«Le 14 mars 2025, le Conseil fédéral a examiné le rapport de gestion et le rapport financier du Conseil des EPF pour 2024 concernant le domaine des EPF. Le nombre d’étudiants et de doctorants a augmenté de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Les sciences de l’ingénieur restent le domaine d’études le plus représenté avec près de 11 000 étudiants et doctorants. À quelques exceptions près, les objectifs fixés pour le domaine des EPF ont été atteints.»
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14Mar2025
Politique des hautes écoles
Une lettre ouverte en faveur d’un soutien massif européen à la recherche et l’innovation
Dans une lettre ouverte publiée le 12 mars, les principales institutions scientifiques européennes s’unissent pour demander un programme-cadre solide pour la recherche et l’innovation. [Les associations suisses n’ont pas pris position.]
La NASA annonce la fermeture de deux départements et du bureau du scientifique en chef
Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
L’Unil dans les médias
Lettre ouverte à la Direction de l’UNIL
La British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES), la Société des études sur le Moyen-Orient et le Mondes musulmans (SEMOMM) et la Società per gli studi sul medio oriente (SeSaMo) ont redigé une lettre ouverte à Frédéric Herman, recteur de l’Univerisité de Lausanne, pour exprimer leur profonde inquiétude quant au traitement réservé au professeur Joseph Daher. «Nous comprenons que le Prof. Daher a été soumis à une procédure arbitraire par le rectorat de l’Université de Lausanne (UNIL), conduisant au non-renouvellement de son contrat (signé en mai 2024) en tant que professeur invité pour le semestre de printemps 2025. […] Les mesures prises par la direction de l’UNIL semblent s’inscrire dans la longue série d’attaques nationales et internationales contre la liberté de penser, d’enseigner, de rechercher et d’apprendre qui ont affecté et continuent d’affecter les enseignants, les chercheurs et les étudiants. Elles menacent les droits démocratiques fondamentaux de tous. En conséquence, nous exigeons la réintégration immédiate de notre collègue le Prof. Daher dans son enseignement et ses fonctions au sein de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL.»
Revue de presse UNIL 14 mars 2025
13Mar2025
Politique des hautes écoles
Portrait de Patrick Bodenmann, vice-doyen Enseignement et diversité à la FBM
«Les doyens passent, Jean-Daniel Tissot, Manuel Pascual, et Patrick Bodenmann reste : il a conservé son rôle à la tête du dicastère Enseignement et diversité, qui chapeaute les cinq écoles de la FBM, avec la prise de fonction de Renaud Du Pasquier en 2024. Une façon de marquer la continuité dans un secteur particulièrement sensible pour la faculté, notamment au moment où la filière de médecine est mise sous pression.»
- relève scientifique
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- direction des hautes écoles
- égalité
L’arrestation d’une figure étudiante pro-palestinienne provoque l’indignation aux Etats-Unis
Le classement mondial des universités QS par matière (2025)
Le classement mondial des universités QS par matière 2025 comprend 55 disciplines réparties dans 5 grands domaines. La comparaison est faite parmi plus de 21’000 offres académiques, dans plus de 1’700 universités de 100 pays et territoires.
«La Suisse jouit d’une bonne réputation parmi les employeurs et se caractérise par une forte attractivité […] [Le pays] compte 234 entrées spécialisées dans le classement. Parmi celles-ci, 13% augmentent, 44% diminuent, 34% restent inchangées et 22 sont nouvelles. Dans les domaines spécialisés larges, la Suisse compte 32 entrées. 56% augmentent, 25% diminuent, 13% restent stables et deux sont nouvelles.» La Suisse se place en première position dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de l’hôtellerie et des sciences de la terre et de la mer (prnewswire.com). «L’ETH apparaît comme la meilleure université suisse en sciences de la vie, et en médecine dentaire, deux universités suisses se retrouvent dans le top 10.» (medinside.ch)
«Il est frappant de constater que les facultés de médecine suisses ne brillent pas autant dans ce «concours de beauté» que les cliniques universitaires suisses dans le classement de «Newsweek»: l’USZ [Hôpital universitaire de Zurich], l’USB [Hôpital universitaire de Bâle] et le CHUV y sont récemment classés parmi les 15 meilleurs hôpitaux du monde. […] Cela indique que les points forts de notre pays se situent davantage dans le domaine clinique que dans la recherche et l’enseignement.» (medinside.ch)
- classement des hautes écoles
- médecine – recherche
- formation – doctorant·e·s
- classements des pays
- essais cliniques
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mars 2025
12Mar2025
Politique des hautes écoles
La Déclaration de Varsovie
«Les 10 et 11 mars 2025, la secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama a participé à la réunion informelle des ministres de la recherche des États membres de l’Union européenne (UE), à Varsovie. Dans le cadre de cette rencontre semestrielle, les débats politiques ont principalement porté sur la conception stratégique du prochain programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation (PC10), dont le lancement est prévu en 2028, ainsi que sur la compétitivité de l’UE. En marge de cette réunion, la secrétaire d’État Martina Hirayama a aussi mené des entretiens bilatéraux avec ses homologues de différents pays.»
Lors de la réunion, les ministres de la recherche de l’UE ont envoyé un «signal fort» avec la Déclaration de Varsovie: ils et elles souhaitent que le prochain programme-cadre, le FP10, soit un programme de recherche et d’innovation autonome et qu’l ne fasse pas partie d’un fonds de compétitivité européen plus large.
La NZZ dresse un bilan de la présidence de Joël Mesot à l’EPFZ
Le Conseil des EPF regrette la décision de Joël Mesot de ne pas accepter un troisième mandat et remercie le président de l’EPFZ pour son action fructueuse, saluant sa «vision stratégique et sa grande capacité de direction». L’organe de direction stratégique du Domaine des EPF met particulièrement l’accent sur le projet «rETHink», que M. Mesot a lancé peu après son entrée en fonction en 2019 et qui doit préparer la haute école à l’avenir sur le plan organisationnel et culturel. Ce projet a notamment permis de définir six valeurs fondamentales de l’EPF : responsabilité, ingéniosité, ouverture, respect, inclusion et compétence (dans le sens de «Befähigung» ou «empowerment»). Les thèmes du développement du personnel et du leadership ainsi que du transfert de connaissances et des relations économiques ont également été renforcés sous Joël Mesot. Et les événements suivants ont marqué la présidence: le licenciement d’une professeure accusée d’abus de pouvoir, de harcèlement et de népotisme, la pandémie de Covid-19 et les mesures d’économie annoncées par la confédération. Selon la NZZ, «ces dernières devraient toucher le Domaine des EPF moins durement que redouté.»
«Je reçois souvent des menaces de mort» : interview sur la controverse de l’origine du Covid-19
Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.
Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.
Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.
Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»
De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»
Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- médias et universités
- politique – Chine
- COVID-19
- expertise scientifique
«Le porte-parole du Hamas, al-Jazeera, forme des activistes suisses»
En août 2024, des activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes du monde entier se sont rassemblé·es à Istanbul pour une conférence organisée par le groupe «Global Student Movement for Palestine». Le but de la conférence était d’aider les étudiants et étudiantes à se mettre en réseau et à acquérir un savoir-faire pour l’organisation de manifestations anti-israéliennes. Des participant·es suisse·sses étaient présent·es à ce rassemblement qui unissait de nombreux·ses sympathisant·es du Hamas.
