Il y a autant d’universitaires que d’apprentis au chômage dans le canton de Vaud
Depuis 2010, le taux de chômage des diplômé·es apprentis a baissé de 6% à 4% et celui des diplômé·es universitaires et HES a monté de 3 à 4%, si l’on se fie aux derniers chiffres de statistiques Vaud. Il s’agit d’une situation inédite que viendra éclairer un spécialiste d’insertion professionnelle Gilles Vuille, directeur ad intérim à la fondation Mode d’emploi sur la question de l’employabilité des diplômé·es.
Il dit qu’ il y a dorénavant une grande concurrence entre ces différentes personnes de formation tertiaires qui sont diplômées mais n’ont pas forcément un diplôme qui est associé à un métier clairement identifié et cela peut parfois être un frein lors de la recherche d’emploi.
Il estime qu’il n’y a pas trop d’universitaires, «il y a une adéquation avec la demande du marché de l’emploi qui doit trouver cet équilibre et ce lien est peut-être encore à construire plus fortement, les HES le font avec des stages sur le premier marché pendant le cursus scolaire, mais pas forcément dans toutes les filières. Cela veut dire que c’est préférable aujourd’hui de terminer sa formation avec déjà une option bien définie de la profession qui sera la nôtre par la suite plutôt qu’un diplôme universitaire qui reste encore très large.»
Il serait donc payant d’avoir une spécialisation, compléter un diplôme universitaire, un master avec une formation plus pratique, tout comme effectuer des stages pendant les études et pendant les vacances.