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Sujet: recherche de fonds

Pression sur les profs des HES genevoises dans leurs récoltes de fonds pour la recherche

Dans les HES genevoises, les professeur·es doivent récolter des fonds pour mener leurs recherches. «Une activité chronophage et qui leur met une énorme pression.»

A l’Hepia et à la HEG, les professeur·es ont un entretien de service généralement tous les quatre ans. Ce dernier évaluent en particulier l’enseignement, la recherche mais aussi «l’argent ramené». De nombreuses critiques et plaintes sont alors adressées à la direction, en particulier à propos d’une «pression constante»: la direction n’octroieraient aux professeur·es qu’un temps limité et insuffisant dédié à la recherche de fonds, des objectifs financiers sont fixés et des menaces de licenciements y sont parfois liées en cas d’objectif non atteint, le stress engendré pourrait conduire à «prétériter la qualité de l’enseignement».

La problématique est similaire à la Haute Ecole de santé (Heds). Les enseignant·es sont poussé·es à: proposer des modules de formation continue (onéreux) sur plusieurs jours ou plusieurs semaines, donner des conférences publiques ou privées de manière rémunérée, augmenter leur temps d’enseignement pour compenser si les deux premières mesures ne rapportent pas assez d’argent à l’institution. «J’ai le sentiment que se développe petit à petit une culture de l’individualisme, une absence de partage et de communication entre enseignants. […] Ce n’est pas une perte de temps, mais une perte de sens», déplore une professeure.

La direction générale dit prendre au sérieux ces problématiques, et affirme que des mesures à mettre en place pour diminuer la pression sont en cours de réflexion.

«Bâle-Ville doit soutenir un projet de recherche international»

«Le gouvernement bâlois dépose une demande de contribution étatique de 4 millions de francs pour le projet de recherche international «Clinnova – Innovation in Healthcare» pour la période de 2024 à 2026. Le projet vise à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle dans les grandes quantités de données pour le secteur de la santé.»

«Le Conseil d’Etat voit dans ce projet une «excellente opportunité» de contribuer à la recherche de pointe, de faire progresser le développement numérique dans le domaine de la santé, comme il l’écrit dans son bulletin de mardi. Il s’agit d’encourager l’utilisation des données numériques de santé pour la recherche.» (Nau.ch)

Un nouveau bâtiment pour l’UNIGE

L’ancienne caserne des Vernets devait héberger un hôtel, mais l’assureur SwissLife a finalement décidé «de libérer de l’espace» pour l’Université de Genève. L’institution sera «[…] dotée d’un nouveau bâtiment pour accueillir ses facultés des sciences de la société et d’économie et de management, à l’horizon 2027 […].»

L’association Wilsdorf «[…] finance cette acquisition pour 200 millions de francs. Son secrétaire général, Marc Maugé, confirme que la fondation a racheté à SwissLife, pour ce montant, le bâtiment sis sur le périmètre de l’ancienne caserne des Vernets. «Celui-ci sera remis, sous la forme d’un droit de superficie, à l’Unige», précise-t-il. L’alma mater genevoise prendra donc à sa charge les frais de fonctionnement de ce bien.»

Une nouvelle collaboration entre l’HES-SO et le secteur privé à hauteur de 1,1 million de francs

1,1 millions de francs c’est le montant alloué par le laboratoire Debiopharm Research & Manufacturing SA pour le projet de recherche  «Debiolab 2.0» contre le cancer qui débutera en novembre 2023 en collaboration avec l’Institut technologies du vivant de la Haute école d’ingénierie (HES-SO).

Don de 50 millions : que sait-on vraiment des fondations ?

La Fondation Botnar a versé un don de 50 millions de francs suisses à l’Université de Bâle et à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich afin d’agrandir le centre de recherche sur la santé des enfants. (Nau.ch)

Une occasion pour le Bazler Zeitung de se pencher sur les fondations, omniprésentes à Bâle, mais qui restent discrètes quant à leurs activités. Il en existe 916 dans la ville suisse alémanique, il y a plus de fondations par habitants que nulle part ailleurs en Suisse. Leurs fortunes s’élèvent à 22,2 milliards de francs. Le Professeur Georg von Schnurbein de l’Université de Bâle a publié une étude où il compare la situation de Bâle avec celle des autres cantons. Il a analysé les objectifs des fondations et les a réparties en catégories. «À Bâle, 275 fondations se concentrent sur l’éducation et la recherche, 266 dépensent leur argent pour la culture et les loisirs, et 261 sont actives dans le domaine des services sociaux.»

Georg von Schnurbein fait également quelques recommandations dans son étude, déplorant que les fondations ne soient pas «plus accessibles, plus transparentes et plus visibles», car elles sont importantes pour la société. Selon lui, il faudrait «reconnaître la philanthropie comme un facteur économique.» (Baz Online)

Suppression de financement pour la recherche en Suède

«[Le] gouvernement a annoncé que le Conseil suédois de la recherche (Vetenskaprådet ; VR), le plus grand bailleur de fonds de la recherche du pays, n’offrirait plus de subventions pour la recherche sur le développement […]», un financement qui s’élevait à 16,4 millions de dollars américains. Les besoins de l’Ukraine auraient entraîné un changement de priorité pour la Suède.

Une lettre ouverte signée par plus de 600 chercheurs∙euses demande l’annulation de cette décision, avançant les arguments suivants : «La décision du gouvernement fait perdre du temps et de l’énergie à la préparation des demandes et sape la confiance dans le système de soutien à la recherche dans son ensemble».

