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Sujet: diplomatie scientifique

Visite d’une délégation vietnamienne

Jeudi 9 octobre, la délégation vietnamienne provinciale de Khanh Hoa a rendu visite à l’Université de Lausanne. Une session de travail a été partagée, notamment afin de faire progresser la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la santé et des sciences et technologies. Un lien spécial existe entre Khanh Hoa et l’Unil par l’héritage du Dr. Alexandre Yersin, un scientifique vaudois distingué ayant étudié à l’Académie de Lausanne [qui est devenu l’UNIL] et qui a passé la majeure partie de sa vie à vivre et travailler à Khanh Hoa.

«La science est devenue un puissant enjeu géopolitique»

Interview de la professeure de l’EPFL et physicienne Marilyne Andersen, directrice générale du Geneva Science and Diplomacy Anticipator (Gesda), fondation créée en 2019 qui «a pour mission d’identifier les innovations scientifiques émergentes dans les laboratoires du monde entier, et d’anticiper leur impact». Le 5ème sommet de la Gesda, qui rassemble les mondes politique, diplomatique et scientifique, se tiendra à Genève du 15 au 17 octobre, avec pour priorités la neurotechnologie, les interfaces cerveau-ordinateur ou l’ordinateur quantique.

Abordant les défis et ambitions de la fondation, sa directrice générale explique que «l’une des valeurs ajoutées de Gesda est l’accent mis sur la collaboration multilatérale», dans un contexte géopolitique international où elle est souvent remise en question, notamment «par des dirigeants comme Donald Trump». «La science devient un puissant enjeu géopolitique. Ce n’était pas autant le cas avant», précise-t-elle.

«L’idée [de la Gesda] est d’arrêter d’être en constant retard par rapport aux crises du moment et davantage dans une action préventive avant de se retrouver dans l’urgence.» La directrice générale donne l’exemple de l’ordinateur quantique: «On pourrait se dire que, face aux géants de la technologie, c’est une fatalité, il n’y a rien à faire. Gesda dit précisément le contraire, qu’on peut se préparer au quantique en amont, pour ne pas être totalement pris de court et commencer tout de suite à mettre en place le cadre nécessaire pour y faire face et y avoir accès. Après coup, quand la compétition est lancée, c’est plus compliqué.»

«Les scientifiques ne peuvent pas rester dans leur tour d’ivoire»

Yuko Kakazu, scientitfique japonaise et membre du réseau U.S.-Japan Network for the Future, une bourse politique organisée par la Mansfield Foundation et la Japan Foundation, estime que les scientifiques japonais devraient se mobiliser pour favoriser un meilleur engagement public, visibilité institutionnelle et une plus forte voix plus forte dans l’élaboration des politiques, à l’image des mobilisations récentes aux États-Unis, et de la NSF, qui exige des scientifiques d’expliquer comment leur travail profitera à la société, que ce soit par le biais de l’éducation, de la vulgarisation ou d’un impact sociétal plus large.

«Si les scientifiques ne racontent pas leur histoire – celle de la découverte, de l’impact et du bénéfice public – d’autres la raconteront à leur place. Et tout le monde n’a pas l’intérêt de la science à l’esprit. Nous constatons déjà une pression politique et sociétale croissante autour de l’éthique de l’IA, de la politique environnementale et de l’égalité des sexes dans les domaines du STIM [sciences, technologies, ingénierie et mathématiques]. Il s’agit de domaines dans lesquels la science devrait guider la conversation, et non réagir après coup. Aux États-Unis, nous assistons à un changement culturel. Les scientifiques ne se contentent pas de publier des articles : ils et elles écrivent des articles d’opinion, organisent d es réunions d’information avec les législateurs et s’adressent directement au public. Leur message est clair : la science n’est pas séparée de la société – elle est au service de la société.»

Michael Hengarnter: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035

Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, estime que le succès «remarquable» de nos hautes écoles repose sur trois piliers : une ouverture internationale, une bonne gouvernance et un financement de base solide et stable. «Maintenir ces trois facteurs de succès est notre plus grand défi, car ils déterminent de manière décisive la pérennité et la compétitivité du paysage FRI.»

Par rapport à l’ouverture internationale, il évoque l’importance pour les hautes écoles universitaires d’attirer les meilleurs talents et de collaborer à l’international, mais aussi du défi du «numéro de haute voltige («Drahtseilakt») d’une part en protégeant la sécurité nationale et nos valeurs occidentales, d’autre part en assumant leur fonction très importante de bâtisseuses de ponts (au sens de «diplomatie scientifique») entre les pays et les cultures.»

