«Le rapport annuel 2024 informe sur les affaires et les décisions prises par la CSHE au cours de l’année sous revue. Pour la CSHE en 2024, il a notamment été question d’approuver des projets de collaboration dans les domaines prioritaires de la politique des hautes écoles que sont la numérisation, l’encouragement de la relève scientifique, le développement durable et l’égalité des chances ; de mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers ; de pérenniser la possibilité pour les hautes écoles spécialisées de proposer des filières de bachelor intégrant une partie pratique dans le domaine MINT et de créer le Centre suisse de compétence en matière d’intégrité scientifique.»
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Sujet: relève scientifique
«Le 14 mai 2025, le Conseil fédéral a approuvé un rapport sur la promotion de la relève et l’augmentation de la proportion des femmes dans les professions MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique). Ce rapport indique qu’un grand nombre de mesures ont déjà été mises en œuvre dans ce contexte et qu’il est prévu de les reconduire. […] Le Conseil fédéral […] considère qu‘il n‘y a actuellement pas lieu d‘agir à l‘échelle fédérale.»
«Les doyens passent, Jean-Daniel Tissot, Manuel Pascual, et Patrick Bodenmann reste : il a conservé son rôle à la tête du dicastère Enseignement et diversité, qui chapeaute les cinq écoles de la FBM, avec la prise de fonction de Renaud Du Pasquier en 2024. Une façon de marquer la continuité dans un secteur particulièrement sensible pour la faculté, notamment au moment où la filière de médecine est mise sous pression.»
«La science est un sport d’équipe, et ces équipes sont de plus en plus nombreuses. Si cette expansion peut aider les chercheurs à répondre à des questions biomédicales complexes en travaillant ensemble, une étude récente suggère que cette tendance a entravé les perspectives de carrière des titulaires d’un doctorat.»
«Le Conseil fédéral a adopté le 27 mars 2024 le rapport «Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique». Il estime que des mesures supplémentaires doivent être déployées pour continuer à améliorer les possibilités de carrière de la relève scientifique. […] Le Conseil fédéral se félicite des mesures prises par les hautes écoles, la Conférence des rectrices et recteurs des hautes écoles suisses (swissuniversities), le Fonds national suisse (FNS) et la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE). […] La Confédération et les cantons entendent mettre en œuvre deux mesures de portée nationale dans le cadre de la CSHE. La première consiste en un projet coordonné par swissuniversities que la CSHE prévoit de lancer pour la période d’encouragement 2025-2028. Destiné à poursuivre le développement et à assurer la mise en œuvre de plans d’action en faveur de la promotion de la relève dans les hautes écoles universitaires, ce projet d’un montant maximal de 20 millions de francs est tout particulièrement axé sur la phase postdoctorale. […]
La deuxième mesure consiste en des principes adoptés fin 2023 par la CSHE pour promouvoir la relève scientifique dans les hautes écoles universitaires. Ces principes misent sur une politique moderne en matière de personnel et d’embauche, un climat de travail constructif et une planification précoce des carrières. […]»
«Lors de sa séance, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a entamé des travaux préparatoires dans l’optique du traitement du message FRI 2025-2028 dans le prochain trimestre. […]
Les présentations et les discussions ont en particulier porté sur le rôle toujours plus important de l’intelligence artificielle, sur le manque de personnel qualifié (spécialement dans le domaine de la santé) et les défis relatifs à la formation, sur les besoins en matière de financement pour assurer la formation du nombre croissant d’étudiants et pour maintenir l’excellence dans le domaine de la recherche, qui évolue rapidement, ainsi que sur la question de la relève scientifique et académique. La discussion et les différentes questions seront approfondies au cours du prochain trimestre, dans le cadre de l’examen du message FRI 2025-2028.»
«A Genève, les fonctionnaires pourront, à leur demande et avec l’accord de leur employeur, travailler jusqu’à 67 ans. Acceptée jeudi soir par le Grand Conseil, cette possibilité concerne aussi les collaborateurs de la HES-SO et de l’UNIGE.»
Deux syndicats pour le corps intermédiaire, Petition Academia et VPOD Mittelbau Unibas, s’y opposent : «We want @stablejobs for the many, not lavishly paid posts for the few […].»
La semaine passée on apprenait par la NZZ am Sonntag que le Conseil de fondation du Fonds national suisse (FNS) avait décidé que le Conseil de la recherche «devrait à l’avenir se concentrer davantage sur les questions stratégiques de l’encouragement de la recherche» et que l’évaluation des requêtes d’encouragement ne sera plus à l’avenir une tâche du Conseil de la recherche, mais sera laissée dans les mains d’expert·es externes. Selon une enquête menée en août auprès des conseils de la recherche, seulement 12 pour cent des personnes interrogées soutiennent ce changement.
