La conseillère d’Etat vaudoise en charge des infrastructures, Nuria Gorrite, a expliqué qu’il «subsistait «des divergences de vue» entre le Canton et les communes de l’Ouest lausannois au sujet du développement du m1.» Elle ajoute que «les variantes sur la table» ont des coûts qui vont presque «du simple au double». Toutefois, le projet devait permettre «une importante augmentation de capacité de la ligne, de l’ordre de 50%». Mais, le projet n’a actuellement pas «le niveau de maturité nécessaire» afin d’obtenir un financement de la Confédération. «Le désengorgement du m1 passera aussi par le développement des lignes de bus.»
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24Jan2025
Politique des hautes écoles
Eurovision : collaboration avec des Hautes écoles
Dans le cadre de l’organisation de l’Eurovision en Suisse en mai prochain, «diverses institutions suisses seront mises à contribution, notamment la Haute école (HES) de design et d’art de Bâle, l’Ecole de design de Bâle, la HES des arts de Zurich (ZHdK), la HES des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et la HES des Grisons. […] Ces collaborations ont pour but d’offrir aux jeunes talents «pour exprimer leur créativité et leur capacité d’innovation», souligne la SSR. Ils auront ainsi l’occasion d’acquérir «une précieuse expérience professionnelle et de mettre en lumière l’énergie créative de la Suisse sur la scène internationale».»
23Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2025
22Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 janvier 2025
21Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2025
20Jan2025
Politique des hautes écoles
«Une haute école protestante accusée de «radicalisation»»
Alors que la HET-PRO (Haute Ecole de théologie protestante, à Saint-Légier (VD)) est actuellement en processus d’accréditation en tant que HES, le professeur honoraire de l’Université de Lausanne, Pierre Gisel, interpelle les autorités des Eglises réformées. Il accuse l’école, dans la revue scientifique ThéoRèmes, d’être notamment un «lieu de radicalisation» aux tendances «sectaires». Jean Decorvet, pasteur consacré dans l’Eglise réformée vaudoise (EERV) et recteur de la HET-PRO depuis sa création, affirme pourtant que «si une dimension spirituelle est bien présente dans le cursus, elle ne néglige pas la dimension intellectuelle.» Contactée, la sociologue et anthropologue Irene Becci, doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) est toutefois réservée sur l’approche «professante et professionnalisante» de l’école, qu’elle estime «incompatible avec une méthodologie académique».
Actuellement, les facultés de théologie classiques sont «en mal» d’étudiant·es, alors que la HET-PRO compte une cinquantaine d’inscrit·es tous cursus confonds. Suivant le processus d’accréditation, des experts visiteront la HET-PRO dans un mois. «La décision finale devrait ensuite être prise à la fin de l’année 2025», annonce Jean Decorvet.
«Cours de maths pour réfugié·es à l’EPFL»
Dès la rentrée de février, l’EPFL proposera des cours pour réfugié·es désireux·euses de rejoindre l’EPFL. Ces cours se dérouleront sur trois semestres : le premier se concentrera sur l’apprentissage du français (16h/semaine), tandis que durant les deux derniers, les réfugié·es rejoindront le CMS classique, avec des cours de mathématiques, de physique, d’informatique et de chimie, en plus de 6h/semaine de français. «Finalement, pour pouvoir entamer leur Bachelor à l’EPFL, ces étudiants devront réussir au semestre de printemps les examens du CMS, avec une moyenne générale d’au moins 4,0 sur 6, et avoir atteint un niveau B2 en français.»
«Plus d’un quart du corps estudiantin et du personnel de la HES-SO a subi du sexisme»
Un enquête révèle que plus d’un quart des étudiant·es et du personnel de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) a subi un harcèlement sexiste ou sexuel au cours des 12 derniers mois. L’enquête a été mandatée par la HES-SO, et réalisée par l’institut MIS Trend auprès de l’ensemble des étudiant·es et du personnel, soit environ 42’000 personnes. «Les étudiantes sont les plus confrontées aux comportements harceleurs: 58% d’entre elles ont été la cible d’au moins une des situations listées dans le questionnaire. Il s’agit notamment de remarques dégradantes, de messages non sollicités à nature sexuelle, d’allusions, de sifflements ou de contact corporel non désiré.» (RTS) «La HES-SO, c’est une communauté de 40’000 personnes qui sont aussi le reflet de la société», souligne Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO, dans l’émission Forum (RTS).
L’institution a pu constater que ses mesures déjà mises en place étaient peu connues des étudiant·es (16%). Elle souhaite ainsi les renforcer, en plus de faire un effort sur leur communication. Une nouvelle enquête sera réalisée en 2027, afin de vérifier la pertinence des nouvelles mesures mises en place pour contrer le phénomène.
«L’Etat de Vaud lance un plan d’alimentation durable pour les cantines du canton»
Dans le cadre de son plan climat, l’Etat de Vaud a présenté la semaine passée une nouvelle charte de restauration collective, qui a pour objectif de permettre de proposer une alimentation saine, locale et plus respectueuse de l’environnement. Les établissements concernés sont les cantines de la scolarité postobligatoire, des bâtiments administratifs, des hôpitaux et des prisons.
Le Conseil d’État souhaite également investir 3,5 millions de francs dans la restauration collective, afin de réduire son impact d’émissions CO2. Il le ferait par le biais du Plan climat (2,66 millions) et du Département de la formation (855’000 fr). «Ce crédit, qui doit encore être validé par le Grand Conseil, vise notamment à former des cuisiniers, coacher les établissements et mener des audits.» (RTS) Le Canton aimerait ensuite que les mesures mises en place se propagent à l’Université, dans les EMS et à l’école obligatoire. Cela permettrait de passer de 4 millions de repas concernés à 18 millions. Est-ce que le prix des assiettes augmenterait ? «Non, le CHUV le fait déjà et y arrive. Nous devons vraiment former les gens à cela!» répond Valérie Dittli. (24 heures)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 janvier 2025
17Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2025
16Jan2025
Politique des hautes écoles
Les taux de réussite aux examens de maturité vaudoise «enfin publiés»
«L’État lève un tabou en dévoilant les résultats de onze gymnases vaudois entre 2019 et 2023. En moyenne, neuf élèves sur dix décrochent leur diplôme.» (24 heures)
Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) met toutefois en garde contre une éventuelle comparaison des gymnases. Elle serait en effet impossible en raison de diverses différences entre les établissements : examens, tailles des établissements et taux de réussite des deux premières années de gymnase. Le député Vert’libéral et enseignant d’histoire au Gymnase de Nyon, David Vogel, regrette dans la publication l’absence des taux d’échec et d’abandon en cours de cursus. Pour lui, si on incluait ces chiffres, «on se rendrait compte qu’il y a trop d’élèves mal orientés au gymnase». «Ce qui serait intéressant, ce serait de connaître le taux de réussite des Vaudois à l’université pour permettre une saine réflexion sur le nombre de gymnasiens formés», ajoute-t-il.
Le Canton déclare que ces chiffres sont utilisés dans le cadre du projet MAT-EO qui fera passer la durée de l’École de maturité de trois à quatre ans. Entre autres, ce projet serait l’occasion d’une amélioration de l’orientation des jeunes à la fin de l’école obligatoire.
Le Conseil d’Etat zurichois rejette l’idée d’un stage en soins infirmiers à la place du numerus clausus
Suite à la décision prise en septembre dernier de supprimer le numerus clausus de médecine, Josef Widler, médecin et conseiller cantonal zurichois du parti du Centre, avait proposé qu’un stage infirmier d’au moins six mois soit une condition préalable à l’admission aux études de médecine dans le canton de Zurich.
Le Conseil d’Etat zurichois a rejeté la proposition de Josef Widler, avançant qu’un stage obligatoire en soins infirmiers pourrait au contraire aggraver la pénurie de médecins. En effet, la cause d’abandon des médecins serait fortement liée aux mauvaises conditions de travail. De plus, un stage obligatoire en soins infirmiers serait à la fois trop coûteux, mais aussi difficilement réalisable (101’000 jours de stage supplémentaires par an).
Le Verband Schweizer Assistenz- und Oberärzte (VSAO) salue la décision politique, tout en se positionnant en faveur d’un numerus clausus révisé, «standardisé et équitable». «Les différentes conditions d’admission cantonales ne sont ni judicieuses ni compréhensibles», écrit l’association. Les méthodes utilisées dans les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, qui réduisent le nombre d’étudiant·es par des examens après le début des études entraînerait ainsi également des pertes de temps et d’argent.
La procédure de sélection qui succédera au numerus clausus n’est pas encore claire, c’est pourquoi le numerus clausus est pour l’instant maintenu dans le canton de Zurich. (NZZ) La prochaine étape est la délibération du Grand Conseil sur le potentiel stage conditionnel en soins infirmiers.
Une étude révèle des écarts entre les hommes et les femmes qui quittent le monde académique
«Les femmes scientifiques abandonnent la publication universitaire plus tôt que leurs homologues masculins, même dans les disciplines des sciences biologiques où la représentation est à peu près égale.» C’est ce que conclut une étude qui a suivi les publications de plus de 86’000 scientifiques de 38 pays, travaillant dans les neurosciences, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l’immunologie, la microbiologie et l’agriculture – des domaines au nombre de femmes élevé. «Les résultats montrent que, 19 ans après la publication de leur premier article, seules 26 % des chercheuses dans ces domaines poursuivent leur carrière dans l’édition, contre 36 % des hommes.»