Du point de vue de gouvernance, la complexité liée au grand nombre de lois sur les différents niveaux qui concernent les hautes écoles aurait des avantages mais «rend également l’optimisation de l’ensemble du système quasiment impossible. Chacun optimise, bien sûr, en premier lieu pour lui-même. Cela conduit malheureusement souvent à l’inefficacité, qui se fait douloureusement sentir, surtout en période de pénurie financière. La répartition des tâches, des compétences et des coûts, telle que décrite dans la LAHE, est-elle encore la meilleure recette pour l’avenir ? Ou est-il temps de mener une discussion fondamentale sur l’espace suisse des hautes écoles ? Je plaide pour cette dernière solution.»

Concernant la stabilité du financement, Michael Hengartner regrette les coupes budgétaires dans le domaine des EPF en 2025 de 5%, «de nouvelles réductions sont à craindre pour les années à venir. Parallèlement, la concurrence internationale s’intensifie. Des pays comme la Chine, notamment, investissent massivement dans leurs universités et leurs centres de recherche, ce qui augmente la pression sur les institutions suisses. L’époque où tout le monde pouvait se permettre de tout faire est révolue.»

 

Enrico Letta: « Nous avons été dépassés par les Américains et les Chinois sur l’innovation »

«Ancien Premier ministre italien, Enrico Letta était invité vendredi dans La Matinale pour évoquer l’innovation en Europe. Selon lui, le Vieux Continent a été dépassé à ce niveau par ses concurrents et doit réagir via l’instauration d’un « marché unique » en matière d’investissements dans la recherche.»

La recherche du futur

«La fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» (GESDA), cofondée par la Confédération, tient son quatrième sommet du 9 au 11 octobre à Genève en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis. Thématique centrale du segment politique de haut niveau dédié à la diplomatie scientifique anticipatoire: la démocratisation de l’accès aux révolutions scientifiques qui façonneront le futur.» (Département fédéral des affaires étrangères)

La NZZ a publié un dossier de huit pages sur ce sommet, avec notamment un aperçu des sujets clés de la recherche de demain (selon le Science Breakthrough Radar), avec Michael Hengartner, président du forum académique de la GESDA et président du Conseil des EPF, et un article sur la présence du Conseiller fédéral Ignazio Cassis au sommet. «La Suisse y a intérêt pour deux raisons : d’une part, elle souhaite que les technologies de pointe soient développées dans le cadre d’une gouvernance démocratique et, d’autre part, que la Genève internationale puisse se positionner comme le centre de cette gouvernance innovante au service de la communauté mondiale.»

Singapour «respecte les droits de l’homme», affirme la Commission dans un document «sensible» d’Horizon Europe

Singapour négocie avec l’UE pour son association au programme Horizon Europe. Dans un document interne, la Commission européenne a vanté les mérites de Singapour en matière de démocratie et de droits de l’homme auprès des Etats membres pour justifier l’inclusion de la ville-Etat dans le programme de recherche.

Certains groupes de défense des droits de l’homme comme Amnesty International condamnent cette évaluation. «La Commission européenne a tenté d’éluder la question de la situation des droits de l’homme à Singapour, tout en admettant qu’il existe des problèmes évidents », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International. « Il est très décevant que la Commission européenne soit parvenue à la conclusion que Singapour respecte les droits de l’homme.»

Conseil de sécurité de l’ONU : mobiliser le potentiel de la science au service de la paix et de la sécurité

« Le 17 mai 2024, la Suisse a organisé une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le but de renforcer l’interaction entre la science et le Conseil. L’intégration de la science dans les décisions du Conseil peut potentiellement favoriser la confiance mutuelle et contribuer à la prévention des conflits et à l’avènement d’une paix durable – une priorité du Conseil fédéral pour le mandat de la Suisse au Conseil de sécurité en 2023-2024.»

La science peut «jouer un rôle important pour la promotion de la paix»

«La Suisse, pays de lois et de culture, utilise-t-elle vraiment tous les leviers possibles pour contribuer à la prévention de la violence et à l’instauration de la paix ?» interroge Klaus Schönenberger, directeur du EssentialTech Centre de l’EPFL. «Il existe une ressource suisse qui reste largement inexploitée au service de la paix : Science et technologie. […] [Ces dernières] peuvent contribuer à lutter contre les trois types de violence identifiés par le chercheur Johan Galtung : la violence directe (physique, visible), la violence culturelle (idéologies d’exclusion, haine) et la violence structurelle (régimes de ségrégation, aliénation). En voici quelques exemples : Les technologies de déminage préviennent la violence directe ; les technologies de détection automatique des discours de haine permettent d’identifier la violence culturelle sur les réseaux sociaux. Pour contrer la violence structurelle qui empêche l’accès à des biens essentiels tels que l’eau, la nourriture, l’éducation ou les soins de santé, on utilise des technologies qui renforcent la résilience des victimes : Gestion des ressources en eau, éducation en ligne ou accès aux technologies médicales. Il serait naïf de croire que les solutions technologiques peuvent à elles seules résoudre les conflits armés. Elles peuvent néanmoins jouer un rôle important dans la promotion de la paix. Elles représentent un défi pour la science, car la complexité des problèmes exige une approche véritablement interdisciplinaire et intégrative. Chaque projet doit rassembler, outre les sciences « exactes » et « sociales », les bénéficiaires finaux et leurs représentants (ONG, organisations internationales). Où, sinon en Suisse, où ces acteurs se rencontrent et collaborent, une telle approche a-t-elle une chance de réussir ?»