Le Président du Conseil de la fondation et ancien Conseiller national, Jürg Stahl (UDC), fait savoir à travers une lettre adressée à tous les membres du Conseil de la recherche que la décision du Conseil de fondation de fin août a été révisée. En effet, «le Conseil de fondation fait marche arrière» en ayant «suivi l’argumentation des chercheurs, qui considèrent l’évaluation des projets comme l’une de leurs tâches principales». Dans cette lettre, Monsieur Stahl écrit «qu’il espère que cette décision contribuera à rétablir la confiance mutuelle entre le Conseil de fondation et le Conseil de la recherche du FNS».
Finalement, «[p]our les réformes prévues, le Fonds national veut désormais se donner deux mois de plus, afin de calmer la procédure qui se déroulait jusqu’ici sous une forte pression du temps».
«Le Fonds national suisse (FNS) est la principale organisation d’encouragement scientifique du pays. […] Le conflit s’enflamme au sujet de la réforme structurelle «Go 2024» lancée il y a environ deux ans par le conseil de fondation, peut-être la plus grande transformation de la fondation depuis sa création en 1952.» Angelika Kalt, directrice du FNS et Matthias Egger, président du Conseil de la recherche du FNS préconisent d’intégrer une nouvelle structure au FNS.
Cela n’est pas au goût du Conseil de la recherche «[qui] devrait à l’avenir se concentrer davantage sur les questions stratégiques de l’encouragement de la recherche. Le Conseil de la recherche perdrait ainsi son activité principale actuelle, l’évaluation des requêtes d’encouragement. Il ne procéderait plus lui-même à l’évaluation, mais réunirait à la place des panels d’experts externes et les superviserait afin de garantir la qualité de la procédure.»
«De nombreux chercheurs voient même dans la pratique actuelle de l’évaluation la véritable force du Fonds national, qu’il faut préserver. Ainsi, une enquête menée en août auprès des conseils de la recherche a révélé que 87 pour cent d’entre eux continuent de soutenir un rôle actif dans l’évaluation des requêtes de recherche. En revanche, seuls 12 pour cent des personnes interrogées soutiennent l’externalisation à des experts externes, dont beaucoup devraient venir de l’étranger, décidée par le Conseil de fondation.»
Aux Etats-Unis les conditions salariales des post-doctorant·es continuent d’inquiéter de nombreuses personnes et à engendrer des nouvelles grèves. Tara Schwetz, Directrice adjointe principale par intérim du National Institutes of Health (NIH), l’agence nationale qui s’occupe du financement des post-doctorant·es, «[suggère] que les universités qui ont augmenté les salaires fassent davantage pour aider les chercheurs principaux à combler les écarts». Un chercheur de l’Université de Californie affirme que «[l]’idée [qu’ils] ne [demandent] pas plus d’argent à l’État [l’] horripile».
Le NIH a «mis sur pied un groupe de travail chargé d’examiner les problèmes auxquels sont confrontés les postdocs». Ce groupe de travail a publié en juin «un ensemble provisoire de principes directeurs, préconisant des postdocs moins nombreux mais mieux rémunérés et un plafond de trois ans pour la durée des contrats». Des recommandations seront présentées au mois de décembre.
L’article est le retour d’expérience d’un post-doctorant, Alex Soto-Avellaneda, chercheur en sciences biomoléculaires au Michigan. Après l’obtention de son doctorat, il a préféré se tourner vers un institut de recherche indépendant (IRI), refroidi par les retours d’expériences négatifs de ces collègues travaillant dans le milieu académique. Aux États-Unis, il y a environs 70 IRI et, mêmes si ce ne sont pas des universités à proprement parler, ils leur arrivent d’avoir des projets communs avec ces dernières et avec des hôpitaux.
Alex Soto-Avellaneda met en avant les avantages à travailler dans une telle structure : moins de distance entre les scientifiques, due à la petite structure du IRI, plus de soutien et l’assurance d’un bon équilibre entre carrière et vie de famille. «Avant de choisir un institut postdoctoral, réfléchissez à vos objectifs personnels et professionnels et évaluez dans quelle mesure les employeurs potentiels correspondent à ces objectifs. Il est naturel de se concentrer sur la science (après tout, c’est notre raison d’être), mais je vous invite à adopter une vision holistique» recommande-t-il aux personnes qui se lancent sur le monde du travail.