Le plus grand écart se situe en biochimie, génétique, biologie moléculaire et neurosciences, où les hommes ont 40% de chances de plus que les femmes de continuer à publier 19 ans après leur premier article. «La parité ou l’équilibre entre les sexes ne garantit pas vraiment des chances égales de survie dans le domaine scientifique», conclut le chercheur Marek Kwiek.
Les résultats montrent également de grandes différences entre les pays. «Par exemple, parmi les femmes scientifiques en biochimie, génétique et biologie moléculaire qui ont commencé à publier en 2000, seules 28 % au Japon, 30 % en Allemagne et 37 % au Canada publiaient encore 10 ans plus tard. Dans d’autres pays, le taux est plus élevé : 83 % au Portugal, 64 % en Pologne et 65 % en Norvège.»
L’Unil dans les médias
L’importance des valeurs démocratiques, piliers de notre institution et de notre société
Le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman écrit dans son blog «Notre engagement à l’UNIL est celui de promouvoir un savoir libre, éclairé et inclusif, un savoir qui contribue à bâtir une société plus ouverte, plus juste et plus respectueuse. Le fascisme, tel que décrit par Umberto Eco, représente tout ce que nous rejetons : la peur, la haine de la différence, l’autoritarisme, le refus de la critique et de la liberté d’expression. Face à cela, je souhaite réaffirmer en ce début 2025 notre attachement à des valeurs démocratiques et humaines, qui doivent impérativement rester les piliers de notre institution et de notre société.»
Revue de presse UNIL 16 janvier 2025
15Jan2025
Politique des hautes écoles
«Décès de Charles Kleiber, architecte du paysage académique suisse»
Charles Kleiber, ancien secrétaire d’État et «architecte du paysage académique suisse», est décédé mardi à l’âge de 82 ans. Diplômé d’architecture à l’EPFL en 1968, il devient Chef du Service vaudois de santé publique et de la planification sanitaire en 1987. Fort d’une thèse sur l’incitation à la performance dans les soins passée à l’Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP), il est nommé directeur du CHUV de 1990 à 1997, en charge de «réformer le secteur hospitalier vaudois» (24 heures). En 1997, il devient Secrétaire d’Etat à la science et à la recherche, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2007.
C’est durant cette dernière période qu’il «se distingue comme un grand réformateur du si complexe paysage académique suisse» (24 heures). Charles Kleiber défend rigoureusement le chercheur en médecine Patrick Aebischer comme président de l’EPFL, selon le choix du Conseil fédéral. En mars 2000, «peut-être la plus grande œuvre de Charles Kleiber […] : l’Université de Lausanne accepte de se défaire de presque toutes ses sciences naturelles pour se concentrer sur les sciences humaines, la médecine et les sciences de la vie.» (Le Temps) Les mathématiques, la physique et la chimie sont transférées de l’UNIL à l’EPFL, la pharmacie est donnée à l’UNIGE. «À Dorigny, les sciences humaines connaissent un nouvel envol et les trois institutions développent un centre de génomique. […] Le campus de l’EPFL s’agrandit chaque année, gagne des bâtiments de recherche comme de prestige.» (Le Temps) L’architecte joue ensuite un rôle clé dans la création des hautes écoles spécialisées, avec l’objectif de valoriser cette formation professionnelle parfois négligée et de la relier au système supérieur.
Finalement, Charles Kleiber est président du conseil de fondation de La Manufacture de 2007 à 2017, et président du conseil d’administration de l’Hôpital du Valais de 2012 à 2014. Il crée ensuite, avec une association, les «disputes», des «débats thématiques dans un dispositif de procès».
Patrick Aebischer, ancien présiedent de l’EPFL écrit en son hommage: «La Suisse, et la Suisse romande en particulier, perd un grand homme, une personnalité qui aura profondément façonné notre région. […] Avec son intelligence, son audace mais surtout son courage, il a insufflé une dynamique exceptionnelle à la Suisse romande. […] Il a œuvré pour donner plus de pouvoir aux recteurs. Il a encouragé les hautes écoles à chercher plus de fonds externes, à promouvoir l’innovation et a créé des passerelles entre les écoles polytechniques, les universités et les hautes écoles spécialisées.» (Le Temps)
L’Université de Lucerne propose une formation continue afin d’éviter la surmédicalisation
L’Université de Lucerne et l’organisation à but non lucratif Smarter Medicine ont créé un programme de formation continue contre les soins excessifs. «L’objectif est de sensibiliser aux traitements et examens inutiles» écrivent les initiants du projet. La formation a été conçue par le Zentrum für Hausarztmedizin und Community Care de l’Université de Lucerne en collaboration avec le Smarter Medicine. Elle s’adresse aux professionnels de la santé jusqu’à 30 ans, dont les étudiants en master de médecine et de soins infirmiers, les personnes en année de reconnaissance pour devenir sage-femme ainsi que les médecins assistants, le personnel infirmier et les sages-femmes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2025
14Jan2025
Politique des hautes écoles
«Des centaines de scientifiques en moins»
Matthias Egger accorde une dernière interview en tant que président du Conseil de la recherche pour le Fonds national suisse (FNS), organe responsable chaque année de distribuer près d’un milliard de francs aux chercheur·euses des hautes écoles suisses. Matthias Egger exprime ce qu’il pense des plans d’économie du Conseil fédéral.
Alors que le groupe d’experts dirigé par Serge Gaillard, qui a analysé les finances fédérales à la demande du Conseil fédéral, a conclu que le FNS pourrait économiser 10% de ses fonds, Matthias Egger ne partage pas ces estimations : «Il s’agit de montants de 130 à 140 millions de francs par an qui manqueraient ainsi à la recherche. Les victimes seront les jeunes chercheurs et chercheuses : des centaines d’emplois pour les jeunes scientifiques seront perdus. D’autant plus que les universités doivent elles aussi faire des économies. Des jeunes gens talentueux seront ainsi contraints de mettre un terme à leur carrière ou de poursuivre leurs recherches dans une haute école à l’étranger. Cela aurait également des répercussions négatives sur l’économie, [car] de nombreux chercheurs que nous soutenons rejoignent plus tard l’économie, y occupent des postes de direction ou sont des spécialistes importants dans leur domaine de spécialisation. Si nous formons moins de ces personnes de pointe, elles manqueront tôt ou tard à notre pays.»
Matthias Egger ajoute que le Conseil doit déjà refuser de nombreux projets prometteurs faute d’argent, et que des fonds de tiers ne pourraient pas remplacer les fonds du FNS pour la recherche fondamentale. «La Suisse est une société du savoir sans matières premières. Nous sommes innovants et compétitifs au niveau mondial, notamment dans les domaines hautement spécialisés. […] Nous devons préserver cela. Je ne pense pas qu’il soit judicieux d’économiser sur la recherche et l’innovation.»
Le congé menstruel s’impose peu à peu dans les universités françaises
««Une question d’égalité»: pour ne pas pénaliser les étudiantes souffrant de règles douloureuses, de plus en plus d’universités françaises proposent à leurs étudiantes un congé menstruel, avec des modalités variables. […] Aujourd’hui, onze universités sur 72 ont mis en place le congé menstruel, dans la plupart des cas sans justificatif à envoyer à l’administration. Dans au moins neuf autres établissements, des syndicats se mobilisent pour obtenir ce droit, comme à l’Université de Strasbourg, où un appel à témoignages a récolté environ 200 retours d’étudiantes.»
Bâle : un professeur «controversé» élu doyen «faute d’alternative»
Unique candidat, le professeur Laurent Goetschel a été élu doyen de la faculté d’histoire et de philosophie de l’Université de Bâle, avec 41 voix pour, 10 voix contre et 8 abstentions. Le chercheur, qualifié par l’auteur de l’article de «controversé», avait notamment été critiqué dans la presse pour certaines déclarations qu’il a tenues suite à l’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, en tant que directeur de la Fondation suisse pour la paix (Swisspeace). En conséquence de ses propos, la contribution annuelle de CHF 100’000 du canton de Bâle-Campagne à Swisspeace, institut partenaire de l’université de Bâle, avait été supprimée. Il était pourtant prévu qu’elle soit doublée cette année-là. «A mon avis, mes déclarations ont toujours été différenciées et scientifiquement fondées», affirme néanmoins Laurent Goetschel.
Depuis le début de la guerre de Gaza, la faculté de philosophie et d’histoire de l’université de Bâle a fait régulièrement la une des journaux : Il y avait notamment la perturbation d’un cours sur l’histoire d’Israël, et dans la filière Urban studies certain-es chercheurs-euses n’ont «pas correctement distingué» activités scientifiques et politiques, ont distribué des pamphlets politiques via les canaux officiels de l’université, ont rédigé des guides contenant des formulations qui «ne peuvent pas être comprises autrement que comme antisémites».
La rectrice de l’Université Andrea Schenker-Wicki a dit vouloir prendre des mesures conséquentes quant à l’activisme en faveur de la Palestine au sein de la faculté en question. Toutefois, le rectorat n’a aucun droit sur le choix des doyen-nes, les facultés étant autonomes sur la question.