Par exemple, le journaliste qui enseigne aux activistes palestinien·nes comment mener des campagnes travaille pour l’Al Jazeera Media Institute, chaîne dont la couverture médiatique est «en accord avec la position politique de l’Etat du Qatar» et qui diffuse une propagande islamiste. «Comme le montre la conférence d’Istanbul […], l’empire médiatique qatari d’al-Jazeera ne fait pas qu’accompagner les violences du Hamas dans la bande de Gaza. Il veille également à ce que la propagande du Hamas soit diffusée en Europe et à ce que les opposants à l’organisation terroriste soient intimidés, les collaborateurs de la chaîne formant des activistes occidentaux à la protestation.»
Un jeune homme de l’Université de Zurich a participé à cette conférence. Étudiant en droit, il est engagé dans le groupe d’étudiant·es «Students for Palestine ZH». Des manifestations du groupe ont régulièrement lieu à l’Université de Zurich, à l’ETH, à la ZHdK et à la ZHAW.
La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) «prévient que le dialogue démocratique dans les universités suisses est menacé. Les professeurs et les étudiants, «surtout ceux d’origine juive», seraient intimidés par de telles actions. L’université est invitée à intervenir.» Actuellement, des actions se poursuivent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mars 2025
11Mar2025
Politique des hautes écoles
Publication du rapport «très réservé» de l’Unige sur son rôle dans le débat public
Après dix mois de travail de la part de onze enseignant·es, étudiant·es et externes, tous·les membres du comité scientifiques, l’Université de Genève publie son rapport sur le rôle de l’institution dans le débat public ainsi que sur l’impact que des considérations politiques pouvaient avoir sur des accords ou des partenariats scientifiques. La démarche avait été lancée suite à l’occupation propalestinienne d’Uni-Mail, en mai 2024.
Le rapport, publié hier, s’appuie sur le principe de «réserve institutionnelle», qui stipule que «les autorités universitaires ne se prononcent pas sur des questions sociales et politiques, sauf si celles-ci affectent directement leur mission». Quant aux accords de collaboration, «le comité scientifique défend [leur] maintien car ils sont des catalyseurs pour faire face aux enjeux mondiaux». La réserve du rapport ne semble toutefois pas avoir fait consensus au sein du comité scientifique, puisque de nombreux commentaires sont joints au rapport, insistant sur la nécessité de «mettre en œuvre une procédure d’évaluation chargée de réexaminer les accords de collaboration institutionnelle avec les universités et les centres de recherche impliqués dans des violations du droit international humanitaire et des droits humains».
La Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) dénonce ce rapport, le qualifiant de «lâcheté institutionnelle». Le journaliste du Courrier Roderic Mounir écrit : «Il est urgent de ne rien changer, mais la liberté d’expression doit être préservée. C’est en substance la conclusion du rapport du comité scientifique de l’université de Genève.» Une consultation aura lieu prochainement sur la base du rapport, a annoncé le rectorat de l’Université, ajoutant que «le rectorat prendra position à l’issue de cette consultation, le 24 avril prochain».
«Les diplômés à temps partiel dans le viseur des Jeunes PLR»
Plusieurs quotidiens régionaux romands traitent la proposition des Jeunes PLR (JLR), dévoilée en début d’année, de faire rembourser les coûts de formation à certain·es diplômé·es : «les diplômés des universités et des hautes écoles, dont l’impôt sur le revenu n’atteint pas un seuil à déterminer, en raison d’un travail à temps partiel, doivent avoir l’obligation de rendre une certaine somme. Les personnes qui se trouvent au-dessus de ce seuil ne doivent rien rembourser.» Les frais concernés représenteraient les participations annuelles de la Confédération et des cantons dans les revenus des hautes écoles. Le président des JLR Jonas Lüthy affirme que la somme économisée «peut atteindre potentiellement la totalité des financements étatiques des universités». Il suggère également que les économies qui résulteraient de la mesure conduiraient à des baisses d’impôts pour la population.
Interviewée, la professeur en sociologie de l’éducation à l’UNIL Gaële Goastellec, affirme que «cela revient à considérer que les études et les étudiants n’amènent rien au bien commun» et que «cette mesure amplifierait les inégalités sociales [et] aurait un impact sur les femmes» parce qu’elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. Elle ajoute que «cela revient à tenir les individus pour responsables du lien entre leur diplôme et la valeur économique qui y est associée sur le marché de l’emploi, ainsi que du dynamisme de l’emploi dans leur secteur» et précise qu’il y a une «confusion à demander à des diplômés de rembourser les coûts de fonctionnement d’une institution qui a beaucoup d’autres activités que la seule formation d’étudiants».
UniDistance cherche désormais un·e nouveau·elle recteur·ice
Un appel d’offres a été lancé en interne le 4 février et en externe le 6 février pour le poste de recteur·ice de l’UniDistance Suisse. Le poste est dorénavant conçu de manière à ce que les candidatures internes potentielles soient également abordées.
Depuis le licenciement, après 4 mois d’activité, de la rectrice Karin Moser, début 2024, l’institution avait renoncé à chercher immédiatement un·e successeur·e. Le professeur Nicolas Rothen, vice-directeur, a alors assuré l’intérim à la tête de l’institution. Un accent a ainsi pu être mis sur le développement stratégique de l’institution, avant de chercher un·e nouveau·elle recteur·ice. Selon le président du conseil de fondation Stefan Bumann, l’objectif reste l’accréditation en tant qu’université du canton du Valais en 2027.
«Stop aux économies sur le dos des étudiant·es»
Publiée dans les colonnes du Courrier, une lettre de Federico Di Napoli, étudiant et membre du comité exécutif de l’UNES (Union des étudiant·es de Suisse), «dénonce l’impact des politiques d’austérité sur la population étudiante, en proie à une précarisation croissante».
L’Unil dans les médias
«L’UNIL se couche devant l’extrême droite»
«En ne prolongeant pas le contrat du professeur Joseph Daher, en raison de son engagement en faveur du peuple palestinien, l’Université de Lausanne se place du côté des nouveaux maîtres du monde, dont l’avènement a été facilité, précisément, par de tels renoncements.»
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
Revue de presse UNIL 11 mars 2025
Interview du professeur Joseph Daher sur la répression de la liberté académique en Europe
Interviewé par Global Voices (communauté internationale et multilingue de blogueur·euses, journalistes, traducteur·ices, chercheur·euses et militant·es des droits de l’homme) suite au non-renouvellement de son contrat par l’UNIL, le professeur Joseph Daher partage son expérience en détaillant les événements qui ont conduit au non-renouvellement de son contrat et en explique les implications plus larges pour la liberté académique en Europe.
Joseph Daher affirme que «l’université a l’obligation de protéger ses employés contre les attaques publiques» et que cela n’aurait pas été fait dans son cas. Selon lui, cette répression ne venait pas seulement de l’extrème droite mais également de «l’autoritarisme néolibéral» pour «faire taire les dissident·es et de contrôler les récits».
