Lucien Rentznik, ancien chef de la formation chez Bobst, partage ses réflexions dans le 24 Heures. Il remarque que les politicien∙nes s’emparent souvent du sujet de l’éducation pour faire campagne et s’interroge sur leurs compétences véritables. «[F]orce est de constater de nombreuses lacunes dans les connaissances du fonctionnement et des réalités de notre société» déplore-t-il.
«Les soucis engendrés dans les milieux de la recherche et des universités en raison de notre exclusion des programmes européens démontrent aussi le peu de réalisme et de connaissances des représentants de certains partis, voire leur mépris pour des domaines qu’ils ne se donnent pas la peine de comprendre» poursuit-il. «Les électeurs devraient également pouvoir connaître les domaines de connaissance et la formation de leurs élus.»
L’Université d’Utrecht se retire du classement du Times Higher Education
«La liste du classement mondial des universités du Times Higher Education (THE) publiée en septembre comportait une absence notable : une habituée du top 100, l’Université d’Utrecht, s’en était retirée, invoquant des préoccupations quant à l’importance accordée à des paramètres tels que le nombre d’articles publiés et le prestige des revues dans lesquelles ils sont parus.»
Le classement ne serait pas en adéquation avec les valeurs de l’université néerlandaise. Les principaux reproches faits au THE sont les métriques utilisés, tel que le nombre de publication dans des revues prestigieuses, le manque de transparence de la démarche et une certaine «[…] partialité anglophone perceptible, les 20 premières places de la plupart des classements étant dominées par des universités américaines et britanniques.»
Phil Baty, responsable des affaires mondiales de THE, «[…] souhaite vivement que l’Université d’Utrecht réintègre le classement. «Nous voulons donner une image fidèle du monde de l’enseignement supérieur à l’heure actuelle», a-t-il déclaré. «La non-participation de l’université d’Utrecht fait que nous ne représentons pas les Pays-Bas aussi clairement que nous le pourrions.» […] Le débat sur les classements des universités en Europe est lié aux initiatives visant à réformer la manière dont la recherche et les chercheurs sont évalués. L’année dernière, en juillet, un accord a été rédigé dans le but de mettre moins l’accent sur des paramètres tels que le nombre d’articles publiés et les facteurs d’impact. La réforme est menée par l’Association européenne des universités (EUA), les agences de financement représentées par Science Europe et la Commission européenne.»
«Les sympathisants de la Palestine tiennent les universités suisses en haleine»
Deux organisations marxistes sont à l’origine des affiches appelant à manifester pour la Palestine à l’EPFZ et à l’université de Zurich. «Entre-temps, l’université de Zurich a interdit la manifestation [et] a fait savoir qu’aucun local ne serait mis à disposition de l’association estudiantine «Marxistische Studierende Zürich» pour la manifestation.» De son côté, l’EPFZ «considère ces affiches comme un appel clair à la violence. Elle empêchera la manifestation sur son site dans la mesure de ses possibilités et expulsera les personnes de la Polyterrasse si elles devaient organiser la manifestation malgré l’interdiction».
«Le groupe communiste «International Marxist Tendency» prévoit également des rencontres similaires dans les universités de Berne et de Fribourg. Dans les deux cas, les universités ont interdit ces manifestations.»
«Malgré des constructions massives, Lausanne manque à nouveau de logements étudiants»
«Il y a juste dix ans, l’EPFL inaugurait son Atrium, dans le Quartier nord [où] 516 lits sont proposés, un nombre record pour une opération unique. En 2020, les Jeux olympiques de la jeunesse ont servi de test au Vortex, l’imposante bâtisse circulaire du campus de l’Université de Lausanne, qui apporte 917 lits […].» La Fondation maisons pour étudiants Lausanne est la plus grande du genre dans le pays.
Pourtant, cette année est à nouveau marquée par le manque de places. Les causes sont l’augmentation du nombre d’inscrit∙es d’année en année et le fait que «[l]a période covid a compliqué la donne, car avec des examens parfois repoussés, nombre d’étudiants ont prolongé leur séjour – certains sont encore là –, ce qui prolonge l’occupation d’appartements.»
«Que faire? L’espoir vient de la Bourdonnette. Après des années de blocages divers, le vaste chantier du futur campus santé commence au sud-ouest du fameux quartier populaire, proche de l’université. Y seront regroupées plusieurs hautes écoles spécialisées en santé du canton. Le site offrira aussi plus de 700 lits, mais pas avant 2026.»
«Un groupe inconnu appelle à une manifestation pro-Hamas à Zurich»
Des affiches portant le slogan «Solidarité avec la Palestine – Intifada jusqu’à la victoire» ont été placardées près de l’Université de Zurich. «Traduite, Intifada signifie que les personnes doivent se lever pour le soulèvement contre Israël.»
La Fédération suisse des communautés israélites est «intervenue tôt jeudi matin auprès de l’université de Zurich. «Nous partons du principe que cette manifestation n’aura pas lieu. Tout autre scénario serait impensable pour nous»» explique le secrétaire général de la Fédération, Jonathan Kreutner. «Actuellement, l’université […] ne s’exprime pas sur les affiches – mais des clarifications internes sont en cours, selon un porte-parole […].»
Daniel Rickenbacher, professeur de l’Université de Berne et collaborateur de l’Institut d’études du Proche-Orient, a été «libéré avec effet immédiat» après avoir posté deux tweets sur le réseau social X dans lesquels il saluait les massacres commis en Israël.
Selon le site du 20 Minutes, l’Université a déclaré qu’«[elle] condamne toute forme de violence et son soutien et juge inacceptables les posts de ce professeur». De plus, «[l]’homme ne peut donc plus travailler en attendant «des clarifications définitives sur les conséquences» de ses méfaits. L’Uni dit prendre l’affaire «très au sérieux» et va communiquer une nouvelle fois en début de semaine prochaine.» Ce n’est pas la première fois que ce professeur fait preuve d’antisémitisme sur X.
De vives critiques sont également émises à l’encontre de Serena Tolino, directrice de l’Institut et partenaire du professeur. Mme Tolino a jugé les tweets de son compagnon «inopportuns», commentaire qui a suscité diverses réactions dans le monde académique et politique, appelant à ce que l’Institut soit examiné par un organisme indépendant et que sa directrice soit licenciée. (20 Minuten)
Convaincue qu’elle méritait de meilleures notes à ses examens, une étudiante de la Haute École Pédagogique de Zurich est allée jusqu’au Tribunal Fédéral pour contester ses résultats. Sans succès. «Son obstination aura finalement coûté cher à la jeune femme. Ses frais de procédure se montent à 2’100 francs.» Ce genre de procédure peut s’avérer long et coûteux pour la plaignante ou le plaignant.
«Chères revues : arrêtez de thésauriser nos articles»
Dritjon Gruda, Professeur adjoint en comportement organisationnel à l’Université nationale d’Irlande à Maynooth, raconte les défis rencontrés lorsqu’on soumet un article à une revue. Pendant la pandémie de COVID-19 il a soumis, avec ses collègues, «un article à une revue de premier plan dans [leur] domaine […]. Il s’agissait d’un article urgent, car les gens commençaient à s’adapter au fur et à mesure que la pandémie s’accélérait. L’article est resté en suspens pendant plusieurs mois sans même être soumis à un examen par les pairs. Les nombreux courriels envoyés à la revue n’ont rien donné. [Ils ont] dû retirer l’article et le soumettre ailleurs, perdant ainsi un temps précieux. Cette situation aurait pu être évitée [s’ils avaient] été autorisés à soumettre le manuscrit ailleurs simultanément».
En effet, il est interdit de soumettre simultanément un article à plusieurs revues. Monsieur Gruda explique néanmoins que cette interdiction «semble dépassée et, parfois, grossièrement injuste». Selon lui, la numérisation permet aujourd’hui de pouvoir adapter les normes de l’édition «aux besoins et au rythme de la recherche contemporaine». En effet, l’interdiction entrave non seulement la carrière des chercheur·es, mais aussi «la rapidité de la diffusion scientifique, un facteur crucial dans de nombreux domaines tels que la science du climat, la santé et la médecine, où le partage des connaissances en temps opportun est primordial. La prolifération rapide des articles préimprimés lors de la pandémie de COVID-19 a démontré les avantages d’un partage rapide de l’information, même si ces articles n’ont pas encore été examinés par des pairs».
Projet de construction et de renovation de l’EPFL critiqué
«Dominique Perrault a été chargée de la construction d’un nouveau bâtiment sur le campus de l’EPFL. Le projet prévoit aussi la rénovation du bâtiment de la Coupole. Le projet devrait être achevé en 2028. L’architecte français a déjà réalisé deux édifices sur le campus. La nouvelle, annoncée mi-septembre, a suscité des critiques». (24h)
C’est la revue d’architecture Tracés (espazium.ch) qui critique l’aboutissement de cette collaboration. C’est d’abord le déroulement de la procédure qui surprend: «[l]’Observatoire des marchés publics romand (OMPR) avait regretté que celle-ci ne se réfère que partiellement à la SIA 143 [Règlement des mandats d’étude parallèles d’architecture et d’ingénierie] – processus trop court, cahier des charges transmis uniquement aux sélectionnés pour la deuxième phase». Ensuite, parmi le jury, composé par 19 personnes, seulement 3 d’entre elles ne sont pas affiliées à l’EPFL. Autre constat relevé: «le casting atypique». Il y aurait eu, selon Tracés, un «effet concours sur invitation déguisé», du moment où seulement deux bureaux suisses n’ont pas été écartés. Finalement, ce qui suscite des questionnements est également le temps court laissé pour les mandats d’étude parallèles (MEP). (espazium.ch)
Il faut renforcer le rôle de la science pour atteindre les objectifs de développement durable
En 2015, les pays membres de l’ONU ont adopté l’Agenda 2030, un plan d’action «décliné en dix-sept objectifs de développement durable […]. Le 12 septembre 2023, à mi-chemin de la mise en oeuvre de l’agenda 2030, un groupe international d’experts indépendants publie un rapport, le Global Sustainable Development Report (GSDR)». Résultat: non seulement nous sommes loin d’avoir atteint les objectifs, mais «en raison des crises sanitaires et politiques récentes, nous sommes encore plus éloignés des objectifs qu’il y a quatre ans».