Bâle : la police cantonale quitte X, l’Université y demeure
Alors que la semaine dernière, plus de soixante universités allemandes ont décidé de se retirer du réseau social X, l’Université de Bâle a choisi de rester sur la plateforme, mais de manière «pragmatique». L’entité, qui compte près de 16’000 followers sur le réseau social, va dorénavant renforcer ses activités sur Bluesky, en se contentant du minimum sur X. «X est devenu une plateforme problématique» admet Reto Caluori de l’Université de Bâle. Toutefois, le réseau conserve aujourd’hui encore une portée importante au sein de la communauté scientifique.
Le canton de Bâle-Ville a également choisi de rester sur X pour le moment. Au contraire, le canton de Bâle-Campagne, remplacera ses moyens de communication par Whatsapp-Broadcast, Threads et Bluesky. Quant à la police cantonale de Bâle-Ville, elle mettra en place un canal Whatsapp pour informer la population, afin de remplacer X.
EPFL : Henrik M. Rønnow, nouveau doyen des Sciences de Base
La Direction de l’EPFL a nommé le Prof. Henrik M. Rønnow, actuellement Directeur de l’Institut de Physique (IPHYS), en tant que futur Doyen de la Faculté Sciences de Base (SB). Henrik M. Rønnow entrera en fonction le 1er janvier 2027. Paul Dyson continuera à diriger le décanat d’ici là.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2025
13Jan2025
Politique des hautes écoles
Rectorat : «La tâche est plus lourde que par le passé»
«Le retrait de la candidature de Laurent Kurth au poste de recteur de l’Université de Neuchâtel interroge les capacités des alma mater à trouver des postulants. Yves Flückiger, anciennement à la tête de l’Unige, raconte l’évolution d’un métier exposé.»
Diriger une université [américaine] est devenu plus difficile
John Aubrey Douglass, chercheur en politiques publiques et d’enseignement supérieur au Center for Studies in Higher Education à l’Université de Berkeley en Californie, estime qu’il est devenu de plus un plus difficile de diriger une université [aux Etats-Unis], et il craint que cette tendance va encore s’accentuer avec la deuxième présidence de Dondald Trump.
«En réalité, les dirigeants actuels des universités et des établissements d’enseignement supérieur sont confrontés à un environnement politique interne de plus en plus complexe dans lequel ils tentent d’exercer un leadership significatif.»
Les défis sont multiples, autant internes (structurels, budgétaires etc.) qu’externes, par exemple en lien avec les tendances géopolitiques et sociétales. Une publication de l’association américaine de professeur-es universitaires indique par exemple que depuis 2021 les législateurs et législatrices républicain-es ont introduit dans 35 États plus de 150 projets de loi visant à restreindre la liberté académique sur les campus.
John Aubrey Douglass écrit : «Après avoir été témoin du traitement sévère et des attaques largement motivées par des considérations politiques dont ont fait l’objet les dirigeants d’université dans plusieurs affaires très médiatisées, ainsi que de la législation anti-woke dans de nombreux États, un mouvement se dessine pour que les présidents de campus et leurs institutions soient plus «neutres» sur le plan politique. Il s’agit d’une tradition de non-partisanerie dans l’enseignement supérieur américain à laquelle il aurait fallu revenir bien plus tôt et qui reflète un effort pour atténuer non seulement les attaques imminentes et probables de la nouvelle administration présidentielle, mais aussi pour contribuer à changer l’opinion publique selon laquelle les collèges et les universités sont ouvertement axés sur l’activisme social libéral.»
La motion contre la hausse des taxes des HES jugée irrecevable
«Le groupe socialiste et des députés POP ont déposé une motion à Neuchâtel pour proposer de modifier le droit intercantonal pour éviter que les taxes puissent augmenter dans les HES sans que le Grand Conseil ne puisse valider cette hausse. Le Conseil d’Etat estime que le texte est irrecevable car il ne peut pas proposer à son parlement une loi qui modifie le droit intercantonal.» (Le Courrier)
Vaud : «La terrible lenteur des bourses d’études»
Malgré des recrutements à l’Office cantonal, le délai de traitement n’a pas diminué. Il restait 2700 dossiers d’étudiant-es et d’apprenti-es en suspens à fin 2024. Une Vaudoise a perdu une année et témoigne.
En effet, ce n’est qu’en janvier 2026 que l’OCBE prévoit «la mise en production» d’un nouveau système d’information – 9,7 millions de francs votés en novembre 2023 – pour remplacer son outil informatique obsolète. Le nouveau logiciel permettra de gagner du temps en automatisant plusieurs tâches aujourd’hui manuelles.
Par ailleurs, la députée du PS, Claire Attinger, imagine un possible assouplissement de la loi sur l’aide aux études et à la formation professionnelle, qui ne prend pas en compte des configurations familiales de plus en plus diverses.
«Plus de 60 universités allemandes quittent le réseau social X»
Plus de soixante universités allemandes et autrichiennes ont décidé de quitter le réseau social X. Cette annonce suit l’organisation d’une discussion sur la plateforme jeudi entre Elon Musk et Alice Weidel, coprésidente et principale candidate aux élections fédérales du parti d’extrême droite allemande Alternative pour l’Allemagne (AfD). L’échange médiatisé ainsi que l’annonce récente de la suppression de toute régulation sur le réseau inquiète quant aux possibles dérives antidémocratiques de la plateforme. «Les valeurs que sont la diversité, la liberté et la science ne sont plus présentes sur la plateforme», déclarent notamment l’université libre de Berlin, l’université Humboldt et l’université du sport de Cologne dans une déclaration commune.
Le gouvernement allemand doit dès lors régulièrement expliquer les raisons du maintien de sa présence sur X. «Nous sommes très préoccupés par l’évolution de X, mais en même temps, nous devons constamment réfléchir à la manière dont nous pouvons atteindre des personnes auxquelles nous ne pourrions pas nous adresser autrement», affirme-t-il.
En Suisse, de nombreux acteurs issus des milieux de la recherche (l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), la Station ornithologique suisse de Sempach (LU)), et des milieux du militantisme, de l’édition (le site d’information Watson) ou encore de la politique (plusieurs conseiller·ères nationaux·ales) ont également décidé de quitter X (250 millions d’utilisateur·ices quotidiens), certains rejoignant alors Bluesky (16 millions d’utilisateur·ices). A contre-courant, la conseillère fédérale PLR Karin Keller-Sutter vient précisément d’ouvrir un compte sur X fin décembre dernier. «Le réseau social X demeure la plateforme de référence pour une communication réactive, en particulier pour la politique et l’actualité», écrivait le Département des finances dans un communiqué, en date du 27 décembre. (Le Temps)
Horizon Europe de nouveau ouvert aux chercheuses et chercheurs suisses
«Les chercheuses et chercheurs de Suisse peuvent pour la première fois depuis trois ans et demi à nouveau participer à presque tous les appels à projets d’Horizon Europe. Il s’agit néanmoins d’un arrangement transitoire. […] Les solutions transitoires ne seront désormais plus nécessaires, mais les subsides précédemment octroyés au titre des exercices antérieurs seront maintenus. Les SNSF Starting Grants ont constitué un cas particulier. Cette mesure transitoire a été conçue comme une fusion de l’instrument Eccellenza du FNS et un remplacement des ERC Starting Grants. Désormais, le FNS conserve les SNSF Starting Grants dans la palette de ses propres instruments. Ils ne font plus partie d’une quelconque mesure transitoire.» (FNS)
Coupes budgétaires lors d’une période de croissance
Selon les calculs de l’OFS, il y aura une augmentation de 17% du nombre d’étudiant-es universitaires d’ici 2033, «ce qui accentue le manque d’espace dans les universités». Les universités et EPF craignent une perte de la qualité des études si les moyens ne sont pas adaptés à cette demande croissante. Et elles sont presque univoques à rejeter un autre outil permettant de limiter le nombre d’étudiant: une augmentation des taxes d’études.
«Il faut donc plus d’argent. Dans la Berne fédérale, les choses vont plutôt dans une autre direction. Dans le cadre du plan Gaillard, des coupes dans le financement des hautes écoles sont également prévues.» (20 minutes)
Selon la Basler Zeitung, on ignore encore ce que les universités pensent de la proposition [du plan Gaillard] de doubler les taxes d’études pour alléger le budget fédéral – dans le jargon de l’économie, «renforcer le financement des hautes écoles cantonales par les usagers».
- financement public
- taxes d’études
- développement démographique
- construction et gestion de campus
- gestion des finances universitaires
- rapport Gaillard
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 janvier 2025
10Jan2025
Politique des hautes écoles
Et si le profil de recteur d’université n’existait pas?
«Laurent Kurth a retiré sa candidature pour le poste de recteur de l’Université de Neuchâtel. Au-delà des contingences politiques, le fait qu’il ne provienne pas du monde académique a également joué un rôle. Ce critère est-il essentiel?» Le journaliste Pascas Hofer a interrogé plusieurs «anciens recteurs» d’universités suisses. Plusieurs d’entre eux, qui préfèrent rester anonymes, soulignent que la fonction de recteur (ou rectrice) a été modifié en profondeur avec l’autonomie acquise progressivement par les universités romandes ces trois dernières décennies. Plusieurs mentionnent l’importance des compétences financières et de leadership, à coté d’une bonne compréhension du monde académique .«Au départ, aucun candidat cocherait toutes les cases.»