Aida Bargués-Tobella, écologiste à la Swedish University of Agricultural Sciences in Umeå, expose tous les problèmes que cette annonce va potentiellement poser à la communauté scientifique : baisse de leur propre salaire, du salaire des assistant∙es, des collaborateur∙trices à l’étranger et des frais de transport. Cristiano Lanzano, anthropologue à la Nordic Africa Institute à Uppsala, «considère sérieusement de quitter la Suède».

Le Conseil fédéral prévoit 625 millions de francs suisses pour soutenir la recherche

«la Suisse est considérée comme un pays tiers non associé au paquet Horizon 2021-2027. Ce statut permet aux acteurs de la recherche et de l’innovation en Suisse de participer à environ deux tiers du programme, sans toutefois obtenir de financement de la part de la Commission européenne». Pour les parties de programme non accessibles, «le Conseil fédéral prévoit des mesures transitoires dont la mise en œuvre est confiée au Fonds national suisse, à Innosuisse, à l’Agence spatiale européenne et à d’autres institutions […]. Le montant du financement des mesures transitoires décidées par le Conseil fédéral pour l’année 2023 s’élève à 625 millions de francs suisses».

 

Nouvelle fondation de recherche des fonds à l’Université de Berne

L’Université de Berne a créé une fondation de recherche de fonds, et son conseil d’administration est constitué de célébrités du monde des affaires, comme Heinz Karrer, ancien directeur d’Axpo et ancien président d’Economiesuisse qui préside la nouvelle «Fondation UniBE».

L’Université de Berne répond ainsi à une tendance qu’on peut observer dans d’autres universités de récolter des fonds du secteur privé à l’aide de fondations. La Fondation UZH, par exemple, acquiert des donations pour l’Université de Zurich depuis 2012. Rien qu’au printemps dernier, elle a généré des dons pour un montant d’environ 230 millions de francs suisses.

La campagne de recherche de fonds de l’Université de Zurich irrite

La recherche de financements tiers pour la recherche sur le Covid-19 à l’Université de Zurich irrite l’auteur de l’article. La Fondation de l’Université communiquerait des chiffres incorrects: alors que la Confédération met 25 millions de francs à disposition de la recherche suisse, la Fondation de l’Université réduit ce chiffre à 5 millions dans son argumentaire.

Promettant à ses donateur-euses de parvenir à des résultats, la démarche de l’Université s’inscrirait dans la tendance actuelle de compétition et de «management de réputation“ au sein du monde académique. L’auteur conclut: «si l’Université gagnera peut-être quelque argent supplémentaire grâce à sa campagne, il est sûr qu’elle perdra la confiance du public.»

 

Horizon Europe : Appel commun pour un budget ambitieux

En collaboration avec 14 associations d’universités européennes, la Ligue européenne des universités de recherche (LERU) a lancé un appel commun afin d’opter pour un ambitieux budget à destination d’Horizon Europe.

Celui-ci a été nommé «Seize our Common Future» et vise à sensibiliser les décideur·euse·s politiques quant au rôle crucial que possède la recherche et de l’innovation pour aider l’Union européenne (UE) à relever les défis actuels. Ce financement serait donc nécessaire pour assurer à l’UE, un avenir prospère, inclusif et durable.

Dès lors, toute organisation disposée à soutenir publiquement cet appel, peut s’inscrire sur le site internet de LERU.

FNS : Les quatre priorités du prochain programme pluriannuel fixées

Dans son prochain programme pluriannuel, le Fonds national suisse (FNS) a fixé quatre priorités afin d’aider la recherche à relever les défis actuels. Comme l’explique, Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS, «Elle [la recherche suisse] a besoin d’une plus grande diversité, d’une collaboration interdisciplinaire accrue, de meilleures infrastructures de données, mais aussi d’établir des liens plus étroits avec l’économie et la société. […] Toutes les mesures adoptées convergent vers un seul et même objectif : permettre à la recherche suisse de pérenniser son statut d’excellence au plan international.»

Dès lors, le FNS s’engage à promouvoir l’excellence à travers la diversité, consolider le leadership international par la collaboration, soutenir les infrastructures et services de données et accroitre la valeur de la recherche pour la société. Pour concrétiser ces nouvelles mesures, le FNS requiert de la Confédération un budget de 4.8 millions de francs suisses pour la période de subventionnement 2021-2024, soit une hausse annuelle de 3.5%.

Les universités françaises se tournent vers le fundraising

Jusque-là présente surtout dans les pays anglo-saxons, la culture de levée de fonds («fundraising») se répand dans les universités françaises ; elles sont de plus en plus nombreuses à se fixer des seuils budgétaires venant de donateur·trice·s privé·e·s, voire à obtenir des financements de chaires. Tant des entreprises que des particulier·ère·s sont sollicité·e·s par un nombre croissant d’universités ; les premières y trouvent leur compte par le financement de projets liés à leur domaines d’activité ou le recrutement de futurs diplômé·e·s, les second·e·s par la satisfaction que le don trouvera une utilité sociale. Face à une dépense publique en baisse, les universités cherchent des ressources propres pour «rester dans la course» ; le fundraising leur donne également l’occasion de clarifier et définir une réflexion stratégique. L’auteur de l’article préconise toutefois de veiller attentivement à ce que les dotations privées ne se substituent pas à celles de l’État.

L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich fera de la recherche de fonds en Allemagne

La ETH Zürich Foundation, organisme qui récolte des fonds pour la promotion d’initiatives et de projets, renforce sa recherche de fonds en engageant une collaboratrice qui ferait la recherche de fonds en Allemagne. Les bailleurs·euses de fonds potentiel·le·s seraient des alumni, d’ancien·ne·s scientifiques de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, mais aussi des entreprises avec une relation privilégiée avec la haute école zurichoise.