«Il s’agit d’une tendance globale liée à un capitalisme en crise, à une crise des droits démocratiques et à un recul plus large des libertés. La Palestine joue un rôle clé dans cette répression. Elle a été instrumentalisée pour démanteler toute construction d’une alternative de gauche.»
«L’université n’est pas un espace neutre […] [elle] est un champ de bataille, tout comme d’autres secteurs de la société. Et c’est dangereux, car je crois que le rôle premier des universitaires devrait être de développer des connaissances critiques, de critiquer la société afin de l’améliorer, de défendre les droits démocratiques et sociaux.»
Joseph Daher accuse notamment les universités de ne pas «respecter leurs propres principes» en termes de liberté académique. «Il s’agit d’un précédent extrêmement dangereux pour l’avenir des universités et la production de connaissances critiques qui devraient être transmises aux étudiants et à la société en général.»
[Un certain nombre d’articles sur ce sujet a été publié sur l’entrée « Campus occupé: l’UNIL met fin au contrat d’un professeur” du 17.02.2025. L’affichage de la liste des articles nécessite un grand écran.]
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
10Mar2025
Politique des hautes écoles
France: Les universités préparent l’arrivée de chercheurs américains
««De nombreux chercheurs reconnus s’interrogent déjà sur leur avenir aux États-Unis», écrit Philippe Baptiste, ministre français chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un courrier adressé à l’Agence nationale de la recherche, aux organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm, etc.) et aux universités. Le ministre demande à ces organismes de lui faire parvenir leurs «réflexions, alertes, analyses et propositions concrètes en la matière, tant sur les technologies et champs scientifiques prioritaires que sur les dispositifs eux-mêmes à mobiliser ou à mettre en place».»
Donald Trump menace de couper 400 millions de dollars de financements à l’Université de Columbia
La semaine dernière, Donald Trump a menacé de couper les fonds à toute université autorisant «des manifestations illégales», promettant aussi d’expulser dans leur pays d’origine les étudiant·es étranger·ères «agitateur·ices». Dans ce cadre, l’administration Trump a annoncé vendredi la «suppression immédiate» de 400 millions de dollars (352,3 millions de francs suisses) de subventions fédérales à l’Université de Columbia. L’institution était, au printemps 2024, l’épicentre des manifestations propalestiniennes américaines.
«Ces suppressions représentent la première série d’actions et d’autres devraient suivre», ont écrit vendredi quatre agences et ministères fédéraux, dont ceux de la Justice et de l’Éducation, dans un communiqué qui dénonce «l’inaction face au harcèlement persistant des étudiants juifs».
Les conséquences seront ressenties «non seulement par les professeurs et les étudiants, mais aussi par tous ceux qui bénéficient de la recherche essentielle sur des maladies» et «d’autres problèmes de santé publique, menée à Columbia», a précisé la présidente de l’Association américaine des universités, Lynn Pasquerella.
«Mobilisation mondiale des scientifiques face aux attaques américaines contre la recherche»
Valais: Les hautes écoles disent non au plan fédéral d’économie
Dans un communiqué, les hautes écoles et institutions de recherche de niveau tertiaire valaisannes font part de leur inquiétude face au programme d’allègement budgétaire 2027 de la Confédération.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mars 2025
7Mar2025
Politique des hautes écoles
«La tolérance zéro contre le harcèlement ne suffit pas»
«Le directeur des HUG, Robert Mardini, veut opposer «une culture d’intégrité» au harcèlement sexuel et aux comportements inadéquats dont ont été victimes des collaborateurs de l’institution»
«La science est un pilier de la stabilité»
Des rassemblements sont prévus aujourd’hui aux Etats-Unis pour dénoncer les attaques de Donald Trump envers les scientifiques. Selon Julia Steinberger, contributrice du GIEC, la Maison-Blanche veut la peau de la démocratie
CLADS soutient la demande estudiantine d’un comité éthique compétent à l’EPFL
Le Collectif pour la Liberté académique, la Démocratie et la Solidarité (CLADS) exprime son soutien à la demande émanant d’étudiant·e·s de l’EPFL d’emboîter le pas à l’université de Lausanne en mandatant un rapport d’expert·e·s indépendant·e·s sur l’éthique des collaborations. «Une telle réflexion constituerait un premier pas essentiel pour garantir l’alignement de nos institutions académiques sur leurs valeurs fondamentales, le bien public, les droits humains et le droit international.»
- collaboration hautes écoles – militaire
- collaboration entre hautes écoles
- recherche – éthique
- éthique
- conflit israélo-palestinien
L’UNIGE et la Ville renforcent leur synergie
«Une nouvelle convention-cadre a été signée le 6 mars. Elle ouvre la voie à de nombreux projets entre l’Université et les musées et bibliothèques de Genève.»
La BCN verse 60 millions de francs pour deux projets neuchâtelois liés à la formation
«Le Banque cantonale neuchâteloise (BCN) met à disposition du Canton une contribution exceptionnelle de 60 millions de francs. Elle soutient ainsi deux projets, à savoir la construction d’un nouveau bâtiment destiné à l’Université de Neuchâtel ainsi que la rénovation et l’assainissement des bâtiments voués à accueillir la Haute Ecole Arc et le futur pôle Métiers du Temps/Times Arts au Locle.»
L’Unil dans les médias
L’UNIL intensifie sa lutte contre les violences en ligne
«Chaque année, la police cantonale vaudoise enregistre «une centaine» de plaintes liées au phénomène de la haine en ligne. Pour s’adapter à ce fléau, l’Université de Lausanne a présenté jeudi soir son plan d’action pour prévenir et lutter contre les violences en ligne. Ces mesures sont un renforcement du dispositif Aide UNIL, lancé il y a tout juste deux ans, en réponse à une enquête faisant état de 150 actes pénalement répréhensibles sur le campus. […] [L]’université ajoute à ce dispositif une task force pour traiter les situations, une veille sur les réseaux sociaux, ainsi que l’intégration de la thématique dans les formations obligatoires aux nouveaux membres du corps académique. Des ateliers consacrés à toute la communauté seront organisés dès la rentrée prochaine.»
Irene Becci: «La théologie, ce n’est pas que pour devenir pasteur, j’y tiens»
Irène Becci, «[l]a doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne réagit aux propos de l’ancien président des Eglises réformées romandes. Ce dernier reproche aux facultés de théologie de Genève et Lausanne de chercher à maintenir un monopole sur la formation des pasteurs.[…] Irène Becci affirme que la faculté forme des théologiens, qui peuvent s’engager dans diverses professions.»
Revue de presse UNIL 7 mars 2025
6Mar2025
Politique des hautes écoles
Budget fédéral et annonce de départ de Joël Mesot
A l’occasion de sa séance des 5 et 6 mars 2025, «le Conseil des EPF a procédé à l’allocation des fonds fédéraux pour l’année 2026, qui comprend les chiffres prévisionnels pour les années 2027-2029, ainsi qu’une allocation de ressources complémentaire pour 2025. Après deux années marquées par des mesures d’économie, le Parlement a relevé le Budget 2025 du Domaine des EPF. Cela permettra de compenser une partie de la coupe unique de 100 mio CHF dans le budget 2025 et d’affecter des fonds supplémentaires à la Swiss AI Initiative. […] Etant donné que la Confédération a clos son compte 2024 sur un résultat meilleur que prévu, il ne devrait pas y avoir de nouvelles coupes budgétaires en 2026.»