Antonio Loprieno, ancien recteur de l’Université de Bâle et ancien président de swissuniversities, dit: «la direction d’une université exige aujourd’hui une combinaison de compétences académiques et socio-économiques. Pour occuper la fonction de rectrice ou recteur, je n’exclurais donc pas, a priori, des personnalités qui ont démontré des compétences de leadership à la tête d’autres entités.»
Comment mieux intégrer les étudiant-es atteint-es de troubles des apprentissages
La Haute Ecole spécialisée de la Suisse italienne (Supsi) participera à l’initiative précitée baptisée «Insight: Inclusive teaching methods in higher education», un projet Erasmus+, cofinancé par l’Union européenne et – pour la Suisse – l’agence nationale Movetia. Elle collaborera avec diverses institutions, dont des universités en Italie, Autriche, Suède, Espagne et Ukraine, et des associations spécialisées pour identifier, au niveau universitaire, des stratégies d’enseignement inclusives permettant d’améliorer l’apprentissage ainsi que la participation des étudiants concernés par des troubles spécifiques des apprentissages comme la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie, la dysgraphie (difficultés à écrire), la dyspraxie (trouble de la coordination des mouvements) etc.
Le service de renseignement autrichien tient une liste de chercheurs de l’EPFZ
Les hautes écoles suisses bénéficient de l’expertise d’étudiants et de chercheurs du monde entier. Mais la recherche de pointe est aussi un terrain fertile pour les activités d’espionnage et les sociétés de couverture, comme celle du ressortissant iranien qui utilisait sa start-up sur le campus de l’EPFL pour livrer le système de navigation pour un drone dans son pays qui a ensuite été utilisé pour tuer trois militaires américains dans une base en Jordanie. Cette technologie de navigation était à double usage et l’EPFL ne savait pas qu’elle allait être utilisée à des fins militaires.
Les services secrets étrangers profiteraient de notre faible défense contre l’espionnage, estime l’historien Adrian Hänni, spécialisé en histoire des services secrets. «Dans le domaine du contre-espionnage, il y a peut-être quelques dizaines de fonctionnaires à Berne qui doivent faire face à cette menace et beaucoup de mesures sont plutôt édentées». Le cas actuel de l’EPF-Lausanne montre justement à quel point l’Iranien Mohammad A., accusé, a agi en dilettante, dit-il.
A l’Université de Graz, les demandes de coopération jugées peu sérieuses venant de scientifiques de l’EPFZ sont envoyées directement au service de renseignement autrichien, notamment dans le contexte du risque potentiel d’influence des services de renseignement chinois sur la recherche en Europe.
- espionnage
- collaboration hautes écoles – militaire
- étudiant·e·s étrangers·ères
- politique – Chine
- collaborateurs·rices étrangers·ères
- politique – Iran
Reaction d’universitaires chinois-es aux contrôles de sécurité de l’EPFZ
Entre 2010 et 2023, le nombre d’étudiant-es venant de pays «à risque» est passé de 271 à 1362 à l’EPFZ, et de 139 à 598 à l’EPFL. Un grand nombre de ces personnes sont d’origine chinoise.
L’EPFZ a récemment communiqué selon quels critères les étudiant-es, les membres de la faculté ou les professeurs invités pourraient avoir accès aux technologies clés lors de leur séjour à l’EPF, à partir du semestre d’automne 2025. Ce contrôle de sécurité de l’institut se base sur quatre critères : origine, parcours professionnel, bourse(s), filière d’études. Selon les recherches de la journaliste Ying Zhang, autrice de l’article, cela fait plusieurs années déjà que l’EPFZ applique des tels critères de sélection, mais ce processus n’était pas explicite.
A l’EPFL, le taux d’admission des candidatures chinoises aux programmes de master a considérablement baissé au cours des dix dernières années, passant de 44% à 12% entre 2014 et 2024, ce qui est désormais bien inférieur à la moyenne internationale de 21%. L’ETH Zurich n’a pas fourni de statistiques sur le taux d’admission des étudiant-es en provenance de pays soumis à un contrôle de sécurité.
Des tels «screenings» deviendraient de plus en plus courant en Europe, comme par exemple en Grande-Bretagne. «Compte tenu du contexte géopolitique actuel et de la polarisation croissante, il est « très probable que davantage d’universités européennes mettront en place des mécanismes de screening, car la science et la technologie deviennent des facteurs et des instruments clés dans la lutte pour le pouvoir au niveau mondial », explique Jean-Marc Rickli, chef de la filière «Risques globaux et émergents» du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).
Ying Zhang a interrogé interrogé plusieurs-es personnes qui ont critiqué cette pratique, perçue comme une limite la liberté académique.
FNS: 1,6 million de francs alloués à la recherche internationale sur les crises et la santé
Le FNS encourage cinq projets bénéficiant d’une participation suisse dans le cadre de CHANSE, HERA et NORFACE. Ces équipes de recherche internationales s’intéressent aux crises, à la santé et au bien-être psychique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2025
9Jan2025
Politique des hautes écoles
UNINE: Laurent Kurth retire sa candidature au poste de recteur
L’ancien conseiller d’État neuchâtelois socialiste Laurent Kurth a décidé de retirer sa candidature pour le poste de recteur de l’UNINE, suite à un préavis négatif de l’Assemblée de l’Université. Cette dernière comprend des représentant·es des professeur·es, des étudiant·es, du corps intermédiaire ainsi que du personnel. Faisant partie des deux derniers candidats et ayant pourtant rencontré du soutien avant et durant sa postulation, Laurent Kurth ne se serait pas senti légitime dans ce poste sans l’adhésion de la communauté universitaire. Rattrapé par ses précédents mandats, «il y a eu des oppositions de nature politique, qui se sont révélées assez clairement», déplore-t-il sur les ondes la RTS. «L’hypothèse d’un ancien ministre cantonal devenant recteur, sans parcours académique, a provoqué une vive polémique dans le canton.» Le parti des Vert’libéraux a déposé mercredi matin une interpellation portant plusieurs accusations de collusion. (Le Temps)
L’autre candidat finaliste pour le poste de recteur a également reçu un préavis négatif de l’Assemblée de l’Université. Il s’agit de Martin Hilpert, actuel vice-recteur de l’université. (RTS) Il n’est ainsi pas exclu que «le processus de nomination – qui s’est étalé sur sept mois – [doive] donc repartir de zéro. Il pourrait alors être demandé à l’actuel recteur, Kilian Stoffel (qui a donné sa démission pour l’été 2025), de prolonger son mandat.» (ArcInfo) Le Conseil de l’Université se réunira vendredi 10 janvier, dans le but de pouvoir rendre un rapport au Conseil d’Etat neuchâtelois d’ici la fin du mois.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 janvier 2025
8Jan2025
Politique des hautes écoles
Nouvelle collaboration Open Science entre université et industrie au Danemark
L’Université d’Aarhus a lancé une nouvelle collaboration portant sur la recherche fondamentale présentant un intérêt pour l’industrie. Les chercheur·euses et entreprises de tout le Danemark peuvent désormais publier leurs résultats et leurs données sur la plateforme Open Science, où l’information est disponible gratuitement pour toutes et tous. Open Science est «une plateforme qui structure le partage des connaissances de manière à relever un certain nombre de défis pratiques et juridiques», explique Mads Lebech, directeur général de la Fondation danoise de l’industrie, fondation qui a choisit de financer le projet à hauteur de 2,5 millions de couronnes danoises (env. CHF 315’000). L’objectif de la collaboration est que l’industrie et les universités profitent davantage de leurs connaissances et de leurs technologies respectives dans une zone sans brevet. La mise en place de cette plateforme rompt en effet avec la tendance des universités à breveter leurs découvertes, et constitue également une forme de contestation contre les pratiques commerciales des revues scientifiques. «D’autres environnements de recherche sont totalement libres de nous imiter et de copier-coller notre modèle. Nous espérons que cela se produira», énonce le professeur Kim Daasbjerg, instigateur du projet et actuel responsable de la plateforme.
«La première plateforme Open Science porte sur les matériaux intelligents et couvre initialement vingt petites et moyennes entreprises (PME), dont des fleurons de l’industrie danoise tels que ECCO, LEGO, VELUX, Vestas, Grundfos, SP Group et Terma, ainsi que des chercheurs des départements de chimie, de physique et d’ingénierie de l’université d’Aarhus et de toutes les autres universités du Danemark.»
- open access
- open science
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- recherche et développement
- innovation
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 janvier 2025
7Jan2025
Politique des hautes écoles
Horizon Europe soumis au référendum d’ici à 2028
Le 20 décembre 2024, «La Commission européenne a débloqué la pleine association à Horizon Europe à partir de 2025, ainsi que le programme de recherche nucléaire d’Euratom. […] En tant qu’État non membre de l’UE, la Suisse pourrait rester exclue d’une poignée d’appels sensibles sur les technologies quantiques.» Cet accord met fin au retrait de Berne en 2021 des négociations régissant les relations bilatérales avec l’UE. Cet acte avait conduit à un blocage d’accès de la Suisse au programme, à l’exclusion des subventions du Conseil européen de la recherche (CER) et à la possibilité de rejoindre les consortiums industriels et universitaires -appelés Pillar II du programme- qu’en utilisant son propre financement national.
