitent un durcissement pour pousser l’institution à réagir», dit il par rapport à une pétition demandant l’ouverture d’une salle de méditation, signée par trois mille personnes.

Alors que les mouvements militants ont toujours été présents à l’université, il avance que «aujourd’hui, il y a davantage de porosité, amplifiée par les réseaux sociaux, ce qui fait gonfler revendications et polémiques. Beaucoup d’entre elles nous viennent directement des campus anglo-saxons. Les reporter ici, dans d’autres contextes, revient à ne pas tenir compte d’une réalité qui est différente. Je trouve cela dommageable. Je note aussi une autre différence: les mouvements de l’époque avaient lieu sans interdire la parole.»

Sur twitter l’assistante doctorante à l’UNIGE Laure Piguet a réagi sur cet article.

Quelle place pour la réligion à l’Université?

Dans un article d’opinion du Temps, la journaliste Laure Lugnon commente la polémique autour de la revendication des étudiant·e·s musulman·e·s pratiquant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE) de disposer d’une salle de méditation pour pouvoir effectuer leurs prières. Depuis des années, ces dernier·ère·s devaient prier dans une cage d’escaliers, car la loi genevoise sur la laïcité ne permet pas l’exercice du culte dans les lieux de l’État, et par conséquent dans les bâtiments de l’UNIGE.

Fortement opposée à cette pratique, la journaliste interprète la revendication comme un combat politique identitaire. Pour elle, l’affaire est claire : «l’université est le lieu du savoir, du questionnement, de l’esprit critique et de la raison, lesquels n’ont que faire des identités et des chapelles. Ces dernières sont de l’ordre de l’intime […]. Vouloir les imposer dans l’espace étatique et public est un acte politique qui commande une réponse politique.».

Pétition pour une salle de méditation à l’Université de Genève

Démunis d’une salle dans laquelle les musulman-es pratiquant-es de l’Université de Genève pourraient faire leur prières, un étudiant de l’Université de Genève a lancé une pétition pour une salle de méditation, ouverte à toute confession.

Depuis 2018, une salle pour faire des prières leur est refusé, car l’utilisation souhaitée est devenue «illégale»: la loi sur la laïcité de l’État de Genève stipule que toute activité de culte est interdite dans l’espace public.