«La vice-rectrice de l’Université de Genève, Juliane Schröter, affirme que son institution entend bien renforcer les formations en systèmes d’information et science des services. Un groupe de travail est chargé d’en définir les contours».
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Sujet: enseignement – informatique
«Deux motions ont été déposées début janvier par Les Vert·e·s et le MCG. Ils demandent qu’une solution durable soit trouvée pour cette institution qui délivre le bachelor en systèmes d’information et science des services.»
Mercredi, le rectorat de l’Université de Genève a annoncé à ses étudiant·es et collaborateur·ices sa décision de dissoudre le Centre universitaire d’informatique (CUI). «Les parcours académiques complets des étudiantes et étudiants actuellement inscrits sont garantis jusqu’à la fin de leur cursus, y compris dans le cas d’un master consécutif», précise un porte-parole de l’Université de Genève. Néanmoins, les inscriptions pour la rentrée de septembre 2026-2027 pour un bachelor en systèmes d’information sont suspendues. Selon la Tribune de Genève, «des négociations sont en cours entre les étudiants et le rectorat. Si une solution alternative est trouvée avant le mois de mars, les inscriptions pour la rentrée 2026 pourront avoir lieu.» Contacté par Le Temps, le rectorat explique que «l’offre ne va pas disparaître mais évoluer, sur la base d’un travail auquel les parties prenantes seront associées». Ainsi aucune suppression de poste ne semble prévue dans le cadre de cette réorganisation. Selon les informations du Temps, le rectorat envisagerait de transférer la responsabilité du bachelor à la Faculté d’économie et de management, une perspective qui inquièterait étudiant·es et collaborateur·ices, qui y voient le risque d’une perte d’interdisciplinarité dans le cursus. Le rectorat explique que «ces changements s’inscrivent dans une réorganisation plus large qui permettra à l’Université de mieux accompagner la transition numérique avec la création annoncée d’une nouvelle plateforme de recherche en intelligence artificielle», une «structure interdisciplinaire rattachée au rectorat» et établie pour une durée initiale de cinq ans.
Alors que les effectifs d’étudiant·es du bachelor proposé par le CUI ont progressé de 222% en dix ans (ce qui représente la formation de l’Unige qui connaît la plus forte croissance ces dernières années), le CUI a perdu durant la même période près d’une dizaine de positions d’enseignement. (Le Temps)
Par ailleurs, des étudiant·es du CUI ont occupé hier l’Uni Dufour afin de demander de renoncer à la suspension des inscriptions pour le prochain semestre. L’Association des étudiants en systèmes d’information (AESI) craint notamment une rupture de «la continuité de la formation» et un risque de voir les jeunes s’orienter vers d’autres cursus ou écoles. (Le Courrier)
Marc Oehler, directeur de la société genevoise Infomaniak, estime que les autorités fédérales n’ont toujours pas avancé sur le dossier du cloud public. Il dénonce un manque d’implication politique. «Aujourd’hui, la Confédération pourrait décider de s’appuyer sur l’économie locale pour développer un partenariat public-privé qui intègre aussi les milieux académiques afin de créer un cercle vertueux. Cela permettrait à l’argent de rester en Suisse, tout en formant des spécialistes qui pourront trouver des débouchés ici.»
Par ailleurs, il trouve «effarant» que les EPF aient annoncé un partenariat avec des multinationales comme Microsoft, Google et Amazon pour favoriser la création d’IA sûres. «En tant que contribuable, je suis abasourdi de voir que l’argent des impôts sert à renforcer des entreprises américaines. Ces institutions académiques auraient mieux fait de développer un tel partenariat dans l’open source. Et si vraiment elles veulent faire des donations à des privés, elles auraient pu choisir de le faire pour des sociétés suisses, ou au moins européennes…»
Dans un projet pilote appelé Uni60+, l’université UniDistance Suisse propose des cours «tels que la compétence en ligne, les médias sociaux ou l’intelligence artificielle.»
«Les conférences se déroulent en grande partie en ligne, bien qu’un événement en présentiel soit organisé au début de l’année prochaine sur le campus d’UniDistance Suisse à Brigue. […] «Nous voulons aussi permettre aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer – je pense par exemple aux vallées latérales ou aux personnes qui ne sont plus très mobiles – de participer malgré tout» explique la responsable des services et des alumni Vanessa Hugo.»
Le premier cours aura lieu le 16 novembre de cette année, «il n’y a pas de limite de participants et les personnes de toute la Suisse peuvent assister aux conférences.»