La politique suisse souhaite toutefois que les nouveaux accords soient soumis à un référendum public. L’UDC, arrivé en tête des sondages fédéraux l’année dernière, a déjà fait campagne contre le nouvel accord, alors que les responsables suisses de la recherche espèrent une victoire. La date et les détails des votes n’ont pas encore été déterminés. Le gouvernement suisse pourrait toutefois décider d’organiser des votes par accord sectoriel. Les votes pourraient ne pas avoir lieu avant 2028, selon certains médias suisses.
Un rejet de l’accord par les électeurs suisses pourrait empêcher le pays de rejoindre le Framework Programme 10 (FP10), successeur d’Horizon Europe, qui devrait débuter en 2028. Pour rappel, en 2014, la Suisse avait temporairement perdu l’accès complet à Horizon 2020, le programme qui l’a précédé, après que les électeurs suisses aient voté un référendum anti-immigration. Si les électeurs rejettent à nouveau l’accord et que la Suisse se voit à nouveau exclue du programme européen pour la recherche, les projets de recherche menés ne devraient toutefois pas s’arrêter instantanément. Le confédération interviendrait dans ce cas probablement avec un financement national, comme en 2021, afin de permettre à ses scientifiques de continuer à participer aux consortiums de Pillar II. Se retirer à nouveau après un référendum créerait néanmoins une «situation très incertaine que l’on ne peut pas contrôler et qui est très compliquée d’un point de vue administratif», a déclaré Torsten Schwede, nouveau président du FNS depuis cette année. Finalement, si la Suisse rejoignait le Framework Programme 10 (FP10), l’une des principales préoccupations du FNS est aujourd’hui la proposition de la Commission européenne d’autoriser la recherche à double usage dans le cadre du programme. Les scientifiques suisses pourraient se retrouver dans des «marécages politiques si un programme est trop étroitement associé à une certaine application militaire», affirme Torsten Schwede.
- Erasmus+
- collaboration hautes écoles – militaire
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
L’Unil dans les médias
Nouvelle Rectrice ou nouveau Recteur UNIL 2026-2031
«Le Conseil de l’Université de Lausanne a l’honneur d’annoncer que l’appel à candidatures pour le poste de Rectrice ou de Recteur de l’UNIL pour la période 2026-2031 est ouvert et court jusqu’au 28 février 2025.»
Revue de presse UNIL 7 janvier 2025
6Jan2025
Politique des hautes écoles
«Les Jeunes PLR veulent que les universitaires remboursent le coût de leurs études»
Lors de leur assemblée des délégués en décembre dernier, les Jeunes libéraux-radicaux ont proposé une obligation de remboursement du coût des études des universitaires après ces dernières, pour les personnes dont l’impôt sur le revenu ne suffirait pas à couvrir les frais d’écolage. Cette revendication serait une réaction au fait que les personnes bien formées en Suisse travaillent de plus en plus à temps partiel. Elles gagnent ainsi moins d’argent qu’auparavant et paient donc moins d’impôts, impôts censés financer indirectement leurs études supérieures. En plus d’économiser de l’argent public, cette proposition réparerait une inégalité vis-à-vis des apprenti·es qui, dès leurs 18 ans, financent des formations dont ils·elles ne bénéficieront pas (Forum).
Pour Jonas Lüthy, président des Jeunes PLR, cette proposition n’empêcherait pas les personnes ayant des moyens modestes d’entreprendre des études, «au contraire, étant donné que les paiements rétroactifs n’interviennent qu’après». Cette proposition renforcerait pourtant les inégalités sociales, affirment des chercheur·euses en sociologie de l’éducation, car «les femmes souffriraient de manière disproportionnée d’une telle obligation de remboursement, car elles s’occupent plus souvent de la garde des enfants et travaillent donc plutôt à temps partiel» (24 heures).
De plus, il ne suffirait pas de «considérer les investissements dans la formation uniquement sous l’angle des recettes fiscales» (24 heures) mais de voir le remboursement également dans les bénéfices sociétaux du travail qu’effectuent les gens à la fin de leurs études (Forum).
Selon Matthias Aebischer, conseiller national socialiste, «les crèches sont si chères en Suisse que cela conduit à davantage de travail à temps partiel. C’est plutôt là qu’il faudrait agir.» (24 heures)
Cette proposition de remboursement s’inscrit parmi dix revendications du parti sur la formation. La manière dont cette proposition sera amenée dans l’arène politique n’a pas encore été définie. Des discussions sont en cours dans le parti.
La Suisse réintègrera Horizon Europe
Le pays revient dans le programme européen de recherche Horizon Europe dès le 1er janvier 2025. (Frapp)
«L’arrangement transitoire [entre la Suisse et l’Union européenne] dans le domaine de la recherche et de l’innovation permettra aux acteurs en Suisse dès janvier 2025 «d’accéder à presque tous les appels d’offres d’Horizon Europe, du programme Euratom et du programme Digital Europe». […] Quant à la réintégration à Erasmus+, l’instrument de l’UE dédié à la mobilité des étudiants et des enseignants, elle serait envisageable à partir du 1er janvier 2027, à condition que les moyens financiers nécessaires soient alloués par le parlement.» (Le Temps)
Interview du président sortant de l’EPFL
«À l’heure du bilan, Martin Vetterli […] parle de son arrivée à la présidence, de la période de confinement, de l’IA et de l’augmentation de la taxe universitaire pour certains étudiants.»
Quel est le rôle de l’EPFL dans la livraison de drones tueurs à l’Iran?
La start-up Illumove SA basée sur le parc d’innovation de l’EPFL, aurait, selon la justice américaine, permis à un ingénieur iranien de contourner des restrictions à l’exportation ainsi que des sanctions américaines concernant le transfert de technologies et de biens. Du matériel utilisé pour la construction de drones à des fins militaires est concerné. Selon Emmanuel Barraud, porte-parole de l’EPFL, l’ingénieur iranien a travaillé comme chercheur postdoctoral à la haute école et a créé son entreprise en 2019. L’EPFL l’a ensuite aidé à établir son entreprise sur le parc d’innovation, avant que l’Iranien ne quitte l’EPFL en 2022. Illumove est aujourd’hui pourtant toujours active selon le registre du commerce et son adresse se trouve dans le parc d’innovation. Le porte-parole de l’EPFL déclare toutefois qu’à sa connaissance, le parc d’innovation avait résilié le contrat de location avec l’entreprise ou était sur le point de le faire, et il n’y a pas de raison pour que l’EPFL surveille ou contrôle Illumove, puisqu’elle n’a pas conclu de partenariat avec l’entreprise.
Les conséquences de cette affaire sont la modification et le renforcement de la procédure de participation au parc d’innovation, ainsi que la révision des conditions d’admission des étudiant·es et des chercheur·euses. Cela se fera de la même manière qu’à l’ETHZ, qui a intensifié son contrôle des chercheur·euses en octobre dernier, avec quelques particularités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 janvier 2025
24Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 décembre 2024
23Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presseUNIL 23 décembre 2024
20Déc2024
Politique des hautes écoles
Le budget fédéral 2025 supplémente les domaines des hautes écoles et de la recherche
Le parlement a voté le budget fédéral 2025 pour un total de plus de 85 milliards de francs. Dans les domaines des hautes écoles et de la recherche, les détails des suppléments s’établissent ainsi : écoles polytechniques fédérales (+12,5 millions), universités (+8 millions), hautes écoles spécialisées (+6 millions) et institutions pour la recherche (+3 millions).
Les principaux autres domaines bénéficiant d’augmentations budgétaires sont l’armée et le monde agricole. Les groupes essuyant les plus grandes pertes budgétaires sont l’asile, la coopération internationale et l’administration fédérale.
Protestation contre l’augmentation de la taxe semestrielle à la HETS (GE)
Lundi 16 décembre, une centaine d’étudiant·es de la Haute Ecole de travail social (HETS) ont manifesté dans le hall de leur établissement, en faisant grève durant des heures de cours. Ils·elles protestaient contre l’augmentation de leur taxe semestrielle (de 500 à 700 francs, jusqu’à 1050 francs pour les étranger·ères). La direction de l’établissement s’est montrée encline à discuter avec les étudiant·es, quand bien même la décision a été prise au niveau global des hautes écoles romandes.
«La hausse des taxes universitaires reflète un désengagement croissant des autorités publiques, et pas un investissement sur l’enseignement», affirme une représentante des étudiant·es. Proportionnellement au budget des institutions, la plus-value que dégagerait une telle mesure reste minime, ont avancé plusieurs soutiens ayant fait le déplacement lundi (Le Courrier).
«Le secteur est déjà sujet aux arrêts maladie et aux burn- out. Alors si les étudiants doivent travailler encore plus à côté de leurs études pour les financer, ils arriveront déjà stressés et épuisés sur le marché du travail. Le calcul n’est pas bon.» pointe Benoît Besnard, coprésident de l’association des étudiants de la HETS, l’ADES (Tribune de Genève).
Les étudiant·es envisagent de poursuivre leur mouvement après les Fêtes (Tribune de Genève).
