«Les universités ont mis en place toutes ces politiques, et on voit tant de femmes dans les sciences», que beaucoup de gens partent du principe que les femmes peuvent s’investir autant que les hommes dans leur travail, estime Cassidy Sugimoto, spécialiste en sciences de l’information à l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh. Mais «le problème est résolu au prix d’un fardeau extraordinaire pour les femmes».
Selon elle, «les universités peuvent aider les couples à se répartir plus équitablement les responsabilités parentales et à réduire l’impact de la parentalité sur la carrière des femmes en encourageant les hommes à s’impliquer davantage dans l’éducation des enfants. Proposer des structures d’accueil pour les enfants ou des aides financières pour prendre en charge ces frais pourrait également être utile, car cela permettrait aux femmes de passer du temps au laboratoire et de se consacrer à la recherche, […] en particulier pour les couples dont le mari ne travaille pas dans le milieu universitaire.»
Elle estime par ailleurs que les politiques actuelles mettent l’accent sur l’égalité, alors qu’elles devraient privilégier l’équité.