Dans les universités, les matières les plus prisées sont l’informatique, le génie mécanique, les communications et mass-media et la médecine dentaire. «Les sciences politiques et la psychologie ont par exemple affiché de belles progressions. À l’inverse, les langues et l’histoire ont reculé», ainsi que la théologie protestante et l’ethnologie. L’engouement pour les MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) pourrait être expliqué par la pénurie de main d’œuvre de ces domaines. Selon la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro «[l]es jeunes ne restent pas en marge de ces considérations lorsqu’ils se demandent vers quel métier ils veulent se diriger.»
En ce qui concerne les langues slaves, «[l]es facultés romandes n’ont pas enregistré d’effondrement des effectifs», malgré la guerre en Ukraine. «On pourrait même imaginer que les facultés de russe attirent davantage de monde» explique Sébastien Moret, maître d’enseignement à l’UNIL. «Durant la Guerre froide, elles étaient très courues, un phénomène assez généralisé en Occident, notamment aux Etats-Unis. Après la chute de l’Union soviétique, quand la Russie n’a plus été considérée comme un danger majeur, l’intérêt a diminué.» Seul bémol toutefois, les échanges et autres projets en commun avec la Russie ne sont plus possibles depuis la guerre, que ce soit pour le corps estudiantin ou professoral.
En partenariat avec l’Etat et la Chambre vaudoise du commerce, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne accueillera un Salon MINT, dédié aux mathématiques, à l’informatique, aux sciences naturelles et à la technique afin de «valoriser ces branches». Le conseiller d’Etat vaudois du Département de l’enseignement et de la formation Frédéric Borloz s’explique : «[n]ous comptons intensifier nos efforts dans ce domaine et susciter un enthousiasme très fort auprès des élèves situés entre la 5e et la 8e année de l’école obligatoire». En effet, «[l]’État cherche de longue date à valoriser les branches MINT via différents projets – notamment un programme d’ambassadrices. »
Lieu et date de la première édition de ce salon : SwissTech Convention Center de l’EPFL, du 26 février au 3 mars 2024
Les syndicats se sont entendus sur le fait que l’intelligence artificielle ne sera pas interdite dans les écoles. Des formations vont être mises en place avant la rentrée pour les enseignant∙es afin de les former à ChatGPT. Le but est de leur présenter les aspects positifs du chat bot et leur permettre de repérer plus facilement les cas de tricherie.
Malgré son titre haut en couleur, un article de la NZZ prend la température dans le milieu académique et relativise la «menace potentielle» de Chat-GPT.
«L’écho sur Chat-GPT est énorme en interne et en externe» explique Jean Terrier, chef de projet Digital Literacies à l’université de Bâle, «mais il reste à voir si nous assistons vraiment à une révolution.» Selon lui, Chat-GPT est «[…] un outil très utile. Mais pas une véritable disruption.» Il se base sur des tests qu’il a lui-même effectué et des groupes de travail se penchent également sur la question dans son université.
«Six universités sur dix n’ont pas de règles. L’université de Bâle se trouve encore dans une minorité avec ses directives assez concrètes.» Du côté de Berne, Corinne Mühlemann, qui occupe une chaire à l’Institut d’histoire de l’art de l’Université de Berne, a mené une expérience en collaboration avec ses étudiant∙es, pour leur faire prendre conscience des limites concrètes de l’outil. Leur constatation : l’exercice ne s’est pas avéré si simple. Chat-GPT a «tendance à marginaliser des groupes entiers de personnes» et se met à inventer des publications lorsqu’il n’y a pas assez d’information disponible. Corinne Mühlemann souligne également le fait que les questions posées à l’intelligence artificielle doivent être précises, si l’on souhaite obtenir des réponses de qualité.
Vendredi, l’académie neuchâteloise a été frappée par une cyberattaque. Des mesures ont été prises, mais tous les ordinateurs sont encore paralysés. «Une affaire qui pourrait compliquer le retour des étudiants qui aura lieu lundi.»
L’Université de Saint-Gall (HSG) est en train de vivre une période de changement à plusieurs niveaux. La HSG a fondé une nouvelle école d’informatique et a également commencé à former des médecins. En outre, d’ici 2025, la HSG souhaite augmenter le taux de femmes pour les postes de professeur-e-s titulaires à 30%. Actuellement, cet objectif a déjà été dépassé au niveau des professeur-e-s associé-e-s et professeur-e-s assistant-e-s, ce qui laisse espérer que ces femmes pourront bientôt accéder à des postes de professeur-e-s titulaires. Quant à la relève académique, l’université souhaite davantage axer les études doctorales sur « l’excellence scientifique » et améliorer les conditions d’encadrement des doctorant-e-s.
L’Université de Saint-Gall (HSG) crée pour 2026 un centre d’études et de recherche en informatique qui acceuillera 500 étudiant-e-s. Ce projet fait partie d’une offensive cantonale pour l’enseignement IT. Le bachelor débutera en automne 2021 et formera 500-600 informaticien-ne-s.