Plaidoyer contre une hausse des taxes d’études à l’Unifr
La rectrice de l’Université de Fribourg, Katharina Fromm, a déclaré ouvertement dans les colonnes de La Liberté et des Freiburger Nachrichten son opposition au projet de doublement des frais de scolarité afin d’alléger le budget fédéral (rapport Gaillard, actuellement en discussion à Berne).
«Des frais de scolarité plus élevés représenteraient un fardeau financier considérable pour un nombre croissant d’étudiants et pour leurs familles. […] [Ils] accentue[nt] les inégalités sociales et la polarisation de la société, ce qui mènerait à moins de mixité sociale dans les universités et pourrait simplement rendre plus difficile l’accès des groupes défavorisés à l’enseignement supérieur. […] Le fait que moins de personnes aient accès à l’enseignement supérieur peut avoir un impact négatif sur l’économie, car une main-d’œuvre bien formée et diversifiée est essentielle à l’innovation et à la croissance économique, deux facteurs clés pour le succès de la Suisse.»
L’Unil dans les médias
Nouvelle Rectrice ou nouveau Recteur UNIL 2026-2031
Revue de presse UNIL 20 décembre 2024
19Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2024
18Déc2024
Politique des hautes écoles
Des activistes perturbent une table ronde à l’université de Zurich
Lundi (16.12.) à l’Université de Zurich, une table ronde sur le sujet «Quand une critique d’Israël est-elle antisémite ?» a été interrompue par cinq activistes activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes pendant plusieurs minutes. Selon le journal juif Tachles, il s’agissait de propos «anti-israéliens» notamment pendant les interventions de Ralph Friedländer, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). Le modérateur de la conférence et le personnel de sécurité sont intervenus pour mettre fin à la perturbation. Les déclarations ont d’abord continué et une vingtaine de personnes ont quitté l’amphithéâtre. La table ronde a ensuite pu se poursuivre conformément au programme.
«Cet incident est un nouvel exemple inquiétant des perturbations et des protestations qui ont lieu depuis un an dans les universités suisses autour des thèmes d’Israël, de la Palestine, de Gaza et du Proche-Orient», a déclaré la FSCI, appelant aux universités de bannir ces formes de protestation «déconstructives, radicales et menaçantes» de l’espace académique.
Lundi après-midi également, un cours à l’université de Lucerne a dû être terminé plus tôt, à titre préventif, et le professeur a dû être accompagné vers la sortie. «Ceci en relation avec la présence de quelques membres du groupe ‘Students for Palestine’ sur le site et des activités en ligne de leur côté», indique l’université de Lucerne.
Le Conseil fédéral veut diviser le paquet d’accords avec l’UE en plusieurs tranches
«Les négociations bilatérales avec l’Union européenne avancent à grands pas. Selon plusieurs sources recoupées par SRF, le Conseil fédéral a décidé vendredi de découper le paquet d’accords bilatéraux à venir en quatre « tranches ». Le peuple pourrait donc être amené à se prononcer quatre fois.»
Faut-il venir du sérail académique pour diriger une université?
Parmi les deux candidatures retenues à l’Université de Neuchâtel figure celle d’un ancien politicien. Cela suscite la question générale : «Faut-il une solide expérience académique pour diriger une université?» Le Forum a invité pour ce débat entre Anne Donou, directrice régionale du cabinet de conseil Von Rundstedt, et Astrid Epiney, ancienne rectrice de l’Université de Fribourg.
Cette dernière insiste sur le caractère spécifique d’une université, dans laquelle la liberté académique joue un rôle important. Anne Donou, de son côté, juge que l’université est une institution comme une autre et que le choix dépend de la situation, qu’il s’agisse de rechercher la continuité ou le changement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2024
17Déc2024
Politique des hautes écoles
«En finir avec la neutralité scientifique»
«A-t-on le droit, lorsqu’on est scientifique, de s’engager dans le débat public ? A cette question devenue cruciale pour un nombre croissant de chercheurs, Sortir des labos pour défendre le vivant (Seuil, 72 pages, 4,90 euros), rédigé par une dizaine de membres du collectif Scientifiques en rébellion, apporte une réponse engagée, mais aussi argumentée. L’organisation, qui regroupe quelque 500 chercheurs de divers disciplines, alerte depuis 2020 sur l’urgence à lutter contre le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité.»
A l’EPFL, une volonté de mieux maîtriser l’IA pour l’éducation
«En 2024, deux enquêtes ont été menées à l’EPFL pour en savoir plus sur l’usage de logiciels d’intelligence artificielle générative (IAG) dans le cadre de l’éducation et des études. Côté enseignant, 61,5% des répondantes et répondants font usage de l’IAG, contre 79% côté étudiant. Si l’IAG est appréciée, il y a aussi un besoin de renforcer les compétences [pour] l’utiliser de manière plus efficiente dans le cadre éducatif.»
Université de Berne : nouvelle chaire de recherche sur les conséquences du changement climatique sur la santé
Grâce à un soutien de deux millions de francs de la société coopérative la Mobilière, l’Université de Berne ouvre une nouvelle chaire de recherche alliant médecine préventive et sciences climatiques. Cette chaire, financée pour une durée initiale de 5 ans, s’interrogera sur les conséquences climatiques et la santé publique dans les espaces habités. Son but sera de définir de nouvelles stratégies de prévention et d’adaptation. «Grâce à l’approche interdisciplinaire à l’interface de la médecine préventive et des sciences climatiques, cette recherche est unique en Suisse», annonce la rectrice de l’Université de Berne Virginia Richter.
Des professeurs de l’Université de Bâle restent en poste malgré des cas de harcèlement sexuel
Il y a un peu plus d’un mois, un reportage de la SRF rapportait que deux professeurs accusés d’agressions sexuelles en 2018 et 2019 auraient été protégés par l’Université de Bâle. Il y a quelques jours, des activistes du groupe Revolutionäres Antipatriarchales Bündnis Basel (RAB) ont accroché des affiches avec les noms et les visages des professeurs concernés. Ils·elles manifestent ainsi leur désaccord avec la politique de l’Université, qui a laissé en poste les deux professeurs, moyennant un avertissement et une menace de licenciement.
En tant qu’«institution de droit public», l’université n’a pas de liberté de licenciement comme dans le secteur privé, explique la vice-rectrice de l’université Nadja Braun-Binder (Basler Zeitung). La vice-rectrice ajoute «de mon point de vue, dans les deux cas, l’université n’avait pas du tout la possibilité juridique de licencier les professeurs».
Les identités des professeurs étant désormais connues de nombreux·ses étudiant·es suite à l’action d’affichage, leurs cours sont dorénavant parfois boycottés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 décembre 2024
16Déc2024
Politique des hautes écoles
Coupes budgétaires pour les universités madrilènes
Sous l’impulsion de la présidente Isabel Díaz Ayuso, le financement public des 5 universités publiques de la région de Madrid a très fortement été réduit. «Depuis quinze ans, le financement des universités publiques a chuté de 35%» dénonce Juan Ignacio Varela, professeur à la Complutense, université prestigieuse de Madrid, et député de Mas Madrid. Contrainte de réduire ses dépenses, son université paie, par exemple, nombre de ses «professeurs associés» moins de 1000 euros par mois. Les 5 recteurs ont appelé à l’aide pour la «survie» de leurs universités. La région de Madrid leur a alors accordé une augmentation budgétaire de 47 millions d’euros, un montant qu’ils jugent toutefois «insuffisant», réclamant 200 millions d’euros. «La dynamique est idéologique. On désinvestit dans le public pour favoriser le privé», dénonce la professeure de sociologie de l’éducation Maria Fernández Mellizo Soto. Comme justification, la présidente de Madrid déclare qu’elle ne peut pas «défendre les universités publiques qui sont un lieu d’endoctrinement du gauchisme».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 décembre 2024
13Déc2024
Politique des hautes écoles
Neuchâtel: La candidature d’un politicien au recorat suscite le débat
Dans la sélection du futur recteur·rice de l’Université de Neuchâtel, il ne reste plus que le dossier de l’ancien conseiller d’Etat socialiste Laurent Kurth, sans expérience dans le monde académique, et celui du vice-recteur Martin Hilpert sur la table du conseil de l’Université, présidé par l’ancien conseiller aux Etats socialiste Didier Berberat, qui s’est récusé. Le président cantonal du parti Vert’libéral, Maxime Auchlin, a réagi jeudi sur Facebook en évoquant «un pur scandale bien typique de la République des copains dans le canton de Neuchâtel». Contacté, il s’étonne qu’une personnalité dont le CV ne correspond «pas du tout aux critères attendus» se retrouve à ce niveau de la procédure. Il continue: «Dans un rapport rendu l’an dernier en commission sur l’université, nous soulevions aussi un manque de gouvernance dans l’institution et des questions sur son autonomie vis-à-vis du politique. L’éventualité de la nomination à un tel poste d’un conseiller d’Etat tout juste «retraité» est profondément problématique!»