Renforcer le poids des connaissances scientifiques dans la décision publique

Une trentaine d’associations du Collège des sociétés savantes académiques de France ont récemment proposé de créer un poste de conseiller scientifique du gouvernement français avec quatre missions principales :

  1. «rappeler inlassablement les données factuelles aux ministres»
  2. «création de postes de conseillers scientifiques au sein de chaque ministère et de chaque région et leur mise en réseau»
  3. «lutter contre la désinformation et !es théories complotistes en améliorant la compréhension des démarches scientifiques par le public»
  4. «L’humanité étant confrontée à des défis planétaires, la dernière mission vise à assurer stabilité dans le temps et visibilité à la représentation de la France dans les structures internationales de concertation scientifique.»
Appel adressé à swissuniversities pour cesser la collaboration scientifique avec Israël

Un appel de plus de 130 chercheur-es et professeur-es du pays a été adressée à swissuniversities dénonçant la situation à Gaza, la qualifiant de «nettoyage ethnique». Il demande: «Ne soyons pas complices de crimes contre l’humanité, cessons toute collaboration avec les institutions académiques israéliennes !»

Selon Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et des HES-SO, ce n’est pas son rôle. «Il y a beaucoup de guerres dans le monde et nous ne pensons pas que c’est de notre ressort de prendre position là-dedans.» Elle estime que cette situation n’est pas comparable avec l’invasion russe en Ukraine, où swissuniversities s’est positionnée pour l’interruption avec les relations avec certaines universités russes qui se sont prononcées en faveur de la guerre en Ukraine.

Les sanctions scientifiques en temps de guerre, un outil à l’efficacité discutable

«Avec l’invasion de l’Ukraine, une salve de sanctions s’est abattue sur la Russie. D’abord d’ordre économique, puis aussi scientifique, certaines revues scientifiques ayant décidé de boycotter les manuscrits émanant de chercheurs travaillant au sein d’institutions russes. Certaines institutions, comme le CERN, ont suspendu les nouvelles collaborations avec la Russie. Que penser de ces boycotts? Se sont-ils au moins montrés efficaces par le passé? Dans un long article publié par Nature, l’historien des sciences américain Michael Gordin revient sur les événements du siècle dernier, et comment ils peuvent éclairer la situation actuelle entre la Russie et l’Occident.»

A Genève, la diplomatie scientifique dévoile ses atours

«Cette semaine, organisée avec 21 partenaires genevois, suisses et internationaux par le Geneva science and diplomacy anticipator (Gesda) — une fondation créée par le Conseil fédéral et les autorités genevoises début 2019 —, a permis de mieux comprendre ce qu’est la diplomatie scientifique et l’importance de celle-ci. L’exemple type le plus souvent cité est le maintien des échanges individuels entre chercheurs américains et russes pendant la guerre froide.»

«L’invasion de l’Ukraine met fin à l’ère «naïve» de la diplomatie scientifique»

«Peut-être allons-nous vers un monde post-naïf de la coopération scientifique et de la diplomatie scientifique», a déclaré Jan Wöpking, directeur du groupe U15 des grandes universités de recherche allemandes.

Dans une déclaration publiée le 27 avril, le groupe U15, le groupe Udice d’institutions françaises et la Guilde des universités européennes de recherche intensive ont déclaré qu’ils soutenaient les sanctions contre la Russie et qu’ils étaient préoccupés par la possibilité de mener des «collaborations sûres, justes et équilibrées». Cela ne signifie pas que les universitaires européens ne doivent coopérer qu’avec des pays qui partagent «99 % de nos valeurs», a déclaré Jan Wöpking.

Le soutien de recteurs russes à Poutine incite certains pays européens à rompre leurs liens avec ces universités

Au moins 16 pays de l’UE ont gelé leurs partenariats avec des universités russes. Dans certains cas, l’initiative a été prise par le gouvernement. Dans d’autres, ce sont les universités et les organismes de recherche qui ont demandé le gel des liens.