Salvatore Arico, Directeur général du Conseil international des sciences, et Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’ lnstitut de recherche pour le développement, appellent à ce que les institutions financières internationales et les bailleurs de fonds soutiennent davantage la science et la recherche afin d’atteindre les objectifs de développement durable. En effet, le GSDR «rappelle [que le] changement de paradigme doit s’accompagner d’une modification radicale de notre système de financement de la recherche». (Le Monde)
Cette préoccupation fait écho en Suisse, plus particulièrement dans le canton de Vaud, où une coalition d’associations et de mouvements écologistes s’est mobilisée pour «revendiquer une politique climatique vaudoise plus ambitieuse». La coalition a «mis en avant un audit de l’EPFL jugeant les mesures actuelles du Plan climat cantonal insuffisantes pour atteindre les objectifs climatiques […] jusqu’en 2030 […]». (Le Courrier)
Le canton de Vaud examine la pénurie dans le secteur du numérique
Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) et le Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP) «ont mandaté une étude, réalisée par le bureau Alp ICT» afin de «mieux cerner les contours de [la] pénurie [dans le secteur du numérique]». (24h)
Résultat: «Le canton de Vaud offre assez de bons cursus dans les domaines digitaux et numériques, mais trop peu de jeunes s’y intéressent». Le Chef du DEF, Frédéric Borloz, et la Cheffe du DEIEP, Isabelle Moret, se sont rendu·es à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion (HEIG-VD) pour «décliner leur analyse des besoins de l’économie vaudoise et l’adéquation des cursus de formation […]».
Selon Madame Moret, le nombre de personnes formées n’est pas suffisant par rapport à la demande des entreprises. Semblablement, Monsieur Borloz affirme que «[l]a pénurie n’est pas qualitative mais quantitative […], il manque du monde, et surtout des femmes, qui ne sont que 19% dans ces formations». Mais tout n’est pas noir: «[il] y a 2000 étudiants dans [le] bâtiment [de la HEIG-VD], dont deux tiers en ingénierie et 200 nouveaux cette année venus étudier le numérique», ajoute Monsieur Borloz. (Le Courrier)
Madame Moret affirme que le canton devra en tout cas poursuivre «une veille active, afin d’anticiper les besoins futurs du marché et d’adapter l’offre de formation en faisant en sorte de collaborer avec les professionnels, les acteurs de la formation et ceux de la promotion économique». (24h)
Le 3 octobre 2023, le médecin et député Jacques-André Haury pointait du doigt le monde médical universitaire en appelant à leur prise de responsabilité dans la hausse des coûts de la santé.
Le Professeur et directeur d’Unisanté, Jacques Cornuz, veut «rassurer» Monsieur Haury et explique que «[s]ous la responsabilité d’Unisanté, les étudiants de Lausanne bénéficient d’un enseignement sur l’économicité des soins. Récemment, en collaboration avec la faculté HEC et celle de biologie et de médecine, [ils ont] créé le Centre lausannois pour l’économie de la santé, consolidant cette thématique à l’UNIL […]».
Selon Monsieur Cornuz «s’en [prendre] aux cadres médicaux académiques […], [et] en faire une généralité est exagéré […]. [D]ans leur grande majorité, ces cadres intègrent le souci d’économicité dans la subtile équation de soins appropriés pour un patient donné […]. Les données montrent par ailleurs que la médecine générale contribue à limiter la hausse des coûts». Monsieur Cornuz ajoute que «[s]eule une grande coalition des partis politiques, des acteurs (assureurs, associations de patients), des professionnels des soins et des partenaires de santé permettra de trouver des solutions» et appelle à ce que les législatifs «[posent] les bases légales pour des politiques publiques ambitieuses: interdiction de la publicité, taxation, campagnes d’information et actions de prévention ciblées».
Mesures disciplinaires en vue pour un professeur de l’Université de Berne à cause d’un post sur X
Un professeur de l’Institut d’études du Proche-Orient et des sociétés musulmanes de l’Université de Berne a publié un post sur X (anciennement Twitter) en «[faisant] l’éloge de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël sur les médias sociaux». En particulier, il «a remercié la résistance palestinienne et a parlé du «meilleur cadeau [qu’il a] reçu avant [son] anniversaire». Dans un autre post, il a commenté en hébreu une vidéo documentant l’attaque avec les mots «Paix soit le sabbat !», un salut juif de sabbat»».
«Les associations islamiques et une spécialiste de l’islam sont consternées par les déclarations de l’enseignant». Le Président du comité de la Fédération des organisations islamiques de Suisse, Önder Günes, estime que «[s]es supérieurs devraient lui parler, on ne devrait pas pouvoir s’exprimer de la sorte». En effet, «[l]’université de Berne considère elle aussi le contenu des tweets comme «inacceptable» […]. L’incident «entraînera dans tous les cas une mesure disciplinaire»».
Le Parlement européen est contre les coupes budgétaires d’Horizon Europe
Alors que le Conseil européen est en train de négocier avec les Etats membres la question budgétaire sur la Plateforme européenne des technologies stratégiques (STEP), les député·es du Parlement européen «ont voté leur position de négociation mardi, soutenant une demande de 3 milliards d’euros supplémentaires provenant des budgets nationaux de l’UE pour la STEP». Cela met en difficulté les négociations, mais a été fait «pour empêcher que [800 millions d’euros soient retirés] du pilier II d’Horizon Europe», ce qui avait été proposé par la Commission européenne auparavant.
«L’habitude de la Commission de couper dans le budget du programme de recherche Horizon Europe, d’une valeur de 95,5 milliards d’euros, pour trouver de l’argent pour les priorités politiques a été l’une des plus grandes inquiétudes de la communauté de la recherche au cours des deux dernières années. Lorsque la proposition STEP a été présentée en juin, les alarmes se sont à nouveau déclenchées».
Une alliance veut que la Suisse accueille la prochaine conférence de l’ONU sur la biodiversité
En raison des tremblements de terre qui ont eu lieu en Turquie récemment, le pays ne sera pas le pays hôte de la prochaine conférence de l’ONU sur la biodiversité. Ainsi, Le bureau du sommet sur la biodiversité cherche le pays qui pourrait accueillir la conférence de l’ONU.
L’université de Zurich, l’EPFZ, l’association économique faîtière Economiesuisse, le World Economic Forum (WEF), le WWF et d’autres pensent que c’est la Suisse qui pourrait être le pays hôte de la conférence de l’ONU. Ainsi, cette alliance d’universités, d’associations environnementales et économiques «ont écrit une lettre au ministre de l’environnement Albert Rösti. Ils y demandent au Conseil fédéral d’examiner une candidature pour accueillir cette importante conférence internationale». La lettre a été rédigée par le Recteur de l’université de Zurich, Michael Schaepman, qui affirme que ce pas «offrirait l’occasion de faire connaître les méthodes de recherche locales dans le monde entier». Monsieur Schaepman «souligne que l’on veut soutenir le Conseil fédéral : «Si la conférence avait lieu en Suisse, les universités offriraient bien entendu des locaux et organiseraient des ateliers et des excursions».»
Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication a reçu la lettre mais ne souhaite pas encore s’exprimer.
Selon Patrick Imhasly, Rédacteur de la rubrique «Savoir» de la NZZ am Sonntag, il est important de s’engager dans la médecine du genre. En effet, la science a récemment découvert qu’ «[e]n matière de médecine, il existe des différences étonnantes entre les sexes. […][Chez] les femmes, les signes d’un infarctus du myocarde se manifestent souvent différemment de ce qui est décrit dans les manuels».
«L’un des problèmes réside dans le fait que la recherche médicale est axée sur un homme pesant en moyenne 70 kilos, explique [la Médecin] Catherine Gebhard. Il manque donc souvent des données pour mettre en pratique une médecine qui tienne mieux compte des deux sexes. En effet, dans les études sur les médicaments, il y a souvent beaucoup moins de sujets féminins que de sujets masculins. Mais cela ne vient pas du fait qu’une recherche médicale dominée par les hommes serait fondamentalement sexiste. Au contraire, les obstacles sont souvent importants pour inclure les femmes dans de telles études, car elles pourraient tomber enceintes à cette période et la vie en devenir doit être particulièrement protégée».
Université marseillaise fermée à cause du trafic de drogue
À partir de ce vendredi, un des bâtiments de l’Université d’Aix-Marseille sera fermé temporairement. Le président de l’université s’adresse aux autorités dans une lettre ouverte : «Après des mois d’inquiétude et d’alerte, le doyen de la faculté d’économie et de gestion du site Colbert à Marseille a pris la décision de fermer l’accès à ce bâtiment aux étudiants et aux personnels, faute de pouvoir assurer leur sécurité.»
«La fermeture du site Colbert doit prendre effet vendredi après les cours pour une durée d’une semaine, dans l’espoir de trouver des solutions. Les cours seront maintenus à distance. […] Quelque 1500 étudiants et étudiantes ainsi qu’une cinquantaine de membres du personnel fréquentent cette antenne de la faculté.»
«Voici les études qui rapportent le plus d’argent en Suisse»
Une étude de l’Office fédéral des statistiques montre qu’«[a]u bout de neuf ans, le salaire annuel médian se situe autour des 65 000 francs» après l’obtention de la maturité. «Les personnes ayant obtenu un certificat de maturité spécialisée ne gagnent pas seulement un peu plus d’argent après neuf ans par rapport aux titulaires d’une maturité gymnasiale (67 227 francs contre 64 770), mais voient leur rémunération augmenter beaucoup plus rapidement.»
La branche qui rapporte le plus ? Les options techniques. «Neuf ans après la maturité, ceux ayant choisi «physique et application des mathématiques» touchent, par exemple, un salaire annuel médian de 72 859 francs, contre 55 135 de l’option «arts visuels et musiques».»