Un doctor honoris causa pour un chercheur de l’Université hébraïque de Jérusalem
La revue juive Tachles salue la décision de l’Univeristé de Berne d’honorer un archéologue d’Israël: «A une époque où les appels au boycott de la coopération avec les institutions israéliennes se multiplient, cet hommage et les propos clairs de la rectrice de l’université Virginia Richter sont remarquables. […] Au lieu d’un unilatéralisme doctrinal, l’université mise sur la différenciation et la polyphonie afin de favoriser la coopération et de répondre aux défis actuels»
Sur la confiance dans le dialogue sur le conflit au moyen-orient
L’article de Bajour traite de la conférence sur le conflit au moyen-orient qui a eu lieu à l’université de Bâle ce mercredi (11.12.2024). Le journaliste David Rutschmann estime que ce qui y a été discuté n’est pas le dialogue que les occupant-es des universités ont souhaité : Leur dialogue porte sur le boycott académique d’Israël et cela «n’a jamais été une option pour la direction de l’université de Bâle». La rectrice n’était pas présente sur le podium. «Le silence de la direction de l’université m’affecte», dit une étudiante. Selon le journaliste, cette déclaration met en évidence une perte de confiance insidieuse contre l’institution, où certain-es personnes se sentent ignorées : «Les expériences vécues par les manifestants – dont certains ont été expulsés deux fois par la police – n’ont jamais été traitées.»
«Le wokisme rejette l’ordre politique libéral»
La revue juive interroge Jonas Follonier, auteur du livre «La diffusion du wokisme en Suisse». Celui-ci affirme: «une partie conséquente des élites médiatiques, universitaires et culturelles ont déjà été gagnés par cette idéologie. Il ne faut pas avoir peur du combat culturel.» Par ailleurs, «l’occupation illégale des universités de Lausanne et de Genève au printemps dernier constitue un épisode scandaleux, aggravé par le laxisme des dirigeants des universités.» Il estime : «Au nom de l’antiracisme, ces militants islamo-gauchistes basculent dans l’antisémitisme !»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2024
12Déc2024
Politique des hautes écoles
La HES-SO priée de se passer de l’écriture inclusive
Une large majorité du Grand Conseil valaisan a voté en faveur de l’interdiction de l’écriture inclusive dans les communications officielles de la HES-SO Valais/Wallis. Les étudiant·s également ne pourront plus se voir obligé·es de l’utiliser. Cette décision, adoptée par 85 voix contre 38, a fait suite au dépôt, mi-juin, d’un postulat dénonçant cette «dérive idéologique».
Le projet «UZH Accessible»
Le projet « UZH Accessible » étudie actuellement l’accessibilité des applications web de l’UZH par des personnes malvoyantes ou aveugles. Au cours des cinq prochaines années, l’UZH souhaite améliorer l’e-Accessibility dans toute l’université dans le cadre de ses priorités. Une partie de la mise en œuvre sera assurée par les services centraux de l’UZH, l’autre partie par les facultés et les instituts. Il sera également nécessaire de mieux sensibiliser et former les fournisseurs de solutions numériques et les gestionnaires de contenu pour les sites web ainsi que les enseignants à la création de documents accessibles.
Rendre la science accessible est une question de droits de l’homme : L’appel d’un scientifique en faveur de l’inclusion
«Dans cet éditorial, le Dr Mahadeo Sukhai, premier généticien aveugle congénital au monde, revient sur son parcours de scientifique handicapé, soulignant la nécessité urgente de faire du droit de participer à la science et d’en tirer profit une réalité universelle et un droit de l’homme.»
«Professeur·es boursiers FNS : une contribution majeure à la relève académique»
«Entre 2000 et 2018, 730 chercheuses et chercheurs hautement qualifiés ont obtenu un subside de professeur·e boursier FNS. Notre analyse révèle que cet instrument d’encouragement a permis de faire progresser leur carrière. […] Depuis l’année 2000 et l’octroi des premiers subsides, 577 des 730 scientifiques encouragés ont trouvé un poste de responsable de recherche dans les milieux universitaires, la plupart en tant que professeur·es permanent·es.»
Université de Saint-Gall : ces étudiant·es spécialisé·es dans le conseil en développement durable
Dans le cadre d’un travail bénévole, des étudiant·es de la HSG (Université de Saint-Gall) de l’association Student Impact soutiennent des entreprises dans leur transformation durable. Comme la technologie joue un rôle de plus en plus important dans ce processus, les étudiant·s de la HSG s’associent désormais à des étudiant·s de l’ETH.
Des divers alumni Student Impact, qui sont dans la vie active, forment en outre les membres actuels dans le cadre d’un programme de mentorat interne. Cela comprend également une table ronde sur la carrière, au cours de laquelle les ancien·nes étudiant·es parlent de leurs expériences dans le monde du travail.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 décembre 2024
11Déc2024
Politique des hautes écoles
«L’ex-conseiller d’Etat Laurent Kurth est bien placé pour devenir recteur de l’Université de Neuchâtel»
«Un politicien sans expérience académique comme recteur: cette première suisse pourrait devenir réalité à Neuchâtel. Selon des informations du Pôle enquête de la RTS, le socialiste Laurent Kurth figure sur le ticket final discuté à l’interne.»
«Climat de la peur» pour les juifs et juives
Le journaliste Sebastian Briellmann regrette que l’association d’étudiant-es zurichoises ait quitté l’association fédérale UNES : «entre autres parce que cette dernière a eu l’audace de critiquer l’ambiance générale et une revendication de Zurich – le boycott partiel des universités israéliennes. Cela fait déjà six mois, mais les effets se sont manifestement fait sentir pendant si longtemps que les représentants des étudiants zurichois ne supportent plus de faire partie de cette association.La raison de ce malaise persistant est également la gestion du conflit au Proche-Orient. Les étudiants zurichois déplorent qu’il ne soit plus possible de discuter de sujets « difficiles et controversés » à l’université, que les opinions soient «réprimées» et que «la thématique» soit réduite par crainte de «reportages négatifs». Ainsi, l’université n’assume pas ses responsabilités.»
Le journaliste estime que ces propos sont grotesques : «Les rectorats ont laissé beaucoup de place aux occupants. Ils ont fait preuve de compréhension et de dialogue. Ils ont proposé des délais raisonnables avant d’évacuer les lieux. Les étudiants ont été libérés. Il en a été autrement pour les étudiants juifs.» Il évoque un «climat de la peur», notamment à l’Université de Bâle [NZZ du 27.11.2024], la pensée «en noir et blanc» des études postcoloniales et des « apologistes complaisants de l’islamisme». «Qu’est-ce qui leur manque ? Une section pour l’antisémitisme vivant ?»
Et il cite Zsolt Balkanyi-Guery, président de la Fondation contre le racisme et l’antisémitisme, qui disait dans un article NZZ du 12.03.2024 : «Les actions qui découlent d’un wokisme presque totalitaire sont rapidement antisémites. Ces matières prétendent défendre le bien et améliorer le monde. Cela conduit à un rétrécissement de l’éventail des opinions et fait de l’université un lieu d’idéologie.»
Et revenant sur la sortie de l’association zurichoise de l’UNES, Sebastian Briellmann déduit que la pensée dominante dans les universités est woke et antisémite, et de manière prononcée dans les sciences humaines. «Une évolution dangereuse.»
L’EPFL instaure un plafond pour les admissions en première année
«Face à l’afflux croissant d’étudiantes et étudiants, l’EPFL limitera les admissions en première année de bachelor à 3000, dès 2025. Les Suisses resteront admis sans restriction.» (20 minutes)
Cette restriction fait suite à un nombre toujours plus croissant d’étudiants choisissant l’EPFL pour leur parcours universitaire, alors que les ressources financières diminuent et que les ressources humaines s’épuisent. (Le Temps)
L’Université de Bâle ose le discours sur le conflit dans le moyen-orient «dans un cadre ordonné»
Après les occupations, l’Université de Bâle a commencé le semestre d’automne sans proposer de cours sur le conflit et la guerre au Proche-Orient dans son programme. La planification avait été faite à trop court terme et diverses manifestations avaient été promises pour le semestre de printemps 2025.
C’est désormais chose faite : la première manifestation publique sera axée sur le thème «Qu’apporte la science à la compréhension du conflit au Proche-Orient» et aura lieu le 11.12.2024.
Le porte-parole de l’université, Matthias Geering, déclare : «Il est l’intention de la direction de l’université que la guerre au Proche-Orient soit discutée à l’université de Bâle. Mais le débat doit être mené de manière académique – en sachant qu’il existe des positions très différentes, même au sein de l’académie. C’est justement pour cela qu’il est important que ce discours soit mené dans un cadre ordonné».
Par rapport à l’ambiance dans l’université, Falestin Naïli, professeure assistante au département d’études du Moyen-Orient dit: «[…] de manière générale, j’ai l’impression que dans de nombreuses régions d’Europe, les universités souffrent beaucoup de la pression que la politique – et parfois aussi les médias – exercent sur elles. Pourtant, le rôle de l’université est bien de créer, en dehors des dynamiques partisanes et idéologiques, un espace pour des débats politiques exigeants et de remplir ainsi sa mission de garant de la liberté intellectuelle ». C’est le défi que l’université s’apprête à relever avec cette tribune publique.
Laurent Goetschel, politologue et directeur de l’insitut Swisspeace, compare la situation actuelle de la science avec l’époque de la pandémie de Corona. «La situation exacerbée peut aussi être un fardeau pour les universitaires qui se penchent sur le sujet». En effet, ils et elles n’ont pas réponse à tout, même si c’est une attente qu’une partie du public a envers eux (ou elles), mais «Nous espérons néanmoins pouvoir contribuer à situer les événements».
