Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: politique

Risques de sécurité pour la recherche

Le Conseil scientifique allemand (Wissenschaftsrat) a déclaré dans un communiqué : «Le tournant international en matière de politique de sécurité pose également des défis fondamentaux au système scientifique et à notre société : les cyberattaques, l’influence et la fuite des connaissances menacent les universités et les instituts de recherche allemands.» Le Conseil «appelle à une sensibilisation accrue et à une gestion professionnelle des risques liés au savoir». Il liste ainsi les menaces actuelles envers la recherche:

  • La fuite des connaissances, en citant notamment l’exemple du réseau Khan.
  • L’influence indésirable, en particulier des gouvernements. Le gouvernement chinois est cité en exemple, des professeur·es étant signalé·es aux autorités et des autorités annulant certaines activités scientifiques.
  • Les dépendances financières et scientifiques. Les collaborations avec les États-Unis sont actuellement inquiétées.
  • La violation des principes éthiques de la recherche, en particulier le cas de l’anonymisation des sources dans le contexte de questions de migration par exemple.
  • Les partenaires de pays critiques. «La collaboration avec des partenaires scientifiques ou économiques comporte également des risques potentiels. […] Le risque de fuite des connaissances est double.» Des erreurs conscientes peuvent être intégrées à des modèles et des bases de données sensibles peuvent être mises en accès.

Finalement, Conseil scientifique allemand plaide pour une plate-forme nationale pour la sécurité des connaissances, qui devrait être mise en place le plus rapidement possible. «En tant que point de contact central, elle doit soutenir les acteurs scientifiques de manière rapide et non bureaucratique dans l’évaluation des risques liés aux connaissances en leur fournissant des informations complètes.» L’article publié sur wissenschaftsrat.de comporte un schéma qui «résume de manière idéale l’évaluation des risques».

«Cours de maths pour réfugié·es à l’EPFL»

Dès la rentrée de février, l’EPFL proposera des cours pour réfugié·es désireux·euses de rejoindre l’EPFL. Ces cours se dérouleront sur trois semestres : le premier se concentrera sur l’apprentissage du français (16h/semaine), tandis que durant les deux derniers, les réfugié·es rejoindront le CMS classique, avec des cours de mathématiques, de physique, d’informatique et de chimie, en plus de 6h/semaine de français. «Finalement, pour pouvoir entamer leur Bachelor à l’EPFL, ces étudiants devront réussir au semestre de printemps les examens du CMS, avec une moyenne générale d’au moins 4,0 sur 6, et avoir atteint un niveau B2 en français.»

Le budget fédéral 2025 supplémente les domaines des hautes écoles et de la recherche

Le parlement a voté le budget fédéral 2025 pour un total de plus de 85 milliards de francs. Dans les domaines des hautes écoles et de la recherche, les détails des suppléments s’établissent ainsi : écoles polytechniques fédérales (+12,5 millions), universités (+8 millions), hautes écoles spécialisées (+6 millions) et institutions pour la recherche (+3 millions).
Les principaux autres domaines bénéficiant d’augmentations budgétaires sont l’armée et le monde agricole. Les groupes essuyant les plus grandes pertes budgétaires sont l’asile, la coopération internationale et l’administration fédérale.

Coupes budgétaires pour les universités madrilènes

Sous l’impulsion de la présidente Isabel Díaz Ayuso, le financement public des 5 universités publiques de la région de Madrid a très fortement été réduit. «Depuis quinze ans, le financement des universités publiques a chuté de 35%» dénonce Juan Ignacio Varela, professeur à la Complutense, université prestigieuse de Madrid, et député de Mas Madrid. Contrainte de réduire ses dépenses, son université paie, par exemple, nombre de ses «professeurs associés» moins de 1000 euros par mois. Les 5 recteurs ont appelé à l’aide pour la «survie» de leurs universités. La région de Madrid leur a alors accordé une augmentation budgétaire de 47 millions d’euros, un montant qu’ils jugent toutefois «insuffisant»,  réclamant 200 millions d’euros. «La dynamique est idéologique. On désinvestit dans le public pour favoriser le privé», dénonce la professeure de sociologie de l’éducation Maria Fernández Mellizo Soto. Comme justification, la présidente de Madrid déclare qu’elle ne peut pas «défendre les universités publiques qui sont un lieu d’endoctrinement du gauchisme».

Fribourg : «Le Grand Conseil veut augmenter les bourses d’études»

Une motion de Marie Levrat (PS, Vuadens) et Savio Michellod (PLR, Granges) demandait que la loi sur les bourses et les prêts d’études soit adaptée, selon les quatres exigeances suivantes : «Premièrement, les forfaits d’entretien et de logement doivent être adaptés à la hausse […]. Deuxièmement, les deux parlementaires souhaitaient que la situation financière des parents ne joue plus aucun rôle à partir d’un certain âge des boursiers […]. Troisièmement […] [l]a limite d’âge [pour obtenir une bourse] devrait être relevée à 45 ou 50 ans […]. Quatrièmement, […] [les deux parlementaires demandent que] les personnes admises à titre provisoire (permis F) et les personnes à protéger (permis S) […] reçoivent [une] bourse.»

Finalement, le Grand Conseil fribourgeois s’est prononcé en faveur de l’augmentation des forfaits d’entretien et de logement et de l’ouverture des bourses d’études aux personnes titulaires d’un permis F ou S, mais a refusé les deux autres demandes.