«Le Canton de Genève a lancé une procédure d’amende pénale contre la Webster University, à Bellevue, qui utilise le qualificatif university sans en avoir le droit. La loi prévoit des sanctions allant jusqu’à 200’000 francs.» Un changement de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, effectif depuis janvier de cette année, conditionne les appellations. C’est une «volonté fédérale de renforcer la protection de la crédibilité et de l’image des hautes écoles suisses».
«La Webster University – basée à Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis) – [a répondu à la Tribune de Genève par e-mail] et en anglais par la voix du directeur de son campus genevois, Eric Click. Selon ce dernier, l’institution est dûment certifiée, ainsi que toutes ses filiales internationales, par un organe américain, la Higher Learning Commission. Le Département de l’instruction publique (DIP) indique, lui, avoir rappelé les obligations à cette institution en décembre dernier et que celle-ci a répondu qu’elle n’entendait pas renoncer au mot university dans son nom.»
De leur côté, l’International University in Geneva et la Swiss UMEF University ont toutes deux retiré le terme «university» de leur nom.
«La HEG et l’ISFB s’allient pour la formation bancaire»
«La Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG-Genève) et l’Institut Supérieur en Formation Bancaire (ISFB) ont annoncé un partenariat stratégique visant à créer un pôle de compétences dédié à la formation continue dans le secteur bancaire. Cette alliance est soutenue par la Fondation Genève Place Financière».
Une nouvelle collaboration entre l’HES-SO et le secteur privé à hauteur de 1,1 million de francs
1,1 millions de francs c’est le montant alloué par le laboratoire Debiopharm Research & Manufacturing SA pour le projet de recherche «Debiolab 2.0» contre le cancer qui débutera en novembre 2023 en collaboration avec l’Institut technologies du vivant de la Haute école d’ingénierie (HES-SO).
«Le canton révoque le projet gagnant pour le nouveau campus universitaire de St-Gall»
Le projet gagnant pour le «Campus Platztor» de l’Université de Saint-Gall (HSG) a été révoqué par le canton puisqu’il «n’a pas évolué de manière satisfaisante au cours des deux dernières années. Un nouvel appel d’offres est maintenant demandé». Les départements de la construction et de l’environnement de Saint-Gall et celui de l’éducation «vont maintenant demander au gouvernement […] de révoquer l’adjudication et de lancer un nouvel appel d’offres […], «ce qui entraînerait un retard de deux ans»».
«L’HSG soutient la révocation et la décision d’un nouvel appel d’offres […]. Le retard aggrave toutefois la pénurie de places qui existe depuis des années et qui continuera de s’aggraver à l’avenir».
Freiner la hausse des coûts de la santé? Il faut réfléchir à la formation des médecins
Selon Jacques-André Haury, médecin et député (vert’ libéraux/VD), «si les coûts explosent, c’est parce que les médecins ne savent pas compter. Ils n’ont qu’une vague idée du prix des examens ou des médicaments qu’ils prescrivent, car leur formation ne comporte aucun enseignement financier». Monsieur Haury pointe du doigt le monde médical universitaire parce qu’il «[méprise] toute dimension économique, au prétexte trop facile que «la santé n’a pas de prix».» Selon Monsieur Haury, «[i]l est temps d’enseigner aux jeunes médecins le prix de chacune des «coches» qu’ils font dans une liste d’examens sanguins; le prix du «bon de radiologie» qu’ils remplissent; le prix du médicament qu’ils prescrivent […]. La Faculté a une responsabilité sociale: développer une médecine efficiente, c’est-à-dire qui apporte à des prix raisonnables un bénéfice réel pour les patients».
Le Parlement européen a adopté le rapport sur la Suisse qui «demande plus de confiance et de transparence dans les relations Suisse-UE […]. Dans le domaine de la recherche, le Parlement européen demande qu’après l’adoption du mandat de négociation, des règles transitoires permettent la participation de la Suisse au programme de recherche européen «Horizon Europe».» (rts.ch)
«Le rapport exige une ouverture rapide des négociations. Et met en garde: si le dossier n’avance pas, des accords bilatéraux risqueront d’être «vidés de leur substance» et «dépassés».» L’eurodéputé français, Christophe Grudler, affirme que «[…] si le rapport a mis plus de deux ans et demi pour être finalisé, c’est bien parce que la Suisse ne fait pas vraiment partie des priorités de l’UE». (Le Temps)
Alicia Sanchez-Mazas, Directrice du Laboratoire dʹanthropologie, génétique et peuplement, et Responsable de lʹunité dʹanthropologie du Département de génétique et évolution de lʹUniversité de Genève, se félicite que le poste de recteur·trice de l’Université de Genève sera occupé, pour la première fois, par une femme.
Elle espère «que [la] future rectrice saura […] épurer les murs de [leur] maison [du] machisme résiduel». Madame Sanchez-Mazas dit en effet se «[heurter] encore aujourd’hui à quelques facettes affligeantes de cet environnement, dans lesquelles les rapports professionnels sont toujours bien gluants de testostérone».
Madame Sanchez-Mazas explique néanmoins que pour atteindre des «rapports vraiment égalitaires», la future rectrice de l’UNIGE devra «modérer l’esprit compétitif excessif qui envahit notre univers académique». Selon Madame Sanchez-Mazas le milieu éducatif «formate très vite» les personnes, en ne leur permettant pas de «se contenter d’être bon ou très bon, il faut être meilleur […]. Une telle quête individualiste, encouragée par notre académie, engendre nécessairement des comportements conflictuels entre collaborateurs – hommes ou femmes – et des dérapages vis-à-vis des bonnes pratiques institutionnelles. Parfois même jusqu’à porter atteinte à la santé – physique ou mentale – de ceux ou celles que l’on aura «évincé ·es»!»
Conditions salariales à l’IHEID : une pétition déposée au Grand Conseil
Depuis 2021, les assistant·es d’enseignement de l’Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID) dénoncent des conditions salariales problématiques. Cette question a été traitée à plusieurs reprises et, en mai de cette année, les assistant·es ont lancé une pétition qui s’adresse au Grand Conseil et à l’IHEID, demandant de meilleures conditions salariales.
Les assistant·es d’enseignement de l’IHEID, accompagné·es par le Syndicat interprofessionnel des travailleurs et travailleuses (SIT), ont finalement déposé hier au Grand Conseil genevois la pétition, signée par 916 personnes, «[appelant] les autorités et la direction de l’institut à agir sur les conditions de travail jugées précaires».
«De son côté, la directrice de l’IHEID, Marie-Laure Salles, rappelle que l’institut est une fondation de droit privé et que la loi genevoise sur l’université ne lui est pas applicable. «Toute comparaison avec les assistants de l’UNIGE n’est donc pas pertinente», affirme-t-elle». (Tribune de Genève)
Clara Barrelet, Secrétaire syndicale au SIT, affirme que «[s]i l’IHEID est une fondation de
droit privé, il n’en demeure pas moins que cet institut universitaire bénéficie de plus de 15 millions de subventions publiques du canton de Genève, auxquels s’ajoutent 18 millions de la Confédération […]. (Le Courrier)
«FutureHealth: un chercheur peut-il être un bon CEO ?»
«Le sommet sur le futur de la santé s’est tenu à Lausanne […]. Au cœur des préoccupations: l’accompagnement des scientifiques qui se lancent dans l’entrepreneuriat». Être chercheur·e-CEO est-il possible?
«Pour Nicolas Loeillot, expert en innovation au sein de l’assureur lucernois CSS, «les chercheurs ne sont pas armés pour voler de leurs propres ailes après leurs études académiques. Aussi brillants qu’ils soient, ils n’ont aucune expertise marketing ou commerciale.» Un avis partagé par Nouria Hernandez, présidente du Biopôle, qui a indiqué que les universités «ne sont pas des usines à entrepreneurs» mais justement un lieu de recherche fondamentale pour développer des projets sans s’inquiéter de leur valeur économique. «Croire que l’idée que vous avez développée à l’université est la meilleure du monde est le plus grand écueil pour une jeune entreprise», a abondé Michael Friedrich, CEO de Distalmotion […]».
«Cette question de la capacité des scientifiques à diriger une entreprise a finalement été relativisée par Lucas Spierer: «Les chercheurs peuvent être des hommes d’affaires. A un certain niveau cependant, il est préférable de trouver un expert en business pour passer à la vitesse supérieure.»»
«Profs semi-généralistes: moins payés, plus de cours»
Les professeur·es semi-généralistes c’est «une catégorie hybride de profs dont le cursus de quatre ans à la HEP n’a existé que dix ans, entre 2001 et 2011 – la dernière volée ayant commencé ses études en 2007». Aujourd’hui les semi-généralistes sont encore 367 à exercer et témoignent être «coincés dans ce statut». En effet, «[c]es derniers sont moins bien payés que leurs collègues titulaires d’un master [et] ont trois périodes d’enseignement de plus à leur horaire pour un plein temps». Ces différences n’étant pas nouvelles, «[e]ntre 2011 et 2014, le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) avait en effet proposé à ceux qui le souhaitaient d’obtenir ces fameux crédits manquants en suivant une formation complémentaire à l’Université de Lausanne», opportunité saisie par soixante enseignant·es, afin de changer de catégorie salariale. Gregory Durand, Président de la Société pédagogique vaudoise (SPV), affirme néanmoins que beaucoup de semi-généralistes «n’étaient pas en mesure d’accéder à cette passerelle».
Les tensions augmentent puisqu’une nouvelle filière vient de débuter à la HEP. «Laquelle, s’étalant sur cinq ans, formera des profs qui seront, dès 2028, engagés aux conditions salariales des maîtres «masterisés» […]. Les syndicats d’enseignants interpellent le Département de la formation (DEF) et la Haute École pédagogique (HEP), relayant la grogne des maîtres semi-généralistes […], [et] demandant l’ouverture de négociations en faveur des semi-généralistes […]. Des discussions vont en effet débuter ce mois entre les parties concernées».