Depuis septembre 2018, la société d’expertise et de conseil KPMG en collaboration avec l’entreprise britannique de cybersécurité Immersive Labs, propose une plateforme en ligne de formation et d’évaluation afin de faire face à l’augmentation de risques de cyberattaques.
Cette plateforme – Digital Cyber Academy – est disponible gratuitement pour toutes les personnes possédant une adresse mail issue soit d’une haute école spécialisée (HES) ou d’une université suisse.
Pour Matthias Bossardt, Responsable cybersécurité de KPMG Suisse, «La formation ne délivre pas de certification mais donne l’opportunité d’utiliser des outils et d’appliquer des concepts en situation réelle, comme un spécialiste en cybersécurité.»
La Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) Cesla Amarelle a présenté son plan d’introduire au cycle 2, chez les 4-7 ans, une nouvelle discipline, baptisée «Science informatique et projets numériques». L’EPFL, ainsi que la HEP et l’UNIL coopèrent dans ce projet. Une phase pilote s’ouvre cette rentrée dans dix établissements scolaires.
Le chercheur bâlois en sciences des médias Roberto Simanowski est sceptique par rapport à l’enseignement moyennant des plateformes numériques d’enseignement. «Pour comprendre comment un algorithme fonctionne, il faut savoir comment il change la situation humaine.» Il serait donc important d’enseigner la pensée critique par rapport aux technologies.
A partir de 2022, tous les gymnases suisses devront introduire des cours d’informatique obligatoires. Ainsi, pour les quatre années à venir, ce sont 300 postes d’enseignant·e·s qui doivent être créés en Suisse. Les étudiant·e·s en informatique des universités et des EPF seront particulièrement demandé·e·s. Mais il revient aux hautes écoles de faire en sorte que des profils atypiques puissent acquérir les qualifications manquantes.
L’enseignement de l’informatique sera obligatoire dans les gymnases suisses au plus tard à partir de la rentrée scolaire 2022. Il figurera dans le domaine d’études «mathématiques, informatique et sciences expérimentales (biologie, chimie et physique)» qui verra sa plage horaire augmenter. Le Conseil fédéral a révisé mercredi (27.06.2018) l’ordonnance en la matière, qui entrera en vigueur le 1er août 2018.
Le Grand Conseil du canton de Saint-Gall a accepté à l’unanimité l’«offensive pour l’éducation en technologie de l’information et de la communication». Ce projet s’applique à tous les échelons scolaires de la primaire au niveau tertiaire. Pour l’Université de Saint-Gall, une School of Information and Computing Science proposant un Bachelor et un Master doit être mise en place. De plus, des stages économiques pour les métiers dans les mathématiques, l’informatique, les sciences naturelles et la technique (MINT) et une plateforme de réseau pour les places d’apprentissage doivent être établis. Le coût de ce projet s’élève à 75 millions de francs suisses pour les huit prochaines années.
«Pour l’ancien directeur d’Avenir Suisse Xavier Comtesse, l’Arc lémanique « a loupé le virage de l’informatique de demain ». Le président de l’EPFL Martin Vetterli réfute ces propos et défend la compétitivité de son école.»
Pas moins de 300 enfants participent aujourd’hui (21.11.2017) aux activités proposés par l’EPFL dans le cadre de la Journée du digital, organisée par Digital Switzerland. Farnaz Moser-Boroumand, cheffe du Service de promotion des sciences de l’EPFL estime que «Pour casser les stéréotypes et montrer aux filles qu’elles ont leur place dans le milieu de l’ICT, il faut commencer la sensibilisation tôt.»
Selon Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, des pays comme la France passe pour des modèles et ont déjà introduit des enseignements en «sciences numériques» à l’école primaire. La Suisse serait en retard. Le plan d’enseignement de la Suisse occidentale ne prévoit encore aucun cours en «sciences numériques». A l’inverse, en Suisse allemande, le Lehrplan 21 contient des cours dans le domaine des médias et de l’informatique. La Conférence des Directeur·rice·s d’éducation suisse a décidé d’introduire les cours d’informatique dans tous les gymnases à partir de 2022. Pour Patrick Aebischer, cette date est encore trop lointaine. Le système d’éducation suisse possèderait encore trop de valeurs basées sur l’apprentissage des faits. La programmation exigerait en revanche de la créativité et de la réflexion.
Selon Martin Vetterli, actuel Président de l’EPFL, il ne s’agit pas seulement de faire de tous/toutes des programmeur·euse·s ou des scientifiques des données. Il s’agit d’une compréhension générale de la manière de penser dans le monde des ordinateurs et des principes du monde numérique, mais aussi ce sera la clé pour la plupart des métiers de demain.