Le Conseil des EPF a également pris acte de la décision de Joël Mesot, président de l’ETH Zurich, de renoncer à un troisième mandat. Son mandat actuel s’achèvera fin 2026.
Christian Leumann : «Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035»
Du point de vue de l’ ancien recteur de l’Université de Berne, Christian Leumann, actuel président de la direction d’un hôpital universitaire, trois défis du paysage FRI peuvent être identifiés : l’influence politique croissante sur la liberté de la recherche, les perturbations géopolitiques et l’influence de l’intelligence artificielle (IA) sur la pratique de la recherche.
«La recherche est de plus en plus coûteuse, alors que les budgets disponibles sont limités. Il en résulte une pression croissante de la part des politiques pour cibler les thèmes de recherche en fonction de leur pertinence sociale ou économique immédiate. […] Cela menace d’éroder la liberté scientifique ancrée dans la Constitution, l’un des principes centraux de la réussite du siècle des Lumières, qui a permis la prospérité actuelle.»
Michael Hengarnter: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035
Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, estime que le succès «remarquable» de nos hautes écoles repose sur trois piliers : une ouverture internationale, une bonne gouvernance et un financement de base solide et stable. «Maintenir ces trois facteurs de succès est notre plus grand défi, car ils déterminent de manière décisive la pérennité et la compétitivité du paysage FRI.»
Par rapport à l’ouverture internationale, il évoque l’importance pour les hautes écoles universitaires d’attirer les meilleurs talents et de collaborer à l’international, mais aussi du défi du «numéro de haute voltige («Drahtseilakt») d’une part en protégeant la sécurité nationale et nos valeurs occidentales, d’autre part en assumant leur fonction très importante de bâtisseuses de ponts (au sens de «diplomatie scientifique») entre les pays et les cultures.»
Du point de vue de gouvernance, la complexité liée au grand nombre de lois sur les différents niveaux qui concernent les hautes écoles aurait des avantages mais «rend également l’optimisation de l’ensemble du système quasiment impossible. Chacun optimise, bien sûr, en premier lieu pour lui-même. Cela conduit malheureusement souvent à l’inefficacité, qui se fait douloureusement sentir, surtout en période de pénurie financière. La répartition des tâches, des compétences et des coûts, telle que décrite dans la LAHE, est-elle encore la meilleure recette pour l’avenir ? Ou est-il temps de mener une discussion fondamentale sur l’espace suisse des hautes écoles ? Je plaide pour cette dernière solution.»
Concernant la stabilité du financement, Michael Hengartner regrette les coupes budgétaires dans le domaine des EPF en 2025 de 5%, «de nouvelles réductions sont à craindre pour les années à venir. Parallèlement, la concurrence internationale s’intensifie. Des pays comme la Chine, notamment, investissent massivement dans leurs universités et leurs centres de recherche, ce qui augmente la pression sur les institutions suisses. L’époque où tout le monde pouvait se permettre de tout faire est révolue.»
- autonomie – hautes écoles
- diplomatie scientifique
- financement public
- politique – Suisse
- profil – universités
- profil – EPF
Parution de la revue Horizons du FNS
Alain Aspect: «Ça m’agace beaucoup quand on dit que la science, c’est le doute»
«Le physicien Alain Aspect, prix Nobel 2022, nuance dans La Matinale le rôle du doute en science. Il explique que si le débat est crucial lors de nouvelles découvertes, le consensus scientifique finit par s’établir grâce à la méthode expérimentale. Face aux fake news, il souligne l’importance de vulgariser cette démarche.»
«Concrétiser la diplomatie scientifique»
Jacques Ducrest, ambassadeur et chef de la division Relations internationales au SEFRI, dresse un inventaire des diverses mesures de la Confédération pour renforcer les relations internationales de la Suisse en matière de formation, de recherche et d’innovation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mars 2025
5Mar2025
Politique des hautes écoles
Donald Trump menace les universités «qui permettent des manifestations illégales»
«Tout financement fédéral cessera pour les collèges, écoles ou universités qui permettent des manifestations illégales», annonce Donald Trump sur son réseau social Truth Social. « Les agitateurs seront emprisonnés et/ou renvoyés définitivement dans leur pays d’origine », ajoute-t-il, tandis que «les étudiants américains seront définitivement exclus ou, selon leur crime, arrêtés. PAS DE MASQUES», écrit-il, selon MSN, «déterminé à bouleverser le système éducatif».
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
Université de Bâle : Un collectif demande la démission de deux professeurs
Le Collectif Dulifera demande à l’Université d’appliquer son code de conduite et une pratique de zéro tolérance par rapport à deux professeurs qui sont accusés d’abus de pouvoir et de violence sexualisés. «[N]ous demandons une protection conséquente des victimes plutôt que des agresseurs·euses : une communication transparente, des mesures concrètes de prévention et une réflexion autocritique sur les structures de pouvoir fondamentales à l’université qui facilitent et masquent la violence sexualisée.»
Interview avec la rectrice de l’Université de la Suisse italienne
Luisa Lambertini, rettrice USI, regrette les coupes budgétaires de la Confédération qui touchent la recherche et les universités.
Les HUG prennent à leur tour des mesures après les révélations de harcèlement
«Après le CHUV, c’est au tour des HUG de prendre des mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel. Son nouveau directeur a annoncé mardi au personnel renforcer les plateformes d’alerte et rendre obligatoire certaines formations de sensibilisation.»
- égalité – genre
- conditions de travail
- formation – médecins
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
L’Unil dans les médias
UNIL: une pétition pour mieux concilier vie de famille et études
«La section étudiante du Syndicat des services publics (SSP Vaud) a remis une pétition de 519 signatures à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL). Celle-ci veut obtenir des mesures concrètes pour garantir aux étudiants parents ou proches aidants des conditions d’études justes et adaptées.»
Revue de presse UNIL 5 mars 2025
Christine Sempoux, vice-doyenne Relève académique et égalité
«Médecin cheffe au sein du Service de pathologie clinique du CHUV, Christine Sempoux a rejoint le décanat de la FBM dès 2021, en continuité de son engagement dans la Commission égalité, diversité et inclusion de la FBM.» Dans une interview elle parle des enjeux de son second mandat.
4Mar2025
Politique des hautes écoles
«Hausse des taxes d’études: n’oublions pas d’adapter les bourses!»
Le gouvernement fédéral suisse envisage une augmentation significative des frais d’inscription à l’université, dans le but de transférer les coûts de l’enseignement supérieur des contribuables vers les étudiants. Les étudiant·es suisses pourraient voir leurs frais doubler, tandis que ceux et celles venant de l’étranger pourraient voir leurs frais multipliés par quatre. Mais quel serait l’impact sur les inscriptions, la diversité des étudiant·s et les résultats académiques ?