HEP Fribourg : «Vivien Rüffieux à la tête de la nouvelle faculté»
«La Faculté des sciences de l’éducation et de la formation naîtra officiellement à la rentrée 2025 ou 2026. […] Une administratrice a été nommée pour chapeauter cette nouvelle filière, qui réunira les différentes formations à l’enseignement actuellement dispensées à la Haute Ecole pédagogique et à l’Université.» Collaboratrice scientifique du secrétariat de la HEP de Berne, Vivien Rüffieux entre en fonction dès ce mois d’octobre.
Pour rappel, afin de créer une collaboration entre l’Université de Fribourg et la HEP de Fribourg, «[l]e 29 juin dernier, les député·es fribourgeois·es ont accepté «de réunir sous un même toit la formation à l’enseignement»».
««Je suis ravie et fière, c’est l’éloge d’une femme scientifique sans compromission, à l’origine d’un vaccin qui a eu un impact majeur et qui a sauvé des millions de vies, s’enthousiasme Alexandra Calmy, responsable de l’unité VIH du service des maladies infectieuses des Hôpitaux universitaires de Genève. Le prix de cette femme au parcours si singulier et exemplaire, qui a poursuivi malgré tout ce que les gens pensaient de sa recherche, est un modèle qui va aider les femmes à aller de l’avant .»» (24 Heures)
Jacques Dubochet, prix Nobel de chimie en 2017, «[…] espère que la semaine des Prix Nobel réveillera les politiciens, qui ont relégué la question européenne au second plan durant cette période électorale. C’est symptomatique de la gestion à courte vue de notre politique» dit-il. Il aimerait «que le prix soit plus souvent attribué à des institutions plutôt qu’à des personnes. Dans [son] cas, il aurait été bien de le remettre à l’ensemble du laboratoire. […] Le fonctionnement actuel favorise l’ego et la gloire individuelle. Pourtant, l’aventure scientifique est une aventure humaine.» (Le Courrier)
Le journal Nature partage «[u]ne analyse [qui] montre que le délai moyen entre la publication des travaux et l’obtention d’un des prix scientifiques a presque doublé au cours des 60 dernières années. Parmi les trois prix scientifiques, c’est en chimie que le «délai Nobel» [‘Nobel lag’] est le plus long (30 ans en moyenne au cours de la dernière décennie) et en physiologie ou en médecine qu’il est le plus court (26 ans).» (Nature.com)
L’Université de Genève propose un nouveau type de diplôme universitaire: des microcertifications. Il s’agit d’une «première en Suisse […], [d]estinée aux personnes déjà en emploi […], [et qui] s’étale sur une vingtaine d’heures»: une nouveauté qui «séduit les employeurs». En effet, «(…) les formations académiques de courte durée existent déjà. Sauf qu’à la place d’une simple attestation de présence, celles lancées au bout du lac exigent en plus un travail de recherche et, surtout, elles sont certifiées».
«L’Université de Lausanne va emboîter le pas à l’UNIGE. Des modules seront proposés d’ici à l’été prochain, confirme Pascal Paschoud, directeur de la formation continue UNILEPFL: «À terme, des microcertifications pourraient être disponibles dans toutes nos facultés»».
Politique de genre: un conseiller national zurichois remet en question le système éducatif suisse
Le conseiller national zurichois, Alfred Heer (UDC), a participé à une étude dans laquelle «les parents […] doivent donner des informations sur la consommation médiatique de leurs enfants entre 0 et 60 mois». Monsieur Heer se questionne sur le système éducatif suisse suite à sa participation à l’enquête électronique créée de la collaboration entre plusieurs hautes écoles. Pourquoi? En raison du fait qu’on demande au parent qui participe à l’enquête de répondre si le sexe de son enfant, âgé entre 0 et 60 mois, est «masculin, féminin, non-binaire, troisième sexe, genderfluid, two-spirit, autre».
Monsieur Heer «soupçonne fortement les responsables de l’étude de ne pas savoir eux-mêmes ce que sont le non-binaire, le genderfluid et le two-spirit […]. [S]ous le slogan «La formation est la seule matière première de la Suisse», la Suisse dépense des milliards pour des instituts de formation comme les hautes écoles spécialisées et les universités. Une étude sur l’utilisation de l’argent des contribuables par l’industrie de la formation mériterait effectivement d’être menée. On pourrait économiser des centaines de millions de francs et avoir une qualité et un niveau de formation plus élevés qu’aujourd’hui. Quand les conseillers d’Etat responsables interviendront-ils enfin ?».
Dans un article de La liberté du 16.09.2023 la Rectrice de l’Université de Fribourg (UniFr) expliquait les nouveautés de la rentrée 2023. Antoine Geinoz, Président de la Communauté romande du Pays de Fribourg (CRPF), commente cet article : «[p]our sa dernière rentrée à la tête de notre université, la rectrice Astrid Epiney a annoncé deux nouvelles formations… en anglais […]. D’autres cours sont déjà donnés exclusivement dans la langue de Shakespeare, alors que le canton de Fribourg a deux langues officielles, le français et l’allemand […]».
De plus, Monsieur Geinoz constate que «[l]es rectrices d’aujourd’hui et de demain [sont de nationalité allemande]» et que donc «[l]a tentation d’engager des enseignants de leur pays d’origine peut être naturelle. Elle comporte cependant quelques risques, comme celui d’éloigner le corps professoral de la culture francophone». Monsieur Geinoz s’inquiète du fait que la future Rectrice de l’UniFr, Katharina Fromm, «[ait] fixé parmi ses priorités «le maintien du nombre d’étudiants germanophones»».
«La Communauté romande du pays de Fribourg (CRPF) préférerait que la direction de l’Uni veille au maintien du nombre de professeurs de langue française. [Leur] association représente les intérêts de la majorité linguistique de la population fribourgeoise. Une majorité pacifique et souvent silencieuse, mais [qui n’est] pas prête à perdre sa place légitime dans les sphères de la formation académique».
Réforme au FNS: «le Conseil de fondation fait marche arrière»
La semaine passée on apprenait par la NZZ am Sonntag que le Conseil de fondation du Fonds national suisse (FNS) avait décidé que le Conseil de la recherche «devrait à l’avenir se concentrer davantage sur les questions stratégiques de l’encouragement de la recherche» et que l’évaluation des requêtes d’encouragement ne sera plus à l’avenir une tâche du Conseil de la recherche, mais sera laissée dans les mains d’expert·es externes. Selon une enquête menée en août auprès des conseils de la recherche, seulement 12 pour cent des personnes interrogées soutiennent ce changement.
Le Président du Conseil de la fondation et ancien Conseiller national, Jürg Stahl (UDC), fait savoir à travers une lettre adressée à tous les membres du Conseil de la recherche que la décision du Conseil de fondation de fin août a été révisée. En effet, «le Conseil de fondation fait marche arrière» en ayant «suivi l’argumentation des chercheurs, qui considèrent l’évaluation des projets comme l’une de leurs tâches principales». Dans cette lettre, Monsieur Stahl écrit «qu’il espère que cette décision contribuera à rétablir la confiance mutuelle entre le Conseil de fondation et le Conseil de la recherche du FNS».
Finalement, «[p]our les réformes prévues, le Fonds national veut désormais se donner deux mois de plus, afin de calmer la procédure qui se déroulait jusqu’ici sous une forte pression du temps».
«Depuis quatre rentrées, la loi genevoise permet aux candidats à la reconversion professionnelle d’obtenir une bourse d’études.[…] [L]e canton propose une bourse destinée à celles et ceux qui veulent changer de métier.» Cette aide est dotée d’un plafond de 40’000 CHF.
«En l’espace de trois rentrées, le canton a reçu 299 demandes et en a validé 134 […]. Plus d’un tiers des bénéficiaires ont quitté le milieu de l’art et de la culture […] la gestion et l’administration, et, dans une moindre mesure, les sciences. L’exode de personnel observé dans le secteur de la santé ne décourage visiblement pas les vocations puisqu’un tiers des bourses validées le sont dans ce secteur. Il devance l’enseignement et le social au palmarès des domaines les plus prisés.»
Podcasts : tour d’horizon dans les universités romandes
Faisant suite à la pétition déposée par les étudiant·es de l’université de Berne afin que les cours soient systématiquement enregistrés sous forme de podcasts, le journal 20 Minutes fait un tour d’horizon des pratiques dans les différentes universités romandes.
«Genève fait exception depuis cette année en enregistrant les cours de manière systématique. Les enseignants conservent toutefois la liberté de ne pas se conformer à cette nouvelle norme […]. À Neuchâtel, il est recommandé d’enregistrer en priorité les cours qui touchent un grand nombre d’étudiants et durant lesquels les interactions sont limitées. À Fribourg, le recours à la numérisation a lieu lorsque cela fait sens au niveau pédagogique. À Lausanne, le podcast est laissé à l’initiative des profs», sauf pour la Faculté de Médecine, où les cours de 1ère année sont disponibles en numérique pendant une semaine.
Dans le canton du Jura, «[l]es députés ont accepté mercredi par 31 voix contre 27 une motion en ce sens du député socialiste Pierre-André Comte. Il s’agira de modifier la directive concernant la féminisation et le langage épicène dans les actes législatifs, administratifs et judiciaires en reprenant les prescriptions de la directive de la Chancellerie fédérale du 1er novembre 2021».
«Au vote, la motion a été soutenue par l’UDC, le PLR et Le Centre.»
Un autre classement place 3 hautes écoles suisses dans le top 100
Le magazine spécialisé Times Higher Education (THE) a publié son classement, le «THE World University Ranking», qui place «trois hautes écoles suisses […] dans le top 100 des meilleures hautes écoles du monde […]. L’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) est la haute école la mieux placée en Suisse. Comme l’année dernière, elle occupe la onzième place dans le classement pour l’année 2024. Elle est ainsi la meilleure université d’Europe continentale». L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «a gagné huit places par rapport au dernier classement et occupe la 33e place». Finalement, l’université de Zurich gagne deux places par rapport au dernier classement et occupe ainsi la 80e place.
Podcasts bientôt obligatoires à l’Université de Berne ?
