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Sujet: politique – Japon

«Les scientifiques ne peuvent pas rester dans leur tour d’ivoire»

Yuko Kakazu, scientitfique japonaise et membre du réseau U.S.-Japan Network for the Future, une bourse politique organisée par la Mansfield Foundation et la Japan Foundation, estime que les scientifiques japonais devraient se mobiliser pour favoriser un meilleur engagement public, visibilité institutionnelle et une plus forte voix plus forte dans l’élaboration des politiques, à l’image des mobilisations récentes aux États-Unis, et de la NSF, qui exige des scientifiques d’expliquer comment leur travail profitera à la société, que ce soit par le biais de l’éducation, de la vulgarisation ou d’un impact sociétal plus large.

«Si les scientifiques ne racontent pas leur histoire – celle de la découverte, de l’impact et du bénéfice public – d’autres la raconteront à leur place. Et tout le monde n’a pas l’intérêt de la science à l’esprit. Nous constatons déjà une pression politique et sociétale croissante autour de l’éthique de l’IA, de la politique environnementale et de l’égalité des sexes dans les domaines du STIM [sciences, technologies, ingénierie et mathématiques]. Il s’agit de domaines dans lesquels la science devrait guider la conversation, et non réagir après coup. Aux États-Unis, nous assistons à un changement culturel. Les scientifiques ne se contentent pas de publier des articles : ils et elles écrivent des articles d’opinion, organisent d es réunions d’information avec les législateurs et s’adressent directement au public. Leur message est clair : la science n’est pas séparée de la société – elle est au service de la société.»

Les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie vont développer leur collaboration dans le domaine des sciences et des technologies

Les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie prévoient d’intensifier leur coopération dans des technologies clés telles que les semi-conducteurs, les systèmes quantiques, les télécommunications et l’espace, dans le cadre du dernier regroupement géopolitique visant à limiter la puissance chinoise.

Au Japon, Ignazio Cassis renforce les relations scientifiques avec la Suisse

«Le président de la Confédération Ignazio Cassis a terminé jeudi sa visite au Japon, placée sous le signe de la recherche et de l’innovation. La Suisse veut notamment renforcer ses liens avec la superpuissance scientifique après avoir été exclue du programme européen de recherche Horizon Europe. […] Un accord de coopération relatif à des projets de recherche communs a été signé et la construction du nouveau consulat suisse à Osaka, au centre de la région économique du Kansai, a été lancée. Le consulat servira aussi à Swissnex, dotant le réseau mondial suisse, qui tisse des liens dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation, d’un site supplémentaire.»

Ignazio Cassis souhaite approfondir la collaboration scientifique entre la Suisse et le Japon

Lors de la rencontre entre le président de la Confédération Ignazio Cassis et le premier ministre japonais Fumio Kishida à Tokyo, la collaboration scientifique était un sujet central. Les deux pays souhaitent approfondir leur collaboration scientifique moyennant un mémorandum de coopération pour des projets de recherche conjoints entre la Société japonaise pour la promotion de la science et le Fonds national suisse.

Japon : Internationalisation du système d’enseignement supérieur

D’après les données du classement 2019 de THE Japan University Rankings du 27 mars 2019, un grand nombre d’établissements ont amélioré leurs performances dans des domaines clés tels que le nombre d’étudiant·e·s étranger·ère·s accueilli·e·s, le staff international, les programmes d’échanges et les cours en langues étrangères proposés.

En effet, face au problème de vieillissement de la population et de l’importante dette, l’amélioration de l’internationalisation du système d’enseignement supérieur est devenue une priorité pour le gouvernement japonais. Pour cela, depuis le début des années 2000, plusieurs projets visant à stimuler ce domaine ont été proposé. Il s’agit notamment du projet Top Global University, d’un montant de 52 millions de livres sterling – lancé en 2014 – qui offre des fonds supplémentaires afin de favoriser la candidature et ainsi d’embaucher plus d’universitaires étranger·ère·s et expatrié·e·s ainsi que créer des programmes d’anglais pour 37 établissements.