Un nouveau livre blanc rédigé par Marius Brülhart, Rafael Lalive, Marie Polier et Enrico Rubolino de la HEC UNIL passe en revue la recherche mondiale sur les taxes d’études et les résultats d’études des étudiants.
Les principaux points à retenir sont :
- L’inscription globale est largement insensible aux augmentations de frais, bien que les étudiant·es à faible revenu soient plus sensibles aux prix.
- Des taxes d’études plus élevées peuvent entraîner un effort académique plus important et des taux d’obtention de diplôme plus rapides.
- L’aide financière est cruciale – des bourses et des prêts bien conçus peuvent compenser les obstacles rencontrés par les étudiant·s défavorisé·s.
- Les inégalités en matière d’éducation commencent tôt – les interventions politiques avant l’université sont les plus importantes.
Et si les médecins généralistes avaient leur propre filière d’études?
Des élu·es PLR zurichois ont une idée pour revaloriser les médecins de famille: créer une formation académique spécifique. Mais il faudrait un changement de la loi sur les professions médicales au niveau fédéral pour que cela devienne possible.
Des représentant·es de l’EPFZ et de l’Université de Zurich soutiennent cette idée, ainsi que 90 parlementaires cantonaux de tous bords.
Les taxes universitaires en Suisse en comparaison européenne
La Confédération doit faire des économies et prévoit donc, entre autres, de doubler les frais de scolarité à partir de 2027. Cela propulserait la Suisse au 4e rang des pays européens les plus chers pour les étudiants, après la Grande-Bretagne (sauf l’écosse), les Pays-Bas, l’Italie et l’Hongrie.
La Commission européenne invite l’Inde à rejoindre Horizon Europe
La Commission européenne cherche à élargir la liste des pays associés à son programme de recherche et d’innovation, doté de 93,5 milliards d’euros, en invitant l’Inde à envisager de rejoindre Horizon Europe. « L’UE et l’Inde sont conscientes qu’elles ont besoin l’une de l’autre. Les partenariats et la confiance sont très importants dans le monde turbulent actuel », a déclaré le commissaire européenne à la recherche Ekaterina Kaharieva.
Mme Zaharieva n’a pas présenté de calendrier pour les négociations, mais l’Inde rejoindrait un club restreint de pays faisant partie d’Horizon Europe, dont le Royaume-Uni et Israël. L’année dernière, l’UE a conclu des négociations avec la Suisse. Plus loin, la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Corée du Sud ont négocié leur association au pilier II du programme-cadre de recherche de l’UE. Singapour et le Japon sont également en pourparlers.
La grande peur de l’échec définitif
«La crainte d’être exclu d’un cursus en raison de ratages répétés hante le parcours de beaucoup d’étudiants. Tout le monde ne vit pas de la même façon cet événement, qui peut parfois s’avérer lourd de conséquences»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2025
3Mar2025
Politique des hautes écoles
Les associations suisses du corps intermédiaire des hautes écoles appellent au maintien du financement de la recherche et de l’enseignement en Suisse
actionuni et 12 organisations du corps intermédiaire (dont ACIDUL) ont publié une prise de position s’opposant à des coupes de budget fédéral qui menacent les institutions de recherche en Suisse.
«La politique antiscience de Trump est une opportunité unique pour la Suisse»
«Les débats autour de l’Ukraine et de Gaza ont éclipsé le fait que l’administration Trump se livre aussi à un véritable coup de force dans les milieux scientifiques, en licenciant à tour de bras dans les grandes agences (NIH, FDA, EPA…) et en coupant les financements de recherche, sur fond de lutte contre le wokisme. Les institutions académiques suisses pourraient en bénéficier, comme l’avait compris l’ancien président de l’EPFL Patrick Aebischer, confronté en son temps à une situation analogue.»
«Encore faudra-t-il que la Confédération ne coupe pas, comme prévu, dans les budgets de la formation et de la recherche.», avance-t-il. «Nous devrions au contraire être pragmatiques et octroyer les budgets nécessaires pour attirer les meilleurs talents et le faire savoir.»
- autonomie – hautes écoles
- financement public
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- politique – Suisse
Une expérience du CERN visée par l’administration Trump
Le 20 janvier, le président américain Donald Trump a donné l’ordre aux agences fédérales de mettre fin au financement de programmes de recherche labellisés DEI, pour «diversité, équité et inclusion».
Bras armé de la nouvelle politique américaine, le sénateur républicain Ted Cruz a établi une base de données listant quelque 3400 projets de recherche financés par la National Science Foundation (Fondation nationale pour la science), qu’il qualifie de «wokes», et faisant de «la propagande néo-marxiste»
Un projet de recherche menée au CERN par des chercheurs de l’Université d’Illinois figure sur cette liste : ses recherches sur l’univers ont une dimension pédagogique pour servir à l’enseignement secondaire dans des écoles de Chicago accueillant une population constituée de minorités sous-représentées dans le domaine scientifique.
L’Université de Genève bannit une paroisse adventiste pour non-respect de la laïcité
Fin janvier dernier, la paroisse adventiste anglophone de Genève a organisé un « week-end de réveil » sur le campus. L’alma mater refusera désormais d’accueillir cette église.
FNS: «Investir dans la recherche génère des savoirs pour l’innovation économique et sociale»
«En 2024, le FNS a investi 960 millions de francs dans de nouveaux projets, bourses à l’étranger et publications, dans le cadre de ses instruments d’encouragement réguliers. Par ailleurs, les mesures transitoires ont bénéficié de 189 millions supplémentaires.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mars 2025
28Fév2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2025
27Fév2025
Politique des hautes écoles
Le CHUV annonce des actions concrètes après les révélations de harcèlement
«Suite à l’enquête de Temps Présent révélant des cas de harcèlement sexuel, de chantage et d’abus de pouvoir par certains chirurgiens et chefs de service, le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) annonce mercredi avoir pris des mesures, dont la création d’une cellule dédiée.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 février 2025
26Fév2025
Politique des hautes écoles
Nouveaux objectifs stratégiques pour Innosuisse
«Le Conseil fédéral a approuvé le 26 février 2025 les objectifs stratégiques pour Innosuisse, l’Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation, pendant les années 2025 à 2028. […]
Principale nouveauté de la nouvelle période, Innosuisse s’engage dans l’initiative nationale visant à encourager les sciences quantiques, appelée « Swiss Quantum Initiative », et soutiendra de manière ciblée les entreprises suisses qui mèneront des projets d’innovation dans ce domaine.
En outre, Innosuisse orientera désormais systématiquement son activité d’encouragement selon des objectifs d’impact et utilisera encore davantage l’analyse d’impact pour optimiser ses instruments d’encouragement.»
Katharina Fromm: «Le FNS est essentiel pour l’université»
Selon la rectrice de l’Université de Fribourg Katharina Fromm, les réductions d’environ 10% annoncées pour le FNS représenterait une coupe de 4,3 millions pour son université, «entraînant des conséquences graves pour la recherche et l’innovation à Fribourg. Espérons que le parlement entendra la voix de la science pour le bien d’un pays qui – plus que d’autres avec davantage de ressources naturelles – a besoin de cerveaux pour rester une place d’innovation compétitive.»