 

Frais d’université doublés

Le gouvernement québécois a annoncé au début du mois d’octobre que les frais de leurs universités seront doublés pour certain∙es étudiant∙es à partir de l’automne 2024. «Les étudiants anglophones de l’extérieur de la province» verront leurs frais passer de 8’922 $ CA à 17’000 $ CA. «En outre, la province a annoncé que les frais de scolarité pour les étudiants étrangers – à l’exception des pays avec lesquels le Québec a conclu des accords (par exemple, la France et la Belgique) – augmenteront pour atteindre au moins 20 000 $ CA. Elle a également supprimé la limite des frais supplémentaires que les universités peuvent facturer.»

La première raison avancée par le gouvernement est économique. «Cela coûte très cher au gouvernement du Québec et aux contribuables québécois pour des étudiants qui sont venus ici et qui n’y restent pas», a déclaré Pascale Déry, ministre de l’enseignement supérieur du Québec lors de la conférence de presse organisée pour annoncer le changement.» La seconde raison évoquée : dissuader les étudiant∙es anglophones, une «menace pour le «visage français» de Montréal».

Les universités de McGill, Concordia et Bishop risque d’être impactées par cette décision et leurs dirigeants s’en insurgent. «Sébastien Lebel-Grenier, directeur de Bishop, a qualifié de «catastrophique» la perte d’environ un quart des revenus de l’université (payés par les 30 % d’étudiants de l’école qui viennent d’autres provinces).»

Vaud: pas de débats électoraux à l’école

Le chef du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle, Frédéric Borloz, a pris la décision d’interdire les débats politiques dix semaines avant les élections dans les lieux de formations sur le sol vaudois. Cette interdiction ne s’applique qu’aux élections, pas aux votations. M. Borloz explique que «[l]es débats dans les écoles sont importants pour former les jeunes à la citoyenneté, mais ils ne peuvent pas être organisés «n’importe quand».» Ainsi, les débats politiques restent possibles «avant la période de dix semaines précédant une élection, ou après cette élection». M. Borloz ajoute «qu’une directive allait être envoyée dans les lieux de formation vaudois». (Le Courrier)

Le socialiste Romain Pilloud explique qu’au début de l’été une lettre a été remise à M. Borloz demandant «si le département pouvait encourager les établissements à organiser les débats pour inviter les candidats de tous les partis». M. Pilloud explique qu’un «non» était attendu, mais il affirme que cette «interdiction formelle» est «hallucinante». Néanmoins, Frédéric Borloz justifie sa décision en s’appuyant sur la loi sur l’enseignement obligatoire «qui impose la neutralité de l’enseignement et donc de tel débat. L’interdiction vaut aussi pour le secteur post-obligatoire».

Florence Bettschart-Narbel (PLR) salue la décision de M. Borloz et explique que les candidat·es qui participent aux débats politiques organisés en période électorale ont le but de convaincre le public à voter pour eux, ce qui se traduit par l’école comme lieu de «propagande» et non comme lieu neutre. La neutralité est, selon elle, mise en danger du moment où «il n’y a pas tous les candidats» qui participent aux débats à l’école.

Et en dehors du canton de Vaud ? «Dans la plupart des cantons romands les lieux de formation accueillent des débats politiques, mais à différentes conditions : à Neuchâtel, le canton ne s’en mêle pas. Les écoles se chargent des organisations à condition que l’équilibre politique soit garanti. En Valais, un lycée-collège a accueilli récemment un tel débat. À Fribourg aussi, c’est possible, et même encouragé pour intéresser les jeunes à la vie politique. Et cela aussi en période électorale. Ces rencontres sont organisées par les directions des écoles ou les enseignants, mais pas par les partis politiques. À Genève, c’est plus strict. C’est «oui» aux débats organisés par des partis ou des enseignants avant les votations, mais «non» avant une échéance électorale». (Forum)

 

 

«Les BRICS veulent créer leur propre palmarès international»

«Les pays formant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont annoncé leur volonté de créer leur propre palmarès, le 17 juillet, à l’issue d’un sommet des ministres de l’éducation, en Afrique du Sud […]. Ce classement des hautes écoles revendique le fait de mettre en avant des «indicateurs qualitatifs» qui tiendront compte «des particularités des systèmes de l’enseignement des BRICS».

Gymnase-Université : Déclaration d’engagement pour optimiser la transition

C’est ensemble que la Conférence suisse des directeur·trice·s cantonaux·ales de l’instruction publique (CDIP) et la Conférence des recteur·trice·s des hautes écoles (swissuniversities) se sont engagées dans l’optique d’optimiser la transition du gymnase à l’université. Celle-ci vise à garantir, sur le long terme, un accès sans examen aux hautes écoles universitaires pour les élèves détenant une maturité gymnasiale.

Pour cela, le CDIP et swissuniversities ont défini six objectifs qui seront appliqués par certain·e·s acteur·trice·s. Les parties impliquées et chargées de soutenir les mesures d’optimisation sont ; les directeur·trice·s des gymnases et leur conférence (CDGS), les enseignant·e·s des gymnases et leur organisation faîtière (SSPES) ainsi que les services d’orientation universitaire et professionnelle.