Afin d’assurer l’égalité des chances pour tout le corps estudiantin, le conseil des étudiants de l’université de Berne (Studierendenschaft der Universität Bern, ou SUB) demande au rectorat que des podcasts soient enregistrés et mis à leur disposition. «La direction de l’université soutient la cause. […] Dans la faculté de médecine, pratiquement toutes les conférences sont audibles, et environ un tiers des [conférences de] sciences naturelles seraient possibles.» Ne sont pas concernés les séminaires, stages et exercices, mais seulement les cours.
Le département de communication écrit que «[l]a direction de l’université a formulé la recommandation à l’échelle de l’université tendant à ce que tous les cours non interactifs fournissent leur contenu numériquement.» (Blick.ch)
Le SUB a tenu hier une «action de protestation pacifique» sur le campus et a lancé une pétition qui a récolté plus de 2’000 signatures. Le conférencier en physique du climat et de l’environnement Christoph Raible et certain·s autres de ses collègues se montrent inquiet·es, surtout après le contexte de la pandémie. «Certains étudiants ont pensé qu’ils pouvaient s’épargner les conférences en ligne jusqu’à la fin du semestre, puis écouter tout le monde à la fois. […] Je suis préoccupé par le fait que les étudiants qui doivent participer aux conférences sur place resteront alors à l’écart. Cela aurait un impact négatif sur leurs études et conduirait à un plus grand nombre d’admissions» explique-t-il. (20 Minuten)
UniNe: Première volée du «Master of Arts in Biodiversity Conservation»
Fin juin, on apprenait qu’un master en conservation de la biodiversité verrait le jour au semestre d’automne à l’Université de Neuchâtel (UniNe). Les deux responsables de la toute première volée de ce master détaillent les motivations qui les ont amené à élaborer ce cursus. Il s’agit de Clara Zemp, Professeure assistante et directrice de laboratoire, et de Jérémie Forney, Professeur en anthropologie de l’environnement.
Madame Zemp explique qu’à la racine de ce choix demeure l’urgence du besoin de solutions face à la perte de la biodiversité, alors que la croissance démographique ne s’arrête pas, et du besoin d’acquérir des capacités «destinée[s] à la conservation de la faune, des plantes et des écosystèmes[…]».
«[L]e point fort de cette filière consiste dans un dialogue entre les disciplines scientifiques et humaines. Cette mixité se traduit par un plan d’études articulé entre la Faculté des sciences et celle des lettres. Une spécificité qui existe déjà au niveau bachelor, avec une proposition en biologie ethnologie, dont cette nouvelle voie est une suite logique».
Les «chasseurs de plagiat» n’ont pas toujours raison
Les cas de plagiats détectés par les «chasseurs de plagiat» s’intensifient sur les plateformes en ligne. Dernièrement, le portail VroniPlag Wiki indiquait que la thèse de Manja Schreiner, sénatrice CDU des transports à Berlin, contenait 69,8 pour cent de passages plagiés. L’Université de Rostock a ouvert une enquête.
Le Professeur Stefan Weber, qui se définit comme un «chasseur de plagiat» et qui publie sur son blog tous les travaux susceptible d’être des plagiats, accusait la ministre du Travail de l’ÖVP Christine Aschbacher d’avoir plagié son mémoire et sa thèse. Madame Aschbacher a «[démissionné] de toutes ses fonctions politiques en janvier 2021 après les accusations de plagiat portées contre elle par Weber». L’enquête menée sur elle a conclu que sa thèse ne contenait aucun plagiat.
Récemment, Monsieur Weber a accusé Susanne Raab, ministre ÖVP, d’avoir plagié sa thèse de mémoire présentée en 2009 à l’Université d’Innsbruck. «À la mi-septembre, l’université d’Innsbruck a clos la procédure d’examen contre Raab «sur la base d’une enquête menée par des experts externes […]». Le département de Raab a déclaré : «L’examen de la procédure de plagiat contre la ministre fédérale Raab a montré qu’il n’y avait pas de plagiat. La procédure a donc été abandonnée»».
«[P]lusieurs procédures d’examen engagées suite aux accusations de Weber ont été abandonnées. Dernièrement, Weber a fait des reproches au chef de l’ÖBB Andreas Matthä […] et à son mémoire de fin d’études présenté à l’université de Vienne. La procédure d’examen est en cours».
Alors que de nombreuses critiques sont adressées au monde académique, perçu comme trop attaché à la recherche et éloigné des problèmes sociétaux, Franco Montalto semble être à contre-courant. Professeur au département d’ingénierie civile, architecturale et environnementale de l’université Drexel à Philadelphie, il parle de son expérience dans le journal nature.
Le Professeur Montalto explique que «[d]ans [son] laboratoire et dans [sa] salle de classe, [avec ses étudiant·es, ils identifient] des questions de recherche en établissant des partenariats avec des organisations communautaires, des décideurs gouvernementaux et d’autres acteurs. [Ils mènent] des recherches là où des réponses à des questions scientifiques spécifiques sont nécessaires pour prendre des décisions susceptibles de rendre les communautés plus durables et plus résistantes au changement climatique». Il explique que cette approche est aussi bénéfique pour les chercheur·es puisqu’«[il] est […] plus facile d’obtenir le financement de ces recherches en inscrivant les partenaires de recherche non universitaires dans les budgets des projets» et également puisque les revues se démontrent plus intéressées à les publier.
Monsieur Montalto pense que «[si] davantage d’universitaires dans tous les domaines intégraient les problèmes du monde réel dans leur enseignement, leur recherche et leurs services, nous pourrions tous nous sentir plus optimistes quant à la capacité de l’humanité à résoudre des problèmes urgents, tels que le changement climatique». Il ajoute que «le développement de partenariats entre l’université, les étudiants et la communauté permet d’actualiser le programme et de trouver des solutions à des problèmes réels, tout en offrant aux étudiants des expériences pratiques et professionnelles. L’approche est également adaptable à de multiples domaines et géographies».
La France met un frein à la mobilité des étudiant·es du Niger, Mali et Burkina Faso
«La France a suspendu la mobilité des étudiants avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso et a annoncé aux nouveaux étudiants de ces pays qui étaient sur le point de commencer leurs études en France qu’ils ne pourraient finalement pas venir. Le gouvernement français a invoqué des raisons de sécurité pour justifier la suspension de la délivrance de visas aux nouveaux étudiants originaires de ces trois pays», en faisant notamment référence à «un coup d’État au Niger en juillet 2023, deux coups d’État au Burkina Faso en 2022 et deux au Mali depuis 2020. Le dernier coup d’État sur le continent a eu lieu au Gabon en août 2023». (University World News)
Le ministère de l’enseignement supérieur fait savoir que rien ne changera pour les «intellectuels, les chercheurs et les étudiants qui doivent se rendre en France et qui détiennent déjà un visa», néanmoins un étudiant burkinabé et doctorant en géographie raconte avoir reçu un e-mail de la part d’un interlocuteur du ministère de l’Europe et des affaires étrangères lui communiquant que «[l]a France a suspendu son aide au développement à destination du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette décision concerne également les bourses de mobilité du gouvernement français, dont [il est] bénéficiaire». Et cela malgré le fait qu’il détienne un visa valable jusqu’en février 2024. Une autre étudiante burkinabée, qui devait commencer un master en France, n’a pas pu obtenir son visa puisqu’une interdiction de leurs livraisons a été introduite.
Sylvie Retailleau, ministre de l’enseignement supérieur, annonce que «la situation sera «réévaluée dans les semaines à venir à l’aune de l’évolution sécuritaire dans la région»». (Le Monde)
«En amont de son regroupement avec l’Université de Fribourg (Unifr), la Haute Ecole pédagogique de Fribourg (HEP/PH FR) a introduit pour cette année 2023 des mesures visant à flexibiliser ses programmes d’études.» Premier changement, le temps de formation peut être aménagé sur 12 semestres au lieu de 10, afin de permettre aux étudiant∙es de mieux répartir la charge de travail.
«D’autre part, la situation de double échec a été repensée. Un élève qui a déjà échoué deux fois à un examen peut désormais poursuivre ses études avant sa troisième tentative. Auparavant, il devait avoir validé cet examen pour pouvoir continuer.» Les tests linguistiques ont également été déplacés du deuxième au quatrième semestre et «[e]nfin, les étudiants qui suivent la troisième année de leur cursus se voient attribuer du temps libre pour enseigner dans une école. Une journée par semaine pour les Alémaniques, une demi-journée pour les francophones.»
«Pour ce qui est du regroupement avec l’Université de Fribourg, la décision de la date d’entrée en vigueur du nouveau système (2025 ou 2026) se fera dans le courant du mois d’octobre. «Ce passage ne va pas modifier nos exigences primaires propres à la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP)», note […] la rectrice de la HEP», Delphine Etienne-Tomasini.
Le projet de budget 2024 du Canon de Vaud a été présenté ce lundi. «Dans le détail, le millésime 2024 affiche un déficit de fonctionnement de 249 millions (−230 millions en 2023).» La part prévue à l’enseignement et à la formation a un peu diminué : pour 100 CHF dépensés par l’Etat de Vaud, 28,66 CHF iront à l’enseignement, contre 29,16 CHF en 2023. (24 Heures)
«La grande argentière Valérie Dittli a voulu un deuxième budget de législature «dans la continuité du précédent de par son soutien au pouvoir d’achat malgré le contexte inflationniste», a-t-elle résumé. En assumant une «croissance élevée des charges» (+4,9%, soit 547 millions, par rapport au budget 2023), qui atteindront 11,6 milliards. Notamment car l’évolution et le vieillissement démographiques impliquent des montants supplémentaires pour le Département de l’éducation et de la formation professionnelle (+98 mio), l’action sociale (+89 mio) ou encore la santé (+135 mio).» (Le Courrier)
«La culture du débat est en péril dans les universités»
Président du cercle fribourgeois de débat et de rhétorique, Antoine Lévêque partage ses préoccupations quant aux groupes extrémistes dans les universités qui «[…] remettent en cause les fondements et la valeur de l’échange d’idées au nom d’une lutte violente pour la défense des opprimés.»