«L’impact de l’IMD est proche de celui d’institutions telles que le CIO»
L’Institut international de management et de développement rapporte 440 millions au canton. […] Ce chiffre est même en progression de 22% par rapport à la dernière étude de 2018. […] Rappelant que le Canton ne versait aucune subvention à cette école, [la conseillère d’État du PLR] Isabelle Moret joue la carte humoristique: «Partir de 0 franc pour obtenir 440 millions, c’est un excellent investissement!»
Le nouveau président de l’IMD Jean-François Manzoni rappelle l’attachement local de cette institution. Selon le journaliste Alain Détraz, cette conférence était le moment idéal pour évoquer la possibilité d’agrandissement qui se profile à Ouchy. «Le nouveau Plan de quartier appelé «Campagne des Cèdres», qui englobe tout l’espace, devra être étudié par les élus du Conseil communal de Lausanne.»
Unisanté regroupe la plupart de ses consultations au Biopôle
«Unisanté déménage. Actuellement réparti sur une dizaine de sites, le Centre universitaire de médecine générale et de santé publique va regrouper la majorité de ses activités et de son millier de collaborateurs et collaboratrices au Biopôle de Lausanne-Épalinges»
«Formation continue, quand le salarié s’émancipe»
«Microcertifications, brevets fédéraux, compléments «digital» ou «management»: un nombre croissant de salariés élabore des stratégies de formation indépendamment de leur employeur. Autonomie et employabilité guident la démarche.»
Coup dur pour la science du climat
«Après que Washington a annoncé son retrait de l’Accord de Paris, une série de décrets émis par la Maison-Blanche alarment les experts. Les décisions de Donald Trump risquent de défaire le réseau établi de coopération mondiale sur le climat»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 février 2025
«Jeunesse muselée»
«Depuis les évacuations policières des militant·e·x·s propalestinien·ne·x·s de plusieurs campus romands, les étudiant·e·x·s dénoncent des outrages à leur liberté d’expression. […] Une exception dans le contexte des occupations d’universités du printemps 2024 : l’Université de Lausanne est la seule institution du pays à ne pas avoir eu recours à la police pour déloger les étudiant·e·x·s propalestinien·ne·x·s. Le cas lausannois est donc unique. Sur les autres campus romands, l’ambiance est pour le moins différente.»
25Fév2025
Politique des hautes écoles
«Les facultés de théologie revendiquent le maintien de leur monopole»
«Président des Eglises réformées romandes jusqu’en décembre dernier, Jean-Baptiste Lipp regrette les tensions entre les facultés de théologie protestante et la HET-PRO. Une situation qui ne joue pas en faveur des Eglises, selon lui.»
L’Unil dans les médias
Question sur les conditions d’engagement à l’UNIL
Le contrat de Joseph Daher, professeur invité de l’Université de Lausanne, connu pour son militantisme propalestinien, n’a pas été renouvelé suite à une enquête administrative pointant une faute. Un «prétexte»? En quelque sorte, suggère le journaliste pour Watson, Antonie Menusier (Watson du 21.02.2025). De son côté, le député UDC Fabrice Moscheni va porter le cas au Grand Conseil vaudois, s’étonnant que le professeur invité a occupé un tel poste sans discontinuer pendant près de 5 ans. «Il semble que cette situation n’est pas conforme au droit.»
Les articles sur cette affaire se trouvent ici: https://synopsis.unil.ch/?post=50249
Revue de presse UNIL 25 février 2025
24Fév2025
Politique des hautes écoles
Etats-Unis : «La grande peur des chercheurs»
«Les scientifiques américains sont sous le choc: menacés de coupes budgétaires massives par l’administration Trump, ils sont aussi confrontés à une purge visant certains sujets rejetés par la nouvelle administration. Les répercussions pour la recherche sont globales.»
- recherche – qualité
- égalité – genre
- censure
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- gestion de données de recherche
- égalité – orientation sexuelle
Publication de l’Observatoire des atteintes à la liberté académique
L’Observatoire des atteintes à la liberté académique (OALA) est un organisme conjoint à l’Association Française de Science Politique et à l’Association Française de Sociologie créé en 2023. Il a publié une lettre sur la la liberté académique 2024.
- liberté académique
- protection des données
- gestion de données de recherche
- rôle des universités
- recherche – éthique
Projet de science participative de l’Université de Neuchâtel
Le laboratoire de microbiologie de l’Université de Neuchâtel (UNINE) met en place un projet de science participative. Il souhaite ainsi permettre au grand public de contribuer à l’avancée des connaissances sur les cyanobactéries benthiques.
Manifestation à Bâle contre la suppression d’émissions culturelles et scientifiques de la SRF
«Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Bâle contre la suppression du « Wissenschaftsmagazin », l’émission scientifique de la radio alémanique SRF, et contre les coupes dans le journalisme culturel. Une pétition munie de 27’000 signatures a été remise.»
Fronde contre le manque de personnel médical qualifié
Après la grève des techniciens en radiologie à Fribourg, médecins, pharmaciens, vétérinaires, dentistes et chiropraticiens ont dit leur ras-le-bol vendredi sur la Place fédérale à Berne. A l’occoasion, cinq associations professionnelles du domaine de la santé ont présenté huit revendications communes contre les pénuries médicales.
Le canton de Fribourg va continuer de coopérer avec la région française Grand Est
Ce sont avant tout des échanges économiques ou culturels qui ont motivé les deux régions bilingues à prolonger leur entente de cinq ans, explique un communiqué du Conseil d’Etat. Les universités et hautes écoles des deux régions sont également partenaires. La HEIA-FR entretient une collaboration régulière avec le Pôle Bioeconomy for Change et le Pôle Véhicule du futur, tandis que l’Université de Fribourg travaille main dans la main avec plusieurs universités (Strasbourg, Mulhouse, Metz) dans les domaines de l’économie, des langues et de la théologie.
«Le renouvellement de cet accord de collaboration témoigne de l’importance de pouvoir compter sur une région alliée au sein de l’Europe», souligne le Conseil d’Etat dans un communiqué.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 février 2025
L’écrivain américain Douglas Kennedy va donner un cours sur l’écriture à l’UNIL
«Douglas Kennedy est l’invité de marque de l’Université de Lausanne (UNIL) pour le semestre de printemps. L’écrivain américain, auteur de nombreux best-sellers, dispensera une fois par semaine un cours sur l’écriture romanesque.»
21Fév2025
Politique des hautes écoles
«Les médecins tels que nous les connaissons aujourd’hui deviennent superflus»
Jörg Godhahn, directeur des études en médecine humaine à l’EPFZ, décrit la conception du cours de médecine à l’école polytechnique: «Nous nous sommes posés trois questions fondamentales : Que doivent savoir les médecins pour réussir à l’avenir? Quelles technologies vont influencer leur travail? Et comment la formation peut-elle favoriser cela? Nous en avons déduit trois hypothèses de base : Premièrement, le savoir est aujourd’hui disponible à tout moment. Au lieu d’encourager la pure mémorisation, nous enseignons à évaluer les informations et à les classer de manière critique. Deuxièmement, les technologies telles que l’intelligence artificielle (IA) ou la robotique marquent de plus en plus la médecine. Nos étudiants doivent comprendre les opportunités et les risques de ces développements. Troisièmement, le travail d’équipe est essentiel. Le «demi-dieu en blanc» appartient au passé – la médecine moderne est un sport d’équipe.»