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- rôle des universités
- conflit israélo-palestinien
L’Unil dans les médias
«Les profs propalestiniens de l’Uni de Lausanne ripostent face au rectorat»
«Mis sous pression par le rectorat, les professeurs apparus en première ligne des mobilisations propalestiniennes du printemps dernier à l’Université de Lausanne (Unil) lancent la riposte. Une nouvelle association s’apprête à voir le jour à l’initiative d’un «collectif informel» d’enseignants de l’Unil et de l’EPFL, a appris watson.»
Revue de presse UNIL 11 décembre 2024
10Déc2024
Politique des hautes écoles
L’Institut suisse de droit comparé risque une coupe financière
«Le parlement fédéral pourrait réduire le budget de l’Institut suisse de droit comparé, à Dorigny. La nouvelle directrice, Nadjma Yassari, monte au créneau.»
Israël: «La science au service du militaire»
«Ni les universités suisses ni les médias n’ont jusqu’à présent discuté en détail de la manière dont les hautes écoles israéliennes sont impliquées dans l’armée, l’industrie de l’armement et les actions de l’État contraires au droit international – malgré une documentation complète par des scientifiques palestinien·ne·s et israélien·ne·s.», écrit le journaliste d’investigation Jan Schuller. «Les universités israéliennes soutiennent activement la politique des colons israéliens, l’occupation militaire et l’apartheid.»
Il évoque la demande de certain·es étudiant·es de l’Université Berne, critiques face à la guerre de Gaza, que leur université mette fin à l’accord d’échange avec la Hebrew University of Jerusalem et à la coopération avec l’Université de Haïfa – car ces coopérations contribuent à normaliser les actions de ces institutions.
«Depuis que la CIJ [Cour internationale de Justice] a déclaré illégale l’occupation de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est en juillet, même les experts de l’ONU demandent aux États membres de l’ONU de revoir leurs liens académiques avec Israël. Lorsque les rectorats suisses tentent de faire taire les voix critiques qui attirent l’attention sur le scolasticide et la coopération entre les universités israéliennes et l’armée, ils se rendent coresponsables.»
- mobilité scientifique
- engagement politique
- collaboration hautes écoles – militaire
- rôle des universités
- recherche – éthique
- mobilité étudiante
- transfert de technologie
- politique – Israël
- conflit israélo-palestinien
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 décembre 2024
9Déc2024
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli s’oppose à une augmentation générale des taxes d’études
Karin Keller-Sutter, Conseillère fédérale en charge des finances, a commandé un rapport analysant le budget fédéral en vue d’un potentiel d’économies auprès d’un groupe d’experts dirigé par Serge Gaillard, ancien directeur de l’Administration fédérale des finances. Celui-cci recommande un quadruplement des taxes d’études pour les étudiant-es étrangers-ères du domaine des EPF et que ces frais soient également doublés pour les étudiant-es de Suisse.
Le président de lEPFL, Martin Vetterli, estime que sous cette prémisse du «financement par l’utilisateur» du domaine des EPF, avancé par le rapport, le système éducatif suisse serait mis sens dessus dessous. «Celui qui utilise un tel terme part du principe que les étudiants sont des générateurs de coûts. Jusqu’à présent, la Suisse les considérait comme un potentiel». La formation deviendrait ainsi un bien de luxe, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Selon Martin Vetterli, «cela a conduit à l’élection de candidats populistes. Est-ce cela que nous voulons ?»
L’économiste libéral Reiner Eichenberger, de son coté, qualifie le financement des études d’«inefficace», «nécessitant une réforme» et plaide pour que tous les étudiant-es, d’ici et d’ailleurs, supportent la même part des coûts réels.
Négociations budgétaires avec l’Union européenne
L’article du Freiburger Nachrichten / Schweiz am Wochenende traite les négociations en cours entre la Suisse et l’Union européenne. Les futurs paiements de cohésion ou les contributions que la Suisse devra verser pour avoir accès au programme de recherche de l’UE sont sur la table. Il s’agit de centaines de millions de francs: environ 725 millions de francs par an pour Horizon Europe et 187,5 millions de francs par an pour Erasmus+, frais d’accès inclus.
FNS: Élection du nouveau Conseil de la recherche et passage de témoin à la Présidence
«Une étape majeure a été franchie dans le projet de réorganisation du Fonds national suisse. Le Conseil de fondation [du FNS] a élu le nouveau Conseil de la recherche, qui entrera en fonction le 1er avril 2025.» Torsten Schwede [profil sur X, bluesky], ancien vice-recteur à la recherche de l’Université de Bâle, succèdera à Matthias Egger comme président du Conseil de la recherche le 1er janvier 2025.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 décembre 2024
6Déc2024
Politique des hautes écoles
Domaine des EPF : Restructuration, mesures face aux coupes budgétaires, et une nouvelle stratégie pour la diversité
Le Domaine des EPF a pris une décision de principe sur le projet de développement organisationnel «FIT for the future, «pour pouvoir agir de la manière la plus agile et la plus flexible possible et aborder rapidement de grands thèmes nouveaux, tels que la numérisation, l’intelligence artificielle, la santé ou encore les questions énergétiques et environnementales. […] Pour les partenaires économiques, scientifiques et ceux issus de l’administration, l’accès aux institutions du Domaine des EPF sera rendu plus aisé, ce qui est aussi favorable au renforcement de la collaboration.»
Un autre point évoqué est la Stratégie des genres 2021-2024 en vigueur au sein du Domaine des EPF, qui est remplacée par la Stratégie pour la diversité, l’égalité et l’inclusion 2025-2028. Pour améliorer l’équilibre des genres, cette stratégie prévoit l’introduction d’un taux de nomination de femmes au sein du corps professoral de 42%
Pour faire face aux coupes budgétaires dans le domaine des EPF, ce dernier va devoir renoncer à différents projets et en reporter d’autres. Et au WSL, par exemple quelque 30 postes devraient être supprimés, ce qui correspond à près de 10% du personnel fixe. Par ailleurs, «l’ETH Zurich ne sera pas en mesure d’augmenter le nombre de chaires professorales malgré la forte croissance des effectifs étudiants».
Concernant les taxes d’études, le Conseil des EPF a décidé de tripler les taxes d’études des étudiant-es étrangers-ères à partir du semestre d’automne 2025 et précise: «Une réglementation transitoire permettra aux étudiantes et étudiants déjà immatriculés au sein d’une EPF de terminer leur bachelor ou leur master avant que leurs taxes d’études ne soient triplées.»
Le chef de la recherche sur l’IA au sein d’Apple nommé professeur à l’EPFL
Les étudiant·s zurichois·es quittent l’association faîtière VSS
L’Association des étudiant·es zurichois VSUZH quitte l’organisation faitière UNES à cause de différents autour de sa position en faveur d’un boycott partiel (SRF) des universités israéliennes.
La sortie est considérée comme temporaire et doit être réévaluée à la fin de l’année 2025 afin de discuter d’une éventuelle réintégration. L’association zurichoise critique un manque de professionnalisme de l’association nationale des étudiant·es et elle aurait souhaité plus de soutien («Rückendeckung») lors des manifestations pro·palestiniennes. (SRF à partir de 05:26).
Dans un communiqué, l’association zurichoise regrette: «Par crainte d’une couverture médiatique négative et pour ne pas se voir reprocher d’être partial, le sujet autour du conflit au Proche-Orient est maintenu à un minimum («klein gehalten») à l’université. On peut se demander si l’on souhaite laisser ces débats importants aux chambres d’écho des médias sociaux.»
Selon la NZZ, l’association zurichoise aurait revendiqué en mai un boycott intégral des institutions israéliennes, pendant que l’UNES souhaite une approche différenciée de la question, estimant que les coopérations dans les domaines non militaires, par exemple, sont toujours les bienvenues. Et l’Université de Zurich semble suivre une stratégie mixte: d’un coté elle avait interdit une exposition sur le conflit israélo-palestinien, parce que celle-ci ne répondait pas, à ses yeux, à des exigences scientifiques et n’était pas équilibrée. De l’autre coté, elle cherche le dialogue et a offert à l’association d’étudiant·es zurichois·es le financement d’un «état-major pour des conflits géo-politiques» à CHF 7’000 par an.
Les Vaudoises et Vaudois se prononceront sur une baisse d’impôts de 12%
«Le peuple vaudois se prononcera l’année prochaine sur l’initiative des milieux économiques qui demande une baisse d’impôts de 12%. A l’instar du Conseil d’Etat, le Grand Conseil a refusé le texte mercredi. Le peuple aura donc le dernier mot. Le gouvernement lui oppose un contre-projet indirect avec différents allègements fiscaux.»
Le coût de l’initiative 12% est évalué entre 530 et 550 millions de francs par année.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2024
5Déc2024
Politique des hautes écoles
Actionuni s’oppose à la réduction du budget des bourses d’excellence
Actionuni, organisation faitière du corps intermédiaire des universités, EPF, HES et HEP suisses, a écrit à la Commission des finances du Parlement suisse pour leur faire part de leurs inquiétudes concernant la réduction du budget des bourses d’excellence du gouvernement suisse et ses conséquences pour les chercheurs bénéficiaires et pour le paysage suisse de la recherche.
«Le budget prévu pour les bourses dans le plan financier 2026-2028 est presque divisé par deux, une mesure qui semble particulièrement drastique.»