En invitant l’avocat Marc Bonnant pour donner une conférence en lien avec la rhétorique à l’Unifr, Antoine Lévêque ne pensait pas que cela déclencherait de telles réactions. «[C]ertains groupements politiques d’extrême gauche mènent d’intenses campagnes de dénigrement à grand renfort de tracts diffamatoires et d’actes de sabotage», raconte-t-il. «[D]es militants radicaux diffusent des messages tels que: «Vous invitez Marc Bonnant? […] Honte à vous. […] Ne laissons pas de place à ce genre de discours dans nos institutions publiques et nulle part ailleurs».» Mentionnant son invité, qui ne se déplace plus dans une université sans une équipe de sécurité, il constate que la «situation en dit long sur l’évolution [des] mœurs.»
«La mesure la plus simple que pourraient adopter les rectorats et décanats romands pour s’attaquer à ce phénomène consisterait à établir un suivi plus rigoureux du contenu des enseignements dispensés dans certaines facultés. […] [I]l est évident que c’est par le langage que se dessine notre conception du monde et des rapports sociaux. C’est pourquoi, si nous voulons que les dirigeants de demain continuent à chérir le débat d’idées, il est temps de leur apprendre que la tolérance consiste aussi à accepter l’existence d’opinions opposées à celles qu’ils sont conduits à défendre avec ardeur.»
Le message du Conseil fédéral sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour la période 2025 à 2028 (message FRI) est le premier a avoir été soumis à une procédure de consultation publique, terminée hier. Dans le message FRI, le Conseil fédéral prévoit une enveloppe de 29,7 milliards de francs. Néanmoins de nombreuses voix se lèvent pour «[reprocher] à l’objectif de croissance de financement fixé à 2% en termes nominaux de ne pas tenir compte du contexte d’inflation et des nouveaux défis». La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), affirme que «[l]e projet actuel […] se caractérise par des réductions budgétaires [et que] la Confédération reporte le risque financier sur les cantons […]. Pour swissuniversities, les contributions proposées mènent à «un démantèlement douloureux des prestations» […]. [L]e Conseil des EPF […] craint un manque à gagner de plus de 80 millions de francs par an dès 2024». Quant aux partis, le PS et les Vert·e·s s’alignent aux voix précédemment présentées et craignent que «le budget permettra à peine d’atteindre les objectifs», alors que le PLR salue le projet du Conseil fédéral et «approuve la croissance annuelle moyenne proposée de 2% en termes nominaux pour l’ensemble du secteur FRI». (rts.ch)
«Le Fonds national suisse (FNS) est la principale organisation d’encouragement scientifique du pays. […] Le conflit s’enflamme au sujet de la réforme structurelle «Go 2024» lancée il y a environ deux ans par le conseil de fondation, peut-être la plus grande transformation de la fondation depuis sa création en 1952.» Angelika Kalt, directrice du FNS et Matthias Egger, président du Conseil de la recherche du FNS préconisent d’intégrer une nouvelle structure au FNS.
Cela n’est pas au goût du Conseil de la recherche «[qui] devrait à l’avenir se concentrer davantage sur les questions stratégiques de l’encouragement de la recherche. Le Conseil de la recherche perdrait ainsi son activité principale actuelle, l’évaluation des requêtes d’encouragement. Il ne procéderait plus lui-même à l’évaluation, mais réunirait à la place des panels d’experts externes et les superviserait afin de garantir la qualité de la procédure.»
«De nombreux chercheurs voient même dans la pratique actuelle de l’évaluation la véritable force du Fonds national, qu’il faut préserver. Ainsi, une enquête menée en août auprès des conseils de la recherche a révélé que 87 pour cent d’entre eux continuent de soutenir un rôle actif dans l’évaluation des requêtes de recherche. En revanche, seuls 12 pour cent des personnes interrogées soutiennent l’externalisation à des experts externes, dont beaucoup devraient venir de l’étranger, décidée par le Conseil de fondation.»
«L’ancienne conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf reçoit le titre de docteur honoris causa»
«La faculté de droit de l’Université de Lucerne décerne le titre de docteur honoris causa à l’ancienne conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf [pour son engagement juridique, politique et humaniste]. Le titre lui sera décerné lors de la fête académique «Dies Academicus» en novembre».
«Un Vaudois promu à la tête de la Banque nationale»
«En poste à la Réserve fédérale américaine depuis vingt ans, l’enfant d’Échandens Antoine Martin va rejoindre la direction de la plus haute instance économique du pays.» Succédant à Andrea Maeschler, M. Martin est un ancien étudiant de l’Université de Lausanne. En effet, «[il] n’a d’ailleurs jamais oublié ses racines, puisqu’il a pour habitude de revenir une ou deux fois par an à l’UNIL ou à Berne pour évoquer les thèmes du moment, lorsque ce n’est pas lors de congrès internationaux.»
Deux femmes sont finalistes pour le poste de rectrice de l’Université de Genève, une première pour l’institution, qui n’a jamais eu de femme à sa tête. Les candidates sont déjà en poste à l’université : Audrey Leuba est professeure de droit civil et doyenne de la Faculté de droit, tandis que Giovanna di Marzo Serugendo dirige le Centre universitaire d’informatique. «La désignation finale est prévue pour le 22 novembre».
Plutôt médiatisé, il s’agit du second processus de sélection «en moins d’un an. Pour rappel, en janvier dernier, le Conseil d’Etat avait refusé la nomination du candidat canadien Eric Bauce au poste de recteur, estimant que l’Assemblée n’avait pas suffisamment tenu compte des critères initiaux de recrutement, à savoir un réseau solide dans les milieux académiques suisses et européens ainsi qu’une compréhension de la culture politique suisse. Enfin, étant donné son âge – 62 ans – Eric Bauce aurait dû bénéficier d’une dérogation pour compléter un unique mandat de quatre ans.» (Le Courrier)
L’EPFZ et l’EPFL dans le top 10 du classement Quacquarelli Symonds
Dans le classement des meilleures universités européennes, sur 500 établissements notés, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich est numéro 2 et celle de Lausanne est numéro 9. Moins connu que celui de Shanghai, le classement Quacquarelli Symonds est considéré comme «plus étayé».
Toutes les autres places du top 10 sont occupées par des institutions anglaises britanniques et une université française. «La liste publiée ce mercredi comprend 11 institutions suisses. Après les deux têtes de file fédérale, elles sont cinq à figurer parmi les 100 meilleures universités du continent : l’Université de Zurich (35e), de Genève (60e) de Bâle (73e), de Berne (76e) et de Lausanne (98e).» Quacquarelli Symonds salue «l’excellence de la Suisse s’appuie sur une production de recherche exceptionnelle, tant en termes d’impact que de volume». (Le Temps)
Le site watson.ch souligne le fait que «[ce] classement fait autorité et beaucoup l’estiment plus pertinent que celui de Shanghai puisqu’il s’appuie sur davantage de critères, au-delà du nombre de publications.»
Deux travaux réalisés par l’Energy Science Center de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ), posent un problème d’intégrité. «L’un a été financé par des partisans des centrales nucléaires, l’autre par le lobby solaire» et «les chercheurs de l’EPFZ ont réussi à fournir aux deux camps une étude qui peut être interprétée dans le sens de leur commanditaire respectif.»
Reto Knutti, climatologue et professeur à l’ETH, avertit que «dans de telles études, il y a le risque que le résultat soutienne les intérêts du mandant et que le résultat de l’étude soit utilisé abusivement pour présenter un état de fait de manière unilatérale dans les médias.» L’auteur de l’article insiste sur ce point, affirmant «[qu’une] fois l’étude publiée, plus personne ne compare les hypothèses des commanditaires, parfois éloignées de la réalité, cachées dans les annexes et les notes de bas de page. Selon les critiques, les profanes sont de toute façon dépassés par cette tâche.»
Selon l’EPFZ, «les résultats des deux études ne se contredisent pas. Seules les questions et les priorités sont différentes. […] La direction de l’EPFZ ne voit toutefois aucun problème dans les études payées par des lobbyistes.»
Etude : les professeurs se disent engagés pour la parité, les professeures sont sceptiques
Julia Nentwich, Professeure de psychologie sociale à l’université de Saint-Gall, a mené une recherche dans toutes les hautes écoles de Suisse qui montre «comment les professeurs et maîtres de conférences masculins s’engagent pour l’égalité». Alors que les professeurs se disent «extrêmement motivés à s’engager en faveur de la parité», les professeures sont sceptiques. Par exemple, «[s]elon l’autoévaluation des hommes, 76% d’entre eux prennent garde à ce que le temps de parole lors d’interventions dans le milieu universitaire soient le même pour les deux genres. Mais cela n’est perceptible que pour 18% de leurs collègues féminines».
Julia Nentwich explique cette différente perception par le fait que «les hommes se souviennent facilement des moments où ils ont été actifs pour l’égalité. Les femmes ont […] une autre réalité. Elles ont en comparaison beaucoup plus d’expériences de frustration, parce qu’elles doivent constamment s’affirmer à l’université afin d’être prises en compte dans leur domaine de recherche. Le fait qu’il y ait de temps en temps des lueurs d’espoir – des collègues hommes qui s’engagent pour l’égalité – ne compense guère une situation rendue plus difficile pour les femmes».
Le Conseil des Etats dit «non» à l’accès aux HEP sans examens d’admission
La motion du Conseil National qui demandait «que les titulaires d’une maturité professionnelle puissent accéder sans examen d’admission aux Hautes écoles pédagogiques» a été refusée par le Conseil des Etats. Cette motion visait à pallier la pénurie d’enseignant·es, mais le Conseiller fédéral Guy Parmelin affirme que «[l]es diplômés d’une maturité professionnelle ne disposent pas tous de toutes les compétences en culture générale nécessaires aux études dans une HEP» et que «[l]’examen complémentaire apporte la garantie que les étudiants disposent d’une solide culture générale indispensable à la réussite de leurs études».