Par ailleurs, «À l’EPF, nous adaptons donc les contenus de manière constante et agile. Chez nous, chaque module a une «date de péremption».»
En outre, les connaissances sur l’IA, l’apprentissage automatique et l’automatisation jouent un rôle central dans le curriculum : «Nous sommes probablement la seule filière d’études de médecine dans les pays germanophones qui comprend deux semestres de mathématiques et deux semestres d’informatique.»
«Les médecins tels que nous les connaissons aujourd’hui deviennent superflus. […] Dans certains domaines du diagnostic ou des activités administratives, nous n’avons actuellement besoin que de médecins, car le service ne peut pas être facturé. Pourtant, beaucoup de choses peuvent être automatisées dans ce domaine, ce qui permet de réaliser d’immenses économies.»
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- protection des données
- profil – EPF
- intelligence artificielle
Clap de fin pour la tibétologie en Suisse
L’Université de Berne supprime l’enseignement de la langue et de la culture tibétaines et mongoles à cause du faible nombre d’étudiant·es pour la spécialisation «dans le cadre d’un professorat arrivant à échéance». L’Université de Berne souhaite réorganiser la Faculté d’histoire et de philosophie, en particulier son département des sciences des religions, auquel se rattachait la tibétologie, vers une recherche «empirique» des sciences des religions ayant «un lien avec le présent et une pertinence pour la société». Cela répondrait à la fois à des considérations scientifiques et à «un grand intérêt» chez les étudiant·es.
«On n’a pas renouvelé mon contrat», confirme Yannick Laurent, l’actuel chargé des cours (Sprachlektor) de tibétologie. Le nombre d’étudiants, selon lui, est stable, «entre cinq et dix» par année pour huit à dix heures de cours par semaine, ce qu’il juge comparable à ce qui se pratique dans d’autres universités européennes.
Selon l’article du Temps, la disparition de la tibétologie en Suisse s’inscrit dans le contexte particulier, celui d’une offensive des autorités chinoises pour supprimer la notion de Tibet qui, depuis 2023, est interdit en Chine suite à la promulgation d’une nouvelle loi. Pékin fait également pression à l’étranger pour imposer la toponymie chinoise Xizang.
L’UE dit envisager les accords avec la Suisse en un seul paquet
La Commission européenne considère les accords avec la Suisse sous la forme d’un seul paquet, a indiqué jeudi le négociateur en chef de l’UE. Cette annonce intervient alors que Berne envisage de diviser le paquet en plusieurs tranches pour favoriser une validation. […] [L]es accords entreront en vigueur dès que l’ensemble de ce paquet sera ratifié par les deux parties. Les solutions provisoires, comme celle trouvée pour Horizon Europe, prendraient fin en cas de non-ratification.
Le FNS ne communiquera plus de manière active sur X
«Pour continuer à échanger étroitement avec la communauté scientifique, le FNS est désormais actif sur le réseau social Bluesky. Des comptes ont été ouverts en novembre 2023 pour évaluer cette plateforme. En parallèle, le FNS ne communiquera plus de manière active sur X et ses comptes seront en veille. Le déplacement de la communauté scientifique vers d’autres plateformes digitales rend le réseau social X inadéquat pour la communication digitale du FNS. Un choix similaire avait déjà été pris pour Facebook, Pinterest et Google + par le passé.»
Pression sur le canton Bâle-Campagne pour sortir du contrat de l’université
Le conseil communal de Rünenberg lance une initiative communale pour que le canton de Bâle-Campagne se retire de l’accord sur l’université avec Bâle-Ville, [qui stipule que l’université est financée par les deux cantons à parts égales]. La commune propose que Bâle-Campagne finance l’université au même prix que tous les cantons qui envoient des étudiant·es à l’Université de Bâle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 février 2025
«Ce professeur évincé de l’Unil donne un cours symbolique»
L’Université de Lausanne n’a pas prolongé le mandat d’enseignement du professeur Joseph Daher en janvier. Il lui est reproché d’avoir prêté son badge d’accès à une étudiante lors de l’occupation pro-palestinienne.
Daher enseignait depuis douze ans à l’université et devait donner un séminaire en relations internationales au semestre de printemps qui vient de commencer. Jeudi (20.02.2025), environ 150 personnes se sont réunies à la Maison du peuple de Lausanne pour assister à son«cours symbolique».
Le professeur, dont le cours annulé portait sur l’histoire contemporaine du Moyen-Orient, a estimé que la direction de l’UNIL «ne respectait pas sa propre charte», qui défend l’enseignement d’un savoir critique, l’autonomie ou encore de l’engagement citoyen. (Watson du 20.02.2025)
«Il affirme qu’il avait été la victime depuis plusieurs mois «d’une campagne de dénigrement» et que son expertise scientifique avait été «quasiment niée». Il a toutefois répété qu’il ne s’agissait pas uniquement de son «cas personnel», mais que cette sanction s’inscrivait «dans un contexte plus large d’attaques contre des droits démocratiques fondamentaux».» (Watson du 20.02.2025)
Depuis que le «licenciement de facto» du professeur a été annoncé à la fin de la semaine dernière, il reçoit beaucoup de soutien. Le conseil de sa faculté (SSP) a adopté une résolution à la quasi-unanimité, qui avance que le « prétendu non-renouvellement » du contrat de Daher est «injustifié» et que la procédure sur laquelle il repose est «arbitraire». Le SSP Vaud le soutient, estimant que «l’Unil invente des procédures pour se débarrasser d’un employé».
Et puis une pétition interne à l’Université de Lausanne, a été signée par plus de 150 personnes, dont plusieurs dizaines de professeurs. Et une seconde, externe, a recensé jeudi 1600 noms, dont sept conseillers nationaux du PS et des Verts, ainsi que le conseiller aux Etats socialiste Carlo Sommaruga. (NZZ du 21.02.2025)
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- rôle des universités
- conflit israélo-palestinien
«La formation continue devrait être une priorité des universités»
«L’an dernier, plus de 5500 personnes ont suivi l’une des 300 formations continues proposées par l’UNIL ou l’EPFL. Depuis sa création en 2009, la Formation Continue UNIL-EPFL a quadruplé son offre de programmes. Analyse avec Pascal Paschoud, son directeur.»
20Fév2025
Politique des hautes écoles
ALLEA publie une déclaration en réponse aux récentes restrictions américaines sur la liberté académique
En réaction aux récents développements aux États-Unis affectant l’autonomie de la recherche scientifique, la Fédération européenne des académies des sciences et des humanités ALLEA a lancé un appel invitant les gouvernements nationaux et les institutions internationales aux États-Unis, en Europe et ailleurs à rester vigilants et à renforcer les efforts en cours pour sauvegarder la liberté académique et l’autonomie institutionnelle.
