Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg (UniFR) depuis février 2024, répond à des questions sur les futurs objectifs de l’UniFR. Madame Fromm vise à repositionner l’UniFR dans les sciences dures et appliquées, mais aussi à «[renforcer le] transfert de savoir et de technologies de l’université vers l’économie […],[ainsi qu’à] renforcer le contact avec le grand public» et à donner une priorité à l’interdisciplinarité au sein de l’université. (La Matinale)
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Sujet: sciences techniques
Le premier salon vaudois dédié aux MINT (Mathématiques, Informatique, sciences Naturelles et Technique) a ouvert ses portes lundi sur le campus de l’EPFL. L’objectif est de susciter l’intérêt des enfants de 8 à 12 ans pour ces disciplines.
La Haute École d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) a inauguré son Institut des énergies (IE). l’IE «est le fruit du mariage entre l’ancien Institut en génie thermique et celui d’énergie et systèmes électriques», mais il ne s’agit «pas [d’]une simple réorganisation mais [d’]une véritable fusion, qui vise à augmenter les compétences, à en créer de nouvelles et à intensifier cette approche pluridisciplinaire dans le domaine des énergies», affirme Mauro Carpita, nouveau directeur de l’IE.
Dans les universités, les matières les plus prisées sont l’informatique, le génie mécanique, les communications et mass-media et la médecine dentaire. «Les sciences politiques et la psychologie ont par exemple affiché de belles progressions. À l’inverse, les langues et l’histoire ont reculé», ainsi que la théologie protestante et l’ethnologie. L’engouement pour les MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) pourrait être expliqué par la pénurie de main d’œuvre de ces domaines. Selon la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro «[l]es jeunes ne restent pas en marge de ces considérations lorsqu’ils se demandent vers quel métier ils veulent se diriger.»
En ce qui concerne les langues slaves, «[l]es facultés romandes n’ont pas enregistré d’effondrement des effectifs», malgré la guerre en Ukraine. «On pourrait même imaginer que les facultés de russe attirent davantage de monde» explique Sébastien Moret, maître d’enseignement à l’UNIL. «Durant la Guerre froide, elles étaient très courues, un phénomène assez généralisé en Occident, notamment aux Etats-Unis. Après la chute de l’Union soviétique, quand la Russie n’a plus été considérée comme un danger majeur, l’intérêt a diminué.» Seul bémol toutefois, les échanges et autres projets en commun avec la Russie ne sont plus possibles depuis la guerre, que ce soit pour le corps estudiantin ou professoral.
En partenariat avec l’Etat et la Chambre vaudoise du commerce, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne accueillera un Salon MINT, dédié aux mathématiques, à l’informatique, aux sciences naturelles et à la technique afin de «valoriser ces branches». Le conseiller d’Etat vaudois du Département de l’enseignement et de la formation Frédéric Borloz s’explique : «[n]ous comptons intensifier nos efforts dans ce domaine et susciter un enthousiasme très fort auprès des élèves situés entre la 5e et la 8e année de l’école obligatoire». En effet, «[l]’État cherche de longue date à valoriser les branches MINT via différents projets – notamment un programme d’ambassadrices. »
Lieu et date de la première édition de ce salon : SwissTech Convention Center de l’EPFL, du 26 février au 3 mars 2024