«Du côté de l’UNIL, au semestre dernier, les aides financières octroyées ont ainsi augmenté de 32% par rapport à 2022, passant de 264 à 348 et les bourses ont bondi de 60%, passant de 35 à 56. […] Pour l’année académique 2022- 2023, l’EPFL quant à elle a accordé des bourses sociales pour un montant total de 2,1 millions de francs, couvrant 237 bénéficiaires. Des chiffres relativement stables par rapport à l’année précédente, mais en nette hausse par rapport à l’année 2020-2021, ou l’enveloppe était encore de 1,4 million pour 223 personnes.» Fait surprenant, il se trouve que les demandes faites à l’Etat de Vaud «n’ont pas pris l’ascenseur.»
Le nombre d’étudiant∙es, qui n’a pas beaucoup augmenté depuis 2020, ne serait pas la cause de l’augmentation des demandes. Selon Cédric Rychen, directeur du Service des affaires sociales et de la mobilité étudiante de l’UNIL, c’est l’inflation le problème.
La Faculté de médecine et les médias contribuent-ils à la hausse des coûts de la santé ?
Jacques-André Haury, médecin et député Vert’liberal au Grand Conseil vaudois, fait part de ses observations sur le monde de la santé, dans lequel on en veut toujours plus. «[P]lus d’examens et plus de prises en charge, qu’il s’agisse de médicaments, de chirurgie ou thérapies diverses, […] [sans] se soucier de l’efficience de la technique proposée, c’est-à-dire du rapport entre le bénéfice pour le patient et le coût occasionné.»
«Globalement, la Faculté [de médecine] contribue tous les jours à une augmentation des coûts de la santé, et il est temps qu’elle soit interpellée sur l’efficience des progrès qu’elle publie et contribue à implanter dans les soins donnés à la population» remarque le médecin.
Les professionnel∙les ne s’interrogent pas sur ces questions, un phénomène que Jacques-André Haury a également observé dans les médias. Quand un «expert» intervient et demande «plus de dépistage, plus d’examens et plus de «prises en charge » […] les journalistes ne se permettent jamais la moindre mise en question des propos de l’expert sollicité. […] Parole de la Faculté est parole d’Evangile» conclut-il, soulignant l’absence d’esprit critique et le rôle joué par les médias.
«Intelligence artificielle : création d’une association pour une approche centrée sur l’humain»
Créée ce lundi à Berne, l’association SCAI (Swiss Center for Augmented Intelligence) est un «centre de compétence national pour le développement et l’implémentation de l’intelligence augmentée, à savoir une approche de l’intelligence artificielle centrée sur l’humain. Les compétences humaines ne sont ainsi pas remplacées par la technologie mais celle-ci sert à assister l’humain dans ses tâches.» En projet depuis 2021, l’association regroupe plusieurs universités, hautes écoles et instituts de recherche.
«Des services et des projets seront développés au profit de l’économie et du secteur public de la région. SCAI fonctionne donc comme un moteur d’innovation pour l’espace économique […]» des cantons de Berne, Fribourg, Neuchâtel, Soleure et Valais.
«Une formation pour anticiper une pénurie d’enseignants»
Un bachelor inédit en Suisse romande a accueilli hier sa première volée, une centaine d’étudiant∙es, à la Haute école pédagogique (HEP) de Lausanne. D’une durée de 5 ans, il a été créé afin de d’anticiper une pénurie d’enseignant∙es au secondaire 1, chez les 12-15 ans. Il permet d’enseigner quatre branches différentes (aujourd’hui rares sont les professeur∙es qui peuvent enseigner plus de deux matières) et il n’y aura «plus besoin de fréquenter l’université», tout se déroulera à la HEP, du bachelor au master. «Un modèle qui a déjà fait ses preuves en Suisse alémanique» précise la journaliste. (La Matinale)
«La Société pédagogique vaudoise se montre quant à elle plus mitigée sur l’intérêt de ce nouveau cursus. «Plutôt que de créer une nouvelle formation, nous aurions préféré former les enseignants déjà sur le terrain à de nouvelles disciplines» argumente son président Grégory Durand. «Il sera maintenant intéressant d’analyser le nombre d’étudiants dans les autres filières: par exemple le nombre d’étudiants pour le primaire pour les élèves de la cinquième à la huitième année a-t-il diminué?» [Il] estime que cette donnée est importante afin de s’assurer que la nouvelle formation permettra bien de lutter contre la pénurie d’enseignants en ne déplaçant pas les étudiants entre les différentes filières.» (RTS Info)
Protections menstruelles gratuites, une première à l’UNINE
«L’Université de Neuchâtel s’engage contre la précarité menstruelle.» Depuis le jour de la rentrée, «l’institution met à disposition gratuitement des protections hygiéniques.»
«C’est une très bonne idée. Pour les gens qui sont en difficultés financières, ça peut aider d’avoir une ou deux protections gratuites» salue une étudiante.
«Sciences des sexualités et diversité – font-elles si bon ménage ?»
Un don de livres de Michel Froidevaux à l’Université de Genève, des «documents qui touchent aux sexualités», représentent en majorité l’hétérosexualité. Cela «apporte un témoignage historique et sociologique d’envergure sur les questions de représentativité.»
«C’est par une analyse de certains axes thématiques que nous pouvons nuancer cette vision d’un collectionneur qui n’aurait pas considéré les autres types de sexualités ou d’identités de genre au même titre que les pratiques hétérosexuelles. Nous comprenons ainsi, tout en reconnaissant l’aspect non exhaustif de la collection, que l’absence de certaines thématiques témoigne non seulement de choix subjectifs de Michel Froidevaux, mais aussi de réalités d’accès aux documents, de censure ou simplement d’un manque de représentativité dans une époque donnée.»
L’Université de Genève mène «actuellement un projet commun au sein du G3 de la Francophonie (Université libre de Bruxelles, de Genève et de Montréal) ayant pour objectif de «Penser la place du sexuel en bibliothèque universitaire».» Les ouvrages seront gérés par l’université et par la Bibliothèque et le Centre Maurice Chalumeau en sciences des sexualités (CMCSS).
Dans les universités, les matières les plus prisées sont l’informatique, le génie mécanique, les communications et mass-media et la médecine dentaire. «Les sciences politiques et la psychologie ont par exemple affiché de belles progressions. À l’inverse, les langues et l’histoire ont reculé», ainsi que la théologie protestante et l’ethnologie. L’engouement pour les MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) pourrait être expliqué par la pénurie de main d’œuvre de ces domaines. Selon la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro «[l]es jeunes ne restent pas en marge de ces considérations lorsqu’ils se demandent vers quel métier ils veulent se diriger.»
En ce qui concerne les langues slaves, «[l]es facultés romandes n’ont pas enregistré d’effondrement des effectifs», malgré la guerre en Ukraine. «On pourrait même imaginer que les facultés de russe attirent davantage de monde» explique Sébastien Moret, maître d’enseignement à l’UNIL. «Durant la Guerre froide, elles étaient très courues, un phénomène assez généralisé en Occident, notamment aux Etats-Unis. Après la chute de l’Union soviétique, quand la Russie n’a plus été considérée comme un danger majeur, l’intérêt a diminué.» Seul bémol toutefois, les échanges et autres projets en commun avec la Russie ne sont plus possibles depuis la guerre, que ce soit pour le corps estudiantin ou professoral.
Cette année, ce sont 4’000 nouveaux étudiant∙es qui entrent à l’Université de Lausanne. À Neuchâtel, ils sont 2’076, en hausse de 12% par rapport à l’année passée, ce qui «s’explique en partie par l’apparition d’offres inédites, à l’image du nouveau master en conservation de la biodiversité.» Du côté de Genève, 4’200 personnes viennent grossir les rangs du campus, «un retour à la normale après le pic enregistré lors de la pandémie (19’078 en 2020 et 18’865 en 2021).» (20 Minutes)
Les universités de Lausanne et Genève ont de plus en plus d’étudiant∙es en manque de logements, qui doivent «penduler» pour assister aux cours. Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, parle de «précarité financière», les aides pour les étudiant∙es ont en effet augmenté de trois millions par années à six millions à cause de la crise du COVID.
«D’année en année, les universités adaptent leur offre de cours aux évolutions sociétales, mais aussi aux besoins du marché de l’emploi. Pour la rentrée 2023, l’informatique et l’environnement sont en tête des nouveautés. Du côté de Fribourg, la relève universitaire pourra désormais aborder la transformation numérique sous l’angle des sciences sociales avec un tout nouveau cursus en anglais: le master en digital society.» De plus, «[u]n projet pilote qui prépare à un examen d’entrée à l’université sera mis en place pour les personnes réfugiées dont le papier n’est pas reconnu en Suisse», l’institution fribourgeoise se voulant plus accessible.
10’000 étudiant∙es font leur rentrée lundi prochain à l’Université de Fribourg. L’institution dévoile dans un communiqué de presse les résultats d’une enquête sur le bien-être, menée en mars de cette année. Le résultat est le même que la précédente étude, effectuée en 2021 : il semblerait que 84% de la communauté estudiantine se déclare satisfaite de leurs études.
«Par rapport à la dernière étude, c’est surtout le sentiment d’intégration qui grimpe en flèche: 71,3% des étudiants disent se sentir intégrés contre 43,5% en 2021. «Les rencontres sur le campus plutôt que seulement via un écran d’ordinateur ont en outre un effet positif sur la motivation, qui est passée à 77% (63,9% en 2021)», ajoute l’Université de Fribourg.»
Autre raison pour l’Unifr de se réjouir, les «12,6 millions de francs qui seront versés à différents projets de recherche sur les cinq prochaines années par le Fonds national suisse (FNS)», ce qui équivaut à sept bourses, un «beau succès institutionnel».
Echec définitif aboli à la faculté de médecine de Genève
L’Université de Genève (UNIGE) a annoncé hier que les «étudiants éliminés à la fin de la première année ne seront plus écartés définitivement.» Elles et ils peuvent se réinscrire après un délai de sept ans à la faculté de médecine de Genève ou dans n’importe quelle autre université Suisse, ce qui leur était impossible jusqu’alors.
