Les étudiant·es de l’Université de Bâle qui ne terminent pas leur cursus de bachelor en cinq ans devront parfois payer le double de la taxe semestrielle. Afin d’éviter cette sanction, l’Université invitera au préalable les étudiant·es de bachelor inscrit·es depuis plus de cinq ans à un entretien de conseil personnalisé, dans le but de fixer une date de fin d’études selon les situations de chacun·e. C’est uniquement passé ce délai ou alors si aucun accord n’est convenu que la taxe doublera dès le 13ème semestre, passant des 850 francs actuels à 1700 francs par semestre. Le concept sera mis en œuvre progressivement dès 2026, et n’entrera en vigueur complète qu’au semestre de printemps 2028. Cette mesure vise à permettre aux étudiant·es de «ne pas retarder trop longtemps l’obtention de leur diplôme», espère l’Université de Bâle. Des mesures similaires existent déjà dans d’autres universités alémaniques, telles que celle de Berne.
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Sujet: durée des études
En opposition au projet de loi du PLR qui veut raccourcir la durée de la formation des enseignant·es du primaire de quatre à trois ans, et qui a été adopté par le Grand Conseil, un référendum a été lancé: «syndicats enseignants, étudiant·es et partis politiques participeront à la récolte de signatures.»
Les opposant·es au projet de loi du PLR soulèvent plusieurs points: pour Francesca Marchesini, Présidente de la Société pédagogique genevoise (SPG), «[c]e projet est irresponsable surtout au regard de l’introduction de l’école inclusive» et «raccourcir la formation des pédagogues détériorerait la qualité de l’enseignement délivré.» David Rey, Président du Syndicat des enseignant·es romand·es, rappelle qu’en Suisse et au niveau international, «la tendance […] était au contraire au rallongement du cursus.»
En outre, «[l]es opposant·es soulignent que, «contrairement à ce que déclare la droite», la formation genevoise est très axée sur le terrain avec 40% de stages contre 25% en Valais et 18% sur Vaud. Raccourcir le cursus n’amènerait pas davantage de pratique, bien au contraire.» Selon les opposant·es, en plus, «si un certain nombre d’étudiant·es choisissent de se former dans le canton de Vaud, ce qui coûte à Genève, ce n’est pas parce que la formation est plus courte, mais parce que Genève, soumis à un numerus clausus, n’accepte pas suffisamment de postulant·es.» (Le Courrier)
Finalement, pour Thérèse Thévenaz-Christen, du Comité autonome des formateurs d’enseignants, «[c]ette loi est sexiste, elle vise à déqualifier un métier à 80% féminin».
Le Comité référendaire a jusqu’au 20 mars pour récolter 5538 signatures. (Le Temps)
L’université de Bâle prévoit de doubler les frais d’inscription après un certain nombre de semestres. Les universités de Zurich et de Berne ont déjà introduit une augmentation des frais pour ces étudiant-es en 2022 et 2015. Dans les universités de Fribourg et de Lausanne il y a le système de la durée maximale des études. Quand le délai dépassé, il n’est plus possible d’obtenir un diplôme.
L’Université de Lucerne et de Genève et l’EPFZ ne prévoient pas de prendre des mesures similaires pour décourager des études à longue durée.
Dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Jura, le gymnase passera de trois à quatre ans et Alain Moix, Enseignant au secondaire I, donne son avis sur ce changement. Il explique que «[l]a nouvelle première année consisterait en une mise à niveau permettant de poursuivre sans redoublement les trois années suivantes […], [et que] [c]ela devrait même entraîner une amélioration du niveau final des étudiants en voie maturité avec une conséquence positive sur le taux de réussite de la première année du bachelor».
Johann Schneider-Ammann, Conseiller fédéral et Chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) estime dans un entretien pour le journal «La Vie économique» que la vie professionnelle exige d’apprendre tout au long de sa vie. Selon lui, «la Suisse manque encore de personnel hautement qualifié. […] Nous voulons plus de justice à l’échelon tertiaire, car la formation professionnelle supérieure obtient peu de fonds publics par rapport aux hautes écoles.» Il estime également que les prestations des hautes écoles suisses sont bonnes, car le pays ne connaît pas le phénomène des «universités de masse». Concernant l’augmentation de la bureaucratie dans l’enseignement et la recherche, il déclare: «il faut éviter les contraintes administratives inutiles. L’essentiel est de trouver le bon équilibre entre la liberté de la recherche et l’utilisation judicieuse des deniers publics.» Par ailleurs, il juge nécessaire de prolonger les voies de formation uniquement lorsque «cela répond à une exigence explicite pour le monde du travail».