L’ouvrage collectif Présences fascistes en Suisse. Autour du doctorat honoris causa de Benito Mussolini (1937), publié à l’été 2026, met en lumière les relations complexes entre la Suisse, plus particulièrement l’Université de Lausanne et l’élite vaudoise de l’époque, avec le régime de Mussolini.
Ce livre fait suite aux travaux d’un groupe de travail du Centre interdisciplinaire de recherche en éthique (CIRE-UNIL), dont le rapport officiel publié en 2024 reconnaît une faute grave commise par l’université en 1937 et souligne l’importance du devoir de mémoire. Pour Nadja Eggert, directrice du CIRE, la démarche est claire : «Il ne s’agit pas de nier mais de regarder cet épisode en face, d’essayer de le comprendre et de l’analyser dans le but de ne plus le reproduire».