En Allemagne, où le gouvernement a été le premier à suspendre toute coopération, les universitaires ont été priés de rester en contact privé avec leurs homologues russes. En France, ce sont les agences de recherche qui ont annoncé qu’elles bloqueraient toute nouvelle collaboration.

Les pays de l’UE qui ont coupé leurs liens, du moins dans une certaine mesure, sont l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède. D’autres pays européens prennent des mesures similaires. La Norvège a suspendu tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions le week-end dernier.

L’organisme Universities UK affirme qu’il ne soutient pas les « boycotts universitaires généralisés ». Cependant, certaines universités agissent unilatéralement pour mettre fin à leurs liens avec la Russie.

La question de savoir s’il faut isoler ou non les scientifiques russes a divisé la communauté des chercheurs ces derniers jours. Les partisans affirment que la science ne peut être utilisée à des fins diplomatiques dans une telle période. Les opposants craignent que les boycotts ne punissent les universitaires et les chercheurs russes qui ne soutiennent pas la guerre. L’Ukraine, quant à elle, a appelé l’UE à prendre des mesures strictes et à interdire à la Russie tout financement international de la recherche et de l’éducation.

 

Diplomatie scientifique: le Conseil fédéral continuera de soutenir la fondation GESDA après le succès de la phase pilote

«Lors de sa séance du 4 mars 2022, le Conseil fédéral a décidé de prolonger de dix ans la durée de la fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» (GESDA) et de continuer à la soutenir financièrement. Après une phase pilote de trois ans, la fondation GESDA, ancrée dans la Genève internationale, s’est imposée comme un acteur majeur au service de la gouvernance mondiale. Elle a pour but de détecter les avancées scientifiques et technologiques, d’évaluer leur impact et leurs effets potentiels sur le genre humain, la société et la planète, et de renforcer le positionnement de Genève en tant que plateforme d’échanges entre les acteurs de la communauté internationale.»

Diplomatie scientifique

Dans une rubrique du Sonntagsblick, le président des Ecoles polytechniques, Joël Mesot écrit sur la relation entre la science et la diplomatie. En apparance deux domaines très distincts, le professeur trace les points de contact qui les lient. Il fait notamment référence au laboratoire en diplomatie scientifique, un pôle interdisciplinaire situé à Genève créé en collaboration par l’Université de Genève (UNIGE) et l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ).

EPFZ et UNIGE créent un nouveau laboratoire pour la science dans la diplomatie

«L’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et l’Université de Genève (UNIGE) créent un centre de recherche interdisciplinaire, pour la science, dans la diplomatie, au cœur de la Genève internationale. Le laboratoire commun fournira des connaissances et des méthodes scientifiques pour la résolution diplomatique des conflits internationaux, et contribuera à relever les défis mondiaux auxquels l’humanité est confrontée.»

Un radar des défis scientifiques sur 25 ans dévoilé à Genève

«Du 7 au 9 octobre se tient le premier Sommet global du Geneva Science and Diplomacy Anticipator [Gesda], une fondation créée par les pouvoirs publics pour identifier les innovations clés de demain, les anticiper et les utiliser pour relever les défis de ce siècle. […] A la base du Gesda, un constat: la science est insuffisamment représentée dans les instances politiques, diplomatiques et internationales. Or le Covid-19 nous l’a montré, notamment en matière de vaccins, elle a un rôle fondamental à jouer.»

Sommet inédit à Genève sous l’angle de la diplomatie scientifique

Selon Heidi.news, « A partir de jeudi 7 octobre et jusqu’au samedi 9 octobre, des scientifiques, des diplomates, des chefs d’entreprises, des philanthropes du monde entier se réuniront à Genève pour réfléchir sur la meilleure manière de mener une collaboration efficace et durable entre la science et la diplomatie. Cette initiative est à mettre à l’actif du GESDA, le Geneva Science and Diplomacy Anticipator, fer de lance de la nouvelle diplomatie scientifique de la Suisse chère au conseiller fédéral Ignazio Cassis. »

L’auteur de l’article paru dans L’AGEFI regrette que les intervenants proviennent «presque exclusivement des pays occidentaux et de la sphère d’influence anglo-saxonne.» Il se pose la question comment le GESDA compte réaliser ses objectifs «en étant si peu diversifié et avec un seul Chinois et un seul Japonais alors que ces deux pays figurent dans le trio de tête des dépositaires mondiaux de brevets? Et comment revivifier la diplomatie multilatérale si elle se limite à quinze pays riches en ignorant les 178 autres membres des Nations Unies?»