Réactions sur une étude sur l’employabilité des diplômé·es
L’article du Tages-Anzeiger explique qu’en Suisse, les diplômés en économie et gestion font désormais face aux pires perspectives d’emploi parmi les diplômés universitaires, contrairement à l’idée longtemps répandue selon laquelle ces études garantissaient presque automatiquement un travail.
Selon de nouvelles données de l’Office fédéral de la statistique, 8 % des diplômés en sciences économiques sont sans emploi un an après l’obtention de leur diplôme, ce qui en fait la discipline la plus touchée par le chômage des jeunes diplômés. Les diplômés en sciences humaines et sociales s’en sortent désormais légèrement mieux. En moyenne, 6 % des diplômés universitaires sont sans emploi un an après la fin de leurs études.
Malgré ces perspectives moins favorables, les études d’économie restent plus populaires que jamais dans les universités suisses. Le nombre d’étudiants y est en forte progression, même si les sciences humaines, sociales et les sciences exactes demeurent les domaines les plus fréquentés.
L’article conclut sur une note relativement optimiste : un diplôme universitaire reste apprécié des employeurs, mais il ne suffit plus à lui seul. Les étudiants qui complètent leur formation par des stages, des expériences pratiques ou un engagement associatif conservent de bonnes chances de trouver un emploi. (Tages-Anzeiger)
L’article paru, entre autres, dans la Freiburger Nachrichten, met en avant l’importance de l’expérience pratique. Les employeurs recherchent souvent des candidats déjà expérimentés, ce qui crée un cercle vicieux pour les jeunes diplômés. Les formations les plus proches du marché du travail, notamment celles des hautes écoles spécialisées (HES), facilitent généralement davantage l’insertion professionnelle.
L’article de la NZZ en ligne souligne que les problèmes de la recherche d’emploi ne se limite pas au chômage. Parmi les jeunes diplômés universitaires qui trouvent un emploi près de la moitié occupent des postes temporaires,environ un tiers sont encore en stage et beaucoup travaillent à temps partiel faute de mieux, notamment dans les sciences humaines et sociales.
Cette situation a également un impact sur les revenus. Dans plusieurs cas, les titulaires d’un bachelor d’une Haute école spécialisée (HES) gagnent davantage que les diplômés universitaires titulaires d’un master, grâce à une meilleure insertion professionnelle et à des formations plus proches des besoins du marché du travail.
Les causes principales identifiées seraient le ralentissement économique et les tensions géopolitiques, qui freinent les embauches, les réductions budgétaires dans le secteur public, important employeur de diplômés et l’incertitude liée à l’intelligence artificielle, qui menace certains emplois qualifiés, notamment ceux reposant sur des tâches administratives ou répétitives.