Débat entre Sacha Zala, président de la Société suisse d’histoire et directeur des archives diplomatiques suisses et Angelika Kalt, directrice du FNS, sur la politique de financement de la recherche qui a récemment été révisée. Sacha Zala avait précédemment demandé une réforme plus profonde du FNS. (RTS)
La journaliste du WOZ se prononce en faveur d’un relancement du programme d’encouragement pour la recherche doc.CH par le FNS, destiné à la relève académique en sciences humaines et sociales. (WOZ)
«Faute de perspectives dans les hautes écoles suisses, les postdoctorants devraient se tourner vers le privé. C’est le constat dressé récemment par le Conseil suisse de la science (CSS).» Fabien Fivaz, conseiller national (Vert/Neuchâtel) et président de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture s’inquiète comme le CSS de l’avenir de ces universitaires, mais il tire d’autres conclusions sur les mesures à prendre.
Par ailleurs, il écrit: «Contrairement à la vision du CSS, les postdoctorant·e·s ne sont pas des étudiant·e·s. Entre recherche, enseignement et administration, ils sont essentiels et indispensables à la compétitivité du système académique suisse. C’est à ce titre qu’ils doivent être reconnus, en améliorant leurs conditions de travail et en leur permettant de concilier vie privée et familiale avec leurs activités professionnelles dans les hautes écoles.»
«Promouvoir l’engagement de postdoctorants par les start-up, mais aussi soutenir leurs ambitions «entrepreunariales». Voici l’une des cinq recommandations formulées par le Conseil suisse de la science (CSS), un organe consultatif du Conseil fédéral, dans un rapport publié le 12 septembre dernier.»
L’article de Heidi.news présente ce rapport et des réactions, autant des syndicats et d’Astrid Epiney, pour le compte de swissuniversities.
«La violence que vivent les étudiants chercheurs, dont une petite partie seulement pourront obtenir des postes permanents dans l’académie, est-elle justifiée, utile, inacceptable? Pour le président du Fonds national suisse Matthias Egger, le système «up or out» est dépassé, et il faut trouver de nouvelles organisations.» […] «Le monde académique doit s’adapter aux exigences du marché du travail, notamment aux attentes des nouvelles générations en termes d’indépendance et de perspectives.»
La présidente et un membre du Conseil suisse de la science (CSS) écrivent que trop de jeunes scientifiques surestiment leurs chances de suivre une carrière académique. Selon une étude du CSS, seul 1% des postdocs en Suisses obtiennent quatre années après une chaire, et 16% obtiennent un poste indéterminé qui correspond à leurs qualifications et compétences. «Cet écart entre les attentes et la réalité est source d’insatisfaction. Et il peut représenter un facteur de coût pour la société, comme l’a montré l’économiste Paula Stephan en 2013 dans une étude sur les postdoctorants aux États-Unis. Surtout si trop de post-doctorants se retrouvent à des postes qui n’ont rien à voir avec la science et la recherche. Il en résulte une allocation inefficace des ressources, car tant les personnes concernées que la société ont considérablement investi dans la formation scientifique.» Les représentants du CSS préconisent trois mesures:
1. Aux universités de mieux préparer les postdocs à une carrière non-académique, notamment en améliorant leur offre de formations continues en entreprenariat pour ces personnes.
2. Les postdocs provenant d’états non-européens devraient avoir un accès plus facile au marché de travail suisse.
3. En augmentant le nombre de postes de professeur-es assistant-es en tenure track, les jeunes auront des meilleures chances d’obtenir un poste à durée indéterminée, que cela soit en Suisse ou ailleurs.
L’Espagne est sur le point de remanier ses structures de carrière dans la recherche, après que le Congrès des députés ait approuvé la semaine dernière la version finale d’une réforme de la loi de 2011 sur la science, la technologie et l’innovation. La réforme introduit un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée pour toutes les catégories de chercheurs-euses, une plus grande sécurité de l’emploi pour les post-docs, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et, dans le même temps, donne un coup de pouce aux dépenses publiques en matière de recherche.
La sécurité de l’emploi pour les chercheurs-euses est sur une courbe descendante depuis que le crash financier de 2008 a déclenché des coupes importantes dans le budget de la recherche du pays. Rien qu’entre 2011 et 2016, l’Espagne aurait perdu plus de 5’000 postes de recherche.
«Le FNS s’est intéressé aux conditions d’emploi du personnel engagé dans les projets qu’il finance. Près de 4000 chercheurs et chercheuses de la relève de toutes les hautes écoles suisses ont répondu à son sondage.»
Jeudi passé (09.06), le Conseil national a chargé le Conseil fédéral de rédiger un rapport sur la situation de la relève académique, notamment en ce qui concerne ses conditions de travail précaires. Dans un interview avec le journal Freiburger Nachrichten, la Conseillère nationale (Centre/Fribourg) s’exprime sur les difficultés auxquelles les chercheur-euses font face dans les universités suisses.
Le Conseil national demande au Conseil fédéral de dresser un état des lieux détaillé de la situation de la relève académique en Suisse. Il doit notamment mettre en évidence les conditions de travail et l’état de l’égalité des chances.