La décision a été prise bien que l’UNIGE n’ait pas reçu «de demande formelle en ce sens, ajoute le communicant, mais le sujet intervenait régulièrement dans les conversations. Il s’agissait aussi d’une mise à niveau avec l’Université de Lausanne qui permettait une réinscription après un délai de huit ans.» (Tribune de Genève)
«L’UNIGE a progressivement augmenté la capacité d’accueil en 2e année, passant de moins de 100 places avant 2016 à 158 aujourd’hui» précise le journal de l’université. Un pas de plus pour lutter contre la pénurie de médecin. (Le Journal de L’UNIGE)
Aujourd’hui en Suisse «[l]es séjours ne reposent plus sur le vaste réseau européen, mais sur des partenariats conclus de manière bilatérale entre universités, un système financé par Berne qui permet notamment aux étudiants de bénéficier d’une bourse de 200 francs par mois pendant leur mobilité. […] [G]râce à ce système parallèle, la Suisse n’a pas enregistré d’effondrement de la mobilité estudiantine depuis 2014. Au contraire, le nombre de séjours à l’étranger n’a cessé d’augmenter.»
Néanmoins, la Suisse reste sur le banc de touche en ce qui concerne les programmes développés par Erasmus+ depuis 2014. De plus, «[l]a priorité pour le parlement et le Conseil fédéral, c’est clairement la recherche. La mobilité des étudiants passe au second plan» déplore le coprésident de l’union des étudiants de Suisse, Gazmendi Noli.
Dans le Temps, un article est dédié au traitement d’une plainte collective contre un professeur, entre janvier et juillet 2021. Le journaliste met en avant le fait que la plainte a été classée sans suite et souligne l’apparent manque de réactivité de l’institution face à la détresse de ses employé∙es, qui pourtant avait annoncé à l’époque «un virage vers plus d’inclusivité et une meilleure prévention».
Sur les quinze témoins, seul∙es cinq ont été entendu∙es. Plusieurs personnes avaient déjà alerté les ressources humaines et les doyen∙nes de la faculté en 2009, 2012 et 2019, mais «sans qu’une procédure ne soit enclenchée.»
«Blanchi, le professeur est donc toujours en poste, et n’a reçu aucun blâme ou avertissement à la suite de la plainte collective. Les plaignants s’en étonnent: «La décision finale […] nous amène à nous demander comment il est possible que cette affaire comprenant une plainte collective de 15 personnes couvrant plus d’une décennie sous la supervision de ce professeur, ainsi que les trois plaintes précédentes, n’aboutissent à aucune action ou reconnaissance d’un quelconque acte répréhensible», écrivent-ils dans leur mémoire de recours.»
Collaboration interinstitutionnelle pour parler histoire
L’Université de Lausanne (UNIL), Le Musée cantonal d’archéologie et d’histoire, la Bibliothèque cantonale et universitaire, les Archives cantonales et les gymnases vaudois se sont associés pour créer le Laboratoire Histoire et Cité. Il s’agit d’un «programme de médiation et de didactique».
«Le fait de fédérer les acteurs autour d’un thème commun permet d’aller chercher un public large en plus de ceux habituels, mais c’est aussi une façon de proposer un programme attractif: pas uniquement des présentations «frontales», mais des ateliers, des discussions, des cafés, des performances musicales… tout est possible» explique Claire-Lise Debluë, cheffe du projet. (24 heures)
Les buts sont pluriels. Tout d’abord, répondre à un engouement des citoyen∙nes pour l’histoire, qui est plus prononcé depuis la pandémie du Covid-19, pendant laquelle les podcasts du genre ont connu beaucoup de succès. Les institutions souhaitent également valoriser le partage de connaissances et favoriser une «approche horizontale», notamment en faisant se rencontrer des professeur∙es de l’UNIL et des citoyen∙nes afin de partager des expériences. Le projet est conçu pour encourager les collaborations et également «replacer l’histoire dans le présent», sur des questions comme l’héritage colonial, le racisme, ou encore le doctorat honoriscausa décerné dans les années 30 à Benito Mussolini. (RTS Forum)
«Grève des postdocs aux États-Unis : comment les revendications salariales seront-elles satisfaites ?»
Aux Etats-Unis les conditions salariales des post-doctorant·es continuent d’inquiéter de nombreuses personnes et à engendrer des nouvelles grèves. Tara Schwetz, Directrice adjointe principale par intérim du National Institutes of Health (NIH), l’agence nationale qui s’occupe du financement des post-doctorant·es, «[suggère] que les universités qui ont augmenté les salaires fassent davantage pour aider les chercheurs principaux à combler les écarts». Un chercheur de l’Université de Californie affirme que «[l]’idée [qu’ils] ne [demandent] pas plus d’argent à l’État [l’] horripile».
Le NIH a «mis sur pied un groupe de travail chargé d’examiner les problèmes auxquels sont confrontés les postdocs». Ce groupe de travail a publié en juin «un ensemble provisoire de principes directeurs, préconisant des postdocs moins nombreux mais mieux rémunérés et un plafond de trois ans pour la durée des contrats». Des recommandations seront présentées au mois de décembre.
«L’incertitude sur la collaboration avec le Royaume-Uni demeure malgré l’accord Horizon Europe»
Hauke Heekeren, Président de l’Université de Hambourg, se dit incertain quant à un retour rapide d’un partenariat avec le Royaume-Uni, à nouveau associé à Horizon Europe depuis la semaine dernière. Selon lui, «[n]ous reviendrons à la normale, de manière réaliste, probablement dans quatre ou cinq ans».
Simone Buitendijk, vice-chancelière de l’Université de Leeds (GB), est plus optimiste. Elle estime qu’il faudra deux ans pour revenir à une situation «normale». Elle explique que pendant la période de l’exclusion du Royaume-Uni d’Horizon Europe, l’Université de Leeds et l’Université de Hambourg «ont tenté de préserver les liens de recherche» et «ont mis en place un «financement de démarrage»», signe que la collaboration était désirée.
«Suisse-Union européenne: un voyage haut en couleur»
La récente double rencontre du gouvernement suisse avec un membre de l’exécutif européen et la cheffe de la mission suisse à Bruxelles est un «petit miracle». Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a «accepté de repousser à fin 2023 l’adoption d’un mandat de négociation» en raison des élections fédérales, mais qu’il sera important d’adopter rapidement juste après afin «d’aboutir à une «solution systématique», stable et durable, à même d’assurer à la Suisse l’accès au marché intérieur et sa réintégration dans les programmes européens de recherche Horizon».
L’historien Bastien Nançoz effectue un «voyage au cœur de la diplomatie bruxelloise» et en tire quelques enseignements: «primo, la diplomatie est un savant jeu de pouvoirs dans lequel toutes les parties sont perdantes si elles ne font pas un pas vers l’autre. Manifestement, la Commission européenne et le Conseil fédéral divergent sur le cadre de négociation dans lequel ce jeu se déroule. Secundo, l’UE est ouverte et transparente envers la Suisse: elle veut régler le problème bilatéral dans un cadre institutionnel après plus de dix ans de vaines négociations. Tertio, le DFAE n’est pas prêt à faire de concessions dans le dossier européen, alors que tous les cantons se sont mis d’accord sur une marche à suivre pour sortir de l’impasse, situation assez rare pour être soulignée».
«Conclusion: les chercheurs suisses ne sont pas près de réintégrer pleinement Horizon et les accords bilatéraux poursuivront leur lente érosion, prouvant qu’eux non plus ne sont pas gravés dans le marbre».
«Le Conseil fédéral propose de ne pas soumettre aux contingents les titulaires étrangers d’un bachelor, d’un master ou d’un doctorat obtenu en Suisse dans un domaine souffrant d’une pénurie de personnel qualifié. Les deux Chambres sont entrées en matière. Le National est même allé plus loin, élargissant l’admission facilitée à tous les titulaires d’un diplôme suisse de degré tertiaire, y compris les brevets et diplômes fédéraux, ainsi qu’aux post-doctorants. Mardi, les sénateurs sont revenus en arrière. Le projet est problématique du point de vue constitutionnel, a avancé Andrea Caroni (PLR/AR) pour la commission. Il a évoqué des pistes de solution, comme une mise en œuvre au niveau de l’ordonnance. Le projet retourne au Conseil national».
«Le communisme recrute des révolutionnaires dans trois universités romandes»
Le collectif communiste L’Etincelle, la section suisse de la Tendance marxiste internationale (TMI), organise des réunions qui vont avoir lieu fin septembre dans trois universités romandes: l’Université de Genève, l’Université de Fribourg et l’Université de Lausanne. Lors de ces réunions il y aura des présentations et discussions, «histoire de faire connaissance avec la doctrine marxiste». Alors qu’en octobre, des formations théoriques sont prévues, Watson.ch a contacté les trois université pour savoir si elles sont «au courant de ces formations accélérées à la révolution communiste». Le service de presse de l’UNIGE et le département de la communication de l’UNIFR répondent affirmativement, alors que l’UNIL ««(…) n’a pas reçu de demandes officielles» pour les réunions des 28 septembre et 24 octobre, assure Géraldine Falbriard, chargée des relations avec les médias».
Le Canton de Berne est à présent propriétaire de tous les terrains nécessaires à la construction du campus Biel/Bienne de la Haute école spécialisée bernoise. Le chantier devrait débuter en janvier 2024 et se terminer en 2027, selon le gestionnaire du projet.
Italie: 20 euros pour les questions de l’examen d’admission de médecine
Le test d’entrée aux facultés de médecine et d’odontologie en Italie s’est déroulé, pour la première fois, sur plusieurs jours et en deux sessions. Conséquence: «certains étudiants ont pu découvrir les questions partagées sur Telegram, en payant 20 euros […]. Le cabinet d’avocats Leone-Fell & C. a déposé une plainte soulignant des anomalies dans le processus de sélection. Le ministère des universités lui-même a déclaré vouloir comprendre ce qui s’est passé. […] [L]e tribunal administratif régional du Lazio pourrait annuler l’ensemble du cycle de sélection et reporter l’année académique».
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