«Nous invitons nos partenaires de la communauté de la recherche et au-delà à manifester leur solidarité avec cet effort pour s’opposer à l’ingérence indue dans l’entreprise scientifique :
- En approuvant la déclaration en tant qu’académie ou institution.
- En la partageant avec vos réseaux pour sensibiliser l’opinion publique.
- En vous engageant auprès des décideurs politiques nationaux et régionaux pour renforcer l’importance de la liberté académique.
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
Les universités avec le plus grand nombre d’articles scientifiques rétractés
Une analyse inédite de Nature révèle les institutions où les rétractations sont les plus fréquentes. Les données de Retraction Watch indiquent une nette tendance à l’augmentation des rétractations au cours de la dernière décennie.
Le Conseil fédéral ne veut pas interdire l’expérimentation animale
«Les expériences sur des animaux ne doivent pas être interdites en Suisse. Le Conseil fédéral a rejeté mercredi une nouvelle initiative populaire sur ce sujet, sans prévoir de contre-projet. […] Depuis 1985, le peuple suisse a déjà rejeté quatre initiatives populaires visant à interdire à divers degrés l’expérimentation animale, la dernière en 2022 à près de 80%.»
THE World Reputation Rankings 2025
La Times Higher Education (THE) a publié le World Reputation Rankings 2025, un baromètre de la marque qui donne des indications utiles sur les institutions qui, selon les universitaires, excellent dans l’enseignement et la recherche et peuvent donc être considérées comme les meilleurs endroits pour travailler, faire de la recherche et étudier.
Voici le classement des universités suisses:
- 12. EPFZ
- 31. EPFL
- 82. Université de Zurich
- 101-150. Université de Genève
- 151-200. Université de Bâle
- 151-200. Université de Berne
- 151-200. Université de Lausanne
Selon le professeur Timothy Devinney de l’Alliance Manchester Business School, estime que le tort le plus grave que l’on puisse faire à sa réputation est de maltraiter son propre personnel, notamment les suppressions d’emplois risquaient de voir «le moral s’effondrer et le personnel et les anciens membres du personnel parler en mal de l’établissement». «Historiquement, les universités qui agissent de la sorte en subissent les conséquences et elles sont nombreuses à le faire aujourd’hui», a-t-il ajouté.
Dans le classement global (World University Ranking 2025), l’UNIL est 134ème.
La direction de la Fondation Gebert Rüf sur les défis pour le paysage FRI d’ici 2035
La Fondation Gebert Rüf identifie, moyennant deux membres de sa direction, trois défis majeurs pour le paysage FRI de la Suisse :
- Optimiser l’interaction entre stabilité et agilité dans le système FRI
- La combinaison de la stabilité et de l’agilité est décisive : alors que les grands acteurs FRI assurent la continuité, les fondations d’encouragement agiles peuvent réagir de manière flexible et rapide aux nouveaux thèmes. Le défi consiste à aménager cet équilibre dans la pratique de manière à rendre l’écosystème suisse de l’innovation globalement plus dynamique.
- Encourager l’innovation et l’entrepreneuriat à un stade précoce
- L’esprit d’innovation et d’entreprise se développe dès le plus jeune âge et devrait être encouragé dès l’école primaire.
- Renforcer les ponts entre la science, la société et la politique
- «La fragmentation croissante de la société en bulles de filtre éloignées de la science, voire la rejetant, met en danger la cohésion sociale. La communication scientifique doit être conçue comme une tâche permanente permettant d’atteindre le grand public et les décideurs politiques. Il faut des engagements ciblés pour de nouveaux formats de communication et une stratégie d’encouragement à long terme. Le message FRI offre le cadre approprié pour faire de la communication scientifique un domaine d’encouragement transversal et le doter des ressources nécessaires.»
Le contre-projet à l’initiative SSR se heurte à une non-approbation
«La Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E) a décidé, par 10 voix contre 2, de ne pas approuver l’initiative de son homologue du Conseil national. Elle estime que le contre-projet du Conseil fédéral tient déjà suffisamment compte de l’objectif de l’initiative populaire. Elle ne souhaite pas réduire inutilement la diversité des médias et surtout l’offre quadrilingue à implantation régionale par des mesures supplémentaires.»
Des scientifiques se sont opposés aux économies dans les médias publiques. Le programme radio Wissenschaftsmagazin du SRF a récemment été supprimé dans le cadre des économies annoncées par la chaîne de service public jeudi.
L’Unil dans les médias
«On ne reprocherait pas à un géographe de militer contre le platisme»
Engagé par HEC Lausanne au mois d’octobre dernier, l’économiste Timothée Parrique, expert de la décroissance, revient sur la polémique entourant sa prise de fonction.
- interdisciplinarité
- recherche – qualité
- durabilité et climat
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
Revue de presse UNIL 20 février 2025
19Fév2025
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es qui ont fini leur scolarité à l’étranger terminent moins souvent leurs bachelor
Sur mandat de la Commission suisse de maturité, Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale et économique à l’Université de Zurich, a analysé les données de l’Office fédéral de la statistique sur la réussite universitaire des gymnasiens et gymnasiennes qui ont entamé des études de bachelor entre 2012 et 2015. Le fait que les étudiant·es débutant·es aient ou non terminé leurs études de bachelor en 2020 a servi d’indicateur de réussite. Selon le journaliste de la NZZ Eric Aschwanden, «les résultats sont remarquables et en partie surprenants», le plus surprenant étant que les étudiant·es qui s’inscrivent dans une université suisse avec un certificat d’accès étranger s’en sortent mal. Près d’un tiers d’entre eux (32,7%) interrompent prématurément leurs études de bachelor, contre 18,9% des personnes qui ont fait la maturité fédérale (17,9% pour les personnes qui ont suivi une école publique).
«La nouvelle selon laquelle les étudiants venant de l’étranger obtiennent des diplômes inférieurs à la moyenne, ce qui constitue une charge pour les universités, arrive à un moment délicat.», écrit le journaliste. «En effet, dans le cadre des négociations avec la Suisse, l’Union européenne exige que les étudiants de l’UE soient traités de la même manière que les étudiants suisses en ce qui concerne les taxes d’études dans les hautes écoles universitaires et spécialisées. Des taxes d’études plus élevées, comme celles introduites par l’EPFZ, ne seraient alors plus autorisées.»
La différence entre les cantons est également remarquable: Les étudiants des cantons des Grisons (26,1), du Jura, de Vaud (25%) et de Neuchâtel sont les plus nombreux à abandonner leurs études. Non seulement les cantons romands ont les taux de maturité les plus élevés, mais le gymnase dans ces cantons ne dure que trois ans. Selon Franz Eberle, il s’agit là de «deux causes possibles de l’aptitude moyenne aux études des bacheliers de ces cantons».
Les différences cantonales en matière de taux de maturités ne sont pas seulement injustes, elles sont aussi globalement inversement proportionnelles au taux de réussite des études. «Je plaide donc pour une harmonisation des procédures d’admission au gymnase en termes de sélectivité et de qualité», avance Franz Eberle.
- politique – Suisse
- niveau de la maturité fédérale
- politique – Vaud
- étudiant·e·s étrangers·ères
- accès au gymnase
- politique – Europe
- égalité